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71_II_211

BGE 71 II 211

Bundesgericht (BGE) · 1945-01-01 · Deutsch CH
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Familienrecht. N° 45.

Es macht also in dieserIIinsicht keinen Unterschied zwi-

schen dem Besuchsrecht und allen übrigen Folgen, die sich

anerkanntermassen an' das eheliche Kindesverhältnis

schlechthin anknüpfen ohne Rücksicht darauf, ob dieses

der natürlichen Kindschaft entspricht. Das Kind ist gegen-

über dem Beklagten erbberechtigt und. geniesst Pflicht-

teilsschutz. Im Falle des Vorversterbens der Klägerin

ginge zwar die elterliche Gewalt als solche nicht automa-

tisch auf den Beklagten über; wohl aber fiele die Pflicht

der Kostentragung für Unterhalt und Erziehung von Ge-

setzeswegen gänzlich ihm zu (Art. 272 Abs. 1 ZGB). Keine

dieser Rechtsfolgen des ehelichen Kindesverhältnisses

könnte der Beklagte gegebenenfalls mit dem Hinweis

darauf abwenden, dass im SCheidungsprozess die ausser-

eheliche Zeugung des Kindes anerkannt gewesen sei. Er-

scheint es schon unbillig, einem nur gesetzlichen Vater alle

ihn belastenden Konsequenzen aus seiner «Vaterschaft»

zu überlassen, aber das Besuchsrecht vorzuenthalten, so

sprechen auch praktische Bedenken gegen diese Lösung :

im Hinblick auf die erwähnte Möglichkeit; dass einmal

plötzlich die Unterhaltspflicht dem Beklagten zufiele und

ihm allenfalls auch die elterliche Gewalt übergeben werden

müsste, ist es wünschbar, dass er den persönlichen Kontakt

mit der Tochter, die rechtlich sein Kind ist, aufrechterhal-

ten und pflegen könne. Im weitem hat das Besuchsrecht

die jederzeit praktische Bedeutung, m.ss der Berechtigte

eine allfällige Pflichtvernachlässigung seitens der Inhaberin

der elterlichen Gewalt bemerken und nötigenfalls bei der

Vormundschaftsbehörde intervenieren kann. Mit Rück-

sicht am das Fehlen der Bande des Blutes kann das Be-

suchsrecht des Beklagten jedoch etwas knapper bemessen

werden als üblich.

Dem1WtC1& erkemnt das Bundesgericht.:

1. Die Berufung wird teilweise gutgeheissen dahin, dass

Ziff~ 5 des angefochtenen Urteils aufgehoben und durch

folgende Bestimmung ersetzt· wird :

Familienrecht. N° 46.

2U

5. Der Beklagte ist berechtigt, das Kind ..... bis zu

dessen zurückgelegtem 4. Altersjahre jeden Monat

einmal bei der Klägerin zu besuchen. und vom

5. Altersjahre an jeden Monat einen halben Tag

zu sich zu nehmen.

Im übrigen wird die Berufung abgewiesen und das ange-

fochtene Urteil bestätigt.

46. Extrait de rarret de la He Cour elVife du 9 novembre 1945

dans 1a cause Rubin contre Mange.

OwrateUe d'un Suis8e re8idant en France.

Inapp1icabiliM de la Convention franco-suisse du i5 juin 1869

BUr la competence judiciaire et l'exooution des jugements en

matiere civile.

Competence de l'autoriM du canton d'origine, suivant les art. 30

et 10 de la Ioi federale du 25 juin 1891.

Competence de l'autoriM du lieu Oll Ia curatelle est administree

pour statuer BUr une demande de mainlevee d'une curatelle.

BeistandBchaft für einen in Frankreich weilenden Schweizer.

Nichtanwendharkeit des schweizerisch-französischen Gerichts-

staIldsvertrages vom 15. Juni 1869.

Zuständigkeit der Behörde des Heimatkantons, gemäBs Art. 30

und 10 NAGvom 25. Juni 1891.

Zuständigkeit der Behörde des Ortes, wo die BeistaIldschaft

geführt wird, zur Beurteilung eines Aufhebungsbegehrens.

Owratela d'uno Svizzero residente in Francia.

InapplicabilitA della Convenzione franco-svizzera so Ia com-

petenza di foro e l'esecuzione delle sentenze in materia civile

(deI 15 giugno 1869).

.

Competenza dell'autoritA deI cantone d'origine. secondo gli arte 30

e 10 della legge federale 25 giugno 1891.

Competenza dell'autorita deI luogo, ove la curatela e ammiIii-

strata, per statuire su una domanda di soppressione.

Resume des taits:

A la requete de Dame Mange-Rubin, la Justice de paix

du cercle de Gingins (Vaud) a institue le 25 novembre 1944

une curatelle en faveur de Robert Rudin, originaire de

Reichenbach (Berne), qui se trouvait alors en France et

au nom duquel des inconnus etaient venus reclamer une

somme d'argent que Dame Mange-Rubin detenait pour

lui. Cette d6cision etait fond6e sur l'art. 393 eh. 1 00.

