Volltext (verifizierbarer Originaltext)
U6
Obligationenrecht. N0 37.
'Veisung verb~nd, auf einzelnen Ausgaben der Anleihe
den Zins nur nach Massgabe des Nennwertes auszurichten,
so war die Beklagte als biosse Mittelstelle zwischen Gläu-
biger und SchUldner an diese die Weiterleitung der Zah-
lungen betreffenden Weisungen nur dann nicht gebunden,
wenn sie eine durch nichts zu rechtfertigende Verletzung
der vertraglichen Bestimmungen bedeuteten. Diese Vor-
aussetzung war hier jedoch nicht erfüllt; denn aus der
Begründung, welche das Deutsche Reich für sein Vorgehen
gab, das allerdings unbestreitbar eine Verletzung sowohl
der Gold- wie der pari-passu-Klausel darstellte, ist ersicht-
lich, dass diese Massnahme den Charakter einer unter dem
Gesichtspunkt des Völkerrechtes angeordneten Repressalie
gegenüber jenen Staaten haben sollte, die ihrerseits von
der Goldwährung abgegangen und unter Missachtung von
mit Goldklauseln versehenen Verpflichtungen die Inte-
ressen von Angehörigen des Deutschen Reiches geschädigt
hatten. Ob dem Deutschen Reich ein solches Repressalien-
recht zustand oder ob die Nichteinhaltung der Vertrags-
bestimmungen auch völkerrechtlich betrachtet unerlaubt
war, hatte die Beklagte nicht zu entscheiden. Dass ihr
eine so weitgehende, die Funktionen einer Zahlstelle und
einer Vertreterin der Obligationäre an Bedeutung weit
übersteigende Befugnis habe eingeräumt werden wollen,
darf mangels einer klaren und unmissverständlichen Be-
stimmung dieses Inhaltes im Anleihensvertrag nicht ver-
mutet werden. Der Beklagten musste vielmehr genügen,
dass der Standpunkt des Reiches nicht offensichtlich un-
haltbar war. Als ihre Proteste und Vorstellungen, die sie
als Vertreterin der Obligationärinteressen pflichtgemäss
erhob, von der deutschen Regierung nicht beachtet wur-
den, blieb ihr nichts anderes übrig, als eine Verteilung der
Zinsen gemäss den Weisungen des SchUldners vorzuneh-
men. Da sie überdies noch die Ansprüche der benachtei-
ligten Obligationäre gegenüber dem Deutschen Reich aus-
drücklich vorbehielt, so kann von einer Verletzung ihrer
aus dem Anleihensvertrag fliessenden Pflichten gegenüber
Obligationenrecht. N° 38.
147
den Obligationären nicht die Rede sein, so dass sich die
Schadenersatzklage als unbegründet erweist.
d) Hätte die Beklagte entgegen der Weisung der deut-
schen Regierung von sich aus eine gleichmässige Verteilung
der Zinszahlungen in dem von der Klägerin angestrebten
Sinne vorgenommen, so hätte darin eine Verletzung der
Ansprüche derjenigen Obligationäre gelegen, deren Titel
auf Währungen lauteten, die beim Goldstandard verblieben
waren und welche nach dem Willen des SchUldners zum
Goldwert bezahlt werden sollten. Überdies hätte ein sol-
ches Vorgehen eine Verletzung der in Art. VI lit. ader
allgemeinen SchUldverschreibung enthaltenen Bestimmung
involviert, dass die Obligationäre auf jeden Fall den Nenn-
wert zu beanspruchen hätten. Dass diese Bestimmung in
erster Linie für den Fall eines Sinkens des Goldpreises
gedacht war, schliesst nicht aus, dass sie auch zu beachten
ist, wenn in einem anderen Zusammenhang die Möglichkeit
auftaucht, dass die Zahlungen den Nennbetrag nicht mehr
erreichen ...
38. Arret de la. Ire Sectien civile du 10 jllin 1936
dans la cause S. contre BaUlod.
Art. 45 et 60 CO. -
Perte de soutien. Prescription.
L 'acquittement du d6fendeur par le juge panal exclut l'a.pplica-
tion da l'art. 60, a.I. 2.
L'action en dommages-interets pour perte de soutien da l'enfant
posthume ne se prescrit en regle generale qu'A partir du jour
ou ij est etabli que le demandeur est l'enfant de la. victime de
l'accident.
A. -
Le samedi 17 octobre 1931, l'automobile du defen-
deur Baillod a atteint Georges S., a.ge de 20 ans et demi,
qui se tenait au milieu de la route a Versoix-Bourg. S.,
blesse a la tete, deoodale 21 octobre. Poursuivi pour homi-
eide par imprudence, le d6fendeur fut ac quitte par juge-
ment du 9 mars 1933.
