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66_III_49

BGE 66 III 49

Bundesgericht (BGE) · 1940-01-01 · Deutsch CH
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48 Sehuldootreibungs_ und KonknmrechL No 13. (BGE 42 III 58,ß2 III 137). Dies ist jedoch an die Voraus- setzung geknüpft worden, dass die betreffenden Gegen- stände im Gebrauch des Beschwerdeführers stehen und für ihn selbst unentbehrlich seien, dass also der Grund der Unpfändbarkeit in seiner eigenen Person gegeben sei. Auf die Lohnpfändung nach Art. 93 lässt sich eine solche Ausdehnung des Beschwerderechts nicht übertragen. Es fehlt die tatsächliche Beziehung zum Pfändungsgegenstand, da am Dienstverhältnis und demgemäss am Lohngut- haben andere Personen nicht beteiligt sind. Das mittelbare Interesse an einer möglichst weitgehenden Beschränkung der Lohnpfändung genügt nicht zur Zuerkennung eines Beschwerderechtes an die vom Schuldner zu unterstüt- zenden Angehörigen, zumal die Pfändung ihnen mitunter erst lange hinterher zur Kenntnis gelangt und es nicht angeht, die Pfändung solch nachträglicher Anfechtung auszusetzen. Gegenüber der Lohnpfändung muss es daher beim ausschliesslichen Beschwerderecht des Schuldners - abgesehen vom entgegengesetzten des Gläubigers - sein Bewenden haben. Der Schuldner hat ja auch alle Ver- anlassung, eine übersetzte Lohnpfändung anzufechten; verringert sich doch im selben Verhältnis wie der unpfänd- bare Betrag insgesamt auch sein Anteil daran gleich wie der Anteil jedes von ihm zu unterstützenden Familien- genossen. Die Ehefrau des Schuldners konnte demnach nur als dessen Stellvertreterin oder Geschäftsführerin Beschwerde führen. Erhoben sich Zweifel am Willen des Schuldners, der Beschwerdeführung zuzustimmen, so war eine Voll- macht oder Genehmigung von seiner Seite nachzuverlangen. Das erübrigte sich jedoch, da die Beschwerdeführung offenkundig auch in seinem Interesse lag und angesichts der ersten, von ihm persönlich eingereichten Beschwerde ohne Zweifel von ihm gebilligt wurde. Demzufolge kann auch auf den vorliegenden Rekurs an das Bundesgericht ohne weiteres eingetreten werden. • .. .. .. .. .. 4 .. ~ .. .. • .. .. .. .. .. .. • .. .. .. • • .. Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N0 14. 19

14. Auet elu 24 O4ltobre 1940 dans Ia cause Stromeyer S.l\. Suspension de.s poursuite.s a raison du service miUtaire (art. 57 LP, modifie par art. 16 ordonnance du Conseil fedcral du 17 octobre 1939 attenuant a titre temporaire le regime de l'exe- cution foreee).

1. Peu importe - que le service aecompli soit volontairc on obligatoire, - que le militaire puisse se conflacrer chaque jour a ses affaires durant ses heures de deeonsignation.

2. Le benefice de la suspension cesse de s'appliquer a une personne morale - lorsque le service militaire des personnes physiques qui la representent ordinairement se pro longe et qu'elle aurait eu motif et possibilite de designer d'autrcs representants, - Iorsque, depuis la mobilisation, la personne morale a eonfie le soin de la representer uniquement ades personnes astreintes au service militaire, en vue de se soustraire de la sorte a des poursuites. RechtsstiUstand wegen Militärdienste.s (Art. 57 SchKG-, geändert durch Art. 16 der Verordnung des Bundesrates vom 17. Oktober 1939 über vorübergehende Milderungen der Zwangsvollstrek- kung). I. Gleichgültig ist, . - ob der Militärdienst freiwillig oder als obligatOrIscher geleistet wird ; - ob der Militär sich jeden Tag in der Freizeit seinen privaten Angelegenheiten widmen kann.

2. Einer juristischen Person ist die Wohltat solchen Rechts- stillstandes nicht mehr zuzuerkennen, - wenn der Militärdienst der sie ordentlicherweise vertre- tenden physischen Personen sich hinauszieht und sie Grund und Möglichkeit zur Bestellung einer andern Vertretung gehabt hätte; - wenn die juristische Person seit der Mobilisation mit ihr~r Vertretung nur militärpflichtige Personen betraut hat, m der Erwartung, sich auf diese Weise Betreibungsvorkehren entziehen zu können. Sospensione degli atti e.secutivi a motivo deZ servizio mUitare (art. 57 LEF modificato dall'art. 16 dell'ordinanza 17 ottobre 1939 deI Consiglio federale che mitiga temporaneamente le disposizioni suU' esecuzione forzata).

