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44_II_459

BGE 44 II 459

Bundesgericht (BGE) · 1918-01-01 · Deutsch CH
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Famillenrecht. N° 82.

2. Anerkennnng ihres Eigentums an und Herausgabe

von verschiedenen Sachen, die von ihr in die Ehe gebracht

worden waren, zur Zeit der Scheidung und der Anhebung

des gegenwärtigen Prozesses sich im Besitze des Beklagten

bezw. seines Vaters befanden und über deren Schicksal

angeblich versehentlich im Scheidungsverfahren nicht

verfügt worden sein soll.

Das Bundesgericht hat in Uebereinstimmung mit der

Vorinstanz (Obergericht Aargau) das zweite Begehren

wegen Verwirkung des Anspruchs durch Nichterhebung

bei der güterrechtlichen Auseinandersetzung im Schei- -

dungsprozesse abgewiesen, die Gegenstand des ersten

Begehrens bildende Forderung dagegen mit folgender

Begründung gutgeheissen: .

Nach der nicht aktenwidrigen und deshalb für das

Bundesgericht verbindlichen Feststellung der Vorinstanz

hat als erwiesen zu gelten, dass der Beklagte in der Tat

s. Z. der Klägerin zugesichert hat, die Miete in Beru für

sie in Ordnung zu machen. Da diese Zusicherung nach

den Umständen nur dahin ausgelegt werden kann, dass er

für sie den Mietzins zahlen werde, soweit er geschuldet

sei, ist demnach seine Haftung für den eingeklagten

Betrag von 1240 Fr. 80 Cts. gegeben. Dass er damals

noch die Hoffnung hegen mochte die Rechtsverbindlich-

keit des Mietvertrages bestreiten zu können, ist unerheb-

lich, da die Befreiung von einer Schuld natürlich auch

bedingt, für den Fall, dass sie sich nicht mit Erfolg be-

streiten lasse, übernommen werden kann. Wenn der

Beklagte behauptet, dass eine Schuld hier tatsächlich

nicht bestanden habe und die Klägerin deshalb gegenüber

Fankhauser nichts hätte anzuerkennen brauchen, so

beruht diese Einwendung auf einer Verkennung der ehe-

güterrechtJichen Grundsä.tze des ZGB. Danach hebt die

Ehe die Verpflichtungsfähigkeit der Ehefrau nicht auf,

sondern hat lediglich zur Folge, dass dieselbe für Verbind-

lichkeiten, die sie ausserhalb des Rahmens der ihr für die

eheliche Gemeinschaft zustehenden Vertretungsmacht

Famillenrecht. N' 83.

und ohne Einwilligung des Ehemauns eingeht, nur mit

ihrem Sandergut haftet. Die Klägerin konnte deshalb

die Forderung Fankhausers, auch wenn sie sich ihm ge-

oenüber als nech nicht geschieden bezeichnet hatte, nicht

~twa mit der. Begründung ablehnen, dass sie sich wäh-

rend der Ehe nicht selbständig habe verpflichten können,

sondern musste dieselbe in dem Umfange, als dem Ge-

nannten tatsächlich durch die Nichthaltung des Miet-

vertrages Schade entstanden war, anerkennen. Indem

der Beklagte der Klägerin yersprach, die Sache ~ür sie

zu ordnen, hat er die ohne seine Einwilligung kontrahierte

Schuld nac11träglich intern, der Frau gegenüber genehmigt

und als zu Lasten der ehelichen Gemeinschaft eingegangen

anerkannt. Von einem Schenkungsversprechen, das darin

gelegen hätte und das mangels Erfüllung der Formvor-

schriften ungiltig wäre, kann nicht die Rede sein. Der

Standpunkt, dass der Fankhauser erwachsene Schade

tatsächlich infolge der Möglichkeit anderweitiger Ver-

mietung schon in der Zeit bis zum nächsten Kündigul1gs-

ziele weniger als 1100 Fr. betragen habe, ist in der An-

schlussberufungsschrift nicht mehr aurrcchterhalten wor-

den. Nach den Aufschlüssen; die sich darüber aus den

Akten ergeb~n, offenbar mit Recht. Es braucht deshalb

die Frage, imvieweit der Beklagte damit, nachdem er

s. Z. auf die Streitverkündung die Teilnahme am Prozesse

abgelehnt hatte, überhaupt gehört werden könnte, nicht

erörtert zu,verden.

83. Arrät de 1a. IIe Seotion oivile du 24 deoembre 1918

dans la cause Gerber contre Gerentes.

Ac t ion e 11 pa tc T n i te: cOl1sequcnces du fait ~ue, dans

le delai de raft. 308 ces, l'action a He intclltee, maIS dcyant

un tribunal incompHent.

