opencaselaw.ch

60_I_240

BGE 60 I 240

Bundesgericht (BGE) · 1934-01-01 · Français CH
Source Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

240

Verwaltungs- und Disziplinarrechtspflege.

Art. 585 für die Klage gegen die Gesellschafter zu laufen

beginnen solle. Diese Ansicht ist angesichts des klaren

Gesetzestextes, der die Eintragungspflicht schlechthin und

unbedingt aufstellt, nicht haltbar. Um die vom Gesetz-

geber getroffene Regelung anzuwenden, braucht auch

nicht nach Gründen gesucht zu werden, welche sie recht-

fertigen. Tatsächlich sind jedoch solche Gründe vorhan-

den' wie die Vorinstanz zutreffend ausführt, haben die

Glä~biger ein Interesse daran, von der Auflösung Kenntnis

zu erhalten, weil dieselbe die Verteilung des Gesellschafts-

vermögens einleitet und ihnen nach Art. 564 das Recht zur

Klage gegen die einzelnen Gesellschafter gibt.

Ebensowenig lässt die Annahme, die Eintragung der

Auflösung sei fakultativ, sich auch auf Art. 580 OR stützen.

Wenn dort die Eintragung der L i q u i d a tor e n nicht

für jeden Fall vorgeschrieben ist, so hat das seinen guten

Grund darin, dass mangels anderer vertraglicher oder

richterlicher Anordnung die schon eingetragenen Geschäfts-

führer von Gesetzes wegen zu Liquidatoren berufen sind.

Aus diesem Grund kann sich die Beschwerdeführerin

auch nicht darauf berufen, dass durch Ziff. 4 des Nach-

trages zum Gesellschaftsvertrag die Eintragspflicht für

die Auflösung wegbedungen worden sei. Da an der Ein-

tragung ein. öffentliches Interesse besteht, ist die Frage,

ob sie vorzunehmen sei oder nicht, der Parteidisposition

entzogen; Art. 579 OR, ~r die Eintragung vorschreibt,

ist zwingender Natur.

36. Arrit de la11'e .ection oiviledu a juiUet 1934 dans la

cause Boy contra Oftioe feder&! du registre dll commerce.

Registre du commerce. Art. 4 de l'Ordonnance II du Conseil fMeral

du 16 decembre 1918 compIetent le Reglement du 6 mai

1890.

lnadmissibilite du mot «Veritas II comme adjonction a la raison

individuelle d'un

commer~ant s'occupant de recherches,

enquetes et police privee.

Registersachen. N° 36.

241

A. -

Par lettre du 19 avrll1934, le reoourant, Rene Roy,

gerant a Lausanne, s'est adresse a l'Office federal du

registre du commerce pour lui demander s'il pouvait se

servir du mot «Veritas» comme raison sociale pour un

bureau de renseignements, enquetes et recherches.

Le 21 du meme mois, l'Office lui a repondu dans les

tennes suivants : «N ous avons l'honneur de vous faire

savoir qu'une raison anonyme peut etre utilis6e seulement

par une personne morale et non par une raison individuelle,

sociere en nom collectif ou en commandite. Quant a

l'expression « Veritas », elle ne figure pas encore, pour

autant que nous avons pu le constater, comme partie de

la raison d'une personne morale deja inscrite. Cependant,

nous avons des doutes quant a savoir si elle peut etre

admise pour un bureau de renseignements, enquetes ou

recherches. Il nous semble que ce mot se qualifie comme

une exageration servant surtout a la reclame ... ».

Le 23 avrll1934, le recourant a ecrit a l'Office qu'il s'etait

probablement mal exprime et qua son intention etait sim-

plement de transfonner son affaire actuelle en un bureau

de renseignements, enquetes, recherches, police privee,

pour lequel il desirait employer la mention « V eritas » ou

« Bureau Veritas» a titre plutöt {(de marque ou de desi-

gnation eomplementaire». Il signalait en outre qu'il

existait a sa connaissance deux bureaux s'oecupant

d'affaires analogues et qui se servaient deja de la desi-

gnation: ({ Veritas ».

Le 25 avril, l'Office a fait savoir au recourant qu'il

reservait sa reponse en attendant de connaJ:tre l'avis

des cercles commereiaux.

Le 4 mai, l'Office a infonne le recourant qu'il avait

consulre la Chambre de commerce vaudoise qui avait

donne un preavis negatif.

