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62_I_189

BGE 62 I 189

Bundesgericht (BGE) · 1936-01-01 · Deutsch CH
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Strafrecht.

Zweck die bes~ende Verkaufsorganisation. Der Kassa-

tionskläger muss die Produkte bei der Helvag A.-G. be-

stellen, welche ~ie ins Lagerhaus Genf liefert, wo sie ins

Eigentum des Bestellers übergehen. Die Helvag A.-G.

verrechnet ihm den im Zeitpunkt der Bestellung gültigen

Deta.ilverkaufspreis, der 30 Tage nach Ausstellung der

Faktura zu zahlen ist, wobei aber dem Besteller ein Rabatt

von 67 % % und bei Erreichung eines bestimmten Jahres-

umsatzes ein nach dem Umfange desselben gestaffelter

Superrabatt gewährt wird.

Angesichts dieser Abmachungen kann nicht zweifelhaft

sein, dass der Kassationskläger die in Frage stehenden

Artikel von der Helvag käuflich übernehmen und sie auf

seine Rechnung an die Kunden weiter verkaufen soll.

Daran ändert auch die Tatsache nichts, dass er nach Art. 3

des Vertrages verpflichtet ist, seine ganze Zeit und Arbeits-

kraft dem Vertrieb der Fuller- und Luhanartikel zu widmen

und dass er in der Ansetzung seiner Verkaufspreise nicht

frei ist; denn die Helvag A.-G. als Lieferantin der zu ver-

treibenden Waren hatte natürlich auch nach der Einräu-

mung des Verkaufsrechtes ein Interesse an einem möglichst

grossen Umsatz und machte daher, trotzdem sie den Detail-

verkauf aufgab, für den Vertrieb bestimmte Vorschriften.

Demnach erkennt der Kassa;tionshol:

Die Nichtigkeitsbeschwerde wird abgewiesen.

l\fotorfahrzcug- und Fahrradverkehr. No :19.

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ll.MOTORFAHRZEUG-UNDFAHRRADVERKEHR

CIRCULATION DES VEHICULES AUTOMOBILES

ET DES CYCLES

39. Arret da 130 Cour da c3ossation pen30le du 10 fevrier 1936

dans la cause Autobus Laus3onnois S.A.

contre Conseil d'Et3ot du ca.nton du Vala.is.

La presenee d'un signal reglementaire est une eondition d'appli-

cation absolue pour les regles de eireulation partieulieres ou

Ioeales (eoncernant les arteres ferme8s a la eireulation, le sens

unique, la limitation du poids des vehieules, ete.), que les

cantons sont libres d'edieter en vertu de l'art. 3 aI. 2 LA.

A. -

Aux termes de l'ai't. 1 al. 3 de l'ordonnance

cantonale d'execution pour le canton du Valais (23 mai

1933), les competences que l'art. 3 de la loi federale du

15 mars 1932 sur la circulation des vehicules automobiles

et des cycles confere aux cantons (restrietions a la circu-

lation) sont confit~es au Conseil d'Etat. Le 6 avril 1935,

le Conseil d'Etat a edicte un arrete dans lequel il a notam-

ment designe un certain nombre de routes secondaires.

sur lesquelles la circulation est interdite aux vehicules

automobiles d'un poids superieur a 7,0 tonnes et d'une

largeur plus grande que 2,10 metres. Sous N° 6 de cette

liste est designee la route de Viege a Stalden et St-Nicolas.

D'autre part, l'art. 23 de l'ordonnance cantonale d'execu-

tion du 23 mai 1933 (precitoo) dispose que la repression

des infractions aux prescriptions qu'elle contient aura

lieu d'apres les normes de l'art. 58 LA.

B. -

La restriction de poids et de largeur mentionnoo

dans l'arrete precite n'avait pas ete indiquee au public

par un signal ad hoc sur la route de Viege a Stalden, a la

date du 17 aout 1933. Ce jour-la, le chauffeur Peytrequin,

de l'entreprise Autobus Lausannois S. A., a parcouru

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Strafrecht.

eette route en cqnduisant un camion suivi d'une remorque,

d'un poids totaIde 15709 kilos.

