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70_IV_101

BGE 70 IV 101

Bundesgericht (BGE) · 1944-01-01 · Deutsch CH
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Strafgesetzbuch. No 26.

nämlich den Täter, der die Tat für erlaubt hält, mangels

Vorsatzes freizusprechen; vielmehr war ihnen bewusst,

dass der Entwurl >

war und erst die Zulassung der Strafloserklärung ein

weiteres Zugeständnis an die Grundsätze des Schuld-

strafrechts bedeutete (AStenBull NatR, Sonderausgabe

88).

Die Behauptung des Beschwerdeführers, er habe licht

gewusst, dass den Refraktären jede politische Tätigkeit

verboten sei, würde daher, auch wenn sie sich als richtig

erwiese, nicht notwendigerweise zum Freispruch führen.

Dagegen ist sie im Rahmen des Art. 20 StGB zu berück-

sichtigen.

5. -

Diese Bestimmung gilt, wenn der Täter aus zu-

reichenden Gründen angenommen hat, die Tat sei erlaubt.

Hiezu genügt es nicht, dass er glaubt, sein Tun oder

Lassen sei nicht strafbar, oder dass er die anwendbare

Norm nicht kennt. Wie unter der Herrschaft des Bundes-

strafrechts das Bewusstsein der Rechtswidrigkeit als

Voraussetzung des Vorsatzes schon dann bejaht wurde,

wenn sich der Täter bewusst war, unrecht zu handeln,

d. h. wenn er das Empfinden hatte, gegen das Recht zu

verstossen, sei es gegen subjektive Rechte anderer oder

gegen allgemeine Gebote der Rechtsordnung, sei es auch

ohne genauere Vorstellung einfach gegen das, was recht

ist (BGE 60 I 418, 66 I 113), wird auc.h die Strafmilderung

oder Strafloserklärung nach Art. 20 StGB durch dieses

Empfinden ausgeschlossen (BGE 69 l.Y 180).

7. -

Wenn der Rechtsirrtum festgestellt wird, liegt

es im Ermessen der Vorinstanz, ob sie den Beschwerde-

führer trotzdem bestrafen oder ob sie ihn von Strafe

befreien will. Immerhin wird zu berücksichtigen sein, dass

letztere Möglichkeit dem das Strafgesetzbuch beherrschen-

den Grundsatz c< keine Strafe ohne Schuld J) gerecht wird

und daher in der Regel vor der anderen den Vorzug

verdient.

Strafgesetzbuch. No 27.

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27.

Arr~t de la Cour de cassation penale du 12 mai 1944

dans Ia cause Cassat

contre :.\linistere public du Canton de Vaud.

Le CP s'inspire de la notion dite subjective de la participation

par coa.uteu,rs.

Participation par coautews au. delit de fau.x dans les titres.

Nach dem StGB gilt der sogenannte subjektive Begriff der Mit-

täterschaft.

Mittäterschaft bei Urkundenfälschung.

II CP si basa su.lla cosiddetta nozione soggettiva della parteci-

pazione.

Partecipazione di piU persone come coautori al reato di falsita in

atti.

Resume des /aits :

A. -

En 1943, Cassat et Brulhart entrerent en rapports

et discuterent ensemble la fabrication et la vente de faux

coupons de rationnement. Cassat offrit a Brulhart de lui

avancer une certaip.e somme pour l'achat du material

necessaire et en outre de lui payer un prix determine

pour les coupons fabriques. Brulhart se declara pret a

entreprendre la fabrication. II fut convenu que la somme

avancee par Cassat serait deduite du prix des coupons

livres par Brulhart.

Cassat fournit effectivement les fonds, Brulhart fabriqua

les faux coupons et les livra. Cassat en remit un premier

lot a Gerber, qu'il avait deja mis au courant des avant

la fabrication des faux titres;

B. -

Le 27 janvier 1944, le Tribunal de police correc-

tionnelle de Lausanne condamna Cassat comme complice

du delit de faux et pour usage de faux a une annee de

reclusion avec deduction de 55 jours de prison preventive

et a deux ans de privation des droits civiques. Cassat

defera ce jugement a la Cour de cassation penale du

canton de Vaud, mais il fut deboute le 28 fävrier 1944.

0. -

Contre cet arret, Cassat s'est pourvu en nullite

devant le Tribunal federal.

