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76_IV_131

BGE 76 IV 131

Bundesgericht (BGE) · 1950-01-01 · Deutsch CH
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Strassenverkehr. No 25.

Strecke überblicke, sondern kann auch Ursache optischer

Täuschungen sein. Ferner zieht es die Aufmerksamkeit

auf sich und lenkt sie von der übrigen Fahrbahn ab. End-

lich nimmt es einen Teil der Fahrbahn in Anspruch und

schränkt dadurch die Bewegungsfreiheit des andern ein.

Als Besonderheit des vorliegenden Falles kommt dazu,

dass Madeux 11 m vor der Kreuzung immer noch auf der

Strassenmitte war, den Beschwerdeführer also zu ganz be-

sonderer Aufmerksamkeit und Vorsicht zwang. Der

Beschwerdeführer kannte diese Verhältnisse, da die Strasse

an der betreffenden Stelle mehrere hundert Meter weit

gerade verläuft. Er durfte nicht mit 55 km/Std. kreuzen

auf gut Glück hin, dass ihm kein Hindernis in den Weg

komme. Er hat die Geschwindigkeit den Verhältnissen

nicht angepasst, wie Art. 25 Abs. 1 MFG es verlangt.

Diese fehlerhafte Fahrweise war erste Ursache, dass er

den Radfahrer zu spät erblickte. Dass er beim Auftauchen

des Radfahrers überrascht war, entschuldigt ihn daher

nicht. Art. 237 Zi:ff. 2 StGB ist schon aus diesem Grunde

zu Recht angewendet worden.

2. -

Im übrigen könnte die Fahrweise des Beschwerde-

führers auch nicht entschuldigt werden, wenn er lang-

samer gefahren wäre und den Radfahrer bloss deshalb zu

spät erblickt hätte, weil seine Aufmerksamkeit auf das

entgegenkommende Automobil gerichtet war. Auf 30 m

Entfernung kann man eine 6,3 m breite Strasse mit genü-

gender Genauigkeit überblicken, um ein Automobil kreuzen

zu können, ohne den rechten Strassenrand aus dem Auge

zu verlieren. Der Beschwerdeführer war nicht berechtigtr

den Blick so intensiv auf das Automobil zu richten, dass

er nicht mehr sah, was sich vor dem eigenen Fahrzeug

abspielte, und trotzdem mit normaler Geschwindigkeit

weiterzufahren. Dass er von einer plötzlich auftauchenden

Gefahr überrascht worden sei und aus diesem Grunde der

eigenen Fahrbahn nicht die nötige Aufmerksamkejt ge-

schenkt habe, ist nicht richtig. Er hat von weitem gesehen

oder sehen können, dass Madeux auf der Strassenmitte

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Straasenverkehr. No 26.

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·fuhr. Der Beschwerdeführer hatte Zeit, sich diesem Um-

stande anzupassen, insbesondere durch erhebliche Herab-

setzung der Geschwindigkeit oder Anhalten, wenn er sich

nicht imstande glaubte, während des Kreuzens die eigene

Fahrbahn gleichwohl genau zu beobachten. Seine Unauf-

merksamkeit ist ihm zum Verschulden anzurechnen; wer

unaufmerksam ist, beherrscht sein Fahrzeug nicht, wie

Art. 25 Abs. 1 MFG es verlangt (BGE 76 IV 55).

Demnach erkennt der Kassationshof :

Die Nichtigkeitsbeschwerde wird abgewiesen.

26. Arrßt de la Cour de cassation penale du 5 mai 1950 dans la

cause Weber contre Ministere public du canton de Herne.

1. Lesart. 26 LA et 46 RA s'appliquent aussi en cas de depasse-

ment d'un vehicule arrete.

2. Contrevient a l'art. 25 LA Ie conducteur qui, voyant arriver

en sens inverse, sur Ia partie de la chaussee· qui lui est reservee,

un vehicule en train d'en depasser un autre, tente de forcer Ie

passage.

3. Art. 273 al. 1 litt. b et 277bis PPF. Irrecevabilite du grief de

contrariete avec les pieces du dossier.

1. Art. 26 MFG und Art. 46 MFV gelten auch für das Überholen

eines haltenden Fahrzeuges.

2. Der Führer übertritt Art. 25 MFG, wenn er die Durchfahrt zu

erzwingen versucht, obwohl ihm auf der ihm vorbehaltenen

Seite der Strasse ein Fahrzeug entgegenfährt, das ein anderes

überholt.

3. Art. 273 Abs. 1 lit. b, Art. 277bis BStP. Die Rüge der Akten-

widrigkeit ist unzulässig.

1. L'art. 26 LA e l'art. 46 RLA sono applicabili anche quando si

tratta di oltrepassare un veicolo fermo.