A la suite de ces faits, la S. A. des Autobus Lausannois

a eM condamnee a 10 francs d'amende par le Departement

de police du canton du Valais (decision du 28 aout 1935),

Sur recours, le Conseil d'Etat valaisan a confirme cette

condamnation par prononce du 25 octobre 1935.

C. -

Par acte depose en temps utile, la S. A. des Autobus

Lausannois s'est pourvue en nulIiM a la Cour de cassation

du Tribunal federal. Elle conclut a l'annulation du pro-

nonce attaque et a la suppression de l'amende, le tout

sous suite de depens.

Considerant en droit :

1. -

L'art. 3 al. 1 et 2 LA a la teneur suivante :

« Les cantons peuvent interdire completement ou

restreindre temporairement pour les vehicules automo-

biles et les cycles l'usage de toutes les routes qui ne sont

pas de grand transit, ou de eertaines d'entre elles, en tant

que la Confederation n'en a pas besoin pour son service.

Avant d'edicter des restrictions a titre durable ou perio-

dique, ils prennent l'avis du Conseil federal.

» Les cantons peuvent edicter d'autres restrietions pour

certaines routes, lorsque la securiM de la circulation ou

la structure de la route l'exigent. Les restrietions durables

peuvent, dans les trente jours des leur publication, etre

l'objet d'un recours au Conseil federal. »

En edictant des prescriptions, conformement aux pou-

voirs que cet article leur confere, les cantons agissent en

vertu de l'autonomie legislative qui leur est reservee dans

ce domaine. Neanmoins il va sans dire que, quand ils

appliquent l'art. 3 LA, les cantons ne peuvent prendre

des dispositions qui contreviennent aux regles generales

de cette loi elle-meme. Une de ces regles generales est

contenue a l'art. 4 al. 1 LA en ces termes:

({ Les routes seront pourvues des signaux uniformes

prescrits par le Conseil federal. »

Motorfaruzeug. unel Faruradverkehr. No 39.

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C'est en application de cette derniere disposition que

le Conseil federal a promulgue, le 17 novembre 1932, une

ordonnance sur la signalisation routiere, avec une annexe

illustree qui en forme une partie inMgrante.

On peut se demander si l'art. 4 al. 1 LA est une simple

disposition d'ordre ou si, au contraire, il constitue une

regle imperative posant une condition sine qua non pour

Ia validiM des prescriptions federales ou cantonales

interdisant ou restreignant Ia circulation. Or cette question

ne peut pas etre resolue d'une f~on absolue par oui ou

par non. Au contraire, il y a lieu de distinguer entre

deux caMgories de regles sur Ia circulation routiere :

a) les regles generales, teIles que l'obligation de circuler

a droite, de depasser a gauche, de ceder Je passage aux

vehicules venant de droite, etc., qu'aucun automobiliste

roulant en Suisse n'a le droit d'ignorer. L'observation de

ees regles s'impose sans indication speciale a tous les

usagers de la route qu'elles concernent.

b) Mais, a eöte de ces regles generales, il y a de multiples

prescriptiorM particulieres ou locale~ (regles eoncernant les

arteres fermees a la

circulation automobile, le sens

unique, l'interdietion de stationner, ete.). Ces preserip-

tions varient d'un eanton a l'autre et meme d'une

localite a l'autre, et leur application depend de cireons-

tanees de lieu, de saison, etc., qui sont laissees a l'ap-

preciation des autorites. Il serait maMriellement impos-

sible aux automobilistes roulant en Suisse de se ren-

seigner sur toutes ces reg)es, eparses dans des ordonnan-

ces, reglements, etc. federaux, cantonaux et communaux.

C'est la raison pour laquelle le legislateur a voulu que

lesdites prescriptions fussent indiquees aux usagers par

le moyen d'une signalisation routiere uniforme. Des lors,

il n'est pas douteux qu'il ait voulu faire de l'existence

des signaux ad hoc une condition d'application des regles

particulieres dont il est question ici; l'automobiliste

n'est tenu d'observer ces prescriptions que la ou elles

sont indiquees par des signaux; en l'absence de ceux-ci,

192

Strafrecht.

il ne peut etre mJs en contravention pour les avoir violees,

et, s'il est condamne en pareil cas par les autorites canto-

nales, il pourra se pourvoir en nullite aupres de la Cour

de cassation du Tribunal federal (art. 269 LFPP).