Entre temps, par exploit du 7 janvier 1932, le pere de la
148
Obligationenrecht. N° 38.
victime, a reclame au defendeur 20000 fr. de dommages-
interets pour Perte de 8outien.
A l'epoque :de l'accident, Georges S. etait sur le point
d'6pouser Mlle X., enceinte de ses reuvres. Le mariage in
extremis envisage ne put etre celebre. L'enfant naquit le
21 f6vrier 1932. Le 12 mars de la meme annee, sa mere
ouvrit action en legitimation (art. 260 CC). L'enfant fut
d6clare legitime par jugement du 9 janvier 1933 et inscrit
le 10 du meme mois a l'etat civil sous le nom de Georges-
Jean S.
Le 14 novembre 1933, Mlle X. intervint dans l'instance
comme representante legale de l'enfant, et reclama pour
lui 10000 fr. de dommages-interets a raison de la perte
de soutien. L'intervention fut admise par jugement du
11 d6cembre 1933.
Le defendeur conclut au d6boutement des demandeurs,
en opposant en outre a la demande du petit S. l'exception
de prescription (art. 60, al. 1 CO).
Par jugement du 31 octobre 1934, le Tribunal de Ire ins-
tance de Geneve a deboute S. pere, rejete l'exception de
prescription (le d61ai de l'action penale etant de 3 ans,
art. 60 al. 2 CO), mais deboute neanmoins Mlle X. q. q. a.,
la rente mensuelle de 31 fr. 95 versee par la Caisse nationale
etant suffisante, a raison de la faute concomitante de la
victime, faute s'opposant au surplus a la reparation du
tort moral.
B. -
Devant la Cour de Justice civile du Canton de
Geneve, Mlle X. a amplifie sa demande en reclamant
encore 5000 fr. pour tort moral et 500 fr. pour participation
aux honoraires d'avocat.
Par arret du 28 fevrier 1936, la Cour a condamne le
defendeur a payer au demandeur S. pere une indemnite
de 2500 fr. pour perte de soutien, deboute la demanderesse
Mlle X. q. q. a. et mis a sa charge les depens necessit6s
par son intervention.
La cour admet comme les premiers juges que la respon-
sabilite de l'accident incombe pour moitie au defendeur
et pour moitie a la victime. Elle estime que le delai de pres-
Obligationenrecht. N° 38.
U9
cription est d'un an (art. 60, al. 1 CO), le juge civil etant li6
par la decision du juge penal en ce qui concerne la punis-
sabilite de l'acte dommageable (RO 38 II p. 484 et 44 II
p. 176). Le deoos de G. S. remontant au 21 octobre 1931,
1'action de l'enfant a eM intentee trop tard le 14 novembre
1933.
G. -
Mlle X. q. q. a. a seule recouru contre cet arret
au Tribunal f6deral. Elle conclut a la condamnation du
defendeur a lui payer pour son enfant la somme de 10000
francs avec interets de droit des le 17 octobre 1931 et
d6pens.
L'intime a conclu au rejet du recours.
Gonsiderant en droit :
1. -
La recolirante n'invoque plus le deuxieme alinea
de I'art. 60 CO. Avec raison. D'apres la jurisprudence citee
par la Cour cantonale (voir aUBsi I'arret Kottelat c. Lachat,
du 4 octobre 1932, J. d. T. 1932 p. 579), l'acquittement
du defendeur par le juge penal exclut l'application de l'art.
60 al. 2.
2. -
Aux termes de l'art. 60, al. l er, l'action en dom-
mages-interets Oll en reparation du tort moral se prescrit
par un an a compter du jour on la partie Iesee a eu con-
naissance du dommage et de la personne qui en est l'auteur.
Et par «connaissance du dommage» la jurisprudence
entend, sinon la connaissance precise de toute l'etendue
du dommage, du moins la connaissance d'un dommage
pouvant justifier une action en justice (RO 32 II p. 177,
34 II p. 29, 42 II p. (6).
La Cour de Justice civile a fait partir le delai du jour
on le jeune S. est deced6. Ce point de d6part serait juste
si la demanderesse agissait en son nom personnel et recla-
mait pour elle la reparation du dommage cause par la
perte d'un soutien actuel ou futur.
La date du deoos ne peut en revanche etre admise comme
point initial de la prescription lorsque, comme en l'espece,
il s'agit de l'action en dommages-interets de l'enfant
posthume.
150
Obligationenrecht. No 38.
