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66_II_203

BGE 66 II 203

Bundesgericht (BGE) · 1940-01-01 · Français CH
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Ei~etlbltltnhaftpflicht. No 43.

du moment q~e c'est avec l'autorisation expresse de cette

autoriM (cf. lettre du Departement fooeral des chemins

de fer du U octobre 1924) que la re courante a procooe

a l'enlevement de l'appareil, on ne voit pas surquel

fondement on pourrait l'incriminer de ce chef. Le second

grief, en revanche, est parfaitement fonde etle Tribunal

federal, es time meme que la faute de' la Compagnie est

plus grave que ne l'a juge la Cour cantonale; car, d'apres

les constatations de l'arret attaque, la cl8ture se composait

en tout et pour toutdetrois fils de fer distendus d'ailleurs

a certains endroits et dont le plus eleve se trouvait a

40 centimetres du sol, et d'une bordure de saules destines

probablement 'a servir de haie un jour ou l'autre, mais

qui, a l'epoque de l'accident, etaient encoreassez distants

les uns des autres pour permettre le passage. Or il est

clair qu'une teIle cl8ture ne remplissait pas sön office,

car on aurait beau dire, comme le fait la Cour cantonale,

qu'une barriere constitue un avertissement de par sa

seule presence, encore faut-il qu'elle offre une certaine

resistance a celui qui tente de la franchir, et tel n'etait

pas le cas de la cl8ture en question. L'arret constate du

reste qu'elle etait souvent fran.chie par les gens de la

region, si bien qu'un des employes de la Compagnie a pu

dire quec'etait justement la raison pour laquelle les fils

etaient distendus.Il est parfaitement exact que ces gens

se mettaientdans leurs torts et engageaient leur respon-

sabiliM, mais la Compagnie, qui, ne pouvait ignorer cet

etat de choses, engageait egalement la sienne en ne prenant

pas les mesures qui s'imposaient et qui s'imposaieIit

d'autant plus que le rail decontact, depum qu'il etait

decouvert, presentait un tres grand danger meme entre

le passage des trains. Elle devait du reste supposer qua

ce ne serait peutc.etre pas toujours des' personnes experi-

menrees qui seraient tenMes de traverser la voie, mais

des'enfants inconscients ou moins conscients des risques

auxquels ils s'expösaient.

La Cour' cantonale 'a partage les 'responsabilires a

raison d'un quart a la charge de la victime et des trois

Motorfahrzeugverkehr. N° 44.

203

qua,rts a celle de la Compagnie. Le Tribunal federal ne

juge pas apropos de modifier cette proportion, malgre

ce qui a 13M dit ci-dessus au sujet du grief relatif a la

suppression de l'appareil de protection.

'

3.- En ce qui concerne l'evaluation du' dommage,

le Tribunal f6deral ne voit rien a reprendre a la decision

de la Cour. La jurisprudence ayant en effet reconnu le

droit pour les parents d'un enfant decooe par suite d'acci-

dent de reclamer une indemnite pour perte de soutien,

la discussion ne pourrait tout au plus porter que sur

l'evaluation du dommage. Mais c'est la essentiellement

une question de fait etd'appreciation et, devant les consta-

tationsde l'arret, le Tribunal federal ne voit aueun motif

d'intervention. Il en est de meme, et pour les memes

raisons; des autres elements du dommage materiel. La

Cour cantonale ajugebon d'allouer egalement aux intimes,

une indemniM sp6ciale a titre de reparation du tort

moral. L'accident etant, comme on l'a dit, imputable en

partie a la faute de la Compagnie, et la Cour cantonah~

posant en fait que la mort brutale du jeune Rotzetter

avait cause une douleur particulierement eruelle a ses

parents, cette decision n'estpas critiquable non plus.

Pour ce qui est de la somme allouee, elle n'estpas exageree

et il n'y a pas de raisons de la reduire.

Le Tribunal ferUral' prononce :

Le recours est rejeM et l'arret attaque est confirme.

