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Strafgesetzbuoh. No 39.
sehr zugänglich gezeigt habe, nicht endgültig gegen dessen
Heilungsfähigkeit spreche, da das Abklingen so heftiger
Aff~kte erfahrungsgemäss viel Zeit erfordere.
4. -
Das Obergericht hat die Verwahrung in einer
« Heil- und Pflegeanstalt J) angeordnet. Solche Anstalten
brauchen nicht durch einen Arzt geleitet zu sein. Ob, wie
der Sachverständige empfiehlt, der Beschwerdeführer in
einer nicht ärztlich geleiteten Anstalt unterzubringen ist,
ist eine Frage des Vollzuges und der praktischen Möglich-
keiten. Wie der Vollzug auch gestaltet werden möge, wird
der Beschwerdeführer, der nach der Auffassung des Ober-
gerichts eine vom Arzt anzuordnende Behandlung nötig
hat, gegebenenfalls von einer Anstalt in die andere ver-
bracht werden können. Hierüber zu befinden, ist Sache
der kantonalen Verwaltungsbehörde (Art. 17 Ziff. 1 StGB).
Demnach erkennt der Kassationshof:
Die Nichtigkeitsbeschwerde wird abgewiesen.
39. Arret de la Cour de eassation penale du 12 septembre 1947
dans Ia cause Gnllland contre Ministere public du canton de
Vaud.
Art. 41 eh. 1 CP.
1. La repetition des actes delictueux ne s'oppose pas necessaire-
ment a l'octroi du sursis.
2. Le tribunal qui emet une appreciation sur le prevenu doit indi-
quer les faits sur Iesquels elle repose.
3. Le sursis peut-il c3tre refuse en raison de Ja nature vindicative
et querelleuse du condamne ?
Art. 41 Zijf. 1 StGB.
1. Die Wi~erholung der strafbaren Handlung steht der Gewährung
des bedu~gten Strafvollzuges nicht notwendigerweise im Wege.
2. Das Gericht, das über den Angeschuldigten ein Werturteil
fällt, muss die Tatsachen angeben, auf denen es beruht.
3. Kann der bedingte Strafvollzug wegen des rach- und streit-
. süchtigen Charakters des Verurteilten abgelehnt werden?
Art. 41, cijra 1 OP.
1. La ripetizione del reato non esclude n:ecessariamente il bene-
ficio della sospensione condizionale della pena.
Strafgesetzbuch. No 39.
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2. Il tribunale ehe esprime un apprezzamento sul prevenuto deve
indicare i fatti su cui si fonda.
3. La sospensione condizionale puo essere rifiutata a motivo del
ca.rattere vendicativo e litigioso del condannato.
D'octobre 1945 a janvier 1946, Marie-Therese Polo, nee
le 10 aout 1933, s'est rendue quelquefois dans le garage de
Theophile Gailland, chauffeur de taxis, a Montreux. Apres
l'avoir invitee a monter dans sa voiture, Gailland lui
caressait les organes genitaux et se faisait masturber.
Le Tribunal de police correctionnelle du district de
Vevey lui a inflige, le 2 mai 1947, dix mois d'emprisonne-
ment en vertu de l'art. 191 eh. 2 CP. La Cour de cassation
vaudoise a maintenu ce jugement le 2 juin 1947.
Le condamne s'est pourvu en nullite au Tribunal federal.
II s'en prend au refus du sursis.
Considerant en droit :
Le recourant n'ayant jamais subi de peine privative de
liberte, il s'agit de savoir s'il remplit les conditions subjec-
tives de l'octroi du sursis (art. 41 eh. 1 al. 2 CP). Les pre-
miers juges ont retenu, d'une part, que les attentats a la
pudeur ont ete repetes a plusieurs reprises, d'autre part,
que les renseignements obtenus sur l'accuse sont nette-
ment defavorables: il est «decrit comme querelleur, vindi-
catif et de moralite douteuse n. Ils en ont conclu que seule
une peine ferme et severe pourrait l'amender.
Bien que la repetition d'actes delictueux denote une
perversite plus grande et ne soit des lors pas indifferente
pour apprecier les perspel:ifilves d'amendement du con-
damne, elle ne saurait en principe s'opposer a elle seule
a l'octroi du siirsis (arret de ce jour dans la cause Müller).
