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78_III_161

BGE 78 III 161

Bundesgericht (BGE) · 1952-01-01 · Deutsch CH
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160 Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. No 35. zu können (BGE 53 III 128, 73 III 59, 75 III 93). Es bleibt zu untersuchen, ob und wie weit dies zutreffe. Die allfällige Bejahung dieser Frage würde immerhin der andern rufen, ob der Rekurrent etwa füglich den erlernten Spezialberuf aufgeben könnte, um sich hinfort nur noch als allgemeiner Schreiner (oder in einem andern Spezial- gebiete, z.B. der Stuhl- und Tischherstellung) zu betätigen. Alsdann würden sich die nur für die aufzugebenden Berufs- zweige erforderlichen Werkzeuge, Maschinen und sonstigen Gerätschaften als entbehrlich und damit pfändbar erweisen.

3. - Art. 92 Ziff. 3 SchKG schützt die persönliche Arbeit, auch wenn die Fähigkeit dazu nicht auf darauf gerichteter Ausbildung von bestimmter Dauer beruht. Jedenfalls ist auch ein gewöhnlicher, nicht spezialisierter Schreiner als Berufsmann zu betrachten und des Schutzes des Art. 92 Ziff. 3 SchKG teilhaftig. Verrichtet er die Arbeit allein, also ohne die Möglichkeit der Arbeitsteilung, so ist, auch wenn er sich in reichlichem Masse mit mecha- nischen Hilfsmitteln ausgestattet hat, nicht ohne weiteres von überwiegender Ausnützung kapitalistischer Erwerbs- faktoren zu sprechen. Davon könnte nur die Rede sein, wenn seine Tätigkeit wesentlich bloss in der Bedienung von Maschinen bestünde, gleichviel ob er dabei seiner Fertigkeiten als Schreiner bedürfe oder nicht. Aber eine solche Schreinerei, bei der allerdings jeder Kompetenz- anspruch ausgeschlossen wäre, gibt es als Betrieb eines Einzelnen kaum, im Gegensatze zu einer von Mehreren betriebenen Fabrik. Lässt sich (wie es nach den bisher vorliegenden Akten zutrifft) der Tätigkeit des Rekurrenten der Berufscharakter nicht absprechen, so wird noch zu prüfen sein, welcher Gegenstände er bedürfe, um konkurrenzfähig zu sein (BGE 53 III 54, 63). Nötigenfalls ist hierüber eine Exper- tise anzuordnen. Seltenheit der Benützung einer Maschine ist an und für sich kein Grund, die Freigabe abzulehnen. Sie spricht einerseits gerade für das Vorherrschen der persönlichen Tätigkeit. Anderseits schliesst sie die Un- Sehuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 36. 161 entbehrlichkeit für eine wesentliche Verrichtung nicht aus.

4. - Über Kompetenzansprüche hinwegzugehen, recht-. fertigt endlich weder die in beiden Vorinstanzen erwogene Möglichkeit dei: Abschlagszahlungen, noch die von der untern Aufsichtsbehörde angedeutete Aussicht des Rekur- renten, als Arbeiter zu besserm Verdienste zu kommen. Einen selbständigen gegen einen unselbständigen Erwerb austauschen, kann einem Berufsmanne grundsätzlich nicht zugemutet werden (BGE 47 III 204). Jedenfalls steht es den Betreibungsbehörden nicht zu, ihn dazu durch Pian- dung unentbehrlichen Berufswerkzeuges zu zwingen. Demnach erkennt die Sckuldbetr.- u. Konkurskammer: Der Rekurs wird dahin gutgeheissen, dass der ange- fochtene Entscheid aufgehoben und die Sache zu neuer Beurteilung im Sinne der Erwägungen an die Vorinstanz zurückgewiesen wird.

