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67_I_217

BGE 67 I 217

Bundesgericht (BGE) · 1940-08-05 · Deutsch CH
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Staatsrecht.

Vollstreckbarkeit verlangt. Solche Entscheidungen mögen

innerhalb des Vereins durchgeführt werden, soweit sich

die Mitglieder den Aussprüchen der Vereinsorgane unter-

ziehen. Die Rechtshilfe des Staates kann dafür nicht in

Anspruch genommen werden. Der Bezirksgerichtspräsident

von Neutoggenburg hat daher die Rechtsöffnung für das

Urteil des Schiedsgerichts vom 5. August 1940 mit Recht

verweigert.

War die Rechtsöffnung für das Urteil des Schieds-

gerichts als im Widerspruch mit der öffentlichen Ordnung

zu verweigern, so kann nichts darauf ankommen, ob

sich die Rekursbeklagte in dem Verfahren vor dem Schieds-

gericht eingelassen hat oder nicht. Sie konnte den Schieds-

spruch abwarten und sich nachher entschliessen, ob sie

sich ihm unterziehen wolle oder nicht. Übrigens hat sie

sich nicht vorbehaltlos eingelassen, sondern ausdrücklich

geltend gemacht, das Schiedsgericht sei nicht aus je

einem Parteischiedsrichter und einem neutralen Obmann

zusammengesetzt. Eine Berufung an das Oberschieds-

gericht hätte keinen Sinn gehabt. Da die Einwendungen,

die die Rekursbeklagte gegen das Schiedsgericht erhob,

auch und erst recht beim Oberschiedsgericht zugetroffen

hätten, wäre eine Berufung widerspruchsvoll gewesen.

Die Rekursbeklagte hätte das Oberschiedsgericht anrufen

und es gleichzeitig ablehnen müssen.

Auch mit der Ablehnung einzelner oder aller Schieds-

richter hätte eine ordnungsmässige Bestellung des Schieds-

gerichts nicht erreicht werden können. Bei Ablehnung

einzelner Schiedsrichter wären an deren Stelle andere

getreten, die wie die Abgelehnten von der Abgeordneten-

versammlung berufen waren (Art. 77 Abs. 3 PO), und

bei einer Ablehnung des ganzen Gerichts hätte das Zürcher

Obergericht ein neues Gericht aus Vertretern vertrags-

treuer Firmen zu bestellen gehabt (Art. 77, Abs. 4 PO),

womit die erforderliche Garantie richterlicher Unabhän-

gigkeit wiederum nicht erreicht worden wäre.

Organisat.ion der Bundesrechtspflege. N° :H.

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V. ORGANISATION DER BUNDESRECHTSPFLEGE

ORGANISATION JUDICIAIRE FEDERALE

31. Arr~t du 20 juin 1941 dans la cause Convers contre

Tribunal du distriet d'Aubonne.

Reoours de droit civil (art. 87 ch. 1 OJ) et recours de droit public.

GaUBe cimle.

Le moyen tire de la force derogatoire du droit federal donne

ouverture an recours de droit civil, a l'exclusion du recours

de droit public,lorsqu'il est invoque contr~ un~ ordonnance

de mesures provisionnelles rendue en dermere mstance can-

tonale dans un proces de nature civile portant au fond sur

un rapport de droit prive, ~out particulieremen~ lo~s9ue la

mesure ordonnee doit prodmre des effets de drOlt Clvil.

Zivilrechtliche Beschwerde (Art. 87 Zilf. lOG) und staatsrechtlicher

Rekurs. Zivilsache.

Wegen Verletzung des Grundsatzes der derogato~ischen Kraft

des Bundesrechtes ist nicht die staatsrechtlIche, sondern

ausschliesslich die zivilrechtliehe Beschwerde gegeben, wenn

eine letztinstanzliehe Entscheidung über provisorische Mass-

nahmen in Frage steht, der ein Streitverhä1~nis zivilrechtlicher

Natur zugrunde liegt, insbesondere wenn dIe getroffene Mass-

nahme zivilrechtliche Wirkungen ausübt.

Ricorso di diritto civile (art. 87 cp. 1 OGF) e ricorso di diritto

pubblico. Gausa civile.

. .

Contro la violazione deI principio dena forza derogante deI du:,tto

federale non e dato il ricorso di diritto pubblico, ma. escluslva-

mente il ricorso di diritto civile, se si tratta di una decisione

dell'ultima istanza cantonale circa misure provvisionali in

una causa civile, specia1me~te. se .. la m~s~a provvisionale

ordinata deve produrre effettl dl dlTIttO Clvile.

Les epoux -Convers-Chappuis sont en instance de divorce.

