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Strafgesetzbuch. No 35.
Anwendung dieser Bestimmung nach Art. 191 Ziff. 1 Abs. 1
und Ziffer 2, Art. 63 und Art. 68 Ziff. 1 StGB auszufällen,
womit auch Art. 41 StGB unanwendbar wird.
Demnach erkennt der Kassatianshof :
Die Nichtigkeitsbeschwerde wird gutgeheissen, das Urteil
des Obergerichts des Kantons Basel-Land vom 19. August
1949 aufgehoben und die Sache zur Neubeurteilung im
Sinne der Erwägungen an die Vorinstanz zurückgewiesen.
35. Arr6t de la Cour de eassation penale du 14 oetobre 1949
dans la cause S. contre Minlstere public du eanton de Vaud.
Art.1er OP et 277bia PPF. Approoiation des preuves.
Art. 41eh.1 OP.
1. Les denegations de l'accuse ne justifi.ent pas dans tous les cas
le refus du sursis.
2. Le tribuna.l qui emet une appreciation sur le prevenu doit
indiquer les faits a l'appui.
Art. 1 StGB, Art. 277bis BStP. Beweiswürdigung.
Art. 41 Ziff. 1 StGB.
1. Das Leugnen des Angeklagten rechtfertigt die Nichtgewährung
des bedingten Strafvollzugs nicht in allen Fällen.
2. Das G:richt, das den Charakter des Angeklagten bewertet,
muss die Tatsachen angeben, auf die es sich stützt.
Art.1 OP e 277bis PPF. Valuta.zione delle prove.
Art. 41, cifra 1, OP.
1. I dinieghi dell'accusa.to non giustifi.cano in tutti i casi il rifiuto
della. sospensione condizione della pena.
2. I1 tribunale ehe esprime un apprezzamento sul ca.rattere del-
l'accusato deve indicare i fatti su cui si basa.
Par jugement du 11 fävrier 1949, le Tribunal de police
oorrectionnelle du district de Vevey a infüge a, S. six mois
d'emprisonnement sans sursis pour avoir, a cinq reprises,
touche les organes genitaux d'une fillette de 5 ans et demi,
en passant la main sous ses culottes (art. 191 eh. 2 CP). Le
prevenu niant les faits, il s'est fonde, en l'absence de
temoins, sur les dires de l'enfant, qui n'ont pas varie, et
sur un rapport de !'Office medico-pedagogique vaudois,
qui est arrive a la conclusion que Ia fillette n'etait pas
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suggestionnable et que ses affirm.ations etaient vraisem-
blables.
La Cour de cassation vaudoise ayant maintenu ce juge-
ment, S. s'est pourvu en nullite au Tribunal federaI.
Oonsiderant en droit:
1. -
Pretendant avoir ete condamne _sans preuve, le
recourant se plaint d'une violation de l'art. ler CP. Cette
disposition interdit de punir un acte q-iµ ne presente pas
les caracteres juridiques d'une infraction reprimee par la
loi. Or les faits imputes a s. constituent manifestement le
crime d'attentat a la pudeur des enfants au sens de l'art. 191
eh. 2 al. 1 CP. Quant 8. leur constatation, elle est etrangere
a, l'art. 1 er. Elle depend de l'appreciation des preuves, 8.
laquelle les premiers juges procedent souverainement, sans
que la Cour de ceans ait a verifier ou ils ont puise les ele-
ments de leur conviction (ai't. 277bi8 et 273 al. 1 litt. b
PPF). C'est des lors en vain que le recourant inv°'J_ue le
principe in dubio 'fWO reo. Outre que ce principe ne ressortit
pas au droit fäderal (RO 74 IV 145), le jugement du
11 fävrier 1949 ne trahit aucun doute.
2. -
Les conditions objectives du sursis etant remplie~,
il s'agit de savoir si les ant6c6dents et le caractere de S.
font pr~voir que cette mesure le detournera de commettre
de nouvea~ crimes ou delits. Adoptant le pronostic emis
par le Tribunal de police, la Cour vaudoise a estim.e que
les denegations du recourant et son caractere sournois
dictaient une reponse negative.
La conscience de sa fäute etant la premiere condition
de l'amendement, le Tribunal föderal a toujours approuve
le refus du sursis a un accuse qui s'obstine a nier ses torts
(RO 73 IV 87 consid. 3; arrets Borgeaud et Moser du 4 juin
1948, Trachsel du 30 mai 1949, Finger du 27 juin 1949).
Mais cette jurisprudence vise uniquement le · cas d'un
accuse qui, reconnaissant son acte, n'en com;oit aucun
repentir et laisse entendre qu'il serait pret 8. recommencer.