TI est exact ~ue la demande en paternire tendant ades
prestations en faveur de l'enfant (art. 319 CC) aurait pu
etre formee avant la naissance de l'enfant (art. 308 CO)
contre les heritiers du pare presume (art. 307 CC), mais
tant que cette action ou l'action en legitimation (art. 260
CO) n'avait pas abouti, ou, encore, que l'enfant n'avait pas
ere reconnu par son grand-pere paternel (art. 303 00), la
filiation, illegitime ou legitime, etait hypothetique; il
n'existait aucun lien entre l'enfant et son pere pretendu,
et tant qu'il en etait ainsi, on ne pouvait dire que le defunt
aurait eu le devoir de subvenir ou de contribuer, ni meme
qu'll aurait de fait subvenu ou contribue a l'entretien de
l'enfant (cf. RO 54 II p. 17). Aussi 10ngtemps donc que
cette question etait eil suspens, l'existence meme d'un
dommage etait douteu~e et partant l'action en reparation
ne pouvait etre intentee utilement contre l'auteur de
l'accident. Oar si la filiation n'avait pas ere etablie, l'enfant,
n'ayant pas la victime pour pere, n'eut pas ere lese par le
deoos. La prescription n'a donc commence de courir qu'a
partir de la constatation que le demandeur est bien le fils
de la victime de l'accident. Or, entre la date du jugement
de legitimation et celle de l'intervention de la deman-
deresse dans l'action, il ne s'est pas eco~e une annee, en
sorte que l'action a ere introduite en temps utile.
Le Tribunal federal n'a pas a examiner, dans la presente
espece, si le point de depart de la prescription eut ere diffe-
rent au cas ou le defunt auraitpris par avance l'engagement
d'assister l'enfant a naitre. Oette hypothese n'est pas
realisee, et c'est la legitatimation seule qui a fait constater
que le demandeur avait perdu un soutien.
Oomme les pieces du dossier ne permettent pas de statuer
d'ores et deja sur le fond de la demande, il y a lieu de ren-
voyer la cause a la Cour de Justice civile.
Par ces moti/s, le Tribunal tediral
admet le recourset, annulant l'arret attaque en tant
qu'il a d6boure la demanderesse q. q. a., renvoie la cause
a la Cour cantonale pour nouveau jugement.
j
I
,,-
Obligationenrooht. No 39.
151
39. Auszug aus dem Urteil der I. Zivilabteilung
vom 23. Juni 1936 i. S.14org~n gegen Bucher" eie und Meier.
Haft u n g des Gas t - u. S t a 11 wir t e s, Art. 487 ff OR.
1. Der Inhaber einer Gar a g e, die sich nach aussen als
ö f f e n t I ich e präsentiert, haftet für einen eingestellten
Wagen als Stallwirt gemäss Art.490 OR. Erw. l.
2. Führt ein Angestellter der Garage mit dem eingestellten
Automobil eine Schwarzfahrt aus, so kann dem Automobilisten
nicht als Sei b s t ver s c h u I den angerechnet werden,
dass er den Wagen nicht abgeschlossen u. den Ziindungs-
schlüssel stecken gelassen hat. Erw. 2.
A. -
Die ErstbekIagte, Bucher & Cie A. G., in Luzern,
betreibt ein Reise- und Transportunternehmen Init einem
grösseren eigenen Autopark. Sie, bezw. ihre Rechtsvor-
gängerin, die Firma Bucher & Oie, hatte an der Voltastrasse
ein Gebäude geInietet, das als Reparaturwerkstätte und
Garage für ihre Automobile benutzt wurde. Neben dem
Eingang zur Garage war in grossen Lettern eine Auf-
schrift angebracht: « Auto-Garage Bucher & OIe, Auto-
Reparatur-Werkstätte ».
Im Oktober 1934 verlegte die Erstbeklagte den Betrieb
nach Horw, benutzte aber daneben die Liegenschaft an
der Voltastrasse weiter und liess die Affiche am Gebäude
stehen.
B. -
Samstag, den 17. November 1934 kam der Kläger
Robert Morgen von Winterthur Init seinem Personen-
automobil nach Luzern, wo er bei der ihm befreundeten
Familie Lang, Voltastrasse 52, abstieg. Durch Vermittlung
Langs, der sich an den bei der Erstbeklagten angestellten
Franz Etterlin wandte, stellte er den Wagen in der Garage
ein. Etterlin liess sich dafür vom Kläger 2 Fr. bezahlen
und zeigte ihm die Stelle, wo der Garageschlüssel auf-
bewahrt werde, damit er am Morgen die Garage, die
unbewacht sei, selber öffnen könne. Der Kläger schloss
seinen Wagen nicht ab und liess den Zündungsschlüssel
stecken.
In der Nacht führte ein anderer Angestellter der Erst-