2. Trasgredisce all'art. 25 LA il conducente ehe, vedendo arrivare

in senso inverso, su1 lato della strada ehe gli e riservato, un

veicolo ehe sta sorpassandone un altro, tenta di forzare il

passaggio.

3. Art. 273 c,p. 1 lett. b e art. 277bis PPF. Irricevibilita della cen-

sura di contraddizione con gli atti di causa.

.A. -

Le 15 novembre 1948, vers 15 h. 45, un camion

Ford pilote par Hennet et se dirigeant vers la rue du Stand

a Delemont, entra en collision, a la rue Moliere, avec une

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Strassenverkehr. No 26.

.automobile Peugeot qui roulait en sens inverse et etait

conduite par Albert Weber. Hennet, qui venait de tirer

a gauche pour depasser un camion arrete a droite de la

ehaussee, large de 7 m. 20, ne reussit pas a reprendre sa

. droite assez töt pour eviter l'accident.

B. -

Le 11 novembre 1949, la premiere Chambre penale

de la Cour .supreme du canton de Berne infügea a chacun

des conducteurs une amende de 10 fr. en vertu des art. 25

et 58 LA. Relevant que, malgre l'etat de la route, humide

et glissante, les vitesses (20 a 25 kmjh. pour le camion,

30 a 35 kmjh. pour la Peugeot) n'etaient pas excessives,

eile attribue la collision a une inattention des deux con -

ducteurs. Elle tient pour preponderante la faute de Weber,

qui n'a pas voue a la manceuvre de Hennet l'attention

requise et, surtout, n'a pas freine convenablement.

0. -

Contre cet arret, Weber se pourvoit en nullite au

Tribunal fäderal. 11 reproche a la juridiction cantonale de

s'etre mise en contradiction avec les faits etablis et d'avoir

viole les art. 26 LA, 46 al. 3 et 47 RA.

Gonsiderant en droit :

1. -

L'art. 273 al. 1 litt. b PPF proscrivant tout grief

(lOntre les constatations de fait, le recourant n'est pas rece-

vable a se plaindre de contrariete avec les pieces du dos-

sier. Selon l'art. 277bis al. 1, il appartient uniquement

.au Tribunal fäderal, lie par les constatations de l'autorite

-cantonale, de rectifier d'office les inadvertances qu'il

decouvre. Le recourant n'en peut tirer aucun moyen

{arrets Willemin et consorts du 7 octobre 1949, Michaud

du 20 j&nvier 1950).

2. -

Les regles applicables aux depassements (art. 26

LA et, specialement, 46 RA) supposent deux vehicules

roulant dans la meme direction. Cependant elles doivent

a.ussi etre observees -

a deja juge la Cour de ceans -

lorsqu'il s'agit de doubler un vehicule stationnant a droite

de la chaussee (RO 66 I 216). Aussi le conducteur qui exe-

eute cette operation doit-il user de precautions particu-

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St.rassenverkehr. No 26.

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'lieres et avoir egard aux autres usagers (art. 46 al. 3 RA),

surtout s'il empiete sur la moitie gauche de la route.

L'art. 46 al. 1 l'oblige en outre a s'assurer que le parcours

necessaire est libre et bien visible et qu'un vehicule n'arrive

pas en sens inverse. La priorite appartient donc a un tel

vehicule. Circulant sur la partie de la chaussee qui lui est

reservee, il a le droit de poursuivre son chemin sans etre

gene. Toutefois cette priorite -

fondee sur l'art. 46 et non

sur l'art. 47, que fa, decision attaquee et le pourvoi invo-

quent a tort -

n'est pas absolue. Comme la priorite de

passage prevue par l'art. 27 LA, elle n'existe que dans le

cadre de l'art. 25 LA, qui commande aux conducteurs de se

comporter de fa9on a ne pas troubler la circulation et a ne

pas causer d'accidents (RO 63 II 213). Elle n'autorise pas

l'usager qui en beneficie a renverser ou a bousculer les

obstacles qui se presentent devant lui. Des qu'il s'aper«;oit

que son droit est meconnu, il doit s'appliquer a eviter un

accident (RO 66 I 119). Si sa voie est obstruee par un autre

vehicule, il lui incombe de ralentir et, au besoin, de stop-

per; il commet une faute en essayant de forcer le passage

(RO 59 II 368).

3. -

Ces principes entrament le rejet du pourvoi. La

Chambre bernoise s'est ralliee, en ce qui concerne les faits,

a l'ex:pertise Streun, qui presente « toutes les garanties

desirables d'objectivite et de connaissances techniques)).