IX. l\IOTORFAHRZEUGVERKEHR

CIRCULATION DES VEHICULES AUTOMOBILES

44. Auszug aus dem Urteil der I. Zh,:ilabteiluug,-om 24. Septemlwr

19401. S. Tobler-Meier gegeu « Zürich", ABg. Unfall- imd

Haftpßiehtsversieherungs-,A.-G.

Motarjahrzeughajtp/licht. Verhältnis yon Art. 46 MFG zu 1rt.

81 OG. Die t.at.sächlichen Feststdhmgen dpi< kantonalen RH:h-

204

lIotorfahrzeugverkehr. No 44.

ters sind fiir Qas Bundesgericht unter den allgemeinen Vorbe-

halten des Art. 81 OG auch in Streitsachen aus dem MFG

verbindlich.

Responsabiliie deo l'aut01nobiliste. Rapports de Part. 46 LA avec

Part. 81 OJ. Dan~ les litig<;s qui ~ppellent l'application de la

L~, les cons~atatlOns de falt du Juge cantonal lient aussi le

Trtbunal federal, sauf les cas reserves par l'art. 81 OJ.

Responsabilita dell'automobilista. Relazione tra l'art. 46 LCAV e

l'art. 8~ O~F. NeHe co~te~tazioni relative aHa LCAV gIi accer-

tamentl di fatto deI glUdice cantonale sono vincolanti anche

pel Tribtmale federale, eccettuati i casi di cui all'art. 81 OGF.

Die Klägerin wurde am 24. Juli 1934 beim Zusammen-

stoss zweier Personenautomobile verletzt. Die volle Ver-

antwortung für den Unfall traf unbestrittenermassen den

Halter des einen Fahrzeugs, E. Ganz. Dieser war für seine

Haftpflicht bei der {(Zürich I), Allg. Unfall- und Haft-

pflichtversicherungs-AG, versichert; daneben bestand noch

eine persönliche Unfallversicherung für die Klägerin bei

der nämlichen Versicherungsgesellschaft.

Die Klägerin leitete gegen die « Zürich» auf Grund der

Haftpflicht- und der Unfallversicherung vorliegenden Pro-

zess ein.

Das Bezirksgericht St. Gallen schätzte die dauernde

Invalidität der Klägerin auf Grund einer Expertise von

Dr. R. Brun in Zürich auf 25 %.

Das Kantonsgericht, an welches beide Parteien appel-

lierten, holte eine neue Expertise bei Dr. H. Brenk in

Basel ein. Dieser gelangte im Gegensatz zum erstinstanz-

lichen Experten dazu, eine dauernde Invalidität bei der

Klägerin zu verneinen. Durch Urteil vom 25. April 1940

setzte darauf das Kantonsgericht die Forderung der

Klägerin auf Fr. 2900.- fest.

Gegen dieses Urteil hat die Klägerin die Berufung an

das Bundesgericht erklärt.

Aus den Erwägungen:

Das Urteil der Vorinstanz steht und fallt mit den auf

das Gutachten von Dr. Brenk gestützten Feststellungen

über die Unfallfolgen. Hievon geht auch die KIägerin aus,

lIIotorfahrzengverk('hr. No 44.

205

indem sie mit ihrem Berufungsantrag verlangt, die Sache

sei zur Durchführung einer Oberexpertise an die Vor-

instanz zurückzuweisen. Allein die tatsächlichen Fest-

stellungen der Vorinstanz sind für das Bundesgericht nach

Massgabe von Art. 81 OG verbindlich. Das schliesst eine

Kritik der Beweiswürdigung grundsätzlich aus; vorbec

halten bleibt nach Art. 81 nur die Rüge von Aktenwidrig-

keiten und von Verstössen gegen bundesrechtliche Beweis-

vorschriften. Wenn die Vorinstanz, übrigens auf Grund

sorgfältiger Abwägung, das Gutachten von Dr. Brenk für

zuverlässiger und schlüssiger befunden hat als dasjenige

von Dr. Brun, muss es deshalb für das Bundesgericht bei

diesem Ergebnis unter den genannten Vorbehalten sein

Bewenden haben.