En l'espece, la situation est differente, car S. a oonteste
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les faits. On ne peut donc en deduire sans autre qu'il ne
regrette pas l'acte dont il s'est en realite rendu coupable
et qu 'une peine conditionnelle ne constituerait pas un
avertissement suffisant. n n'en irait di:fferemment que s'il
avait nie contre toute evidence, manifestant ainsi l'absence
de remords (arrets Fleury du 14 septembre 1945, Mercante
du 10 juillet 1946, Boden du 25 fävrier 1949, Hirschi du
27 mai 1949). Tel n'est pas le cas, puisque les premiers
juges ont fonde leur conviction sur les declarations d'une
filiette de moins de six ans.
Quant au caractere sournois du prevenu, la Cour canto-
nale ne precise pas sur quoi repose ce jugement de valeur.
Le Tribunal de Vevey l'a tire d'un rapport de police du
3 juillet 1948 qui, lui non plus, n'indique · aucun fait a
l'appui. Aussi n'est-il pas possible d'en tenir compte
(RO 73 IV 154). On ne voit du reste pas en quoi la sour-
noiserie de S., füt-elle etablie, permettrait de conjecturer
qu'il serait refractaire a une mesure de clemence.
Par ces motifs, le Tribunal federal
admet partiellement le pourvoi, annule l'arret attaque
et renvoie la cause a la juridiction cantonale pour qu'elle
accorde le sursis au recourant.
36. Auszug ans dem Urteil des Kassationshofes vom 23. De-
zember 1949 i. S, Blaser gegen Polizeidepartement des Kantons
Solothnrn.
Art. 41 Zifj. 3 StGB.
Vollzug einer bedingt aufgeschobenen Strafe, weil der Verurteilte
cJ.:=is in ihn ges~tzte Vertrauen enttäuscht. Voraussetzung ist
em so verwerfliches Verhalten des Verurteilten, dass er auch
ohne Erm~ung sich bewusst sein muss, pflichtwidrig zu
handeln. Emer vorausgegangenen förmlichen Mahnung zum
Wohlverhalten bedarf es nicht.
Art. 41 eh. 3 CP.
Execution d'une peine conditionnelle, parce que le condamne
trompe Ia: confiance mise en lui. Cela suppose une conduite si
reprehens1ble que, meme sans avertissement, il doit se rendre
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compte qu'il manque a aes devoirs. Un avertissement formel
prealable n'est alors pas nooessaire.
Art. 41, cijra 3, CP.
Esecuzione d'una pena condizionale pe1 fatto ehe il condannato
delude Ia fiducia in lui riposta. Ne e presupposto una condotta
cosi riprensibile ch'egli deve rendersi conto, anche senz'ayverti-
mento, di mancare ai suoi doveri. Un formale avvertimento
non e necessario.
Erwägungen :
Gemäss Art. 41 Ziff. 3 StGB ordnet der Richter den
bedingt aufgeschobenen Vollzug der Strafe an, wenn der
Verurteilte während der Probezeit vorsätzlich ein Verbre-
chen oder ein Vergehen begeht oder trotz förmlicher Mah-
nung des Richters einer ihm erteilten Weisung zuwider-
handelt oder sich beharrlich der Schutzaufsicht entzieht
oder in anderer Weise das auf ihn gesetzte Vertrauen
täuscht.
Der Beschwer.deführer ist der ihm vom Richter erteilten
Weisung, jährlich dem Dysli Fr. 1000.- und dem Gilgen
Fr. 600.- an den ihnen durch Veruntreuung zugefügten
Schaden von Fr. 5000.- bezw. Fr. 3000.- zurückzuer-
statten, nicht nachgekommen. Das allein rechtfertigt
indessen den Widerruf des bedingten Strafvollzugs nich~,
weil keine << förmliche Mahnung des Richters » vorausge-
gangen ist. Das Obergericht hat denn auch nicht diesen
Widerrufsgrund angerufen; vielmehr hat es angenommen,
der Beschwerdeführer habe das auf ihn gesetzte Vertrauen
in anderer Weise getäuscht.
Die Auffassung des Obergerichts, dass in diesem Falle
eine vorgängige Mahnung nicht nötig sei, hat, wie bereits
im Falle Pulver (BGE 72 IV 148) gesagt worden ist, den
Wortlaut von Art. 41 Ziff. 3 StGB für sich. Es bestehen
keine Anhaltspunkte dafür, dass diese Ordnung dem Sinne
des Gesetzes nicht entspräche und vom Gesetzgeber nicht
gewollt wäre. Indem das Gesetz nicht nur die Missachtung
von Weisnngen, sondern allgemein ein das Vertrauen des
Richters enttäuschendes Verhalten als Grund zum Vollzug
der S~rafe erklärt, verlangt es, dass der unter Bewährungs-