Cette appreciation des preuves lie le Tribunal fäderal

(art. 277bis et 273 al. l litt. b PPF). Selon !'expert, Hennet

et Weber se seraient vus, s'ils avaient ete su:ffisamment

attentifs, alors que 58 m. les separaient encore. A ce

moment, le camion etait deja en train d'obliquer a gauche,

en vue de doubler le vehicule au repos. Sans doute se

trouvait-il a 33 m. de la ((ligne :fixe))' tandis qu'il n'y en

avait que 25 entre elle et la Peugeot. Mais cette ligne etant

un simple repere trace par l'expert sur son plan, ces chiffres

sont indifferents. Ce qui importe, c'est la distance que

Hennet avait a franchir pour terminer son deplacenient

lateral et etre a meme de cötoyer le camion arrete. Bien

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Zahlungsverkehr mit dem Ausland

que !'expert ne l'ait pas calculee, eile peut, sur la base du

plan, etre evaluee a 11 m. environ. Or au meme instant

le recourant etait encore a. une quaran~aine de metres d~

,camion immobile. L'exercice de son droit de priorite etait

donc deja exclu, a moins que Hennet n'arretat sa machine

sur quelques metres. Cela ne lui aurait pas echappe, s'il

avait prete l'attention exigee par les circonstances. L'im-

possibilite etait encore plus evidente une ou deux secondes

apres, les deux vehicules s'etant notablement rapproches

et le camion Ford occupant la moitie gauche de la chaussee.

La Cour de ceans n'a pas a rechercher si Hennet a commis

une faute en coupant ainsi la route de Weber. Seule la

culpabilite de ce dernier est en cause. Or, l'infraction que

lui imputent les premiers juges est indeniable. Qu'il ait

insu:ffisamment pris garde aux conditions de la route et,

partant, remarque trop tard la manreuvre de Hennet ou

que, s'en etant rendu compte a temps, il se soit fie a. sa

pretendue priorite pour passer en depit de l'obstacle, dans

les deux hypotheses il n'a pas ete maitre de son vehicule

au sens de I'art. 25 LA.

Par ces motif s, le Tribunal federal

rejette le pourvoi.

Vgl. auch Nr. 16, 23, 24. -

Voir aussi nos 16, 23, 24.

III. ZAHLUNGSVERKEHR MIT DEM AUSLAND

SERVICE DES PAIEMENTS A VEC L'ETRANGER

Vgl. Nr. 19. -

Voir no 19.

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Verfahren No 27.

IV. VERFAHREN

PROCEDURE

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27. Ex.traft de l'arr~t de la Cour de eassation penale dn 29 mars

1950 dans la cause Cellier contre Ministi~re pnblie fMeral.

Oontraventions a la loi sur Z'a'lcool.

l. Le prevenu qui s'est soumis valablement au prononce admi-

nistratif ne peut pas e:xiger d'etre juge par un tribunal.

2. Les art. 133 a. 149 du reglement d'execution qui, en cas de

soumission, prescrivent la Iegalisation de la signature priment

l'art. 295 PPF.

3. Portee de la Iegalisation.

Übertretung des AlkoholgesetZß8.

1. Wer sich der Strafverfügung gültig unterzogen hat, kann nicht

gerichtliche Beurteilung verlangen.

2. Art. 133 bis 149 der Vollziehungsverordnung, die für den Fall

der Unterziehung Beglaubigung der Unterschrift vorschreiben,

gehen dem Art. 295 BStP vor.

·

3. Bedeutung der Beglaubigung.

Oontravvenzioni alla legge sull'a'lcool.

1. L'imputato ehe si. e sottomesso validamente a.lla decisione

penale amministrativa non puo chiedere di essere deferito a un

tribunale.

2. Gli art. 135 a 149 del regolamento di esecuzione, ehe nel caso

di sottomissione prescrivono l'autenticazione della firma,

prevalgono sull'art. 295 PPF.

3. Portata dell'autenticazione.

A. -

Fonde de pouvoir a la Compagnie viticole de

Cortaillod S.A„ Marcel Cellier a, en 1947 et 1948, soustrait

a l'imposition, par des comptes et des declarations inexac-

tes, une partie de la production d'eau-de-vie de marc et

de lie. Le 20 decembre 1948, la Regie des alcools a dresse

proces-verbal contre lui. Apres y avoir fait consigner quel-

ques explications, Cellier signa le proces-verbal, qui con-

tient le passage suivant :

« Le soussigne reconnait l'exactitude de l'expose des faits

ci-dessus. Il reconnait formellement et sans rßserve qu'il a commis

la contravention qui lui est imputee et se soumet ainsi d'avance

au prononce penal de l'administration competente. Lui demeure

reserve le droit de recourir tant contre le montant de l'amende

et des frais que contre la fixation des droits ou taxes dus par lui.