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Famillenrecht. N° 82.
2. Anerkennnng ihres Eigentums an und Herausgabe
von verschiedenen Sachen, die von ihr in die Ehe gebracht
worden waren, zur Zeit der Scheidung und der Anhebung
des gegenwärtigen Prozesses sich im Besitze des Beklagten
bezw. seines Vaters befanden und über deren Schicksal
angeblich versehentlich im Scheidungsverfahren nicht
verfügt worden sein soll.
Das Bundesgericht hat in Uebereinstimmung mit der
Vorinstanz (Obergericht Aargau) das zweite Begehren
wegen Verwirkung des Anspruchs durch Nichterhebung
bei der güterrechtlichen Auseinandersetzung im Schei- -
dungsprozesse abgewiesen, die Gegenstand des ersten
Begehrens bildende Forderung dagegen mit folgender
Begründung gutgeheissen: .
Nach der nicht aktenwidrigen und deshalb für das
Bundesgericht verbindlichen Feststellung der Vorinstanz
hat als erwiesen zu gelten, dass der Beklagte in der Tat
s. Z. der Klägerin zugesichert hat, die Miete in Beru für
sie in Ordnung zu machen. Da diese Zusicherung nach
den Umständen nur dahin ausgelegt werden kann, dass er
für sie den Mietzins zahlen werde, soweit er geschuldet
sei, ist demnach seine Haftung für den eingeklagten
Betrag von 1240 Fr. 80 Cts. gegeben. Dass er damals
noch die Hoffnung hegen mochte die Rechtsverbindlich-
keit des Mietvertrages bestreiten zu können, ist unerheb-
lich, da die Befreiung von einer Schuld natürlich auch
bedingt, für den Fall, dass sie sich nicht mit Erfolg be-
streiten lasse, übernommen werden kann. Wenn der
Beklagte behauptet, dass eine Schuld hier tatsächlich
nicht bestanden habe und die Klägerin deshalb gegenüber
Fankhauser nichts hätte anzuerkennen brauchen, so
beruht diese Einwendung auf einer Verkennung der ehe-
güterrechtJichen Grundsä.tze des ZGB. Danach hebt die
Ehe die Verpflichtungsfähigkeit der Ehefrau nicht auf,
sondern hat lediglich zur Folge, dass dieselbe für Verbind-
lichkeiten, die sie ausserhalb des Rahmens der ihr für die
eheliche Gemeinschaft zustehenden Vertretungsmacht
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und ohne Einwilligung des Ehemauns eingeht, nur mit
ihrem Sandergut haftet. Die Klägerin konnte deshalb
die Forderung Fankhausers, auch wenn sie sich ihm ge-
oenüber als nech nicht geschieden bezeichnet hatte, nicht
~twa mit der. Begründung ablehnen, dass sie sich wäh-
rend der Ehe nicht selbständig habe verpflichten können,
sondern musste dieselbe in dem Umfange, als dem Ge-
nannten tatsächlich durch die Nichthaltung des Miet-
vertrages Schade entstanden war, anerkennen. Indem
der Beklagte der Klägerin yersprach, die Sache ~ür sie
zu ordnen, hat er die ohne seine Einwilligung kontrahierte
Schuld nac11träglich intern, der Frau gegenüber genehmigt
und als zu Lasten der ehelichen Gemeinschaft eingegangen
anerkannt. Von einem Schenkungsversprechen, das darin
gelegen hätte und das mangels Erfüllung der Formvor-
schriften ungiltig wäre, kann nicht die Rede sein. Der
Standpunkt, dass der Fankhauser erwachsene Schade
tatsächlich infolge der Möglichkeit anderweitiger Ver-
mietung schon in der Zeit bis zum nächsten Kündigul1gs-
ziele weniger als 1100 Fr. betragen habe, ist in der An-
schlussberufungsschrift nicht mehr aurrcchterhalten wor-
den. Nach den Aufschlüssen; die sich darüber aus den
Akten ergeb~n, offenbar mit Recht. Es braucht deshalb
die Frage, imvieweit der Beklagte damit, nachdem er
s. Z. auf die Streitverkündung die Teilnahme am Prozesse
abgelehnt hatte, überhaupt gehört werden könnte, nicht
erörtert zu,verden.
83. Arrät de 1a. IIe Seotion oivile du 24 deoembre 1918
dans la cause Gerber contre Gerentes.
Ac t ion e 11 pa tc T n i te: cOl1sequcnces du fait ~ue, dans
le delai de raft. 308 ces, l'action a He intclltee, maIS dcyant
un tribunal incompHent.
Le defendeur Louis· Gerentes et Frieda Gerber, mere du
demandeur, ont vecu plusieurs al1l1eeS ensemble a Geneve
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Familienrecht. Ne 83.
