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46_II_345

BGE 46 II 345

Bundesgericht (BGE) · 1920-01-01 · Français CH
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311

Familienrecht. N° 57.

turns noch dadurch erhöht, dass die Beschwerdeführerin

an einer Lungenkrankheit leidet. Die Verarmungsgefahr

wird auch nicht etwa dadurch ausgeschlossen, dass die

Beschwerdeführerin verheiratet ist und ihrem Ehemann

die Pflicht obliegt, für ihren Unterhalt zu sorgen. Denn

dieser ist selbst kränklich und liegt zudem nicht ständig

einer geregelten Berufsarbeit ob.

5. - Angesichts des bestandenen Alters derBeschwerde-

führerin erscheint es allerdings zweifelhaft, ob durch die

Bevormundung ihrem lasterhaften Lebenswandel wirk-

sam entgegengetreten werden könne, ohne dass sie

d aue r n d interniert wird, was gestützt lediglich auf

die Entmündigung, d. h. wenn das kantonale Verwal-

tungsrecht die dauernde Internierung nicht als Mittel

zur Bekämpfung der Prostitution besonders vorsieht, un-

zulässig wäre. Da sich· die Beschwerdeführerin jedoch

erst während verhältnismässig kurzer Zeit der gewerbs-

mässigen Unzucht hingibt, erscheint es mindestens nicht

von vorneherein gänzlich ausgeschlossen, sie der Prosti-

tution zu entziehen, sodass kein Anlass besteht, die ange-

fochtene Entmündigung unter diesem Gesichtspunkte

als unzulässig zu erklären (vgl. BGE 4G 11 S. 211 f. E. 4).

6. -

Auf den Eventualantrag. um Bezeichnung eines

andern Vormundes kann nicht eingetreten werden, da

nur der EntmündigungsbeschluSs als solcher, nicht aber

die Ernennung des Vormnndes durch zivil rechtliche

Beschwerde angefochten werden kann (Art. 86. Ziff. 3

OG; vgl. BGE 38 II S. 759 Erw. 2).

Demnach erkennt das Bundesgericht:

Die Beschwerde wird abgewiesen.

Famillenrecht. Ne 58.

345

58. Arrit de 1a. IIme Section civlle du 28 octobre 1920

dans la cause Maillard contre Lievre.

A c t ion e n p a t ern i t e : Conditions auxquelles les decla-

. rations faites par Ia mere elle-mt;me lors de son interroga-

toire par Ie juge peuvent valablement fournir Ia preuve de

Ia cohabitation.

Re c 0 urs e n re f 0 r me: RecevabiIite dUI recours forme

par le d e f end e ur, malgre que le chiffre de l'indemnite

n'ait pas ete precise en demande et que le recours n'indique.

pas Ia valeur Iitigieuse.

.. 4. -

Le 2 mars 1919 Oliva Lievre est accouchee d'un

enfant naturel; elle a designe Ie defendeur comme pere

de l'enfant et soit elle, soit l'enfant Iui ont ouvert action

en paiement de « teIle indemnite que le droit » et de « teIle

pension alimentaire que de droit ». Le defendeur a conclu'

a liberation en contestant avoir jamais eu des relations

sexuelles avec la demanderesse et en excipant en outre

de l'inconduite de cette derniere. La premiere instance

cantonale a admis run et l'autre de ces moyens de defense

et a deboute les demandeurs de leurs conc1usions. Par

contre la Cour d'appel du canton de Berne a dec1are la

demande bien fonMe et a cOlldamne le defendeur a payer

a 'la demanderesse 175 fr. pour frais de couches et pour

entretien avallt et apres l'accouchement et au demandeur,

a titre de pension alimentaire, une somme de125 fr. par

mois jusqu'a l'age de 18 ans revolus.

B. -

Se basant sur l'interrogatoire de la demanderesse,

auquel il a ete procMe confonnement aux art. 273 et sui~.

CPC bernois, la Cour a admis que la preuve de la cohabl-

tation resultait des indices suivants :

1. La demanderesse a fait au maire de Courtemaiche

la declaration de grossesse prescrite par l'art. 301 CPC des

la !in du troisieme mois de la grossesse et a designe le

defendeur comme pere de l'enfant. Convoque devant le

Conseil communal pour s'expliquer, le defendeur a fait

AS 46 U -

tflO

346

FamUlenrecht. N° 58.

defaut et n'a pas meme essaye de motiver son absence-

ce qui donne a penser qu'll n'osait pas contredire dame

Lievre devant des personnes la connaissant.