Le 7 mai, l'Office a eerit au recourant la lettre suivante :

II Nous avons l'honneur de revenir a vos lettres des 12,

23 et 26 avrll ... La representation eompetente du commerce

et de l'industrie a laquelle nous avions transmis l'affaire,

242

VerwaUungs- und Disziplinarrechtapflege.

nous a fait parvenir un preavis ntSgatif. Elle insiste surtout

sur le fait qu'on ne saurait admettre l'emploi du mot

« Veritas» dans la raison d'un bureau ayant une activiM

semblable, car d'apres l'art. 4 de l'ordonnance II du

16 decembre 1918, une raison sociale ne doit pas renfermer

des indications servant uniquement de reclame. Le fait que

Ja designation « Privat Detectivbureau Veritas» a eM

admise a Bale, ne constitue pas un motif d'autorisation.

D'autre part, on ne peut faire un parallele avec le mot

« Securitas », la notion de verite etant plus absolue que

celle de seeurite I).

B. -

Par lettre du 14 mai 1934, Rene Roy a recouru

au Conseil fooeral, en lui demandant de « lui faire connaitre

son ultime decision ... et de l'autoriser eventuellement a

employer le terme « Veritas comme raison sociale ». Il

contestait que ce terme servit uniquement de reclame

lorsqu'il s'agissait d'un bureau dont I'activite essentielle est

de rechercher et de fournir la verite. Il relevait qu'il etait

dejaemploye pardeux bureaux ayant la meme activite

que celle a laquelle il comptait se livter et il soutenait que

dans ces conditions lui refuser le droit de s'en servir serait

violer le principe de I'egalite des citoyens devant la loi.

Ce recours a ete transmis an Tribunal federal comme

objet de son ressort en application de l'art. 194 al. 30JF.

L'Office federal a concIu au rejet du recours.

Oo'fUJiderant Im droit :

1. -

(Questions prejudicielles.)

2. -

Au fond, le litige se rarin'me a Ja question de

l'admissibilite de l'adjonction du mot « Veritas » a la raison

individuelle du recourant.

L'art. 4 de l'ordonnance N° II revisee du 16 decembre

1918, compIetant le reglement du 6 mai 1890 sur le registre

du commerce et la feuille officielle du commerce disp08e

que la raison ne doit pas renfermer des indications servant

uniquement de reclame. Lebut de cette disposition etait de

donner plus d'efficacite aux instructions contenues dans la

Registersachen. No 36.

243

circulaire du Conseil federal uu 9 novembre 1906 (Feuille

fooerale 1906 Vol. 5 p. 606). Il s'agissait d'interdire l'ins-

cription dans le registre du commerce des indications ayant

un caractere de reclame. « II n'est pas permis, declarait

alors deja le Conseil federal, d'inscrire dans le registre ...

des adjonctions qui ne servent pas uniquement a designer

d'une f~on plus precise la personne ou le genre d'affaires

(art. 867 al. 2 CO), mais qui constituent surtout ou exclu-

sivement une reelame.)}

Or, c'est a bon droit que 1'0ffice, d'accord d'ailleurs avec

la Chambre de commerce vaudoise et l'Union suisse du

commerce et de l'industrie, a estime que l'expression

« Bureau Veritas» ne repondait pas aux exigences de

l'art. 4 de l'ordonnance precitee. Au moyen de cette

expression, le recourant tend a faire croire, en effet, que

les renseignements qu'il fournit sont conformes a la

verite, autrement dit que ses recherehes ont pour resultat

la decouverte de la verite, enquoi il cherche a faire valoir

son entreprise sur les entreprises concurrentes et s'attribue

un merite qui, eu egard a la nature de l'affaire, depasse

evidemment les limites d'une expression objective de la

realite.

Il est exact qu'on a autorise jadis une entreprise a

s'inscrire sous Ja raison « Von Ballmoos Privat-Detektiv-

Bureau Veritas» en qualite de successeur d'une societe

en nom collectif qui etait elle-meme inscrite sous la raison

« Von Ballmoos & Schmutz, Privatdetektiv-Bureau Veri~

taS» (Feuille officielle suisse du commerce du 28 mai 1932,

N0 122 p. 1297). Mais, comme le fait justement ob server

l'Office fooeral, le recourant ne saurait deduire de la le droit

de se servir du terme « Veritas». Une autorite doit, en

effet, pouvoir revenir sur une decision lorsque apres nouvel

examen, il s'avere qu'elle s'etait trompee. Ce faisant, elle

ne viole aucunement Ie principe de l'egalite des citoyens

devant la loi.

Le recourant a fait enfin observer qu'on a autorise

l'inscription du terme « Securitas » en faveur d'une societß

AB 60 I -

11134

16

244

Yf'rwaltungs- und Disziplinarrechtspflege_

qui S'occupe de surveillances. Cela est egalement exact et

l'on pourrait ajouter qu'il en a eM de meme des mots :

Fides pour une socieM fiduciaire, Hygiena pour une

entreprise de bains, Kleiderklinik Express pour une

maison s'occupant de la remise en etat de vetements usages.