36. Arri'!t du 25 novembre 1952 dans la cause Pngin. Biens insaisissables. Rapport entre l'art. 92 eh. 5 et l'art. 93 LP. Les denrees alimentaires et le combustible necessaires au debiteur et ä sa famille pour les deux mois consecutifs a la saisie, ou l'argent liquide ou les creances indispensables pour les acquerir, sont absolument insaisissables, quoi qu'il en soit de la question de savoir si le debiteur pergoit un salaire ou en percevra certaine- ment un dans un proche avenir. Ce fait aurait simplement pour consequence que l'office devrait proceder a la saisie de maniere que le debiteur ne beneficie pas a la fois desdites provisions et de la partie du salaire qu'il aurait a depenser pour se les pro- curer. Unpfändbarkeit. Verhältnis zwischen Art. 92 Ziff. 5 und Art. 93 SchKG. Die dem Schuldner und seiner Familie für die zwei auf die Pfän- dung folgenden Monate notwendigen Nahrungs- und Feuerungs- mittel oder die zu ihrer Anschaffung erforderlichen Barmittel oder Forderungen sind schlechthin unpfändbar, gleichgültig ob der Schuldner Arbeitsverdienst hat oder sicher in nächster Zeit haben wird. Das Betreibungsamt hat solchen Einkünften nur dadurch Rechnung zu tragen, dass es bei der Pfändung darauf Bedacht nimmt, dem Schuldner nicht neben den notwendigen Vorräten auch noch den Lohnbetrag zugute kommen zu lassen, der für deren Anschaffung aufzuwenden wäre. 162 Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. No 36. Irrvpignorabuitd. Rapporto tra l'art. 92 cifra 5 e l'art. 93 LEF. Le provviste di vitto e di combustibile necessarie al debitore ed alla sll!' famiglia_ per i due mesi suceessivi al pignoramento, ovvero il denaro hquido o i crediti indispensabili per aequistarle, sono asso~utaz:iente impignorabili, anehe se il debitore pereepisce o perceprra swuramente un salario in un prossimo avvenire. Ques~ circostanza avrebbe soltanto per conseguenza ehe I'nfl:iero dovrebbe _procedere al pignoramento in modo ehe il deb1t~re non abb~ a beneficiare contemporaneamente delle provVISte summenz1onate e della parte del salario ehe dovrebbe spendere per acquistarle. A. - Le 19 juillet 1952 l'Office des poursuites de Bex a saisi au prejudice de Sylvain Pugin une part sociale de la societe vinicole de Bex, du montant de 100 fr. appar- tenant au debiteur et dont l'office a estime la valeur a 78 fr., sur le vu d'une declaration de cette societe affirmant avoir avance au debiteur, a valoir sur ce capital, la somme de 22 fr. De cette meme declaration, i1 resulte, d'autre part, que le remboursement des parts a lieu en general un an apres la demission du societaire, mais que, compte tenu des circonstances du cas particulier, la societe etait >. Pugin a porte plainte contre cette saisie en alleguant qu'elle entamait son minimum vital, attendu qu'il etait << sans ressources, sans travail, malade et · depossede de son exploitation apicole, seul soutien de mon existence )). L'Office des poursuites a conclu au rejet de la plainte. B. - Par decision du 2 septembre 1952, l'autorite infärieure de surveillance a rejete la plainte pour les motifs suivants : Le recourant n'indique pas le cas d'insai- sissabilite dont il se prevaut. Il ne pourrait s'agir a la rigueur que de l'art. 92 eh. 5 LP. Mais la part sociale saisie constitue un avoir en capital non immediatement realisable, car le remboursement n'en pourrait avoir lieu en principe avant le mois de septembre 1953. De plus le debiteur n'a pas de charges de famille et il est capable de gagner son entretien. Le bien saisi ne peut donc etre considere comme indispensable au debiteur. Sur recours du debiteur, l'autorite superieure de sur- veillance a confirme cette decision par les motifs suivants : , Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 36. 163 11 n'est pas etabli que les conditions prevues par l'art. 92 eh. 5 LP soient realisees en l'espece ; il est constant notam- ment que la part sociale ne peut etre remboursee qu'en 1953 ; eile ne constitue donc pas un capital immediate- ment realisable dans le sens de l'article precite. Considerant en droit : Les decisions des autorites cantonales n'indiquent ni l'une ni l'autre quelle espece de societe forment entre eux les membres de la Societe vinicole de Bex. 11 semble bien toutefois, d'apres certaines pieces du dossier, qu'on ait affaire a une societe cooperative dont le capital a ete cree au moyen de parts sociales, dans le sens de l'art. 833 al. 1 CO, et dont les statuts ne prevoient pas que le fait pour un associe d'aliener sa vigne ait pour consequence de transfärer de plein droit la qualite d'associe a l'acque- reur (cf. 850 al 2 CO). La Societe reconnait en effet que I'associe sortant - ce qui est le cas du debiteur - a droit au remboursement de la valeur de sa part ou de ses parts, de sorte que ce droit n'est des lors plus rattache a la qualite d'associe. Ce qui a ete saisi en l'espece c'est donc bien une creanee, et une creance dont la societe s'est d'ailleurs declaree prete a payer la valeur avant le terme fixe par les statuts. Peu importerait du reste pour l'application de l'art. 92 eh. 5 LP que la Soeiete füt en droit d'en differer le payement jusqu'a cette date, puis- qu'une creance non echue et dont le debiteur est solvable peut permettre au ereancier de se faire avancer par un tiers une partie en tout cas de la valeur qu'elle represente. L'autorite infärieure de surveillance a refuse de mettre le recourant au benefiee de l'art. 92 eh. 5 LP par le motif en particulier qu'il etait capable de travailler. Ce motif n'est pas valable. Le debiteur avait deja sous l'empire de l'ancien art. 92 eh. 5 le droit absolu de soustraire a la saisie les vivres et le eombustible necessaires a lui-meme et a sa famille pour les deux mois suivants, qu'il exer9at ou non une activite lucrative ou qu'il füt ou non certain 164 Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 37. qu'il aurait un salaire dans un proche avenir. Ces faits n'avaient pas d'autre consequence que d'obliger l'o:ffice, si le debiteur travaillait en quaiite de salarie, a veiller a ce que le debiteur ne disposat pas a l,a fois desdites provisions et de }a partie de Süll salaire qu'i} aurait a depenser pour se les procurer. A cet egard la loi du 29 septembre 1949 n'a pas innove ; elle se contente d'etendre le benefice de l'insaisissabilite aux especes et creances indispensables a l'achat desdites provisions. La premiere question que l'o:ffice et les autorites de surveillance avaient a trancher en l'espece etait donc celle de savoir, non pas si le debiteur etait capable de travailler, mais s'il travaillait e:ffeetivement au service d'un tiers ou si du moins il etait vraisemblable qu'il trouverait dans un proehe avenir un emploi en qualite de salarie. Comme, en presence des allegations du debiteur, non contestees par l'o:ffice, cette question devait etre tranchee par la negative et que, d'autre part, il n'avait pas ete constate que le debiteur possedait deja ehez lui les vivres et le combustible qui lui etaient necessaires pour les deux mois consecutifs a la saisie, il est clair que la ereance qu'il avait contre la Societe devait etre deelaree insaisissable, sa valeur etant eertainement infärieure a la somme qu'il aurait a debour- ser pour se procurer ces provisions. La Chambre des poursuites et des faillites prononce: Le reeours est admis et la saisie operee le 19 juillet 1952 est annulee.