En l'espece, oft he sait metne pas combien de fois Gailland
a attente a la pudeur de Marie-Therese Polo. Sans doute
le Tribunal de police fait-il aussi etat du caractere du con-
damne. Mais le considerant qu'il y consacre est tire presque
te~tuellement d'un rapport de police. Certes, il n'appar-
tient pas a la Cour de ceans de decider si le tribunal repres-
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Strafgesetzbuch. N° 39.
sif a le droit de fonder sa conviction sur des elements
etrangers aux debats; cette question releve du droit can-
ton~l (art. 269 al. 1 PPF). En revanche, il n'est pas admis-
sible que les juges du fond se bornent a enoncer un juge-
ment de valeur sur la personne du prevenu, sans mention-
ner les faits sur lesquels il repose. Seule la connaissance de
ces faits permet a la Cour de cassation de verifier le pro-
nostic emis sur l'efficacite du sursis. En relevant simple-
ment que l'inculpe est ((decrit comme querelleur, vindi-
catif et de moralite douteuse », le Tribunal de police ne
l'a pas mise en mesure d'exercer ce contröle.
L'arret attaque releve que les premiers juges ont appre-
cie le caractere du prevenu en toute connaissance de cause,
car ils ont pu l'observer durant une journee presque entiere.
Mais cette circonstance ne supplee pas a l'insuffisance cons-
tatee. Meme s'ils n'ont puise que dans les debats les ele-
ments de leur appreciation, les premiers juges n'etaient
pas dispenses de les indiquer.
Cette appreciation supposee fondee, il resterait a savoir
si elle autorise a en infärer qu'une Suspension de l'execu-
tion de la peine ne previendra pas une rechute du con-
damne. La nature vindicative et querelleuse d'un delin-
quant primaire ne signifie pas necessairement qu'il demeu-
rera refractaire a l'effet educatif du sursis. Une telle pre-
vision ne se justifie pas s'agissant d'un delit de mreurs
sans rapport avec ces traits de caractere. Quant a sa
« moralite douteuse », cette notion est trop vague pour
servir de base a un pronostic.
Par ces motif s, le Tribunal federal
admet le pourvoi, annule l'arret attaque et renvoie la
cause a la juridiction cantonale pour statuer a nouveau
sur l'octroi ou le refus du sursis.
Strafgesetzbuch. No 40.
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40. Urteil des Kassationshofes vom 2. September 1947
i. S. Staatsanwaltschaft des Kantons Schaffhausen gegen Krüsi.
Art. 64 StGB. Kann ein Kind unter sechzehn Jahren einen Erwach-
senen « ernstlich in. Versuchung führen •, es zur Unzucht zu
missbrauchen?
Art. 64 OP. Un enfant age de moins de seize ans peut-il, par son
attitude, « induire en tentation grave » un adulte a attenter a.
sa. pudeur?
Art. 64 OP. Un'adolescente ehe ha meno di sedici anni d'eta puo
con la sua condotta indurre « in grave tentazione » un adulto
a compiere atti di libidine su di lei ?
A. -
Gegen Abend des 8. Januar 1947 kehrte der da-
mals einundzwanzigeinhalb Jahre alte Krüsi mit dem vier
Jahre jüngeren Höhn von Siblingen nach Gächlingen
zurück. Unterwegs begegneten die beiden der am 3. Juli
1932 geborenen Berta H. Höhn hatte schon am Vortage
ohne Wissen Krüsis mit ihr abgemacht, sie würden zur
Ausübung des Geschlechtsverkehrs mit ihr spazieren gehen.
Er schlug nun Krüsi vor, diesen Gedanken zu verwirk-
lichen. Krüsi ·hatte schon verschiedene Male gehört,
Berta H. sei leicht zu haben. Er erkundigte sich nach
ihrem Alter. Auf die Bemerkung, dass sie noch in die
Schule gehe, hatte er vorerst Bedenken. Da jedoch das
Mädchen die Einladung des Höhn sofort annahm, ging
auch er mit. In einer Feldhütte ersuchte Höhn das Mäd-
chen, die Hosen herunterzulassen. Krüsi half dem Kinde,
die Skihose zu öffnen. Auch dem weiteren Ansinnen Höhns,
sich auf die Bank zu legen, kam das Mädchen willig nach.
Auf Geheiss Höhns, den Anfang zu machen, versuchte
Krüsi hierauf, mit dem Glied in die Scheide einzudringen.
Das gleiche tat nachher Höhn~
B. -
Am 13. Juni 1947 erklärte das Obergericht des
Kantons Schaffhausen Krüsi der Unzucht mit einem
Kinde (Art. 191 Ziff. 1 Satz 1 StGB) schuldig. Es billigte
dem Angeklagten zu, dass er durch das Verhalten des
Mädchens ernstlich in Versuchung geführt worden sei, und
milderte daher die Strafe in Anwendung von Art. 64 StGB