In der heutigen Verhandlung hat freilich der Vertreter der

Klägerin gegenüber den vorerwähnten, in ständiger Praxis

anerkannten Grundsätzen den Standpunkt vertreten, Art. 46

MFG gebe auch dem Bundesgericht die Möglichkeit freier

Beweiswürdigung. Abgesehen davon, dass dies hier nur

für den Haftpflicht- (bezw. Haftpflichtversicherungs-) und

nicht auch für den Unfallversicherungsanspruch der

Klägerin von Bedeutung wäre, kann aber von einer solchen

Tragweite des Art. 46 MFG nicht die Rede sein. Art. 46

bestimmt, dass der Richter die Tatsachen beurteilt, ohne

an die Beweisregeln des kantonalen Prozessrechtes gebun-

den zu sein (franz. Text : le juge apprecie librement les

faits de la cause, sans etre lie par les regles de Ia procedure

cantonale sur Ia preuve; ital. Text: il giudice apprezza

Iiberamente i fatti. Esso non e legato dalle disposizioni

della procedura cantonale in materia di prove). Nach ihrem

klaren Wortlaut und Inhalt wendet sich die Bestimmung

also an denjenigen Richter, dem die Beweiswürdigung nach

der allgemeinen, in Art. 81 OG festgesetzten Ordnung

zusteht; nichts lässt darauf schliessen, dass auch an jener

Ordnung selbst und damit am Umfang der bundesgericht-

lichen Kognitionsbefugnis etwas habe geändert werden

wollen. In der Tat wäre nicht einzusehen, warum diese

:?06

;Uotorfahrzeugu·l'kehr. :go 45.

Befugnis bei /Streitsachen aus dem l\'IFG weiter gehen

sollte als in P~iJZessen aus andern Gebieten des Bundes-

zivilrechts. Fü(das Bundesgericht stellt sich nur die Frage,

ob der kantonale Richter Art. 46 MFG beachtet hat.

\Venn dies nicht zutrifft, liegt ein Verstoss gegen eine

bundesrechtliche Beweisvorschrift im Sinne von Art. 81 OG

vor, was dazu führt, dass der Tatbestand im Verfa,hren

nach Art. 82 neu festgestellt werden muss. Sind dagegen

die Beweise vorschriftsgemäss frei gewürdigt worden, so

bleibt es endgültig bei den darauf gestützten Feststel-

lungen des kantonalen Richters.

45. Arrets de la IIe Seetion eivile dn 19deeembre 1940 dansles causes

Helvetia et ll'lnterthonr contre Troillet et eonsorts et dUe Delago.

Droit de la circulation. Indemnites en 008 de mort.

1. Transjert du vehicule. Lorsqu'un vehioule ohange de mains

sans que le permis de oirculation soit transfere au nouveau

detenteur oonformement a l'art. 8 LA, l'anden detenteur et

flon asaureur ne demeurent pas civilement responsables an

sens des art. 40 et 48 LA. L'art. 8 LA ne s'applique pas lorsque

le permis de circulation n'existe pas ou a ete annuIe et qu'en

oonsequenoe la voiture n'est pas admise a cirouler.

2. Voiture de remplacement. Clause usuelle du contrat d'assuranoe

d'apres laquelle l'assureur couvre sans autre pendant un

oertain temps la voiture qui remplace le vehioule assure momen-

tanement hors service. Interpretation de oette olause.

3. Perte de soutien. La jeune fille qui perd son fiance ne peut

etre assimilee, pour l'appreoiation du dommage visa par l'art.

45 a1. 3 CO, a la femme qui perd son mari. Imputation de

l'avantage.

