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76_I_144

BGE 76 I 144

Bundesgericht (BGE) · 1950-05-19 · Français CH
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V~a.-ltungs. und Disziplinarrecht.

23. Extrait de rarr~t du 19 mai 1950 en la cause Picard contre

Ad~tration federale des contributions.

Impot Bur le chiffre d'aUairea. Le caractere illicite d'une operation

ne la soustrait pas a l'impöt.

Warenumaatzateuer: Lieferungen

aus

rechtlich

anfechtbaren

Geschäftsabschlüssen sind von der Steuer nicht ausgenommen.

Impoata BUUa ci/ra d'aUari. Il carattere illecito d'un'operazione

non Ia sottrae all'imposta.

Resume des faits :

Pieard a 13M condamne pour avoir eontrevenu arart.

2 de l'ordonnanee du Departement federal des finances

et des douanes du 280ctohre 1946 sur la surveillanee du

commeree, de l'importation et de l'exportation de l'or,

disposition qui soumet le commerce de l'or a une conees-

sion. L'Administration federale des contributions taxa

au titre de l'impöt sur le chiffre d'affaires les livraisons

faites sans concession.

Contre cette taxation, Picard forma tout d'abord une

reclamation. Deboute, il defera l'affaire au Tribunal federal

par la voie du recours de droit administratif. TI alIeguait

notamment que des operations illicites ne sauraient etre

imposees et, sur ce point, argumentait en bref comme suit :

TI est immoral de la part de l'Etat de pretendre imposer

des operations qu'il interdit et punit. De par le droit

civil, les operations sur l'or sont nulles comme illicites

(art. 20 CO) et ne conferent pas d'action (RO 74 II 25).

Les memes notions du lieite et l'illicite doivent etre utili-

sees en droit public. L'Etat, en prelevant un impöt sur

les operations illicites, y participe indirectement et en

tire profit; i1 se met en contradietion avec les principes

du droit civil.

Le Tribunal federal a rejete le recours.

Extrait des motifs :

2. -

Le recourant allegue en premier lieu que l'Etat

ne saurait prelever d'impöt sur les operations du march6

I

l

i

1

Bundesrechtlicbe Abgaben. N° 23.

145

noir. Ce pendant, il est clair qu'en imposant le chiffre

d'affaires realise par de telles operations, l'Etat ne par-

ticipe point a. celles-ci. Du reste le Tribunal federal a

d6ja. juge (RO 70 I 254) que, contrairement a l'opinion

precedemment admise en doctrine et en jurisprudence

(cf. FUISTING, Steuerlehre, page 185 s.), le montant du

revenu ou du gain, consider6 comme matiere imposable,

se d6termine sans egard a la justification juridique et

morale des actes commerciaux dont ce revenu ou ce

gain proviennent. De meme, en matiere d'impöt sur le

chiffre d'affaires, les livraisons ou la consommation parti-

culiere sont imposables dans les limites fixees par la

loi, sans qu'il y ait lieu de rechercher si elles sont lieites

ou non. TI serait du reste absurde et choquant que des

actes illegaux echappent a. l'imposition, alors que des

actes Iegaux y sont soumis, qu'ils aient laisse un benefice

ou non, peu importe. Enfin, touchant l'impöt sur le

chiffre d'affaires, qui frappe en general la derniere ou

l'avant-derniere operation d'une charne (livraison au

detail ou livraison a. un non grossiste), il ne se justifie

pas plus d'exonerer I'operation imposable dans le eas

Oll elle est illicite que dans le cas Oll e'est l'une des

operations anMrieures qui presente ce caraetere. Jusqu'iei,

du rest.e, le Tribunal federal a toujours eonsidere les

livraisons au marche noir oomme evidemment imposables,

sans qu'il soit besoin de motiver cett.e solution (arret

Zimmermann, du 13 fevrier 1948, coneernant des abatages

clandestins, et arret Transeo, du 10 decembre 1948,

coneernant des operations illegales, non publies).

Le recourant allegue eneore, A ce propos, que le ca-

raetere illieite des contrats dont il s'agit entralnerait

leur nullite de par l'art. 20 CO, ce qui ferait aussi obstacle

a l'imposition. Il n'y a pas lieu, cependant, de rechercher

si l'art. 20 CO s'applique directement ou par analogie

~n droit publie, ear la nullite des ventes d'or eonclues

par le recourant ressort d6jA de l'art. 2 de l'ordonnance

du Departement des finances et des douanes, du 28 octobre

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AS 76 I -

1950

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Verwaltungs. und Disziplinarrecht.