Le defendeur Louis· Gerentes et Frieda Gerber, mere du

demandeur, ont vecu plusieurs al1l1eeS ensemble a Geneve

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Familienrecht. Ne 83.

-

oU Frieda Gerber amis an monde en 1914 un !enfant

qui a eie reconnu par Gerentes -

ä Mumenthal et ä

Langenthai. Ils se sont separes en juillet 1915, Gerentes

,,', retournant ä Geneve et Frieda Gerber rentrant dans sa

commune d'origine Mumenthal. Elle a toutefois bientöt

apres rejoint Gerentes ä Geneve OU elle est accouchee le

190etobre 1915 d'un enfant illegitime, le demandeur au

present pro ces.

De retour ä Mumenthal pres Aarwangen Frieda Gerber

et son enfant Eugene ont ouvert action le 27 septembre

1916ä Louis Gerentes devant le tribunal d'Aarwallgen,

en concluallt ä la eondamllation du defendeur aux presta-

tions prevues aux art. 317 et 319 CCS.

Par jugementdu 28 octobre 1916, le tribunal d'Aar-

wangen, statuant par defaut, a alloue aux demandeurs

leurs conclusions. Le defendeur a forme aupres du Tribu-

nal federal un recours de droit public en concluant a l'an-

nulation de ce jugement pour cause d'illcompeience du

tribunal d'Aarwangen. Par arrM du 11 mai 19171e Tribu-

nal fMeral a admis le reeours et annule la decision atta-

quee, par le motif qu'au moment de la naissance de l'en-

fant Friedsa Gerber n'etait pas domiciliee a Aarwangen.

Le 9 fevrier 1918, le mineur Eugene Gerber, represente

par son curateur, a ouvert action devant les tribunaux

genevois ä Louis Gerentes en concluant ä ce que celui-ei

soit condamne ä payer a) fr. 30 pour fl'aisd'accouchement;

b) une somme ä fixer par le tribunal poul' les frais d'entre-

tien de Frieda Gerber pendant quatre semaines avant et

quatre semaines apres la naissance; c) une pension de

15 fr. par mois a Eugene Gerber jusqu'a l'age de 18 ans.

Confirmant la decision rendue par le tribunal de pre-

miere instance, la Cour de Justice civile du canton de Ge-

neve a, en date du 4 octobre 1918, declare eette demande

irrecevable eomme formee apres l'expiration du delai

peremptoire de l'art. 308 CCS.

Le demandeur a reeouru en reforme contre eet arret

en eoncluant a ee que Ie Tribunal fMeral declare recevable

Familienrecht. N° 83.

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l'action intentee et renvoie la eause a l'instance cantonale

pour statuer au fond.

Staluant sur ces laUs et considerant en droit :

Le reeourant ne pretend pas que l'action intentee par

lui devant le tribunal ineompetent d'Aarwangen ait'

interrompu le cours du delai d'un an fix~ ärart. 308 CCS;

et d'ailleurs il est evident que cette these serait insoute-

nable pour deux motifs : Tout d'abord, meme ~n matiere

de prescription, l'ouverture d'action deva:nt un juge

incompefent ne eonstitue pas une eause d'interruption du

delai au sens de l'art. 135 CO (v. BECKER, Note 9 snr art.

135), la loi aeeordant simplement dans ee cas au de-

mandeur un delai de grace de soixante jours pour faire

valoir ses droits (art. 139 CO). Mais en outre, ainsi .que

le Tribunal fMeral a dejä eu l'occasion de le juger ä plu-

sieurs reprises (v. RO 42 II p. 101 consid. 2 et p. 233), Ie

delai de l'art. 308 ces est un deIai de peremption et l'es-

sence des delais de eette nature est justement qu'iIs ne

peuvent elre prolonges par l'effet des causes d'inter-

ruptioll enumerees a l'art. 135 CO (v. OSER p. 370, BECKER

p. 522, BLUMENSTEIN, Verwirkung und Ablauf der Be-

fristung p. 79 et suiv.; cf., en matiere de po ursuite,

JAEGER Note 9 sur art. 17, Note 4 sur art. 33, Note 3

sur Art. 148, Note 3 sur art. 250). Tout au plus poul'-

rait-on se' demander s'i! y a lieu, po ur des motifs

d'equite, d'appliquer par analogie aux delais de peremp-

tion la regle de l'art. 139 CO, c'est a dire de permettre a la

partie qui s'est trompee de for de reparer eette erreur

dans un eertain delai; mais il est superfIu de resoudre

eette question en l'espece, car dans tous les cas il ne

pourrait s'agir que d'un delai supplementaire de faible

duree (soit au maximum de 60 jours) et ici ä partir de 1'ar-

ret du Tribunal fMeral qui a annuIe la procMure intro-

duite devantle tribunal incompetent d'Aarwangen il

s'est ecoule neuf mois avant que le demandeur porte

, son action devant les tribunaux genevois. Ainsi done, en

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Familienreeht. N° 83.