1. E irrilevante - ehe il servizio compiuto sis volontario od obbligatorio ; - ehe il militare possa dedicarsi, ogni giorno, ai suoi affari durante le ore libere.

2. Una persona morale cessa di fmire deI beneficio della sospen- sione - quando il servizio militare delle persone fisiche ehe la rappresentano ordinarirunente si prolunga ed essa avrebbe avuto motivo e possibilita di designare altri rappresen- tanti;

5U Schuldhetrl'ibungs- und Konkursrecht. Xo 14. - quando, dlJ.lla mobilitazione, la persona morale ha affidato la sua rappresentanza unicamente apersone soggette al servizio miIitare, allo scopo di sottrarsi in tale modo ad aUi e,:;peut!vi. A. - Pierre Henry est Ie membre unique du Conseil d'administration de la S. A. ?es Charbonnages Reunis, a Geneve. La S. A. Stromeyer, a Bille, a requis une pour- suite contre la so eiere genevoise. Le commandement de payer d'abord notifie a ere annule par I'Office des pour- suites de Geneve, en raison du fait que l'administrateur unique de la sociere etait au service militaire et qu'ainsi la societe beneficiait de la suspension des poursuites. B. - La creanciere a porte plainte contre cette decision, en soutenant que la societe debitrice cherchait a tourner Ia loi : Avant la guerre, Ia sociere avait deux administra- teurs, a savoir, outre Pierre Henry, son pere, Fran90is Henry. Celui-ci s'est depuis retire. Trois semaines apres que Pierre a ete Iicencie du service militaire, la creanciere a requis la notification du commandement de payer, ensuite de quoi l'administrateur a repris du service comme volontaire. Il y a la un abus de droit manifeste. La debi- triee n'a d'ailleurs pas suspendu son exploitation; elle continue son activite par les soins d'un employe qui passe les commandes a d'autres maisons, qui etabIit des factures et d6livre des quittances. t Dans sa reponse, l'Office releve qu'au cours de son service actuel Pierre Henry peut consacrer chaque jour quatre heures a travailler pour Ia societe. L'Autorite cantonale de surveiIlance a rejete la plainte. O. - La soeiete creanciere a defere cette decision au Tribunal federal. Oonsiderant en droit :

1. - TI est sans importance, pour la suspension des poursuites a raison du service militaire, que ceIui-ci soit volontaire ou obIigatoire. La Ioi ne fait pas de distinction, et d'ailleurs la suspension n'est pas seulement dans l'interet du militaire, elle est aussi dans l'interet de l'armee. En Schuldbetr ibungs- und KOllkursre~ht. XO 14. .31 effet, le soldat qui est en butte ades poursuites se donnera difficilement tout entier a l'aceompIissement de ses devoirs militaires. De meme, la circonstance que le soldat peut se consacrer chaque jour a ses affaires durant ses heures de deconsignation ne suffit pas a lui faire perdre le benefice de la suspension, alors que, il est vrai, des interruptions prolongees du service volontaire pourraient avoir eette consequence d'apres la jurisprudence de la Chambre des poursuites et des faillites 1 •

2. - Le Tribunal federal a admis que l'art. 57 LP (modifie par l'art. 16 de l'ordonnance du Conseil federaI du 17 octobre 1939 attenuant a titre temporaire le regime de l'execution forcee) s'appIique aussi aux personnes morales, en tant que les personnes physiques qui les representent ordinairement se trouvent au service mili- taire. L'arret qui a fixe cette jurisprudence (RO 65 III

120) a toutefois reserve la question de savoir si la suspen- sion demeurait en force lorsque le service militaire de l'organe competent pour representer la sociere se prolon- geait et qu'il y aurait eu lieu et possibilite pour la so eiere de designer d'autres representants. Si cette question doit sans doute deja etre resolue par la negative, la suspension des poursuites doit a fortiori etre exclue lorsque, preeise- ment depuis Ia mobilisation, la sociere a confie le soin de la representer uniquement a une ou plusieurs personnes astreintes au service militaire, dans l'intention evidente de se soustraire de la sorte ades poursuites. Or e'est ce qu'affirme ici la recourante. TI est vrai qu'elle ne le fait d'une maniere circonstanciee que dans son recours; aussi le Tribunal federal ne peut-il tenir compte des allegations nouvelles qu'elle y avance. Mais sa plainte est deja suffisamment precise a cet egard; on y pe~t lire en effet que, depuis la mobilisation, le second ad1ll1- nistrateur, Fran90is Henry, a « disparu». La cause doit des lors etre renvoyee a l'Autorire cantonale pour verifier cette affirmation. Si celle-ci se revele exacte et si la C011- 1 RO 66 III 36.

