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Familienrecht. N° 45.
Es macht also in dieserIIinsicht keinen Unterschied zwi-
schen dem Besuchsrecht und allen übrigen Folgen, die sich
anerkanntermassen an' das eheliche Kindesverhältnis
schlechthin anknüpfen ohne Rücksicht darauf, ob dieses
der natürlichen Kindschaft entspricht. Das Kind ist gegen-
über dem Beklagten erbberechtigt und. geniesst Pflicht-
teilsschutz. Im Falle des Vorversterbens der Klägerin
ginge zwar die elterliche Gewalt als solche nicht automa-
tisch auf den Beklagten über; wohl aber fiele die Pflicht
der Kostentragung für Unterhalt und Erziehung von Ge-
setzeswegen gänzlich ihm zu (Art. 272 Abs. 1 ZGB). Keine
dieser Rechtsfolgen des ehelichen Kindesverhältnisses
könnte der Beklagte gegebenenfalls mit dem Hinweis
darauf abwenden, dass im SCheidungsprozess die ausser-
eheliche Zeugung des Kindes anerkannt gewesen sei. Er-
scheint es schon unbillig, einem nur gesetzlichen Vater alle
ihn belastenden Konsequenzen aus seiner «Vaterschaft»
zu überlassen, aber das Besuchsrecht vorzuenthalten, so
sprechen auch praktische Bedenken gegen diese Lösung :
im Hinblick auf die erwähnte Möglichkeit; dass einmal
plötzlich die Unterhaltspflicht dem Beklagten zufiele und
ihm allenfalls auch die elterliche Gewalt übergeben werden
müsste, ist es wünschbar, dass er den persönlichen Kontakt
mit der Tochter, die rechtlich sein Kind ist, aufrechterhal-
ten und pflegen könne. Im weitem hat das Besuchsrecht
die jederzeit praktische Bedeutung, m.ss der Berechtigte
eine allfällige Pflichtvernachlässigung seitens der Inhaberin
der elterlichen Gewalt bemerken und nötigenfalls bei der
Vormundschaftsbehörde intervenieren kann. Mit Rück-
sicht am das Fehlen der Bande des Blutes kann das Be-
suchsrecht des Beklagten jedoch etwas knapper bemessen
werden als üblich.
Dem1WtC1& erkemnt das Bundesgericht.:
1. Die Berufung wird teilweise gutgeheissen dahin, dass
Ziff~ 5 des angefochtenen Urteils aufgehoben und durch
folgende Bestimmung ersetzt· wird :
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5. Der Beklagte ist berechtigt, das Kind ..... bis zu
dessen zurückgelegtem 4. Altersjahre jeden Monat
einmal bei der Klägerin zu besuchen. und vom
5. Altersjahre an jeden Monat einen halben Tag
zu sich zu nehmen.
Im übrigen wird die Berufung abgewiesen und das ange-
fochtene Urteil bestätigt.
46. Extrait de rarret de la He Cour elVife du 9 novembre 1945
dans 1a cause Rubin contre Mange.
OwrateUe d'un Suis8e re8idant en France.
Inapp1icabiliM de la Convention franco-suisse du i5 juin 1869
BUr la competence judiciaire et l'exooution des jugements en
matiere civile.
Competence de l'autoriM du canton d'origine, suivant les art. 30
et 10 de la Ioi federale du 25 juin 1891.
Competence de l'autoriM du lieu Oll Ia curatelle est administree
pour statuer BUr une demande de mainlevee d'une curatelle.
BeistandBchaft für einen in Frankreich weilenden Schweizer.
Nichtanwendharkeit des schweizerisch-französischen Gerichts-
staIldsvertrages vom 15. Juni 1869.
Zuständigkeit der Behörde des Heimatkantons, gemäBs Art. 30
und 10 NAGvom 25. Juni 1891.
Zuständigkeit der Behörde des Ortes, wo die BeistaIldschaft
geführt wird, zur Beurteilung eines Aufhebungsbegehrens.
Owratela d'uno Svizzero residente in Francia.
InapplicabilitA della Convenzione franco-svizzera so Ia com-
petenza di foro e l'esecuzione delle sentenze in materia civile
(deI 15 giugno 1869).
.
Competenza dell'autoritA deI cantone d'origine. secondo gli arte 30
e 10 della legge federale 25 giugno 1891.
Competenza dell'autorita deI luogo, ove la curatela e ammiIii-
strata, per statuire su una domanda di soppressione.
Resume des taits:
A la requete de Dame Mange-Rubin, la Justice de paix
du cercle de Gingins (Vaud) a institue le 25 novembre 1944
une curatelle en faveur de Robert Rudin, originaire de
Reichenbach (Berne), qui se trouvait alors en France et
au nom duquel des inconnus etaient venus reclamer une
somme d'argent que Dame Mange-Rubin detenait pour
lui. Cette d6cision etait fond6e sur l'art. 393 eh. 1 00.
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Familienrecht. N° 46.
