Volltext (verifizierbarer Originaltext)
164
Obligationenrecht. No 32.
acte authentiqu,e, il ne faut pas voir dans le mandat une
promesse de ven.dre distincte, mais une obligation decou-
lant de la nature du rapport qui lie les parties, obligation
que celles-ci n'ont meme pas besoin de prevoir, car elle est
statuee par la 10i (art. 400 CO). Par ailleurs, le mandataire
n'agit pas dans son propre inMret, de sorte qu'il n'a pas
besoin d'une protection speciale. Quant au mandant lui-
meme, il se propose certes d'acquerir l'objet qu'il charge
le mandataire de se pro eurer; mais, sauf stipulations parti-
culieres, il ne s'y oblige pas ni envers le mandataire, ni
envers le tiers; il est en mesure, en revoquant le mandat
(art. 404 CO), d'empecher la passation de la vente. Il faut
reserver le cas Oll le mandant renoncerait -
dans la
mesure compatible avec les art. 404 et 34 al. 2 CO -
a son
droit de revoquer le mandat ou la procuration et s'obli-
gerait ainsi pratiquement a reprendre le marche; les parties
eluderaient de la sorte, au prtSjudice du mandant, la forme
authentique destinee a proMger le promettant-acheteur.
D'autre part, le Tribunal federal a deja fait une exception
pour le cas Oll le mandat tendrait a rendre possible la con-
clusion d'un contrat de vente qui, sans cela, echouerait
devant l'exigence de la forme authentique (RO 64 II 229).
On n'est pas, en l'espece, en presence d'hypotheses de ce
genre. Le mandat donne au defendeur le 3 janvier 1938
etait par consequent valable sans l'observation de la forme
authentique.
32. ArrM de Ja Ire Section eivile du 20 septembre 1939
dans Ia causa PeroDes-Square S. A. c. SoefeU cooperative Cobae.
Un vice du consentement peut, en principe, entramer la nuUiM
du ccmtrat de credit a reNne dillen.
Ein Willensmangei kann grundsätzlich die Unverbindlichkeit des
Bausparvemages nach sich ziehen.
Un vizio deI consenso puo portar seco, in Iines di maasima, Ia
nullitA deI contmtto di credito a termine dilferito.
Obligationenrecht. No 32.
16.5
Resume des faits :
En 1935 et 1936, la S. A. Perolles-Square a conclu avec
la SocieM cooperative Cobac (appelee ci-dessous « la
Cobac ») divers contrats da credit a terme difJere. En 1937,
elle actionna la Cobac en nulliM de ces contrats, qu'elle
pretendait avoir eM induite a conclure par le dol de l'agent
acquisiteur de la defenderesse.
Le juge cantonal ayant admis partiellement les conclu-
sions de la demande, les deux parties ont recouru en
reforme au Tribunal f{ideral. Celui-ci a rejeM les deux
recours.
Extrait des motifs :
1. -
Il s'agit, en l'espece, uniquement de rechercher
si les contrats de cremt conclus entre les parties sont nuls
en raison de l'erreur essentielle dans laquelle la demande-
resse se serait trouvee ou encore en raison d'un dol dont
repondrait la defenderesse. L'examen de cette question
serait superflu et la demanda devrait etre rejetee des
l'abord dans le cas Oll les vices du consentement et, en
particulier, l'errellr essentielle ou le dol ne pourraient, en
principe, entramer la nulliM du contrat de credit a terme
differe, tel que le prevoient l'amM du Conseil f{ideral du
29 septembre 1934 et l'ordonnance de la meme autoriM
du 5 fevrier 1935. Le Tribunal f{ideral a, sans doute, juge
qu'il en est ainsi en matiere da souscription d'actions d'une
socieM anonyme (ATF 39 II 534, 64 II 281). Mais si les
contrats de credit a terme differe concIus par une meme
cai$se sont, dans une large mesure, interdependants, Ieur
interdependance, toutefois, est purement economique et
leurs differents titulaires, a la difference des souscripteurs
d'actions, ne sont lies entre eux ni ex contractu ni ex lege.
Ils peuvent des lors concIure d'un vice du consentement
a la nulliM du contrat. Cette solution s'impose d'autant
plus que l'arreM du 29 septembre 1934 et l'ordonnance du
166
Obligationenrecht. NO 33.
5 fevrier 1935 tendent a augmenter et non point a dimi-
nuer, dans le domaine special dont il s'agit, la protection
que le droit cdmmlm assure au contractant.
33. Urteil der I. Zivilabteilung vom 24. Oktober 1939
i. S. Gaisser gegen Prefslg.