tout etat de cause, le demandeur ne saurait etre mis au

benefice ni d'une interruption, ni d'une prolongation de

delai. Aussi bien se place-t-il a. un autre point de 'vue et

soutient-il que le delai de l'art. 308 CCS a ete, non pas

interrompu ou prolonge, mais observe par lui, puisqu'il

a ouvert action a. Aarwangen dans l'annee des la naissance,

et qu'ainsi il reste libre de reprendre devant les tribunaux

gellevois le pro ces qui, pour des motifs de procedure, n'a

pu etre liquide devant ce for. Mais ce systeme est mani-

festement inadmissible. Le proces intente a. Geneve n'est

pas une continuatioll de la procedure precedente; celle-ci

a ete dcclaree nulle et de nul effet par le Tribunal federal

et l'action actuelle est une nouvelle action qui ne serait

recevable que si elle avait ete ouverte dans le delai

legal. Si la prescription elle-meme est encourue (sous

reserve du delai de grace de l'art. 139) lorsque Ie

demandeur a fait valoir ses droits devant un tribunal

incompetent, il en est a bien plus forte raison de meme

en matiere de peremption; sinon les del::j.is fixes par la

loi seraieut illusoires, car, eu commen~ant simplement

par s'adresser a. un juge iucompetent, il dependrait du

bon plaisir du demandeur de les prolonger a. l'infini

-

ce qui serait eu opposition a?solue avec le but po ur-

suivi par le legislateur et avec la raison meme. Enfin le

recourant ne saurait invoquer 'ni l'arrCl rendu dans la

cause Huggler contre Binder & Oe (RO 38.I1 p.511

et suiv.) -

car dans cette affaire l'action avait He

intentee au for competent -

ni l'arret rendu dans la

cause Stettler contre Fril1geli (RO 42 II p. 98 et suiv.),

le Tribunal fMeral ayant uniquement tranche dans cet

arre! la question de savoir s'il suffit que la citation en

conciliation ait eu lieu regulierement dans l'annee po ur

que le delai de l'art. 308 CCS soit repute observe; or en

l'cspece iln'y a eu dans l'anl1ee aucune citation valable.

Par ces motifs,

Le Tribunal jederal prononce:

Le recours est ecarte et l'arret cantonale est confirme.

Sachenrecht. N° 84

SACHENRECHT

DROITS REELS

84. t1rteU vom 2S. Oktober 1918 i. S. Gyr gegen Schönemann.

Art. 668, 973 ZGB. Der öffentliche Glaube des Grundbuchs

erstreckt sich auch auf die in den Grundbuchplänen ein-

gezeichneten Grenzen des Grundstücks. Bedeutung des

Umstandes, dass sich auf dem Grundstück eine davon ab-

weichende Abschrankung findet, die der Erwerber bei der dem

Kaufabschlusse vorangehenden Besichtigung,bemerken

musste. Unerheblichkeit des Einwandes, dass er das Grund-

buch tatsächlich nicht eingesehen habe. Ueberbau i. S. von

Art. 674 ZGB. Ansprüche des Eigentümers des Nachbar-

grundstücks. ~influss der Tatsache, dass der Ueberbau s. Z.

auf Grund einer im Grundbuchprotokoll nicht eingetragenen

Erlaubnis des Rechtsvorgängers des gegenwärtigen Eigen-

tümers des Nachbargrundstückes ' geschehen ist. Ueber-

mässige Belästigung der Nachbarschaft i. S. von Art. 684

ZGB durch eine Abortanlage. Einwand, dass die Anlage

früher zur Zeit der Erstellung dem Ortsgebrauch und Cha-

rakter des Quartiers entsprochen habe.

A. -

Der Beklagte Gyr ist infolge Kaufes vom 29. Ja-

nuar, gefertigt 17. März 1875 Eigentümer des Grund-

stückes Kataster Blatt 9 Parzelle 699 (Grundbuchblatt

191) mit darauf stehendem Chalet Nr. 37 an der Thull-

Oberhofenstrasse in Hilterfingen. Nordöstlich stösst

daran die an der gleichen Strasse gelegene Besitzung

Parzelle 700 (Grundbuchblatt 148) « Villa Magda) an.

Die Grenze zwischen bei den Grundstücken verläuft nach

den Gmndbuchplänen (Katasteroriginalplan und Ergän-

zungsplan von 1904 des amtlichen Vermessungswerkes)

in einer geraden Linie von der Strasse an den See über

zwei Marchsteine, von denen der eine unweit der Strasse,

der andere unten am See steht. Am Chalet des Beklagten

befindet sich einlaubenartiger, zweistöckiger Anbau, per

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