opencaselaw.ch

77_III_114

BGE 77 III 114

Bundesgericht (BGE) · 1951-01-01 · Français CH
Source Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

114

Schuldbetreibungso und Konkursrecht. N0 29.

de soustraire a. la saisie la partie de son materiel qui serait

indispensable pour la continuation d'une exploitation

rMuite a. la mesure necessaire pour assurer son existence.

En effet, a. la difference du cas de l'entrepreneur, qui n'a

pas 1e droit, meme sous le pretexte qu'il pourrait en avoir

besoin pour l'exercice d'un metier ou d'une profession, de

soustraire une partie quelconque du materiel de son entre-

prise en qualite de bien insaisissable, on doit presumer au

contraire que celui qui a fait le metier d'elever de petits

animaux domestiques continuera a. se livrer a. ce genre

d'activite meme s'il se voit oblige de la reduire considerable-

ment du fait qu'une partie de ses animaux et du materiel

oorrespondant n'a pu echapper a. la saisie.

TI ressort de ce qui precede que l'affaire n'a pas ete

suffisamment instruite pour qu'on puisse se prononcer

actuellement sur la plainte. TI y a lieu par consequent

d'annuler la decision attaquee et d'inviter l'autorite sup6-

rieure de surveillance a statuer a. nouveau apres avoir

procede ou fait proceder aux enquetes necessaires pour

elucider les divers points mentionmSs ci-dessus.

La Ohambre des poufsuites et des faiUites prononce :

Le recours est admis, la decision attaquee est annulee

et I'affaire est renvoyee a. I'autorite cantonale pour qu'elle

se prononce a. nouveau dans le sens des motifs.

29. Ardt du 28 jnin 1951 dans la cause Fred Kuller.

Saisi6 d6 Balaire. Art. 93 LP.

Comment saisir le salaire du debiteur lorsqu'il travaille pour le

eompte de deux employeurs differents et que son gain est

variable?

Lohnpf4ndung. Art. 93 SehKG.

Wie ist der Lohn eines in zwei Dienstverhältnissen stehenden

Schuldners mit veränderlichem Verdienst zu pfänden ?

Pignommento di salario. Art. 93 LEF.

Come pignorare il saJario di un debitore ehe lavora per due datori

di lavoro differenti e la cui retribuzione e variabile ?

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N0 29.

115

Resume des faits :

Muller a intente contre l'intime une poursuite qui a

abouti a. la delivrance d'un acte de defaut de biens consta-

taut que le debiteur ne possedait ni biens ni salaires

saisissables. L'acte mentionnait que le debiteur travaillait

oomme representant a la commission pour une maison de

vins et recevait en outre 50 fr. en moyenne par mois

pour sa collaboration a. certaines emissions de la Societe

suisse de radiodiffusion.

Deboute successivement de sa plainte a. I'autorite in-

ferieure de surveillance et de son recours a. l'autorite

sup6rieure, Muller a recouru a la Chambre des poursuites

et des faillites du Tribunal federal; le recours a ete·admis

en ce sens que la decision attaquee a 6te annulee et l'affaire

renvoyee a l'autorite sup6rieure pour nouvelle decision.

Extrait des motifs:

3. -

Comme le debiteur touche un salaire de deux

employeurs differents, la question pourrait se poser de

savoir si, dans l'hypothese Oll ses revenus nets depasse-

raient le minimum vital, il ne conviendrait pas de saisir

une partie de l'excedent chez l'un et chez l'autre de ses

employeurs. Etant donnees toutefois les oomplications

qu'entrainerait ce mode de faire, il serait preferable, s'il y

avait un excedent, de le retenir sur l'un seulement des deux

salaires, c'est-a.-dire sur les appointements qu'il touche

aupres de la SocieM romande de radiodiffusion.

Au cas par consequent Oll l'Autorite superieure de sur-

veillance admettrait sur la base de nouvelles estimations

que le debiteur pourrait, durant 1es douze mois suivants,

retirer de ses activites un revenu net sup6rieur au montant

du minimum vital -Ie d6biteur escomptant 1ui-meme une

amelioration de sa situation lorsqu'il se sera cree une

clientele reguliere -, il y aurait lieu d 'inviter la Soci6t6

romande de radiodiffusion a. verser chaque mois A l'office

la totalit6 de ce qu'elle pourrait devoir au d6biteur. TI

116

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 30.

