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77_IV_7

BGE 77 IV 7

Bundesgericht (BGE) · 1951-03-30 · Deutsch CH
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Volltext (verifizierbarer Originaltext)

6 Strafgesetzbuch. No 2.

2. Auszug aus dem Urteil des Kassationshofes vom 30. März 1951 i. S. Baas gegen Staatsanwaltschaft des Kantons Zürich. Art. 69 S~GB. Unte~chungshaft kann nur angerechnet werden, wenn sie wegen emer Handlung ausgestanden .worden ist, für die der Beschuldigte bestraft wird. Art. 69 OP. La detention preventive ne peut etre imputee que si eile a ete subie pour une infraction punie par la condamnation. Art. 69 OP. Il carcere preventivo puo essere computato nella pena. soltanto se e stato sofferto a motivo di un'infrazione per la quale il colpevole e punito. Aus den Erwägungen : Der Beschwerdeführer verlangt, dass ihm die vom

14. Oktober bis 24. Dezember 1946 ausgestandene Unter- suchungshaft auf die Strafe angerechnet werde. Über die Gründe der Nichtanrechnung sagt das angefochtene Urteil nichts, obwohl sich der Sachrichter darüber aussprechen sollte, um dem Kassationshof die Überprüfung der Rechts- anwendung zu ermöglichen, wenn der Verurteilte die Nicht- anrechnung von Untersuchungshaft mit der Nichtigkeits- beschwerde anficht. Im vorliegenden Falle kann indessen davon abgesehen werden, die Sache nach Art. 277 BStP an das Schwurgericht zurückzuweisen, denn aus der Ver- nehmlassung der Staatsanwaltschaft und den Akten ergibt sich, dass dem Beschwerdeführer die erwähnte Haft zwei- fellos deshalb nicht auf die Strafe angerechnet wurde, weil sie ausschliesslich wegen Handlungen verhängt worden ist, deretwegen nicht Anklage erhoben wurde. Der Be- schwerdeführer hat die Handlungen, die ihm die Anklage zur Last legte und die zu seiner Verurteilung führten, erst nach der Haftentlassung vom 24. Dezember 1946 begangen, ausgenommen jene im Falle Brander. Im Falle Brander aber, in welchem die Strafklage im Jahre 1945 einging wäre der Beschwerdeführer nach der massgebenden Er- klärung der zuständigen Staatsanwaltschaft nicht in Haft gesetzt oder behalten worden, weil er sofort ein Geständnis ablegte. Wird die Untersuchung wegen Handlungen, die Strafgesetzbuch. N° 3. 7 allein zur Verhaftung oder Haftbelassung des Beschuldigten Anlass gegeben haben, eingestellt, der Beschuldigte dagegen wegen anderer Handlungen verurteilt, so kann nach der Rechtsprechung des Kassationshofes die Haft nicht auf die Strafe angerechnet werden ; die Frage der Anrechnung oder Nichtanrechnung von Untersuchungshaft stellt sich nur insoweit, als die Haft wegen einer Handlung ausge- standen worden ist, für die der Beschuldigte bestraft wird (Urteile des Kassationshofes vom 10. Oktober 1947 i. S. Lutz und vom 31. Oktober 1947 i. S. Michel). Der Ausgleich für die Haft, die wegen der von einem Einstellungsbeschluss erfassten Handlungen ausgestanden wurde, kann dem Be- schuldigten höchstens in Form einer Entschädigung gege- ben werden. Die Staatsanwaltschaft hat denn auch zur Frage, ob dem Beschwerdeführer eine Entschädigung zuzu- sprechen sei, im Einstellungsbeschluss vom 15. Juni 1950 Stellung genommen und sie verneint. Wenn der Beschwer- deführer sich mit diesem Entscheide nicht abfinden wollte, hätte er ihn nach § 44 zürch. StPO weiterziehen sollen.

3. ArrM de Ja Cour de cassatlon penaJe du 23 janvler 1951 dans la cause Rey contre l\linistere publlc du eanton de Frlbourg. Art. 119 eh. 3, 70 a/,. 3 et 71 al. 3 OP.

1. Le camctere professionnel de l'avortement ne suppose pas la grossesse des femmes sur lesquelles des manreuvres ont ete pratiquees. .

2. La prescription de l'action penale et son pomt de depart. Art. 119 Zijj. 3, 70 Abs. 3, 71 Abs. 3 StGB.

1. Gewerbsmässigkeit der Abtreibung verlangt nicht Schwanger- schaft.

2. Verfolgungsverjährung und ihr Beginn. Art. 119 cijra 3, 70 cp. 3, 71 cp. 3 OP.

1. L'aborto per mestiere non presuppone la gravidanza. delle donne sulle quali sono state, compmte le manovre abortive.

2. Prescrizione dell'azione penale e sua decorrenza. Par jugement du 7 juin 1950, le Tribunal de la Sarine a inflige a Cecile Rey trois ans de reclusion en vertu de l'art.