37. Sentenza 29 ottobre 1952 nella causa Bottino. Rec'lamo contro l'elenco oneri. Il termine per impugnare l'elenco oneri non e ne accorciato ne allungato pel motivo ehe l'incanto ha avuto luogo prima della scadenza di siffatto termine. Nel fatto ehe il creditore ha assi- stito all'incanto e ha fatto un'o:fferta senza formulare alcuna riserva dev'essere ravvisata una rinuncia implicita ad impu- gnare le irregolarita anteriori dell'elenco oneri. Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. No 37. 165 Beschwerde gegen das Lastenverzeichnis. Die Frist zur Anfechtung des Lastenverzeichnisses wird weder verkürzt noch verlängert aus dem Grunde, dass die Steigerung vor deren Ablauf stattgefunden hat. Darin, dass der Gläubiger an der Steigerung teilnahm und vorbehaltlos ein Angebot machte, liegt ein stillschweigender Verzicht auf Anfechtung früherer Mängel des Lastenverzeichnisses. P'lainte au sujet de l'etat des charges. Le delai pour attaquer l'etat des charges n'est ni abr~ge ni allonge par le motif que l'enchere a eu lieu avant l'expiration de ce delai. Le fait que le creancier a assiste a l'enchere et a fait une offre sans formuler aucune reserve implique de sa part une renonciation a se prevaloir des irregularites anterieures de l'etat des charges. A. - L'8 luglio 1952, l'U:fficio di Bellinzona pubblico l'avviso dell'incanto dei beni stabili appartenenti a Gada Barenco, previsto pel 28 agosto seguente. II termine per l'insinuazione dei crediti era fissato al 28 luglio 1952. II 20 agosto, Luigi Bottino insinuo dei crediti in capi- tale di complessivamente 18 030 fr., dipendenti da cinque titoli ipotecari al portatore, e un credito in interessi di 1803 fr. II giorno stesso l'u:fficio gli comunico ehe i suoi crediti in capitale erano gia stati iscritti nell'elenco oneri, ma ehe il eredito in interessi non poteva essere preso in considerazione perche era stato insinuato tardi- vamente. L'incanto ebbe luogo il 28 agosto 1952 ; Bottino vi assisti e formulO anche un'o:fferta. B. - L'8 settembre, Bottino si aggravo all'Autorita eantonale di vigilanza. Egli chiese l'annullamento del- l'elenco oneri e dell'incanto pel fatto ehe l'u:fficio aveva omesso di comunicargli l'eleneo oneri e l'avviso dell'incanto. Con decisione 2 ottobre 1952 l' Autorita di vigilanza dichiaro il reclamo irricevibile per tardivita. C. - Contro questa deeisione Bottino ha interposto ricorso alla Camera di eseeuzione e dei fallimenti del Tribunale federale, riconfermandosi nelle conelusioni for- mulate in sede cantonale.