. l:! Stundung für die Hotel· und die Stiekereündustrie. No 15 • centration des pouvoirs dans les mains de Pierre Henry n'etait pas imposee par des circonstances independantes de la volonte des actionnaires, le benefice de la suspension devra etre refuse. S'il ne doit l'etre pour ce motif, l'Auto- rite cantonale recherchera si la societe debitrice n'aurait pas eu la possibilite, le service' militaire de son administra- teur se prolongeant, de charger une autre personne de la representer ; dans ce cas egalement, libre cours devrait etre donne a la poursuite. Par ces motifs, la Chambre des Pmtrsuites et des Faillites prononce : La recours est admis, la decision attaquee est annuIee et la cause renvoyee a l'Autorite cantonale pour qu'elle statue a nouveau dans .le sens des considerants. B. Stundung für dia Hotel- und die Stickereiindustrie. Sursis on faveur da l'industrie hOteliere et de la broderie. BESCHEID DER SCHULDBETREIBUNGS- UND KONKURS KAMMER AVIS DE LA CHAMBRE DES POURSUITES ET DES FAILLITES

15. Bescheid vom 14. Oktober 1940 an die Schuldbetreibungs- und Konkurskommission des Obergerichtes des Kantons Luzern. Stundung für die Hotel· und Stickereiindustrie, Verordnung des Blmdesrates vom 3. November 1939, * Vorverfahren .gemäss Art. 17/18: Die Nachlassbehörde oder deren Präsident kann

* Nlffi ersetzt durch Verordnung vorn 22. Oktober 1940 über vorübergehende rechtliche Schutzmassnahmen für die Hotel- lffid die Stickereiindustrie ; vg1. deren Art. 42 ff. Stundung für die Hotel. und clie StiekereiinduHtrie. :-;0 1;;. .:;3 die Ein8tellung der Betreibungcn in angpm(·s,.;ener Weis!> befristen, in dem Sinne, da8il beim Ausbleiben des Berichtes der Schweizerischen Hotel-Treuhand-Goflellschaft nach Ablauf der Frist unverzüglich die mündliche Vl,rhandlung nach Art. I!} der Verordnung angesetzt werde. 8ursis en faveur de l'industrie hoteliere et de La broderie. Ordonl1ance du Conseil fooeral du 3 novembre 1939. * Procedure prelimi- naire seI on les art. 17 et 18: L'autorite de concordat ou son president peut limiter le surflifl a lffi delai convenable et decidel' en meme temps que les debats oraux de l'art. 19 auront lieu sitöt apres l'expiration du delai lors meme que la Societe fiduciaire suisse de l'indufltrie höteliere n'aurait pas depose son preavis. Moratoria a favore dell'industria alberghiera e dei ricami. Ordinanza 3 novembre 1939 deI Consiglio federale. ** Procedura pre- liminare a'sensi degli art. 17 e 18 : L'autorita dei concordati o il suo presidente pub limitare la 8ospensione degli atti ese- cutivi a lffi termine ragionevole, ordinando che la procedura orale prevista dall'art. 19 avra luogo subito dopo la scadenza deI termine, anche se la Societa fiduciaria svizzera degli alberghi non avra. presentato il suo preavviso. Die eingangs erwähnte Behörde des Kantons Luzern sah sich veranlasst, der Schweizerischen Hotel-Treuhand- Gesellschaft (SHTG) am 17. September 1940 die dieser seit dem 24./27. Januar d. J. zur Vernehmlassung gemäss Art. 17/18 der Verordnung übermittelten Fälle in Erinne- rung zu rufen und auf die Reklamationen zahlreicher Gläubiger hinzuweisen. « Auf alle Fälle wird verhindert werden müssen, dass die einstweilige Sistierung der Betreibungen wegen Verzögerung des Verfahrens auf eine längere Stundung hinausläuft, als sie bei materieller Erledigung der Gesuche bewilligt werden könnte.)) Die SHTG antwortete darauf, die Verzögerung sei der grossen Geschäftslast zuzuschreiben. In dem aus dem Monat Januar stammenden Fall werde voraussichtlich die Ver- nehmlassung in der ersten Hälfte Oktober erstattet

* Actuellement remplacee par l'ordonnance instituant des me- sures juridiques temporaires en faveur de l'industrie höteliere et de la broderie, du 22 octobre 1940 (cf. art. 42 et suiv.). ** Ora sostituita dall'ordinanza 22 ottobre 1940 ehe isti- tuisce misure giuridiche temporanee a favore dell'industria degli alberghi e di quella dei ricami; vedi art. 42 e s.