2. Devant les premiers,juges la demanderesse a donne

sur ses relations avec le d':fendeur des details circonstan-

eies qui portent l'empreinte de la sincerite et qu'eUe n'au-

rait pu inventer sans un degre de perfidie qu'on ne peut

guere lui imputer.

3. L'existence des relations pretendues est d'autant

plus vraisemblable que la demanderesse frequentait

comme journaliere chez le defendeur.

4. Le maire 'entendu comme temoill declare que la

belle-mere de la demaIlderesse s'est plainte a lui que le

defendeur etait venu un dimanche chercher chez elle la

demanderesse -

ce qui montre la fausse te de I'allegation

du defendeur qui declare n'avoir jamais rencontre Ja

demanderesse chez sa belle-mere.

5. Le defendeur ne jouissait pas d'une bonne repu-

tation au point de vue de mreurs.

6. Sachant que la demanderesse mait enceinte et le

designait wmme pere de l'enfant, le defendeur a vendu

son Mtail et ses immeubles -

ce qui donne a penser qu'iJ

voulait soustraire ses biens a l'action que se proposait de

lui intenter la demanderesse.

Quant aux exceptions tirees des art. 314 a1. 2 et 315

ces, l'instance cantonale expose qu'on ne peut retenir

comme preuve de la Iegerete de mreurs de la demanderes.'1e

Ie fait trop ancien qu'elle a eu un enfant illegitime eIl

1909 et qu'elle etait enceinte lors de son mariage. On ne

saurait non plus Iui faire grief des descriptions detaillees

que, pour eclairer la justice, elle a donnees de ses relations

sexuelles avec le defendeur. Un temoin rapporte un propos

grossier qu'elle aurait tenu devant lui, mais ce temoin,

vu ses rapports de domesticite avec le defendeur, ne merite

pas creance. D'autre part il est prouve qu'un jour a sa:

belle-sreur qui lui reprochait d'etre grosse la demande,..

resse a repondu: ((c'est a force de faire la truie », mais

FamiHenrecht. N° 58.

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c'est par bravade qu'elle a tenu ce propos trivial, ponr

qu'll f11t entendu par la femme du defendeur qui l'avait

traitee de truie. En l'absence de tous autres faits pronves

a la charge de la demanderesse, on ne saurait dire que

le defendeur ait reussi a detruire la presomption de pa-

ternite resnltant de la cohabitatioll pendant la periode

critique.

C. -

Le defendeur a recouru en reforme contre cet

arret. Il soutient que, en l'absence de toutes preuves

extrinseques de la cohabitation, l'instance cantonale

n'avait pas le droit de tenir ponr vraies les affirmations

interessees de la demanderesse. Il s'attache en outre a

demontrer que celle-ci vivait dans l'inconduite et qne la

paternite alleguee ne pouvait etre constatee avec certitude.

Considerant en droit.

1. -

La partie demanderesse s'est bornec a conclure

au paiement de ({ teIle indemnite que de droit)), sans in-

diquer, conformement a ce que prescrit l'art. 63 chiff. 1

OJF. si le maximum de la somme reclamee atteignait

2000 fr. On se trouve ainsi en presence d'une reclamation

indetenninee et, dans ce cas, l'art. 67 OJF exige que la

valeur litigiense soit indiquee dans l'acte de recours. Mais

l'inobservation de l'art. 63 chiff. 1 lle peut etre imputec

an .recourant qui Hait defendeur; il Hait hors d'etat de'

detennirier le montant de la reclamation formulee contre

lui et comme, d'autre part, il resulte du dispositif meme

de l'arret attaque que cette reclamation etait superieure

au maximUlIl requis pour la competence du Tribunal fe-

.deral, la regle de l'art. 67 al. 3 OJF n'est pas applicable

en l'espece et le Tribunal federal doit entrer en matil~re

sur le recours.

2. -

La constatation de l'existence de rapports sexuels

entre la demanderesse et le defendeur pendant la periode

critique cesse de lier le Tribunal federallorsqu'elle repose

sur une violation de la regIe de droit federal inscrite a

rart. 8 et a l'art. 314 ces d'apres laquel1e le fardeau de la

318

Familienrecht. N° 58.

pi'euve incombe a la demanderesse. Dans son arret du

12 novembre 1919, Hegetschweiler contre Anna Müller. le

Tribunal a juge que cette regle· avait ete violee parce que.

en· absence de tous autres indices, le juge cantonal avait

accorde creance aux affirmations de la demanderesse sans

meme pretendre que les denegations du defendeur fussent

moins plausibles, alors que, d'apres la loi de procMure

cantonale (argovienne), le juge doit tenir la balance egale

entre les declarations des deux parties. Et de meme dans

I'arret eite par le recournnt (RO 43 II p. 559), i1 a He

juge qu'en se basant, sans autres elements de preuve,

sur l'affirmation de Ia demanderesse pour admettre

qu'elle etait deja' enceinte des reuvres du defendeur lors-

qu'elle a eu des relations avec un autre homme, on viole

rart. 8 ccs.