:Mais a cet argument il y a lieu de repondre tout d'abord

qu'il ne s'agit pas Ia d'adjonciions utilisees a fins de reclame,

mais bien d'expressions servant a designer des personnes

morales, et, d'autre part et surtout, qu'on y trouve moins

l'intention de faire valoir l'affaire que celle de renseigner

sur sa nature.

Le Tribunal j6JAral prononce :

Le recours est rejeM.

37. Urteil der 11. Zivilabteilung vom 13. Juli 1934

i. S. Stritt gegen Grundbuchamt von Tafers.

Eine kantonalrechtliche Anweisung im Sinne des Art. 963 Abs. 3

ZGB an die öffentlichen Urkundspersonen, die von ihnen

beurkundeten Geschäfte zur Eintragung im Grundbuch anzu-

melden, berechtigt jene zu einem bloss teilweisen Rückzug

der Anmeldung ebensowenig wie zu einer bloss teilweisen

Anmeldung des beurkundet{)n Vertrages.

A. -

Mit Vorvertrag vom p. Oktober 1933 verpflichtete

sich Vitus Lottaz, der Frau Anna Falk zwei Liegenschaften

in Wünnewil zum Preise von 14,500 Fr. zu verkaufen.

Dabei behielt sich Frau Falk das Recht vor, an ihrer

Stelle eine Drittperson als Käufer eintreten zu lassen. Am

10. Januar 1934 kam dann ein Kaufvertrag zustande,

durch welchen Lottaz die Liegenschaften für 18,000 Fr.

an eine Frau Wilhelmine Kraus verkaufte. Der Kaufpreis

war zum grÖBsten Teile durch übernahme der auf den

Kaufobjekten lastenden Schulden zu leisten. Für den

Rest von 3810 Fr. sollte ein « Revers» zu Gunsten der

Frau Falk errichtet werden.

Registersachen. N° 37.

245

B. -

Der Rekurrent, der als Notar den Kaufvertrag

beurkundet hatte, meldete diesen beim Grundbuchamt

Tafers zur Eintragung an. Dieses wies jedoch die Anmel-

dung ab mit der Begründung, dass der Revers nicht auf

Frau Falk ausgestellt werden könne.

C. -

In seinem Rekurse an die Aufsichtsbehörde

führte Notar Stritt aus, der Eintragung des Kaufvertrages

mit dem Revers stehe nichts entgegen, höchstens könne

das Grundbuchamt, da die Reversgläubigerin Frau Falk

nicht Verkäuferin sei, für den Reversbetrag die Eintra-

gungsgebühr verlangen. -

Die Vorinstanz wies den

Rekurs ab. Zur Begründung wird ausgeführt, ein « Revers »

könne nicht errichtet werden, da das ZGB diesen Hypo-

thekartitel des alten freiburgischen Rechts nicht mehr

kenne. Das allenfalls in Frage kommende, gebührenfrei

einzutragende gesetzliche Verkäufergrundpfandrecht ge-

mäss Art. 837 Ziff. 1 ZGB aber könnte nur zuglinsten des

Verkäufers Lottaz errichtet werden; seine Eintragung

zugunsten der Frau Falk zum Zwecke der Umgehung der

Gebührenpflicht habe das Grundbuchamt mit Recht abge-

lehnt.

D. -

Mit der vorliegenden Beschwerde verlangt der

Rekurrent, dass das Grundbuchamt angewiesen werde,

den Kaufvertrag vom 10. Januar 1934 einzutragen. Er

führt aus, die Nichtzulässigkeit des Reverses stehe der

Eintragung des Kaufs nicht im Wege; der Grundbuch-

verwalter hätte die letztere unter Ersetzung des Reverses

durch das analoge gesetzliche Grundpfandrecht vornehmen

sollen, da ein dahingehender Wille der Parteien dem

Vertrage zu entnehmen gewesen sei.

Das gesetzliche

Grundpfandrecht hafte nicht an der Person des Verkäufers,

sondern folge dem Schicksal der Kaufpreisforderung. Da

diese schon im Kaufvertrag zugunsten eines Dritten

begründet werden könne, sei auch die primäre Errichtung

des gesetzlichen Grundpfandrechts zugunsten dieses Dritt-

gläubigers, in casu der Frau Falk, zulässig. Die irrtüm-

liche Bezeichnung dieses Rechtstitels als « Revers » habe