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V~a.-ltungs. und Disziplinarrecht.
23. Extrait de rarr~t du 19 mai 1950 en la cause Picard contre
Ad~tration federale des contributions.
Impot Bur le chiffre d'aUairea. Le caractere illicite d'une operation
ne la soustrait pas a l'impöt.
Warenumaatzateuer: Lieferungen
aus
rechtlich
anfechtbaren
Geschäftsabschlüssen sind von der Steuer nicht ausgenommen.
Impoata BUUa ci/ra d'aUari. Il carattere illecito d'un'operazione
non Ia sottrae all'imposta.
Resume des faits :
Pieard a 13M condamne pour avoir eontrevenu arart.
2 de l'ordonnanee du Departement federal des finances
et des douanes du 280ctohre 1946 sur la surveillanee du
commeree, de l'importation et de l'exportation de l'or,
disposition qui soumet le commerce de l'or a une conees-
sion. L'Administration federale des contributions taxa
au titre de l'impöt sur le chiffre d'affaires les livraisons
faites sans concession.
Contre cette taxation, Picard forma tout d'abord une
reclamation. Deboute, il defera l'affaire au Tribunal federal
par la voie du recours de droit administratif. TI alIeguait
notamment que des operations illicites ne sauraient etre
imposees et, sur ce point, argumentait en bref comme suit :
TI est immoral de la part de l'Etat de pretendre imposer
des operations qu'il interdit et punit. De par le droit
civil, les operations sur l'or sont nulles comme illicites
(art. 20 CO) et ne conferent pas d'action (RO 74 II 25).
Les memes notions du lieite et l'illicite doivent etre utili-
sees en droit public. L'Etat, en prelevant un impöt sur
les operations illicites, y participe indirectement et en
tire profit; i1 se met en contradietion avec les principes
du droit civil.
Le Tribunal federal a rejete le recours.
Extrait des motifs :
2. -
Le recourant allegue en premier lieu que l'Etat
ne saurait prelever d'impöt sur les operations du march6
I
•
l
i
1
Bundesrechtlicbe Abgaben. N° 23.
145
noir. Ce pendant, il est clair qu'en imposant le chiffre
d'affaires realise par de telles operations, l'Etat ne par-
ticipe point a. celles-ci. Du reste le Tribunal federal a
d6ja. juge (RO 70 I 254) que, contrairement a l'opinion
precedemment admise en doctrine et en jurisprudence
(cf. FUISTING, Steuerlehre, page 185 s.), le montant du
revenu ou du gain, consider6 comme matiere imposable,
se d6termine sans egard a la justification juridique et
morale des actes commerciaux dont ce revenu ou ce
gain proviennent. De meme, en matiere d'impöt sur le
chiffre d'affaires, les livraisons ou la consommation parti-
culiere sont imposables dans les limites fixees par la
loi, sans qu'il y ait lieu de rechercher si elles sont lieites
ou non. TI serait du reste absurde et choquant que des
actes illegaux echappent a. l'imposition, alors que des
actes Iegaux y sont soumis, qu'ils aient laisse un benefice
ou non, peu importe. Enfin, touchant l'impöt sur le
chiffre d'affaires, qui frappe en general la derniere ou
l'avant-derniere operation d'une charne (livraison au
detail ou livraison a. un non grossiste), il ne se justifie
pas plus d'exonerer I'operation imposable dans le eas
Oll elle est illicite que dans le cas Oll e'est l'une des
operations anMrieures qui presente ce caraetere. Jusqu'iei,
du rest.e, le Tribunal federal a toujours eonsidere les
livraisons au marche noir oomme evidemment imposables,
sans qu'il soit besoin de motiver cett.e solution (arret
Zimmermann, du 13 fevrier 1948, coneernant des abatages
clandestins, et arret Transeo, du 10 decembre 1948,
coneernant des operations illegales, non publies).
Le recourant allegue eneore, A ce propos, que le ca-
raetere illieite des contrats dont il s'agit entralnerait
leur nullite de par l'art. 20 CO, ce qui ferait aussi obstacle
a l'imposition. Il n'y a pas lieu, cependant, de rechercher
si l'art. 20 CO s'applique directement ou par analogie
~n droit publie, ear la nullite des ventes d'or eonclues
par le recourant ressort d6jA de l'art. 2 de l'ordonnance
du Departement des finances et des douanes, du 28 octobre
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AS 76 I -
1950
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Verwaltungs. und Disziplinarrecht.