Mais le cas actuel diIfere essentiellement des espece.s

qui viennent d'etre eiti~es. Bien que le CPC bernois

distingue entre l' « affirmation suppletoire» (Bweisaus-

sage) -

qui entrame les memes sanctions penales que

celles prevues a l'egard des temoins et des experts (art. 279

al. 3 et 421) -

et le simp1e « interrogatoire des parties "

(Parteiverhör), il n'en considere pas moins l'un et l'autre

comme des moyens de preuve proprement dits (art. 122).

Le juge a 1e droit de soumettre, rune des parties ou toutcs

les deux a un interrogatoire sur des faits determines (art.

273); la partie interpellee est tenue de repondre aux ques-

tions posees et de dire la verite et, si elle manque acette

obligation qui doit lui etre signalee par le juge (art. 274),

elle est passible d'une amende de 100 fr. au maximum

ou d'un emprisonnement de 48 heures au plus (art. 42).

II ne s'agit donc pas de dec1arations que 1a partie est libre

de donner ou de refuser et qui n'engagent pas sa respon-

sabilite; leur force probante- que d'ailleurs le juge apprecie

Jibrement (art. 281) -

resulte des sanctions penales qui

s'y attachent et, s'il est vrai que ces sanctionssont beau;.

coup moins rigoureuses qu'en matiere de serment, la diffe-

rence qui existe a cet egard avec la preuve sermentale

Famllienreeht. Ne 58.

34tl

n'est que de degre et non pas de nature. Or le Tribunal

federnI a juge a diverses reprises (RO 43 II p. 567, 44 II

p.25, 45 II p. 248) que le droit fMeral ne s'oppose nuUe-

ment a ce que les relations sexuelles soient prouvees par

le serment de la demanderesse. Quant a savoir si l'instance

cantonale a bien ou mal apprecie la veracite de la deman-

deresse et le degre de creance que meritaient par conse-

quent ses dires, c'est une question qui echappe natureUe-

ment au pouvoir de contröle du Tribunal fMeral.

En outre, a ]a difference des affaires rappelees ci-

dessus Oll, en dehors des affirmations de la demanderesse,

il n'existait aUCUll indice de l'existence des relations

sexuelles avec le defendeur, en l'espece l'arret attaque

enumere toute une serie de circonstances qui corroborent

les dires de la demanderesse (mauvaise reputation du

defendeur au point de vue des mreurs, son refus de com-

paraitre a la seance du Conseil communal Oll il devait etre

confronte avec la demanderesse, la faussete demontree de

ccrtailles de ses denegations sur des points accessoires ct

par consequent sa mauvaise foi dans la conduite du proce.s,

etc.). C'etait a l'instance cantonale qu'il appartenait

d'apprecier la valeur probante de ces indices qui, par leur

nature, rentrent bien dans la categorie de ceux dont on

tient generalemellt compte en matiere d'actions eu pa-

lenüte (cf. GAUTSCHI, Beweislast und BeweiswÜfdigung,

p.363 et suiv.).

Dans ces conditions, on ne peut dire que, directement

ou meme iI'directement, l'instance cantonale ait viole,

au pr~judice du recourant, les regles du droit fMeral SUl'

le fardeau de la preuve. Le Tribunal fMeral est par COll-

sequent lie par la constatation de fait que, pendant Ia

periode critique, le defendeur a eu des relations sexuelles

avec la demanderesse.

3. -

En ce qui concerne enfin les moyens de defeuse

tires de l'art. 314 al. 2 et 315 CCS, i1 suffit de se referer

aux considerants, resumes plus haut, de l'arret attaque

qui, sur ces points, n'impliquent aucune, erreut' de droit.

350

Famllienrecht. No 59.

Le Tribunal jM.eral prononce :

Le recours est rejete et rarret cantonal est confume.