Verjährung8'Unterbrechung
durch Ladung zum Sühnever8'Uch,
Art. 135 Ziff. 2 OR. Massgebend ist nieht' die Zustellung der
Ladung an den Beklagten, sondern die Stellung des Begehrens
um Ladung durch den Kläger; Postaufgabe genügt.
Interruption de la pi-e8cription par une citation devant le juge conci-
liateur. Art. 135 eh. 2 CO. Ce n'est pas Ja notifieation de Ja
citation au defendeur qui est deeisive, mais Ja presentation par
Ie demandeur, de ]a requete tendante a la citation; la eon-
signation de Ja requete a la poste suffit.
Interruzione della pre8t;rizione mediante citazione davanti cdl'ufliciQ
di concüiazione. Art. 135 eura 2 CO. Determinante non e
l'intimazione deUa eitazione al eonvenuto, ma Ja presentazione
deUa domanda di citazion,e da parte dell'attore; basta Ia
. consegna delIa domanda alJa posta.
AU8 dem Tatbestand :
Der Beklagte hatte über den Kläger, seinen ehemaligen
Angestellten, eine ungünstige Auskunft erteilt. Der Kläger
belangte i1m deshalb wegen Verletzung in den persönlichen
Verhältnissen auf Schadenersatz. Das Obergericht des
Kantons Appenzell A. Rh. ~ahm an, dass ein allfälliger
Anspruch des Klägers verjährt sei. Das Bundesgericht
weist die Verjährungseinrede des Beklagten ab.
A U8 den Erwägungen:
Der Kläger hat von der in Frage stehenden Auskunft
nach der das Bundesgericht bindenden Feststellung der
Vorinstanz frühestens am 16. April 1935 Kenntnis erhalten.
Da eine unerlaubte Handlung in Frage steht, wäre gemäss
Art. 60 Abs. I OR die Verjährung mit dem Ablauf des
16. April 1936 eingetreten. An diesem Tage hat indessen
der Kläger durch Zuschrift an das zuständige Vermittler-
Obligationenrecht. N° 33.
167
amt die Abhaltung eines Vermittlungsvorstandes nach
Massgabe von Art. 56 ff. ZPO für den Kanton Appenzell
A. Rh. verlangt. Die Vorinstanz hat jedoch den Eintritt
der Verjährung angenommen, weil die Ladung durch das
Vermittleramt, auf die es ankomme, erst am 17. April
1936 ergangen sei. Zu dieser Auffassung ist die Vorinstanz
durch wörtliche Auslegung der Bestimmung von Art. 135
OR gelangt, dass die Verjährung unterbrochen werde
« durch Ladung zu einem amtlichen Sühneversuch »;
. laden, d. h. eine Vorladung erlassen, könne aber nur die
Behörde (so auch BECKER, N. 7 zu Art. 135 OR, sowie
OSER-SCHÖNENBERGER, N. 16 zu Art. 135 OR). Diese Aus.
legung erweist sich jedoch als zu eng. Wie in der Auf-
zählung der übrigen verjährtmgsunterbrechenden Hand-
lungen in Art. 135 Ziffer 2 OR zum Ausdruck kommt, ist
für die Unterbrechung der Verjährung stets ein Handeln
der Partei entscheidend. Schuldbetreibung, Klage,. Ein-
rede setzen alle ein Tätigwerden des Trägers des von der
Verjährung bedrohten Anspruches voraus. Es ist daher
innerlich durch nichts gerechtfertigt, im Gegensatz zu die-
sen Fällen bei der Ladung zum Sühneversuch nicht das
Handeln der Partei, sondern die Verfügung einer Amts-
stelle als massgebend anzusehen, insbesondere wenn man
in Betracht zieht, dass im Zeitpunkt des Erlasses des OR
von 1881 nach einer Anzahl von Prozessrechten unter dem
Einfluss einer auf die Spitze getriebenen Verhandlungs-
maxime die Ladung durch den Kläger selbst vorzunehmen
war (vergl. ENDERLIN, Das Sühneverfahren. im schwei-
zerischen Recht, S. 64). Die von der Vorinstanz vertretene
Auffassung würde überdies zu dem äusserst stossenden
Ergebnis führen, dass unter Umständen die Nachlässigkeit
eines Sühnebeamten eine Anspruchsverjährung bewirken
könnte. Ferner müsste im Anwendungsgebiet des einheit-
lichen schweizerischen OR eine Partei zur Unterbrechung
der Verjährung je nach der schnelleren oder langsameren
Ladungsmöglichkeit unter Umständen schon geraume
Zeit vor Ablauf der Jahresfrist des Art. 60 OR tätig