8 Strafgesetzbuch. No 3. 119 eh. 3 CP. I1 a constate que, de 1944 a 1949, elle s'etait livree, moyennant une remuneration de 30 a 250 fr., a des manreuvres abortives sur les femmes suivantes :

1) Jeanne Zahno, en automne 1944 (30 fr.),

2) Edith Meier, en septembre 1945 (60 fr.),

3) Alice Monney, en septembre 1946 (250 fr.),

4) Blanche Ceriana, le 20 mai 1947 (150 fr.),

5) Bertha Birbaum, en mars 1949 (100 fr.),

6) Gemma Roulin, en mars 1949 (100 fr.),

7) Violette Evalet, en novembre 1949 (150 fr.). Le Tribunal a admis que la prevenue s'etait rendue coupable, dans les cas Monney et Birbaum, du crime consomme (art. 119 eh. 1) et dans les autres - la grossesse n'etant pas etablie - du crime impossible d'avortement (art. 119 eh. 1 combine avec l'art. 23). Deboutee par la Cour de cassation fribourgeoise, elle s'est pourvue en nullite au Tribunal fäderal. Elle conteste le caractere professionnel des infractions. Oonsiderant en droit :

1. - Fait metier d'une infraction celui qui, dispose a agir dans un nombre indetermine de cas pour se procurer des ressources, la commet e:ffectivement a plusieurs reprises (RO 74 IV 141 et les citations, arrets Willemin et consorts du 7 octobre 1949 et Dessemontet du 5 juillet 1950). Peu importe, dans le cas de l'art. 119 eh. 3, que le resultat cherche se soit produit ou non (art. 22 CP) ou encore qu'il n'ait pu etre atteint, soit que l'auteur ait use de moyens impropres soit que la femme, en realite, n'ait pas ete enceinte (art. 23). L'intention de tirer un gain de pratiques abortives n'a en e:ffet rien a voir avec l'obtention du resultat. La Cour de ceans s'est toujours prononcee dans ce sens (RO 72 IV 109 ; arrets Pretre du 4 decembre 1944, Waldispühl du 13 juillet 1945 consid. 2). Cette jurisprudence, etablie a une epoque ou l'avorte- ment tente sur une personne non enceinte n'etait pas Strafgesetzbuch. N° 3. 9 juge punissable (RO 70 IV 152), se justifie encore plus depuis qu'a ete rendu l'arret Eimer qui le fait tomber sous le coup de l'art. 23 (RO 74 IV 66). La recourante persiste a invoquer l'arret RO 70 IV

16. Ce dernier releve simplement que le caractere pro- fessionnel de l'infraction ne resulte pas de la seule volonte de reiterer ; il faut encore que l'acte ait ete effectivement commis plusieurs fois. Or, il y a aussi pluralite d'actes lorsque l'agent procede a maintes interventions sur des femmes non enceintes. Ce n'est pas la frequence du resultat qui rend son comportement particulierement condam - nable, mais la repetition d'actes criminels, dans un esprit de lucre.

2. - De l'automne 1944 au mois de novembre 1949, la recourante a pratique sept fois des manreuvres abor- tives, contre paiement de 30 a 250 fr. Elle a par conse- quent fait metier de l'avortement. Quoique echelonnees sur six ans, ses interventions se succedaient avec une certaine regularite, a, raison generalement d'une par an. On peut en infärer qu'elle entendait en tirer des revenus. Cette conclusion n'est pas infirmee par l'interruption constatee de mai 1947 a mars 1949, d'autant moins qu'en 1949 Cecile Rey a procede a trois interventions (am% Meyer du 19 fävrier 1949). Dans l'affaire Micheli, dont elle se prevaut, la prevenue s'etait abstenue pendant quatre ans de toute manreuvre abortive et les premiers juges avaient admis, sur la base d'une appreciation sou- veraine des preuves, qu'elle n'etait pas disposee a agir, en vue du gain, au gre des occasions qui se presentaient (RO 71 IV 116). Enfin, il est indifferent que, dans quel- ques cas, la recourante ait d'abord refuse ses services. Elle a fini par intervenir et, chaque fois, contre paiement. C'est cela qui est determinant.