Les dispositions de l'arrete valaisan du 6 avril 1935

relatives a la limitation du tonnage et de la largeur des

vehicules automobiles sont des regles de la seconde cate-

gone. Selon ce qui vient d'etre dit, elles ne sont donc

applicables, conformement a l'art. 4 al. 1 LA, que sur

les routes ou les autorites cantonales ont pris soin de

faire placer des signaux ad hoc, en vertu de l'ordonnanc

du 17 octobre 1932, notamment de l'art. 3 de ladite

ordonnance.

01' il est constant que les signaux N°S 15 et 16 n'etaient

pas places sur la route de Viege a Stalden le 17 aoftt 1935.

Des lors, les vehicules plus lourds que 7,5 tonnes et plus

larges que 2,10 metres pouvaient passer par cette route,

sans que le detenteur ou le conducteur fUt passible d'lIDe

amende. La condanmation infligee par le Conseil d'Etat

valaisan a Ia S. A. des Autobus Lausannois viole donc

l'art. 4 al. 1 LA et, par ce motif, elle doit etre annulee.

Cette annulation entralne Ia liberation totale, que la

Cour de ceans peut prononcer elle-meme sans avoir besoin

de renvoyer l'affaire aces fins a l'autorite cantonale

(art. 276 al. 3 LFPP).

Par cetJ motijs, le Tribunal j6Ural prononce :

Le pourvoi est admis. La decision prise le 25 octobre

1935 par le Conseil d'Etat duCanton du Valais est annulee.

La S. A. des Autobus Lausannois est liberee de toute

peine.

Mototfahrzeug. und Fahrradverkehr. N0 4.0.

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40. Urteil des Xassassionshofes vom 12. Oktober 1936

i. S. Donat gegen Aargau, Staatsanwaltschaft, und Ialer.

Leg i tim at ion ues Privatstrafklägers zur Kassationsoo-

schwerde. (Art. 270 BStrP.)

.

V 0 l'tri t t s r e c h t: Begriff der Gleichzeitigkeit.

(Art. 27

MFG.)

A. -

Am 24. Juli 1935 fuhr Donat mit seinem Auto

auf der Nebenstrasse von Anglikon her gegen die Über-

landstrasse Lenzburg-W ohlen, in der Absicht, nach links

(Richtung Wohlen) in dieselbe einzuschwenken. Obgleich

er auf derselben aus der Richtung von Lenzburg her ein

Automobil heranfahren sah, vollzog er die Einschwenkung

in der Annahme, er habe noch genügend Zeit hierzu.

In der Tat gelang es ihm, noch auf die rechte Fahrbahn

-

ob vollständig oder nur ungefähr steht dahin -

zu

gelangen, als sein Wagen ungefähr 22 m nach der Ein-

mündung der Seitenstrasse vom Auto Isler hinten rechts

angefahren und beschädigt' wurde. Isler hatte vor dem

einschwenkenden Wagen -

22 m vor der Kreuzung -

abgestoppt, aber bei der eingehaltenen Geschwindigkeit

nicht vor dem Zusammenstoss anhalten können. Die

angehobene Untersuchung führte zur Anklage gegen

Donat, während der Staatsanwalt Einstellung des Ver-

fahrens gegenüber Isler beantragte, worauf Douat als

Privatstrafkläger vorging.

B. -

Durch Urteil des Obergerichtes des Kantons

Aargau vom 22. Mai 1936 wurde Donat der Übertretung

der Art. 27 Abs. 2 und 25 Abs. 1 MFG schuldig erkannt

und zu einer Busse von 20 Fr. verurteilt, !sler dagegen

freigesprochen.

Zur Begründung führt es aus, dass Donat das Vortritts-

recht Islers nicht genügend beobachtet habe; nach den

Umständen habe er sich sagen müssen, dass das Auto

IsIer, das er heranfahren sah, eine bedeutende Geschwin-

digkeit haben müsse (welche die Vorinstanz .. auf jener

ausgezeichneten Landstrasse nicht als unzulässig be-

AS 62 1- 1936

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