1946, sur la surveillance du commerce, de l'importation
et de l'exportation de l'or et de l'art. 6 de rACF du 7
decembre 1942, qui porte le meme titre. Cependant, Ja
nulliM du contrat est sans consequence dans la presente
espece, car l'impöt n'est pas assis sur le contrat d'achat
et de vente, mais sur les actes par lesquels il est execute.
Le contrat ayant ete execute, l'impöt est du. TI peut
d'autant moins y avoir de contestation sur ce point, dans
la presente espece, que les parties ne disposent d'aucune
action du fait de leur contrat et ne peuvent par consequent
repeter leurs prestations reciproques.
H. REGISTERSACHEN
REGISTRES
24. Urteil der I. Zivilabteilung vom 9. Mai 1950 i. S. Ger)Jer
gegen Regierungsrat des Kantons Hern.
Handelsregister: Eintragungspflicht der GaBtwirtschaftB·Batriebe
(Art. 53 lit. A Ziff. 1 und lit. C mit Art. 54 HRV).
Registre du commerce : Assujettissement a l'inscription des auher-
gas, restaurants, pensions, hötels (art. 53 lettre A, eh. 1, et
lettre C, en rapport avec l'art. 54 ORC).
Registro di commercio. Assoggettamento all'iserizione degli alher-
ghi, 'dei ristoranti, delle pensioni (art. 53, lett. A, eifra 1, e
lett. C, eombinato eon l'art. 54 ORC).
Paul Gerber führt den Gasthof zum Badhaus in Ittigen.
Seine jährlichen Roheinnahmen belaufen sich auf rund
Fr. 75,000.-. Da er sich weigerte, der im Oktober 1949 an
ihn ergangenen Aufforderung zur Anmeldung beim Han-
delsregister nachzukommen, ordnete der Regierungsrat
des Kantons Bern am 30. Dezember 1949 die Eintragung
von Amtes wegen an.
Hiegegen richtet sich die vorliegende Verwaltungsge-
Registersachen. N0 24.
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richtsbeschwerde mit dem Begehren, es sei die angefochtene
Verfügung aufzuheben und festzustellen, dass keine Ein-
tragungspflicht bestehe. Der Regierungsrat des Kantons
Bern schliesst auf Bestätigung seines Entscheides. Z~m
nämlichen Antrag gelangt in der Vernehmlassung auch das
Eidgenössische Justiz- und Polizeidepartement.
Das Bundesger·icht zieht in Erwägung:
1. -
Gaststätten, Hotels und Pensionen, zumindest in
der überkommenen und für ländliche Verhältnisse allge-
mein üblichen Form, gehören ihrer Natur nach zu den
Handelsgewerben im Sinne von Art. 53lit. A ZifI. 1 HRV.
Denn der Wirtschaftsbetrieb, den sie ausschliesslich oder
als einen ihrer Hauptzwecke unterhalten, und dem auch
im Unternehmen des Beschwerdeführers die überwiegende
Bedeutung zukommt, ist gekennzeichnet durch den Um-
satz von Waren, nämlich der Speisen und Getränke aller
Art. Damit ist die Voraussetzung der zitierten Gesetzes-
norm -
Erwerb von Sachen und Wiederveräusserung der-
selben « in unveränderter oder veränderter Form »- erfüllt.
Dass Esswaren teilweise zubereitet werden müssen, um
geniessbar und, was der Besohwerdeführer besonders her-
vorhebt, schmackhaft zu sein, ist somit belanglos.
Anders verhält es sich höchstens für jene neuzeitlichen
Unternehmungen, die unter Verzicht auf Bewirtung (ab-
gesehen vielleicht von der Verabreichung des Frühstücks)
einzig oder doch in erster Linie der Beherbergung von
Gästen dienen. Solche Geschäfte sind aber grundsätzlich
den von Art. 53lit. C HRV erfassten Gewerben zuzuzählen,
da sie, sobald sie erheblichen Umfang annehmen, zweifellos
einen kaufmännischen Betrieb und eine geordnete Buch-
führung erfordern.
Im einen wie im anderen Fall hängt die Pflicht zur Ein-
tragung im Handelsregister nach Art. 54 HRV einzig von
der Höhe der jährlichen Roheinnahmen ab. Indem der
Gesetzgeber die Mindestgrenze auf Fr. 25,000.- fest-
setzte, ging er davon aus, dass bei entsprechenden oder