59. A.uszug aus aem Orten aer II. Zlvilabtenung \fODl

1. Dezember 19aO i. S. ltiedweg gegen m.aweg-Schumacher.

ZGB Art. 177 AtJs. 2 : Der Abschluss solcher Rechtsgeschäfte

bindet die Ehegatten unmittelbar, unter der aufschiebenden

Bedingung der nachfolgenden Zustimmung der Vormund-

schaftsbehörde. Ist diese im Zeitpunkt der gerichtlichea

Beurteilung noch nicht ausgesprochen, so ist sie gegebenen-

faUs im Urteilsdispositiv vorzubehalten.

Auch ihrer Natur nach für die Ehefrau vorteilhafte Rechts-

geschäfte dieser Art bedürfen der Zustimmung der Vormund-

schaftsbehörde.

Da durch die Ersteigerung der Liegenschaft und den

:\fobiliarkauf in Verbindung mit den Kompensations-

verträgen an Stelle der bisherigen Frauengutsforderung

der Beklagten Liegenschafts- und Fahrniseigentum treten

soll, betreffen diese Rechtsgeschäfte ihr eingebrachtes

Gut und bedürfen deshalb gemäss Art. 177 Abs. 2 ZGB,

der nach Art. 8 Abs. 1 SchlT ohne Rücksicht auf die

Geltung eines altrechtliche'n Güterstandes, also auch

m.it Bezug auf nach früherem Recht eingebrachtes Gut

anwendbar ist (vgl. BGE 42 11 S. 192 f.), zu ihrer Gültig-

keit allerdings noch der Zustimmung der Vormundschafts-

behörde. Ob diese Zustimmung auch noch deswegen

erforderlich sei, weil in der Uebernahme der Pfandschul-

den durch die Beklagte eine Dritten gegenüber zu

Gunsten des Ehemannes eingegangene Verpflichtung

liege (Art. 177 Abs. 3 und 207 Ziff. 2 ZGB), kann dahin-

gestellt bleiben. Jedenfalls kann "'Sie nicht etwa mit der

Begründung als entbehrlich bezeichnet werden, dass

Familienrecht. ND 59.

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die in Frage stehenden Rechtsgeschäfte ihrer Natur nach

für die Beklagte vorteilhaft seien;; Denn einmal hat

Art. 177 Abs. 2 keineswegs allein den Schutz der Ehe-

frau im Auge (vgl. Votum des deutschen Berichterstat-

ters im Nationalrat; stenograph. Bulletin der Bundes-

versammlung 15 S. 567); ferner steht durchaus dahin,

dass die Liegenschaft einen Mehrwert über die Hypo-

theken, und dass das Mobiliar einen Wert aufweist,

der höher anzuschlagen ist als derjenige der allerdings

recht unsicher erscheinenden Frauengutsforderung; end-

lich kann die Kognition darüber, ob gegebenenfalls die

Zustimmung der Vormundschaftsbehörde aus dem er-

wähnten Grunde entbehrlich sei, grundsätzlich nicht

dem Güterrechtsregisteramt überlassen werden. welches

nach Art. 248 ZGB und Art. 15 und 26 der Verordnung

üher das Güterrechtsregister derartige Verträge unter

den Ehegatten in das Güterrechtsregister einzutragen

hat, damit sie überhaupt Rechtskraft gegenüber Dritten

erlangen und, soweit sie Liegenschaften betreffen, auch

im Grundbuch eingetragen werden können (Art. 15 der

zitierten Verordnung sieht del'n auch ausdrücklich vor,

dass das Rechtsgeschäft mit der Zustimmung der Vor-

mundschaftsbehörde versehen einzureichen ist). Wärenun

Art. 177 Abs. 2 ZGB, worauf der· Wortlaut schliessen

lässt, dahin zu verstehen, dass Rechtsgeschäfte der be-

zeichneten Art ohne Zustimmung der Vormundschafts-

behörde überhaupt ungültig seien, also auch die Ehe-

gatten untereinander in keiner Weise binden, so könn~,

nachdem der Kläger nunmehr die Verrechnung s~ine,r

Forderungen gegenüber der Beklagten mit ihrer Frauen-

gutsforderung ablehnt, diese Zustimmung nicht mehr

nachgeholt werden mit der Wirkung, dass die Kompen-

sationsverträge gültig würden; alsdann aber müssten

die Antwortschlüsse der Beklagten ohne weiteres abge-

wiesen werden, wobei dahingestellt bleiben kann, ob dies

zur Gutheissung der Klageschlüsse führen würde. Nun

hätte aber diese Auslegung zur Folge, dass Rechts-