4. Indenmite pour tort moral. Conditions de Part. 42 LA : pere

et mere, freres et sreurs; fiancee.

Strassenverkehrsrecht. Entschädigung und Genugtuung bei TodesjalL

1. (Jbertragung des Fahrzeugs. Wenn ein Fahrzeug Hand ändert,

ohne dass der Fahrzeugausweis gemäss Art. 8 MFG auf den

neuen Halter übertragen wird, so bleiben der bisherige Halter

und sein Versicherer nicht im Sinne von Art. 40 und 48 MFG

zivilreohtlioh haftbar. Art. 8 MFG ist nioht anwendbar, wenn

kein Fahrzeugausweis ausgestellt oder der ausgestellt gewesene

aufgehoben und das Fahrzeug deshalb nicht zum Verkehr

zugelassen ist ...

2. Ersatzwagen.

UbUohe Klausel des Versicherungsvertrages,

wonach die Versicherung ohne weiteres während einer bestimm-

Motorfahrzeugverkehr. 1\0 45.

207

ten Zeit auoh den Wagen deckt, der das zeitweilig ausser

Betrieb gesetzte versioherte Fahrzeug ersetzt. Auslegung

dieser Klausel.

3. Verlust des Versorgers. Die Braut des Verunglückten kann

bei der Sohadensbemessung gemä.'ls Art. 45 Abs. 3 OR nicht

einer Frau, die ihren Gatten verliert, gleichgeaohtet werden.

Vorteilsaurechnung.

4. Genugt'uung. Voraussetzungen naoh Art. 42 MFG: Eltern

und Geschwister; Braut.

Diritto deUa circolazione. Indennizzo e riparazione morale in caso

di morte.

1. Trasjerimento del veicolo. Allorohe un veicolo passa in altre

mani senza ehe la lioenza di oiroolazione sia trasf.erita al nuovo

detentore conformemente all'art. 8 LCAV, il precedente deten-

tore e il suo assicuratore non restano civilmente responsabili

a'sensi degli art. 40 e 48 LCAV. L'art. 8 LCA V non si applica

quando il permesso di oiroolazione non esiste 0 e stato annullato

e quindi il veioolo non e ammesso alla circolazione.

2. Veicolo di sostituzione. Clausola-tipo deI contratto di asSiou-

razione, secondo cui l'assicuratore risponde senz'altro, durante

un oerto tempo, per quanto riguarda il v~icolo ~~e sostituisoe

quello assiourato momentaneamente iuor! serVlZIO. Interpre-

taziono di quests. clausola.

3. Perdita del sostegno. La giovane ehe perde iI suo fidan~ato

non puo essere equiparata, per quanto riguarda Ia. vaIutazIOne

deI danno a'sensi dell'art.45 cp. 3 CO, alla moghe ehe perde

il proprio marito. Imputazione deI vantaggio.

4. Riparazione morale. Condizioni dell'art. 42 LCA V: padre e

madre, iratelli e sorelle, fidanzata.

A. -

En 1933, Henri Cretton, a Martigny, a aehere

une automobile Essex-Terraplane de 17 HP. TI l'a assuree

le 12 janvier 1933 eontre la responsabilire eivile aupres

de la Winterthour suivant police n° 1.297.532 et il a

obtenu le permis de eireulation Vs 1174. Assuranee et

permis ont ere regulierement renouveIes pour l'annee

1936.

Par eontrat du 10 aout de la meme annee, Cretton

a vendu eette voiture a Riehard Ciere, garagiste a Mar-

tigny, pour le prix de 1051 fr. 45 (venant en deduction

d'une facture due a l'acheteur). Le eontrat porte in fine

la clause: « Sont eompris dans la vente le permis de

circulation et assuranee jusqu'a decembre proehain».

En fait, ni le permis ni l'assurance n'ont ere tr8tfiSferes

a Ciere. Une dizaine de jours plus tard, Cretton a amene

la voiture sans plaques au garage de l'acheteur (a l'insu