appartiendraitalors a I'office de retenir sur cette somme ce

qui depasserait celle qui devrait etre laissee au debiteur

pour son entretien et celui de sa familie -

les depenses

indispensablesa. l'exercice de sa profession etant arrerees

au chiffre fixe par l'AutoriM cantonale, comme il a eM dit

ci-dessus, sauf au debiteur a. prouver qu'elles auraient

atteint pour le mois en question un montant superieur a

ce chiffre. Pour tenircompte, d'autre part, de ce que les

gains du debiteur sont variables, l'office ne remettra pas

immematement au creancier les retenues qu'il aurait pu

faire sur les sommes versees mensuellement par la SocieM

romande de radiodiffusion. TI les retiendra de maniere a

pouvoir compenser ce qui pourrait venir a manquer au

debiteur sur ses gains futurs (cf. Ro 68 III 156).

30. Estratto della sentenza 6 novembre 1951

nella causa. Marazza.

Procedura di rivendicazione.

Compossesso deUa moglie rispetto ai beni adibit~ all'azienda:

eondotta da! marito. Non basta ehe i beni figurmo eome d.i

proprieta deUa ~oglie nel e~ntratto di separazio~e de~ beni,

regolarmente iscritto e pu"!>bhcato! oecorre aItresi e.he .ll eon-

tratto sia integrato da un mventarlO ehe permetta di aceertare

l'identita. dei beni pignorati con quelli oggetto deI contratto

di separazione.

W iderspr1.Whsverfahren•

.

Mitgewahrsarri. der Ehefrau an den llll Ge:verba des ~he~as

verwendeten Gegenständen. Es genügt meht, dass dIese m ß·em

ordnungsgemäss eingetragenen und bekannt gemach~en G~ter­

trennungsvertrag als Eigentum der Ehefrau aufgefü?rt sm~;

der Vertrag muss ausserdem durch ein Inventar erg~nzt se~

an Hand dessen sich die Identität der gepfändeten mIt den 1m

Gütertrennungsvertrag aufgeführten feststellen lässt.

.

ProcMlure de revendication.

.

"

.

Copossession de la femme BUr las biens aff~ctas a. 1 eI!treprlSe

dirigee par le mari. TI ne suffit pas que las bIens sOlent mdlquet>

comme etant propriet~ de .la femme. d~ le contrat da sepa-

ration regulierement, lllScrrt ~t publ~e, 11 faut encore qua 1e

cOlltrat soit complete par un mventarre qm permette de .. cons~

tater que 100 biens saisis sont las memes que ceux qm foni

l'objet du eontrat.

Schuldbetreibungs. und Konkursrecht; N0 30.

117

A. -

Nelle esecuzioni n. 30051, 25629 e 39 157, dirette

contro il marito della ricorrente, l'Ufficio di Loearno

pignorava, tra altro, anehe i beni mobili adibiti all'eser-

eizio dell'azienda (panetteria e negozio di generi alimen-

tari) intestata al debitore eseusso. Questi diehiarava che

tutti i beni staggiti erano di proprieta della moglie, come

al contratto di separazione dei beni stipulato tra i coniugi

in data 7 agosto 1948.

I ereditori procedenti avendo eontestato il diritto di

proprieta rivendieato dalla moglie deI debitore, l'uffieio

le assegnava il termine per agire seeondo l'art. 1,07 LEF.

B. -

Contro questa deeisione insorgeva la moglie deI

debitore, ehiedendo ehe il termine per agire in giudizio

fosse assegnato ai creditori eseutenti (art. 109 LEF),

essenzialmente per i seguenti motivi :

Seeondo il contratto di separazione dei beni 7 agosto

1948, debitamente iseritto nel registro dei beni matri-

moniali, gli oggetti colpiti dal pignoramento sono di

proprieta della moglie deI debitore. Questa non ha pero

soltanto la proprieta, ma anche il eompossesso di tali beni,

il ehe giustifica l'assegnazione deI termine ai ereditori

(RU 68 III 179).

C. -

Con deeisione 40ttobre 1951 l'Autorita eant-onale

di vigilanza respingeva il reclamo.

D. -

Questa decisione e stata deferita dalla 'moglie

deI debitore alla Camera di eseeuzione e dei fallimenti deI

Tribunale federale.

Considerando in diritto:

1. -

.... .

2. -

..... L'atto di separazione dei beni, stipulato dai

coniugi nel 1948, non contiene un inventario dettagliato

degli oggetti ehe sono di proprieta della moglie, ma sol-

tanto una dichiarazione delle parti contraenti, secondo la

quale « tutto quanto trovasi di mobilio, maechinario,

suppellettili, nulla escluso ne eecettuato, in questiimmobili,