1946, sur la surveillance du commerce, de l'importation

et de l'exportation de l'or et de l'art. 6 de rACF du 7

decembre 1942, qui porte le meme titre. Cependant, Ja

nulliM du contrat est sans consequence dans la presente

espece, car l'impöt n'est pas assis sur le contrat d'achat

et de vente, mais sur les actes par lesquels il est execute.

Le contrat ayant ete execute, l'impöt est du. TI peut

d'autant moins y avoir de contestation sur ce point, dans

la presente espece, que les parties ne disposent d'aucune

action du fait de leur contrat et ne peuvent par consequent

repeter leurs prestations reciproques.

H. REGISTERSACHEN

REGISTRES

24. Urteil der I. Zivilabteilung vom 9. Mai 1950 i. S. Ger)Jer

gegen Regierungsrat des Kantons Hern.

Handelsregister: Eintragungspflicht der GaBtwirtschaftB·Batriebe

(Art. 53 lit. A Ziff. 1 und lit. C mit Art. 54 HRV).

Registre du commerce : Assujettissement a l'inscription des auher-

gas, restaurants, pensions, hötels (art. 53 lettre A, eh. 1, et

lettre C, en rapport avec l'art. 54 ORC).

Registro di commercio. Assoggettamento all'iserizione degli alher-

ghi, 'dei ristoranti, delle pensioni (art. 53, lett. A, eifra 1, e

lett. C, eombinato eon l'art. 54 ORC).

Paul Gerber führt den Gasthof zum Badhaus in Ittigen.

Seine jährlichen Roheinnahmen belaufen sich auf rund

Fr. 75,000.-. Da er sich weigerte, der im Oktober 1949 an

ihn ergangenen Aufforderung zur Anmeldung beim Han-

delsregister nachzukommen, ordnete der Regierungsrat

des Kantons Bern am 30. Dezember 1949 die Eintragung

von Amtes wegen an.

Hiegegen richtet sich die vorliegende Verwaltungsge-

Registersachen. N0 24.

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richtsbeschwerde mit dem Begehren, es sei die angefochtene

Verfügung aufzuheben und festzustellen, dass keine Ein-

tragungspflicht bestehe. Der Regierungsrat des Kantons

Bern schliesst auf Bestätigung seines Entscheides. Z~m

nämlichen Antrag gelangt in der Vernehmlassung auch das

Eidgenössische Justiz- und Polizeidepartement.

Das Bundesger·icht zieht in Erwägung:

1. -

Gaststätten, Hotels und Pensionen, zumindest in

der überkommenen und für ländliche Verhältnisse allge-

mein üblichen Form, gehören ihrer Natur nach zu den

Handelsgewerben im Sinne von Art. 53lit. A ZifI. 1 HRV.

Denn der Wirtschaftsbetrieb, den sie ausschliesslich oder

als einen ihrer Hauptzwecke unterhalten, und dem auch

im Unternehmen des Beschwerdeführers die überwiegende

Bedeutung zukommt, ist gekennzeichnet durch den Um-

satz von Waren, nämlich der Speisen und Getränke aller

Art. Damit ist die Voraussetzung der zitierten Gesetzes-

norm -

Erwerb von Sachen und Wiederveräusserung der-

selben « in unveränderter oder veränderter Form »- erfüllt.

Dass Esswaren teilweise zubereitet werden müssen, um

geniessbar und, was der Besohwerdeführer besonders her-

vorhebt, schmackhaft zu sein, ist somit belanglos.

Anders verhält es sich höchstens für jene neuzeitlichen

Unternehmungen, die unter Verzicht auf Bewirtung (ab-

gesehen vielleicht von der Verabreichung des Frühstücks)

einzig oder doch in erster Linie der Beherbergung von

Gästen dienen. Solche Geschäfte sind aber grundsätzlich

den von Art. 53lit. C HRV erfassten Gewerben zuzuzählen,

da sie, sobald sie erheblichen Umfang annehmen, zweifellos

einen kaufmännischen Betrieb und eine geordnete Buch-

führung erfordern.

Im einen wie im anderen Fall hängt die Pflicht zur Ein-

tragung im Handelsregister nach Art. 54 HRV einzig von

der Höhe der jährlichen Roheinnahmen ab. Indem der

Gesetzgeber die Mindestgrenze auf Fr. 25,000.- fest-

setzte, ging er davon aus, dass bei entsprechenden oder