212

Familienrecht. N° 46.

Par l'organe d'un avocat, Robert Rudin a immeruatement

demande la mainlevee de la curatelle en soutenant qu'il

avait d6signe un representant en Suisse et qu'il etait par

consequent en mesure d'administrer lui-meme ses biens.

Le 23 decembre 1944, la Justice de paix a decide de sur-

seoir a statuer jusqu'au moment Oll elle aurait reslU les

renseignements qu'elle estimait devoir solliciter des auto-

rit6s fran9aises sur le degre de discernement de l'interesse.

Sur recours da Rubin, le Tribunal cantonal vaudois a

maintenu la decision de la Justice de paix « dans le sens

des motifs » tout en invitant celle-ci a transmettre imme-

diatement le dossier de la cause a l'autorite tutelaire de

la commune de Reich~nbach. L'arret du Tribunal cantonal

est motive en resume de la maniere suivante : La Justice

de paix de Gingins n'etait pas competente pour s'occuper

de l'affaire. Celle-ci, d'apres l'art. 10 de la convention

franco-suisse du 15 juin i869, ressortit a l'autorite tute-

laire de la commune d'origine de Robert Rubin, solution

qui decoule egalement de la 10i fMerale du 25 juin 1891

sur les rapports de droit civil. Les mesures conservatoi~

prises par la Justice de paix paraissent toutefois justifiees

et doivent etre maintenues jusqu'a decision de l'autorite

competente.

Rudin a recouru au Tribunal fMeral en concluant a ce

qu'il plaise a ce dernier inviter la Justice de paix du cercle

de Gingins a statuer a tres bref delai· sur les conclusions

en mainlevee de la curatelle.

Le Tribunal federal a admis le recours dans le sens des

motifs.

Extrait des motifs :

. .. 2. -

Le Tribunal cantonal a juge que l'autorite

tutelaire de la commune de Reichenbach, dont Rubin est

originaire, « etait competente pour statuer sur la presente

cause ». S'll veut dire par la que la Justice de paix du cercle

de Gingins n'etait pas competente pour designer un cura-

teur au recourant, le Tribunal fMeral ne peut que se

Familienrecht. N0 46.

213

ranger a cette opinion. C'est a tort toutefois que le Tribunal

cantonal croit pouvoir la fonder sur l'art. 10 de la conven-

tion franco-suisse. Il est vrai que certains auteurs (BRO-

OHER, Commentaire p. 74 et Cours I p. 366; PILLET,

Conventions internationales sur la competence judiciaire,

p. 210 in fine) inclinent -

non sans hesitation d'ailleurs....,-

a interpreter tres largement l'art. 10, en comprenant sous

le mot de tutelle « toute institution ayant pour but de

suppleer a une incapacite personnelle » (BROOHER, loc. cit.).

On a invoque a ce propos, d'une part, la diversite des IegiS-

lations cantonales et la difficulte de s'arreter a toutes les

definitions qu'elles pouvaient donner et, d'autre part, le

fait que l'art. 10 en question « n'est qu'une dependance

d'un sujet plus vaste, sur lequelles Mutes parties contrac-

tantes proposaient les memes principes au moment de Ja

convention» (ibid.). Ces raisons ne sont pas satisfaisantes.

Tout au plus, d-u reste, pourraient-elles etre invoquees

10rsqu'il s'agit de mesures destinees a proteger la personne,

mais non pas lorsque -

comme dans les cas de curatelle

vises a l'art. 393 00,- elles tendent simplement a assurer

la conservation ou la gestion de biens dont le soin n'incombe

apersonne. Suivant l'opinion de CURTI (der Staatsvertrag

vom 15. Juni 1869, p. 115-116), ROGUIN (Conflits des

lois suisses, p. 196) et AUJAY (Ioc. cit. que KAUFMANN,

dans son commentaire de l'art. 391, note 26, range a tort

dans le camp oppose), on doit admettre que la conven-

tion est restee etrangere d'une fa/fOn generale a toutes les

varietes de cura bonorum.

En revanche, l'incompetence de la Justice de paix de

Gingins decoulait nettement des art. 30 et 10 de la loi

federale du 25 juin 1891. Le premier de ces articles, range

parmi les dispositions mant specialement les rapports de

droit civil des Suisses a l'etranger, prevoit en effet que

lorsqu'il y a lieu d'instituer une tutellepour une personne

qui emigre ou qui est absente du pays, c'est a l'autoriM

du canton d'origine qu'il appartient d'y pourvoir, et

l'art. 10 precise que « la tutelle, dans le sens de la presente

214

Familienrecht. N° 47.

loi, comprend tant les BOinS a donner aux personnes placees

sous tutelle que l'administration de leurs biens ».

(Jependant, de ce que la Justice de paix de Gingins

n'etait pas competente pour designer un curateur au recou-

rant, on ne doit pas conclure, comme le fait le Tribunal

cantonal, qu'elle ne l'est pas non plus pour se prononcer

sur la demande de mainlevee de la curatelle qui lui a ete

soumise par le recourant a l'audience du 23 dec~nibre 1944.