-
oU Frieda Gerber amis an monde en 1914 un !enfant
qui a eie reconnu par Gerentes -
ä Mumenthal et ä
Langenthai. Ils se sont separes en juillet 1915, Gerentes
,,', retournant ä Geneve et Frieda Gerber rentrant dans sa
commune d'origine Mumenthal. Elle a toutefois bientöt
apres rejoint Gerentes ä Geneve OU elle est accouchee le
190etobre 1915 d'un enfant illegitime, le demandeur au
present pro ces.
De retour ä Mumenthal pres Aarwangen Frieda Gerber
et son enfant Eugene ont ouvert action le 27 septembre
1916ä Louis Gerentes devant le tribunal d'Aarwallgen,
en concluallt ä la eondamllation du defendeur aux presta-
tions prevues aux art. 317 et 319 CCS.
Par jugementdu 28 octobre 1916, le tribunal d'Aar-
wangen, statuant par defaut, a alloue aux demandeurs
leurs conclusions. Le defendeur a forme aupres du Tribu-
nal federal un recours de droit public en concluant a l'an-
nulation de ce jugement pour cause d'illcompeience du
tribunal d'Aarwangen. Par arrM du 11 mai 19171e Tribu-
nal fMeral a admis le reeours et annule la decision atta-
quee, par le motif qu'au moment de la naissance de l'en-
fant Friedsa Gerber n'etait pas domiciliee a Aarwangen.
Le 9 fevrier 1918, le mineur Eugene Gerber, represente
par son curateur, a ouvert action devant les tribunaux
genevois ä Louis Gerentes en concluant ä ce que celui-ei
soit condamne ä payer a) fr. 30 pour fl'aisd'accouchement;
b) une somme ä fixer par le tribunal poul' les frais d'entre-
tien de Frieda Gerber pendant quatre semaines avant et
quatre semaines apres la naissance; c) une pension de
15 fr. par mois a Eugene Gerber jusqu'a l'age de 18 ans.
Confirmant la decision rendue par le tribunal de pre-
miere instance, la Cour de Justice civile du canton de Ge-
neve a, en date du 4 octobre 1918, declare eette demande
irrecevable eomme formee apres l'expiration du delai
peremptoire de l'art. 308 CCS.
Le demandeur a reeouru en reforme contre eet arret
en eoncluant a ee que Ie Tribunal fMeral declare recevable
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l'action intentee et renvoie la eause a l'instance cantonale
pour statuer au fond.
Staluant sur ces laUs et considerant en droit :
Le reeourant ne pretend pas que l'action intentee par
lui devant le tribunal ineompetent d'Aarwangen ait'
interrompu le cours du delai d'un an fix~ ärart. 308 CCS;
et d'ailleurs il est evident que cette these serait insoute-
nable pour deux motifs : Tout d'abord, meme ~n matiere
de prescription, l'ouverture d'action deva:nt un juge
incompefent ne eonstitue pas une eause d'interruption du
delai au sens de l'art. 135 CO (v. BECKER, Note 9 snr art.
135), la loi aeeordant simplement dans ee cas au de-
mandeur un delai de grace de soixante jours pour faire
valoir ses droits (art. 139 CO). Mais en outre, ainsi .que
le Tribunal fMeral a dejä eu l'occasion de le juger ä plu-
sieurs reprises (v. RO 42 II p. 101 consid. 2 et p. 233), Ie
delai de l'art. 308 ces est un deIai de peremption et l'es-
sence des delais de eette nature est justement qu'iIs ne
peuvent elre prolonges par l'effet des causes d'inter-
ruptioll enumerees a l'art. 135 CO (v. OSER p. 370, BECKER
p. 522, BLUMENSTEIN, Verwirkung und Ablauf der Be-
fristung p. 79 et suiv.; cf., en matiere de po ursuite,
JAEGER Note 9 sur art. 17, Note 4 sur art. 33, Note 3
sur Art. 148, Note 3 sur art. 250). Tout au plus poul'-
rait-on se' demander s'i! y a lieu, po ur des motifs
d'equite, d'appliquer par analogie aux delais de peremp-
tion la regle de l'art. 139 CO, c'est a dire de permettre a la
partie qui s'est trompee de for de reparer eette erreur
dans un eertain delai; mais il est superfIu de resoudre
eette question en l'espece, car dans tous les cas il ne
pourrait s'agir que d'un delai supplementaire de faible
duree (soit au maximum de 60 jours) et ici ä partir de 1'ar-
ret du Tribunal fMeral qui a annuIe la procMure intro-
duite devantle tribunal incompetent d'Aarwangen il
s'est ecoule neuf mois avant que le demandeur porte
, son action devant les tribunaux genevois. Ainsi done, en
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Familienreeht. N° 83.