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Strafgesetzbuch. No 27.

Gons_iderant en droit :

l. -

2. -

D'apres la conception dite subjective de la parti-

cipation, dont s'inspire le Code penal suisse, conception

dans laquelle on prend avant tout en consideration l'inten-

site de la volonte coupable, le coauteur est celui qui, sans

accomplir necessairement des actes d'execution, participe

et s'associe a la decision dont est issu le delit, ou a la

realisation de celui-ci, dans des conditions et dans une

mesure qui le font apparaitre comme un participant non

pas secondaire, mais principal. A la di:fference du complice,

qui veut seulement preter assistance a l'infraction d'autrui,

le coauteur accepte de jouer un röle de premier plan (arret

Ischy et consorts du 2 juillet 1943, RO 69 IV 97 s.).

II reEsort de ces principes que Brulhart et Cassat sont

coauteurs du delit de faux dans les titres. Ils se sont

associes pour fabriquer les faux coupons, les mettre en

circulation et en retirer un avantage illicite. Toute leur

activite a procede d'une decision et d'un plan communs.

La repartition des roles entre eux est des lors sans impor-

tance. Des avant que les faux coupons eussent existe

Cassat avait decide de les negocier et de se procurer

ainsi un benefice. C'est parce qu'il savait que Brulhart

pouvait et voulait les fabriquer et les lui remettre qu'il

fournit l'argent cense necessaire pour l'achat de materiel,

allant meme jusqu'a contracter une dette onereuse.

Inversement, Brulhart n'a fabrique les faux coupons que

parce qu'il savait que Cassat les lui acheterait; il a tra-

vaille en quelque sorte sur commande et a remis pratique-

ment tous les coupons fabriques a Cassat. Celui-ci l'a presse

de se mettre a l'ouvrage et de faire la livraison dans le

plus bref delai possible. Cassat etait si fort engage dans

l'operation qu'au debut de juillet, il en a parle a Gerber

et lui a promis de lui remettre des coupons. En definitive,

il n'a pas joue, dans la consommation du faux, le röle

d'un simple comparse d'importance secondaire, mais bien

un röle de premier plan. S'il avait eu les connaissances

Strafgesetzbuch. No 28.

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et l'habilite necessaires, Oll peut penser qu'il n'aurait

pas hesite a fabriquer au besoin lui-meme des faux titres ..

3. -

11 n'y a des lors aucun motif de distinguer entre

les actes qu'il a commis avant la fabrication des coupons

et ceux qu'il a commis apres. Son activite forme un tout

indivisible, comme sa volonte coupable. La mise en

circulation des faux titres de rationnement constituait

la derniere consequence . de sa participation au delit de

faux et· ne saurait etre punie separement. 11 est des lors

exclu qu'il se soit rendu coupable du delit d'usage de

faux ou de recel.

Sa participation au delit comme coauteur exclut de

m8me qu'il ait fait acte de complicite en fournissant aide

et Conseil a Brulhart.

4 et 5. -

..... .

Par ces motifs, le Tribunal jliUral

Rejette le pourvoi.

28. Extrait de l'arret de la Cour de cassation penale

du 5 avrll 1944 en la cause Augsburger

c. Procureur general du Canton de Neuchatei.

Sursia, reparation du dommage.

Lorsque le dommage n'est, avant la condamnation penale, fixe

ni judiciairement ni pa.r a.ccord avec le lese, le defa.ut de repa-

ration n'est pa.s, au rega.rd de l'art. 41 eh. 1 a.l. 4 CP, un obsta.cle

8. l'octroi du sursis.

Le juge peut toutefois tenir compte, dans Ie cadre de l'al. 2 du

meme article, de l'attitude adoptee pa.r Ie conda.mne eu ega.rd

au tort ·qu'il a cause.

Bedingter Strafvollzug, Eraa:tz dea Schadena.

Das Niehtersetzen des Schadens, der vor der Strafverurteilung

. wed~r gerichtlich noch durch Vergleich festgestellt ist, steht

niclit gemäss Art. 41 Ziff. 1 Abs. 4 StGB . der Gewährung des

bedingten Strafvollzugs im Wege.

.

Der R:H!hter kann jedoch im Rahmen des Abs. 2 des gleichen

Artikels der Haltung, die der Verurteilte in Anbetracht des

verutsachten Schadens eingenommen hat, Rechnung tragen.