Par l'organe d'un avocat, Robert Rudin a immeruatement
demande la mainlevee de la curatelle en soutenant qu'il
avait d6signe un representant en Suisse et qu'il etait par
consequent en mesure d'administrer lui-meme ses biens.
Le 23 decembre 1944, la Justice de paix a decide de sur-
seoir a statuer jusqu'au moment Oll elle aurait reslU les
renseignements qu'elle estimait devoir solliciter des auto-
rit6s fran9aises sur le degre de discernement de l'interesse.
Sur recours da Rubin, le Tribunal cantonal vaudois a
maintenu la decision de la Justice de paix « dans le sens
des motifs » tout en invitant celle-ci a transmettre imme-
diatement le dossier de la cause a l'autorite tutelaire de
la commune de Reich~nbach. L'arret du Tribunal cantonal
est motive en resume de la maniere suivante : La Justice
de paix de Gingins n'etait pas competente pour s'occuper
de l'affaire. Celle-ci, d'apres l'art. 10 de la convention
franco-suisse du 15 juin i869, ressortit a l'autorite tute-
laire de la commune d'origine de Robert Rubin, solution
qui decoule egalement de la 10i fMerale du 25 juin 1891
sur les rapports de droit civil. Les mesures conservatoi~
prises par la Justice de paix paraissent toutefois justifiees
et doivent etre maintenues jusqu'a decision de l'autorite
competente.
Rudin a recouru au Tribunal fMeral en concluant a ce
qu'il plaise a ce dernier inviter la Justice de paix du cercle
de Gingins a statuer a tres bref delai· sur les conclusions
en mainlevee de la curatelle.
Le Tribunal federal a admis le recours dans le sens des
motifs.
Extrait des motifs :
. .. 2. -
Le Tribunal cantonal a juge que l'autorite
tutelaire de la commune de Reichenbach, dont Rubin est
originaire, « etait competente pour statuer sur la presente
cause ». S'll veut dire par la que la Justice de paix du cercle
de Gingins n'etait pas competente pour designer un cura-
teur au recourant, le Tribunal fMeral ne peut que se
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ranger a cette opinion. C'est a tort toutefois que le Tribunal
cantonal croit pouvoir la fonder sur l'art. 10 de la conven-
tion franco-suisse. Il est vrai que certains auteurs (BRO-
OHER, Commentaire p. 74 et Cours I p. 366; PILLET,
Conventions internationales sur la competence judiciaire,
p. 210 in fine) inclinent -
non sans hesitation d'ailleurs....,-
a interpreter tres largement l'art. 10, en comprenant sous
le mot de tutelle « toute institution ayant pour but de
suppleer a une incapacite personnelle » (BROOHER, loc. cit.).
On a invoque a ce propos, d'une part, la diversite des IegiS-
lations cantonales et la difficulte de s'arreter a toutes les
definitions qu'elles pouvaient donner et, d'autre part, le
fait que l'art. 10 en question « n'est qu'une dependance
d'un sujet plus vaste, sur lequelles Mutes parties contrac-
tantes proposaient les memes principes au moment de Ja
convention» (ibid.). Ces raisons ne sont pas satisfaisantes.
Tout au plus, d-u reste, pourraient-elles etre invoquees
10rsqu'il s'agit de mesures destinees a proteger la personne,
mais non pas lorsque -
comme dans les cas de curatelle
vises a l'art. 393 00,- elles tendent simplement a assurer
la conservation ou la gestion de biens dont le soin n'incombe
apersonne. Suivant l'opinion de CURTI (der Staatsvertrag
vom 15. Juni 1869, p. 115-116), ROGUIN (Conflits des
lois suisses, p. 196) et AUJAY (Ioc. cit. que KAUFMANN,
dans son commentaire de l'art. 391, note 26, range a tort
dans le camp oppose), on doit admettre que la conven-
tion est restee etrangere d'une fa/fOn generale a toutes les
varietes de cura bonorum.
En revanche, l'incompetence de la Justice de paix de
Gingins decoulait nettement des art. 30 et 10 de la loi
federale du 25 juin 1891. Le premier de ces articles, range
parmi les dispositions mant specialement les rapports de
droit civil des Suisses a l'etranger, prevoit en effet que
lorsqu'il y a lieu d'instituer une tutellepour une personne
qui emigre ou qui est absente du pays, c'est a l'autoriM
du canton d'origine qu'il appartient d'y pourvoir, et
l'art. 10 precise que « la tutelle, dans le sens de la presente
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Familienrecht. N° 47.
loi, comprend tant les BOinS a donner aux personnes placees
sous tutelle que l'administration de leurs biens ».
(Jependant, de ce que la Justice de paix de Gingins
n'etait pas competente pour designer un curateur au recou-
rant, on ne doit pas conclure, comme le fait le Tribunal
cantonal, qu'elle ne l'est pas non plus pour se prononcer
sur la demande de mainlevee de la curatelle qui lui a ete
soumise par le recourant a l'audience du 23 dec~nibre 1944.