La demanderesse a pris des conclusions en restitution

d'apports et en paiement de dommages-interets. Apres

l'ouverture d'action, elle a requis des mesures provisoires

au sens de l'art. 145 CC et a demande notamment que

les immeubles de son mari soient frappes d'indisponibilite

jusqu'a jugement definitif et executoire sur le fond.

Statuant sur cette requete le 2 septembre 1940, le

Tribunal du district d'Aubonne y a fait droit et a ordonne

l'annotation au registre foncier du distriet d'Aubonne

218

Staatsrecht.

d'une « restrictiQn au droit d'aliener emportant egalement

interdiction d'hypothequer grevant la totalite des immeu-

bles immatricures au chapitre de Jules Convers ... ». Le

Tribunal releve que dame Convers est creanciere de son

mari; que celui-ci a manifeste a plusieurs reprises l'inten-

tion de vendre son domaine; qu'il a deja opere d'impor-

tants retraits de fonds dans les banques; qu'll y a lieu

de craindre qu'il ne dissipe toute sa fortune et que sa

femme ne puisse etre desinteressee.

Convers a forme contre cette d6cision un recours intitule

recours de droit public. Le recourant conclut a l'annu-

lation de l'ordonnance et a la radiation de l'annotation.

Il argumente d'une application arbitraire de la loi.

La Section de droit public a declare le recours irre-

cevable en tant qu'll se caracterisait comme un recours

de droit public.

Ext-rait des motifs :

Le recourant n'indique pas sur quelles dispositions

constitutionnelles il fonde son recours, mais, comme il

qualifie la decision attaquee d'arbitraire, il entend sans

doute invoquer l'art. 4 CF. Cependant, si l'on se reporte

a son argumentation, on constate que cet arbitraire aurait

consiste uniquement dans le fait, par le tribunal, d'ordon-

ner une mesure qui se heurterait manifestement et a un

double titre au droit federa}. D'apres le recourant, il

serait en effet contraire au droit fooeral, d'une part,

de frapper d'indisponibilite un immeuble en garantie

d'une creance, autrement que sous la forme du sequestre

prevu par la loi sur la poursuite, et, d'autre part, d'exiger

dans un proces en divorce des smetes pour le paiement

de pensions alimentaires ou d'indemnites. Le recourant

ne conteste pas, en revanche, que la decision attaquee

ait pu etre prise selon le droit cantonal. Le seul moyen

qu'il fait ainsi valoir est en realite celui de la force deroga-

toire du droit federal, principe consacre par l'art. 2 des

dispositions transitoires de la Constitution federale. Il

Organisation der Bundesrechtspflege. N° 31.

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invoque d'ailleurs expressement ce principe dans son

son memoire. Au raste, s'il ne l'avait pas fait, le moyen

n'endevrait pas moins, d'apres la jurisprudence, etre

considere comme implicitement contenu dans celui tire

de l'art. 4 CF, lorsque ce dernier grief revient, comme en

l'espece, a soutenir que le droit eantonal a ete applique

au mepris du droit fooeral (RO 42 l 342; 64 I 199/200;

66 l 208).

Mais cela etant, le recourant amait dU. agir par la voie

du recours de droit eivil de l'art. 87 eh. 1 OJ. C'est ce

qui ressort de l'arret de la IIe Section civile, du 29 octobre

1925, dans la cause Kirchmeier contre Schenk (RO 51

III 192-195), selon lequel une ordonnance de mesures

provisionnelles rendue en derniere instance cantonale

dans un proces de nature civile portant au fond sur un

rapport de droit prive doit etre consideree comme rendue

dans une eause civile, au sens de l'art. 87 OJ, tout parti-

culii~rement lorsque la mesure provisionnelle ordonnee doit

produire des effets de droit civil. Or toutes ces conditions

sont realisees en l'espeee. En procooure vaudoise et dans

les causes de la competenee du tribunal de distriet, c'est

ce tribunal qui statuera, soit en premiere et unique instance,

soit en seconde et derniere instance, sur les requetes de

mesures provisionnelles (art. 44-48 CPC). Contre la deei-

sion du tribunal, il n'existe, sauf le cas d'incompetenee

(cf. Journ. des Trib. 1934 III p. 50), aucune voie de recours

cantonale (art. 517 et ss CPC). Dans le cas particulier,

il s'agit d'une mesure provisionnelle rendue dans un proces

de divorce, donc de nature civile, et la mesure attaquee

doit sortir des effets civils, puisqu'elle avait pour but

de restreindre le droit du recourant de disposer de ses

immeubles.