3. - La recourante ayant fait metier de l'avortement au sens de l'art. 119 eh. 3 CP, ses infractions forment une unite (delit collectif). Il s'ensuit que l'action penale se prescrit non par deux ans selon l'art. 119 eh. 1, mais

10 Strafgesetzbuch. No 4. par dix ans conformement a l'art. 70 al. 3 (RO 71 IV 238; arret Dessemontet, consid. 4) et que la prescription court seulement du jour du dernier acte (art. 71 al. 3), en l'espece novembre 1949. II est vrai que Cecile Rey a commence d'exercer son activite coupable a. une epoque ou les manreuvres abor- tives pratiquees saus qu'il y eut grossesse n'etaient pas considerees comme punissables. Mais eile ne saurait pour autant beneficier d'une jurisprudence aujourd'hui aban- donnee. Du reste cette derniere tenait deja compte de telles interventions a propos du caractere professionnel de l'infraction (arrets Pretre et Waldispühl), de sorte que le recourante aurait de toute fac;on du etre condamnee en vertu de l'art. 119 eh. 3. Par ces motifs, le Tribunal /Mhal Rejette le pourvoi.

4. Urteil des Kassationshofes vom 26 . .Januar 1951

i. S. }forosoli gegen Staatsanwaltsehaft des Kantons Zürieh. Art. 140 Ziff. 1 Abs. 2 StGB. Wer anvertrautes Gut, das er dem Berech.tigten jederzeit zur Verfiigung zu halten hat, im eigenen oder emes andern Nutzen verwendet, ohne jederzeit fähig und gewillt zu sein, es zu ersetzen, veruntreut es. Art. 140 .eh. 1 al. 2 CP. Commet un abus de confiance celui qui emplme a son profit ou au profit d'un tiers, se mettant ainsi volontairement dans l'impossibilite de la remplacer en tout temps, la chose fongible qui lui a ete confiee a charge de la tenir en tout temps a la disposition de l'ayant droit. Art. 140 cijra 1 cp. 2 CP. Commette appropriazione indebita chi impiega a profitto proprio o di un terzo la cosa affidatagli con l'impegno di tenerla in ogni tempo a disposizione dell'avente diritto, mettendosi cosi volontariamente nell'impossibilita di · restituirla in ogni tempo. A. - Die Verkäuferin Martha Morosoli entnahm der ihr anvertrauten Ladenkasse ihres Arbeitgebers Brunner, deren Bestand sie, wie sie wusste, diesem jederzeit zur Verfügung zu halten hatte, am 16. November 1949 ohne Strafgesetzbuch. No 4. ll Erlaubnis Fr. 150.-, um damit im eigenen Nutzen Stoff zu kaufen und andere Auslagen zu decken. Sie will die Absicht gehabt haben, am Zahltag, den 23. November 1949, einen gleichen Betrag in die Kasse zurückzulegen. Am 21. November 1949 bemerkte Brunner, dass Fr. 150.- fehlten. Er stellte Martha Morosoli zur Rede und erhielt von ihr sofort Fr. 25.25 zurück, die sie von dem der Kasse entnommenen Betrage noch besass. Die verbrauchten Fr. 124.75 ersetzte sie am 22. November 1949, und zwar Fr. 74. 75 aus eigenem Gelde und Fr. 50.- aus Geld, das ihr Ehemann ihr zu diesem Zwecke zur Verfügung stellte. B. - Das Obergericht des Kantons Zürich erklärte Martha Morosoli am 1. September 1950 der Veruntreuung nach Art. 140 Zi:ff. 1 StGB schuldig und verurteilte sie zu einer bedingt vollziehbaren Gefängnisstrafe von drei Tagen. Als veruntreut bezeichnete es in Übereinstimmung mit der Anklage den Betrag von Fr. 124.75, fügte jedoch bei, dass richtigerweise wegen Veruntreuung von Fr. 150.- hätte Anklage erhoben werden sollen. Martha Morosoli habe die Veruntreuung schon dadurch begangen, dass sie einen Betrag ohne Wissen des Geschäftsinhabers der Kasse ent- nommen und ihn für ihre persönlichen Zwecke verwendet habe, im Bewusstsein, dass sie dazu nicht berechtigt war, weil ihr Arbeitgeber jederzeit über die in der Kasse liegen- den Gelder verfügen können wollte, was die Angeklagte gewusst habe. Die Frage der Ersatzbereitschaft brauche nicht geprüft zu werden, da Martha Morosoli in keinem Zeitpunkt berechtigt gewesen sei, sich Geld aus der Kasse anzueignen.

0. - Martha Morosoli führt Nichtigkeitsbeschwerde nach Art. 268 ff. BStP mit den Anträgen, das Urteil sei aufzuheben und die Beschwerdeführerin freizusprechen, eventuell die Sache zur Neubeurteilung an das Obergericht zurückzuweisen. Die Beschwerdeführerin wendet sich gegen die Auf- fassung des Obergerichts, dass die Frage der Ersatzbereit- schaft sich nicht stelle. Das Obergericht habe zwei ver-