tout etat de cause, le demandeur ne saurait etre mis au
benefice ni d'une interruption, ni d'une prolongation de
delai. Aussi bien se place-t-il a. un autre point de 'vue et
soutient-il que le delai de l'art. 308 CCS a ete, non pas
interrompu ou prolonge, mais observe par lui, puisqu'il
a ouvert action a. Aarwangen dans l'annee des la naissance,
et qu'ainsi il reste libre de reprendre devant les tribunaux
gellevois le pro ces qui, pour des motifs de procedure, n'a
pu etre liquide devant ce for. Mais ce systeme est mani-
festement inadmissible. Le proces intente a. Geneve n'est
pas une continuatioll de la procedure precedente; celle-ci
a ete dcclaree nulle et de nul effet par le Tribunal federal
et l'action actuelle est une nouvelle action qui ne serait
recevable que si elle avait ete ouverte dans le delai
legal. Si la prescription elle-meme est encourue (sous
reserve du delai de grace de l'art. 139) lorsque Ie
demandeur a fait valoir ses droits devant un tribunal
incompetent, il en est a bien plus forte raison de meme
en matiere de peremption; sinon les del::j.is fixes par la
loi seraieut illusoires, car, eu commen~ant simplement
par s'adresser a. un juge iucompetent, il dependrait du
bon plaisir du demandeur de les prolonger a. l'infini
-
ce qui serait eu opposition a?solue avec le but po ur-
suivi par le legislateur et avec la raison meme. Enfin le
recourant ne saurait invoquer 'ni l'arrCl rendu dans la
cause Huggler contre Binder & Oe (RO 38.I1 p.511
et suiv.) -
car dans cette affaire l'action avait He
intentee au for competent -
ni l'arret rendu dans la
cause Stettler contre Fril1geli (RO 42 II p. 98 et suiv.),
le Tribunal fMeral ayant uniquement tranche dans cet
arre! la question de savoir s'il suffit que la citation en
conciliation ait eu lieu regulierement dans l'annee po ur
que le delai de l'art. 308 CCS soit repute observe; or en
l'cspece iln'y a eu dans l'anl1ee aucune citation valable.
Par ces motifs,
Le Tribunal jederal prononce:
Le recours est ecarte et l'arret cantonale est confirme.
Sachenrecht. N° 84
SACHENRECHT
DROITS REELS
84. t1rteU vom 2S. Oktober 1918 i. S. Gyr gegen Schönemann.
Art. 668, 973 ZGB. Der öffentliche Glaube des Grundbuchs
erstreckt sich auch auf die in den Grundbuchplänen ein-
gezeichneten Grenzen des Grundstücks. Bedeutung des
Umstandes, dass sich auf dem Grundstück eine davon ab-
weichende Abschrankung findet, die der Erwerber bei der dem
Kaufabschlusse vorangehenden Besichtigung,bemerken
musste. Unerheblichkeit des Einwandes, dass er das Grund-
buch tatsächlich nicht eingesehen habe. Ueberbau i. S. von
Art. 674 ZGB. Ansprüche des Eigentümers des Nachbar-
grundstücks. ~influss der Tatsache, dass der Ueberbau s. Z.
auf Grund einer im Grundbuchprotokoll nicht eingetragenen
Erlaubnis des Rechtsvorgängers des gegenwärtigen Eigen-
tümers des Nachbargrundstückes ' geschehen ist. Ueber-
mässige Belästigung der Nachbarschaft i. S. von Art. 684
ZGB durch eine Abortanlage. Einwand, dass die Anlage
früher zur Zeit der Erstellung dem Ortsgebrauch und Cha-
rakter des Quartiers entsprochen habe.
A. -
Der Beklagte Gyr ist infolge Kaufes vom 29. Ja-
nuar, gefertigt 17. März 1875 Eigentümer des Grund-
stückes Kataster Blatt 9 Parzelle 699 (Grundbuchblatt
191) mit darauf stehendem Chalet Nr. 37 an der Thull-
Oberhofenstrasse in Hilterfingen. Nordöstlich stösst
daran die an der gleichen Strasse gelegene Besitzung
Parzelle 700 (Grundbuchblatt 148) « Villa Magda) an.
Die Grenze zwischen bei den Grundstücken verläuft nach
den Gmndbuchplänen (Katasteroriginalplan und Ergän-
zungsplan von 1904 des amtlichen Vermessungswerkes)
in einer geraden Linie von der Strasse an den See über
zwei Marchsteine, von denen der eine unweit der Strasse,
der andere unten am See steht. Am Chalet des Beklagten
befindet sich einlaubenartiger, zweistöckiger Anbau, per
AS .u II -
1918
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