TI aurait peut-etre ete loisible au recourant. de demander
le transfert de la curatelle a l'autorite tutelaire de Rei-
chenbach, mais aussi longtemps qu'elle etait administree
dans le ressort de la Justice de paix de Gingins, c'est tout
n'aturellement a cette derniere que devait s'adresser la
demande de mainlevee (RO 42 II 308; 43 II 751). I1 resulte
ainsi de ce qui precede que c'est a tort que le Tribunal
cantonal a ordonne l'envoi du dossier a l'autorite tute-
laire de la commune de Reichenbach. La Justice de paix
de· Gingins reste saisie de l'affaire et aura a se prononcer
sur la demande de mainlevee. Si elle estimait que l'etat
mental du recourant pourrait justifier l'oll,verture d'une
procedure d'interdiction, il lui appartiendrait naturelle-
ment d'en informer l'autorite tutelaire de la commune
d'origiIie du recourant.
47. Urteil der 11. Zivilabteilung Vom .1. November 1945 i. S.
Schick gegen Tuch- und WoDdeckeniabrik Masein A.-G.
Art. 393 Ziff. 1, ZGB: Beistand zur Vermögensverwaltung für
Aktiengesellschaft.
1. Aktivlegitimation zur Antragstellung,
Prüfung durch vormundschaftliche Behörden. 2. Ziff. 4: nicht
anwendbar, wenn funktionsfähige Verwaltung vorhanden und
lediglich <leren rechtmässige Bestellung bestritten ist.
Art. 393 eh. 4 aa : Curatelle instituee pour la. gestion des biens
d'une 80CWt8 anonyme.
1. QualiM pour requerir l'institution
de Ja curateUe; examen de la. question par les autorites de
tutelle. 2. L'art. 393 eh. 4: n'est pas applicable lorsqu'il existe
une administration en etat de fonetionner et que le requerant
pretend simplement qu'elle n'a pas eM r6gulierement constituee.
.Art. 393 cifra 4 aa : Curatela istituita per la gestione dei beni
d'nna 80Cietd anonVma.
1. Qualita per domandare ehe sm
istituita la curatela; esame della questione da parte delle
Familienrecht. N° 47.
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autorita tutorie.
2. L'art. 393 eifra 4, non e applicabile, se
esiste un'amministrazione in grado di funzionare e se l'istante
pretende soltanto ehe essa non sm stata regolarmente eostituita.
A. -
Am 2. August 1944 stellte Alfred Schick bei der
Vormundschaftsbehörde Thusis das Begehren, es sei der
Tuch- und Wolldeckenfabrik Masein A.~G. mit Sitz in
Thusis ein Verwaltungsbeistand im Sinne ~des Art. 393
Ziff. 4 ZGR zu bestellen, bis eine Generalversammlung der
A.-G. einen Verwaltungsrat und eine Kontrollstelle gewählt
habe. Zur Begründung wurde ausgeführt: Bei der Grün-
dung der Masein A.-G. am 22. Juni 1939 sei Florian Vetsch
jun. zum einzigen Verwaltungsrat bestellt worden; da e1,'
gemäss Art. 708 OR für höchstens 3 Jahre habe gewählt
werden können~ sei sein Mandat am 22. Juni 1942 zu Ende
gegangen. Für die auf ein Jahr als KontrollsteIle bezeich-
nete Schweiz. Revisionsgesellschaft Zürich sei dies schon
am 22. Juni 1940 der Fall gewesen. Von diesem Datum an
sei die A.-G. ohne KontrollsteIle und vom 22. Juni 1942
an auch ohne Verwaltungsrat gewesen. Dieser Mangel sei
auch, so führte der Gesuchsteller im späteren Verfahren
aus, durch die inzwischen am 9. September 1944 abgehal-
tene Generalversammlung, wo Vetsch neuerdings zum Ver-
waltungsrat bestellt und eine KontrollsteIle bezeichnet
wurde, nicht behoben worden, weil Vetsch zur Einberufung
und Leitung dieser Versammlung gar nicht mehr befugt
gewesen und der Gesuchsteller, obwohl Inhaber von
50 Aktien (von 100), dazu nicht eingeladen worden sei;
das Stimmrecht sei von Vetsch für 96 Aktien ausgeübt
worden, obwohl sämtliche Aktien durch den Untersu-
chungsrichter Init Beschlag belegt gewesen seien und
Vetsch des Diebstahls der 50 dem Gesuchsteller gehörenden
Titel bezichtigt sei. Die Beschlüsse dieser Generalversamm-
lung seien daher bedeutungslos und ungültig.
Die beklagte Masein A.-G., vertreten durch Florian
Vetsch, bestritt diese Darstellung mit dem Hinweis darauf,
dass Vetsch einziger Aktionär und durch das Handels-
amtsblatt als einziger Verwaltungsrat der A.-G. ausge-
wiesen sei.