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Verfahren. No 37.
Schwendimann gemäss Art. 42 StGB als Gewohnheitsver-
brecher zu verwahren sei. Dem Kanton Luzern kann die
Verwahrung seines Bürgers am besten zugemutet werden.
Gegenüber diesen Überlegungen vermag der Umstand,
dass der Untersuchungsrichter von Lenzburg sich auch mit
der Abklärung der ausserhalb des Kantons Aargau ver-
übten Taten Schwendimanns befasst hat, nicht den Aus-
schlag zu geben. Eine gewisse Abklärung war schon zur
Festsetzung des Gerichtsstandes geboten, und soweit der
Untersuchungsrichter im Interesse der Prozessökonomie
und weil Schwendimann in Lenzburg in Haft war, darüber
hinausgegangen ist, darf es dem Kanton Aargau nicht zum
Nachteil gereichen. Eine vorläufige Vereinigung der Un-
tersuchung in der Hand einer einzigen Behörde, bis eine
sichere Grundlage zur Bestimmung des Gerichtsstandes
vorhanden ist, ist einem wiederholten Hin- und Herschie-
ben eines Verhafteten von einem Kanton in den andern
vorzuziehen.
Vgl. auch Nr. 30. -
Voir aussi n° 30.
I. STH.AFGESETZBUCH
CODE PENAL
38. Urteil de. > angeordnet. Solche Anstalten
brauchen nicht durch einen Arzt geleitet zu sein. Ob, wie
der Sachverständige. empfiehlt, der Beschwerdeführer in
einer nicht ärztlich geleiteten Anstalt unterzubringen ist,
ist eine Frage des Vollzuges und der praktischen Möglich-
keiten. Wie der Vollzug auch gestaltet werden möge, wird
der Beschwerdeführer, der nach der Auffassung des Ober-
gerichts eine vom Ar.t:t anzuordnende Behandlung nötig
hat, gegebenenfalls von einer Anstalt in die andere ver-
bracht werden können. Hierüber zu befinden, ist Sache
der kantonalen Verwaltungsbehörde (Art. 17 Ziff. 1 StGB).
Demnach erkennt der Kassationshof:
Die Nichtigkeitsbeschwerde wird abgewiesen.
39. Arr~t de la Cour de eassation penale du 12 septembre 1947
dans la cause Gallland contre :&linistere pnblie dn eanton de
·
Vand.
Art. 41 eh. 1 CP.
1. La repetition des actes delictueux ne s'oppose pas nooessaire-
ment a l'octroi du sursis.
2. Le tribunal qui emet une appreciation sur le prevenu doit indi-
quer les faits sur lesquels elle repose.
3. Le sursis peut-il etre refuse en raison de la nature vindicative
et querelleuse du conclamne ?
Art. 41 Zijf. 1 StGB.
1. Die Wie~erhohmg der strafbaren Handlung steht der Gewährung
des bed~gten Strafvollzuges nicht notwendigerweise im Wege.
2. Das Gerrnht, das über den Angeschuldigten ein Werturteil
fällt, muss die Tatsachen angeben, auf denen es beruht.
3. Kann der bedingte Strafvollzug wegen des rach- und streit-
. süchtigen Charakters des Verurteilten abgelehnt werden ?
Art. 41, cijra 1 CP.
l. La ripetizione del reato non esclude necessariamente il hene-
ficio della sospensione condizionale della pena.
Strafgesetzbuch. N° 39.
lli3
2. II tribunale ehe esprime un apprezzamento sul prevenuto deve
indicare i fatti su cui si fonda.
3. La sospensione condizionale puo essere rifiutata a motivo del
carattere vendicativo e litigioso del condannato.
D'octobre 1945 a janvier 1946, Marie-Therese Polo, nee
le 10 aout 1933, s'est rendue quelquefois dans le garage de
Theophile Gailland, chauffeur de taxis, a Montreux. Apres
l'avoir invitee a monter dans sa voiture, Gailland lui
caressait les organes genitaux et se faisait masturber.
Le Tribunal de police correctionnelle du district de
Vevey lui a inflige, le 2 mai 1947, dix mois d'emprisonne-
ment en vertu de l'art. 191 eh. 2 CP. La Cour de cassation
vaudoise a maintenu ce jugement le 2 juin 1947.
Le condamne s'est pourvu en nullite au Tribunal föderal.
n s'en prend au refus du sursis.
Oonsiderant en droit :
Le recourant n'ayant jamais subi de peine privative de
liberte, il s'agit de savoir s'il remplit les conditions subjec-
tives de l'octroi du sursis {art. 41 eh. 1 al. 2 CP). Les pre-
miers juges ont retenu, d'une part, que les attentats a la
pudeur ont ete repetes a plusieurs reprises, d'autre part,
que les renseignements obtenus sur l'accuse sont nette-
ment defavorables: il est ((decrit comme querelleur, vindi-
catif et de moralite douteuse ». Ils en ont conclu que seule
une peine forme et severe pourrait l'amender.
Bien que la repetition d'actes delictueux denote une
perversite plus grande et ne soit des lors pas indifferente
pour apprecier les perspe6tives d'amendement du con-
damne, eile ne saurait en principe s'opposer a eile seule
a l'octroi du siitsis (arret de ce jour dans la cause Müller).
En l'espece, ofi ne sait meine pas combien de fois Gailland
a attente a la pudeur de Marie-Therese Polo. Sans doute
le Tribunal de police fait-il aussi etat du caractere du con-
damne. Mais le considerant qu'il y consacre est tire presque
textuellement d'un rapport de police. Certes, il n'appar-
tient pas a la Cour de ceans de decider si le tribunal repres-