TI aurait peut-etre ete loisible au recourant. de demander

le transfert de la curatelle a l'autorite tutelaire de Rei-

chenbach, mais aussi longtemps qu'elle etait administree

dans le ressort de la Justice de paix de Gingins, c'est tout

n'aturellement a cette derniere que devait s'adresser la

demande de mainlevee (RO 42 II 308; 43 II 751). I1 resulte

ainsi de ce qui precede que c'est a tort que le Tribunal

cantonal a ordonne l'envoi du dossier a l'autorite tute-

laire de la commune de Reichenbach. La Justice de paix

de· Gingins reste saisie de l'affaire et aura a se prononcer

sur la demande de mainlevee. Si elle estimait que l'etat

mental du recourant pourrait justifier l'oll,verture d'une

procedure d'interdiction, il lui appartiendrait naturelle-

ment d'en informer l'autorite tutelaire de la commune

d'origiIie du recourant.

47. Urteil der 11. Zivilabteilung Vom .1. November 1945 i. S.

Schick gegen Tuch- und WoDdeckeniabrik Masein A.-G.

Art. 393 Ziff. 1, ZGB: Beistand zur Vermögensverwaltung für

Aktiengesellschaft.

1. Aktivlegitimation zur Antragstellung,

Prüfung durch vormundschaftliche Behörden. 2. Ziff. 4: nicht

anwendbar, wenn funktionsfähige Verwaltung vorhanden und

lediglich <leren rechtmässige Bestellung bestritten ist.

Art. 393 eh. 4 aa : Curatelle instituee pour la. gestion des biens

d'une 80CWt8 anonyme.

1. QualiM pour requerir l'institution

de Ja curateUe; examen de la. question par les autorites de

tutelle. 2. L'art. 393 eh. 4: n'est pas applicable lorsqu'il existe

une administration en etat de fonetionner et que le requerant

pretend simplement qu'elle n'a pas eM r6gulierement constituee.

.Art. 393 cifra 4 aa : Curatela istituita per la gestione dei beni

d'nna 80Cietd anonVma.

1. Qualita per domandare ehe sm

istituita la curatela; esame della questione da parte delle

Familienrecht. N° 47.

215

autorita tutorie.

2. L'art. 393 eifra 4, non e applicabile, se

esiste un'amministrazione in grado di funzionare e se l'istante

pretende soltanto ehe essa non sm stata regolarmente eostituita.

A. -

Am 2. August 1944 stellte Alfred Schick bei der

Vormundschaftsbehörde Thusis das Begehren, es sei der

Tuch- und Wolldeckenfabrik Masein A.~G. mit Sitz in

Thusis ein Verwaltungsbeistand im Sinne ~des Art. 393

Ziff. 4 ZGR zu bestellen, bis eine Generalversammlung der

A.-G. einen Verwaltungsrat und eine Kontrollstelle gewählt

habe. Zur Begründung wurde ausgeführt: Bei der Grün-

dung der Masein A.-G. am 22. Juni 1939 sei Florian Vetsch

jun. zum einzigen Verwaltungsrat bestellt worden; da e1,'

gemäss Art. 708 OR für höchstens 3 Jahre habe gewählt

werden können~ sei sein Mandat am 22. Juni 1942 zu Ende

gegangen. Für die auf ein Jahr als KontrollsteIle bezeich-

nete Schweiz. Revisionsgesellschaft Zürich sei dies schon

am 22. Juni 1940 der Fall gewesen. Von diesem Datum an

sei die A.-G. ohne KontrollsteIle und vom 22. Juni 1942

an auch ohne Verwaltungsrat gewesen. Dieser Mangel sei

auch, so führte der Gesuchsteller im späteren Verfahren

aus, durch die inzwischen am 9. September 1944 abgehal-

tene Generalversammlung, wo Vetsch neuerdings zum Ver-

waltungsrat bestellt und eine KontrollsteIle bezeichnet

wurde, nicht behoben worden, weil Vetsch zur Einberufung

und Leitung dieser Versammlung gar nicht mehr befugt

gewesen und der Gesuchsteller, obwohl Inhaber von

50 Aktien (von 100), dazu nicht eingeladen worden sei;

das Stimmrecht sei von Vetsch für 96 Aktien ausgeübt

worden, obwohl sämtliche Aktien durch den Untersu-

chungsrichter Init Beschlag belegt gewesen seien und

Vetsch des Diebstahls der 50 dem Gesuchsteller gehörenden

Titel bezichtigt sei. Die Beschlüsse dieser Generalversamm-

lung seien daher bedeutungslos und ungültig.

Die beklagte Masein A.-G., vertreten durch Florian

Vetsch, bestritt diese Darstellung mit dem Hinweis darauf,

dass Vetsch einziger Aktionär und durch das Handels-

amtsblatt als einziger Verwaltungsrat der A.-G. ausge-

wiesen sei.