opencaselaw.ch

76_IV_135

BGE 76 IV 135

Bundesgericht (BGE) · 1950-01-01 · Français CH
Source Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

134

Zahlungsverkehr mit dem Ausland

que l'expert ne l'ait pas calculee, eile peut, sur la base du

plan, etre evaluee a. 11 m. environ. Or, au meme instant,

le recourant etait encore a une quarantaine de metres du

.camion immobile. L'exercice de son droit de priorite etait

donc deja exclu, a moins que Hennet n'arretat sa machine

sur quelques metres. Cela ne lui aurait pas echappe, s'il

avait prete l'attention exigee par les circonstances. L'im-

possibilite etait encore plus evidente une Oll deux secondes

apres, les deux vehicules s'etant notablement rapproches

et le camion Ford occupant la moitie gauche de la chaussee.

La Cour de ceans n'a pas a rechercher si Hennet a Commis

une faute en coupant ainsi la route de Weber. Seule la

culpabilite de ce dernier est en cause. Or, l'infraction que

lui imputent les premiers juges est indeniable. Qu'il ait

insu:ffisamment pris garde aux conditions de la route et,

partant, remarque trop tard la manoouvre de Hennet ou

que, s'en etant rendu compte a temps, il se soit :fie a sa.

pretendue priorite pour passer en depit de l'obstacle, dans

les deux hypotheses il n'a pas ete maitre de son vehicule

au sens de l'art. 25 LA.

Par ces motifs, le Tribunal federal

rejette le pourvoi.

Vgl. auch Nr. 16, 23, 24. -

Voir aussi nos 16, 23, 24.

III. ZAHLUNGSVERKEHR MIT DEM AUSLAND

SERVICE DES PAIEMENTS AVEC L'ETRANGER

Vgl. Nr. 19. -

Voir no 19.

i

Q

. j

Verfahren No 27.

IV. VERFAHREN

PROCEDURE

135

27. Extrait de l'arr@t de la Cour de eassation penale du 29 mars

1950 dans la cause Cellier contre Ministere publie federal.

> {FF 1929 II

690). La Regie des alcools reconnait d'ailleurs leur prepon-

derance, en precisant dans ses c > -

renseignements qui <latent du 11 aout

1941- qu'il est loisible au prevenu qui ne s'est pas soumis.

au prononce administratif de former opposition dans les.

vingt jours. C'est exactement ce que prescrit l'art. 60 al. 4

LAlc, alors que l'art. 298 al. 1 PPF institue un delai de

quatorze jours.

En resume, s'etant substituee a la loi de 1849, la qua-

trieme partie de la loi du 15 juin 1934 regit maintenant la

procedure en matiere de contraventions aux lois :fiscales.

de la Confäderation, sauf dispositions contraires de ces

lois. Ces dispositions contraires, que l'art. 279 PPF reserve

globalement et l'art. 59 al. 1 LAlc pour le domaine parti-

culier de l'alcool, l'emportent toujours sur la reglementa-

tion generale. Comme elles comprennent les art. 140 litt. i

et 141 al. 3 RE, la signature du recourant aurait du etre

Iegalisee.

3. -

La necessite de la Iegislation ne signifie cependant

pas encore que le pourvoi soit fonde. II reste a examiner

si la validite de la soumission au prononce administratif

depend de la Iegalisation, c'est-a-dire si l'on est en presence

d'une forme solennelle ou d'une forme probante.

Dans sa reponse au recours cantonal, le Ministere public

föderal opte pour la deuxieme eventualite. D'apres lui,

la legalisation aurait ete prevue uniquement en faveur de

l'administration, pour eviter que l'inculpe ne conteste

~

1

1,„

1

1

i

1

l

Verfahren. N• 27.

141

apres coup l'authenticite de sa signature. La Cour de

ceans ne partage pas cet avis. Sans doute la Iegalisation

visee a l'art. 141 al. 3 RE simpli:fie-t-elle la tache de

l'administration, en bannissant toute controverse au sujet

de la signature. Mais ce n'est pas son but essentiel. Elle

tend avant tout a. proteger le prevenu. En effet, la soumis-

sion anticipee a la decision administrative a pour lui des

.consequences irreparables : eile lui enleve la faculte de

<liscuter les faits et le principe de sa culpabilite. Sans doute

lui procure-t-elle une reduction de l'amende et des frais.

Mais la perspective d'obtenir cet avantage risque precise-

ment de l'inciter ä. renoncer aux moyens de defense que

lui offrirait un proces penal. Le recours a un fonctionnaire

judiciaire ou municipal ou a un officier public en vue de la

legalisation souligne l'importance de la declaration et doit

engager l'inculpe a bien reflechir avant de se soumettre

par ecrit a un prononce qu'il ne connait pas. Si les precau-

tions qui doivent entourer cet acte repondent d'abord a

l'interet du prevenu -

et le Ministere public n'a avance

aucun argument a l'appui de la these qui met l'accent sur

]es commodites de l'administration -

elles constituent une

formalite substantielle.

Peu importe, des lors, que Cellier ne conteste pas l'au-

thencite de sa signature. Faute de Iegalisation, sa decla-

ration de soumission est entachee d'un vice de forme qui

en entraine la nullite. II etait par consequent recevable

a s'opposer a la decision de la Regie, de sorte que les pre-

miers juges auraient du statuer sur le fond.

4. -

Par ces motif s, le Tribunal federal

admet le pourvoi, annule l'arret attaque et renvoie la

,cause a la juridiction cantonale pour qu'elle statue a nou-

veau.