Il est vrai que, dans un arret Rosenthal du 6 mars 1915

(RO 41 I 204/5), la Cour de droit public s'est prononcee

sur un recours dirige contre un sequestre ordonne a titre

de mesure provisionnelle en vertu de la procOOure canto-

nale mais en violation du droit fooeral. Toutefois, outre

,

220

Staatsrecht.

qu'il s'agit d'un, arret tros anterieur a l'arret 51 III 192,

il faut relever que, dans cette affaire, le recourant invo-

quait la violation de l'art. 59 CF, non seulement en raison

de l'inadmissibilite du sequestre comme tel (ce qu'il ne

pouvait d'ailleurs faire en se fondant sur cette disposition

constitutionnelle qui, d'apres la jurisprudence, ne vise que

les sequestres anrerieurs a la LP : RO 41 1204; 40 I 495),

mais aussi en raison de son domicile (cf. cons. 1). Sur

ce point, la Section de droit public etait, de toute f3.9on,

competente.

En l'espece, le recourant n'avance aucun autre moyen

que celui de la force derogatoire du droit federaL Or

comme, a cet egard, la voie ordinaire du recours de droit

civil lui est ouverte, la voie extraordinaire du recours

de droit public lui est par Ia meme fermee. Le recours

forme par Convers est des lors irrecevable, en tant qu'il

se caracrerise comme un recours de droit public.

32. Auszug aus dem Urteil vom 17. November 1941 i. S. Egli-

Bührer und Genossen gegen Gemeinderat von Lachen.

Die staatsrechtliche Beschwerde ist in der Regel erst nach der

Erschöpfung des kantonalen Instanzenzuges zulässig. Das gilt

insbesondere auch für Beschwerden aus Art. 49 BV, z. B. für

solche wegen Heranziehung zu Kultussteuern. OG Art. 178.

En principe, le recours de droit public n'est recevable qu'apres

epuisement prealable des instanc6s cantonales. C'est le cas

notamment pour les recours fondes sur l'art. 49 CF, par exemple

ceux qui visent l'assujettissement aux impöts ecclesiastiques.

OJ art. 178.

In linea di massima, il ricorso di diritto pubblico e ricevibile

soltanto se tutte le istanze cantonali siano state previamente

adite. Ciö vale in particolare pei ricorsi basati sull'art. 49 CF,

per es. per quelli che concernono l'assoggettamento alle imposte

relative al culto. OGF art. 178.

A. -

Am 6. Juni 1941 stellte der in Lachen wohnende

Protestant Erwin Egli -Bührer bei der Gemeindekanzlei

Lachen das Gesuch, es möchte von seinem Gemeinde-

steuerbetreffnis der auf die Ausgaben der Gemeinde für

Organisatipn der Bundesrechtspflege. N° 32.

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die katholische Kirche fallende Betrag in Abzug gebracht

werden. Eine schriftliche Antwort auf diese Eingabe

soll dem Gesuchsteller noch nicht zugestellt worden sein.

B. -

Am 14. August 1941 haben E. Egli-Bührer und

23 weitere in der Gemeinde Lachen wohnhafte Protestan-

ten beim Bundesgericht einen staatsrechtlichen Rekurs

eingereicht mit dem Antrag: Der Gemeinderat Lachen

sei anzuweisen, die Vermögens-, Kopf- und Erwerbsteuer

entsprechend Art. 49 BV zu erheben und die Protestanten

von der indirekten Bezahlung der römisch-katholischen

Kirchensteuer zu befreien.

G. -

Auf eine Anfrage des Bundesgerichts vom 29.

August 1941 hat der Regierungsrat des Kantons Schwyz

am 30. Oktober 1941 folgendes mitgeteilt:

Der kantonale Instanzenzug sei nicht erschöpft. Von

den Rekurrenten sei das Begehren um Reduktion der

Gemeindesteuer beim Gemeinderat einzureichen, dessen

Entscheid nach den Vorschriften der Administrativpro-

zessordnung an den Regierungsrat weitergezogen werden

könne. Letzterer übe gemäss § 53· KV die Aufsicht über

die Gemeindeverwaltung, also auch den Bezug der Gemein-

desteuern, aus und entscheide gemäss § 54 KV letztin-

stanzlich die Rekurse in Verwaltungssachen.

Das Bundesgericht zieht in Erwägung :

2. -

Während das Bundesgericht ursprünglich den

staatsrechtlichen Rekurs, wenn eine Verletzung der

Bundesverfassung -

mit Ausnahme des Art. 4 -

oder

der Bundesgesetzgebung geltend gemacht wurde, regel-

mässig auch ohne Erschöpfung des kantonalen Instanzen-

zuges zugelassen hat, ist es mit der Zeit zu dem gegen-

teiligen Grundsatze übergegangen. Der staatsrechtliche

Rekurs, als ausserordentliches Rechtsmittel, darf nach der

neuern Praxis in der Regel erst ergriffen werden, wenn der

Rekurrent vorher die für die Beurteilung der Beschwerde-

gründe zuständigen kantonalen Instanzen durchlaufen hat