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62_II_167

BGE 62 II 167

Bundesgericht (BGE) · 1934-04-25 · Italiano CH
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Prozessreoht. N° 42.

basta per l"!mder liteconsorti gli attori (0 i convenuti) delle

due cause. La loro domande non saranno quindi sommate per la

determinazione deI valore litigioso.

8unto dei fatti :

Fra le figlie eredi di G. Margaroli resosi defunto nel

1933 sorgeva una Iite percM 'ilna di esse, Agata Barloggio,

asseriva d'aver ricevuto in donazionedal padre un libretto

di cassa di risparmio di oltre 4000 fchi. intestato al nome

di questi mentre le altre negavano la validita della dona-

zione rivendicando giudizialmente alla successione l'am-

montare dei libretto ineassato dalla sorella.

Dal canto proprio il nipote dei defunto, Silvio Mossi,

conveniva anch'esso in giudizio Agata Barloggio doman-

dandole il pagamento di 1527 fchi. importo di un libretto

di cassa di rlsparmiQ intestato ad esso, costituito in suo

favore dal nonno, che 10 deteneva, e ehe 111. convenuta

asseriva d'aver ricevuto in donazione da questi.

Le due petizioni, respinte dal Pretore di Bellinzona con

un solo giudizio, furono invece accolte dal Tribunale

d'appello pure con un'unica sentenza.

Agata Barloggio s'appeDo da questa sentenza al Tri-

bunale federale proponendogli il rigetto delle due petizioni.

L'appellato Silvio Mossi domando che l'appello fosse

diehiarato irricevibile in suo confronto perche il valore

litigioso della sua causa era inferiore 11. 4000 fchi.

II Tribunale federale ha dlchiarato irricevibile l'appello

in quanto ara diretto contro Silvio Mossi per i seguenti

motivi :

1. -

Il giudice cantonale ha statuito con uno stesso

giudizio tanto sulle domande propostegli colla petizione

6 ottobre 1935 di Silvio Mossi contro i coniugi Barloggio

quanto su quelle deDa petizione 8 gennaio 1934 di Oiulia

e Ida Mossi e degli eredi della fu Martina Biaggini contro

Agata Barloggio. Non si puo pero attribuire alla congiun-

zione delle cause in tal modo da lui ordinata nell'intento

manifesto di semplificare le procedure l'effetto di costituire

liticonsorti il Silvio M08Si e le attrici nell'altra causa. Le

Prozessrecht. No 43.

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due cause differiscono infatti completamente per l'oggetto

e non v'e fra esse neppure identita di parti. Ad. esclud.ere

in concreto l'esistenza d'attori liticonsorti basta dei resto

gia. il fatto che, contrariamente 11. quanta e prescritto per

costoro dall'art. 46 cp. 2 proc. civ. tic., le parti attrici

non hanno proceduto con un'unica petizione.

Il Silvio Mossi non e dunque liteconsorte delle attrici.

L'importo della sua doma.nda non puo essere somm'l.to,

in conformita dell'art. 60 OG, con quello delle dOill':l.nde

di costoro e dev'essere considerato ase. Poiche eBSO non

raggiunge il valore litigioso minimo di 4000 fchi. richiesto

dall'art. 59 00, l'appello dev'esBere dichiarato irricevibile

in ordine in quanta e diretto contro il dispOBitivo della

sentenza querelata concernante l'a'1<ione di Silvio Massi.

2. -

. • • • . • • • • • • • • • • • •.••••.

43. Extrait da rarret de 1a IIe Sntioll eivile du 5 ja.iD193S

dans la cause Ste,tler contre Ster.t1er.

Le juge saisi d'une action en divorce oomportant une dem<J.nde

de liquidation dr regime m'l.trimonial peut, sans violer aucune

regle de droit fMernl, se borner a trancher 11.1. question de la

dissolution du mariage et renvoyer les parties a introduire

une nouvelle procedura pour faire juger 11.1. question de la

liquidation du regime. En pareil cas. le prononce sur le divorce,

randu an derniere instance, doit etre assimi16 a un jugem:lUt

au fond contra laquel le racours en raforme est recevabla

(an. 154 Ce et 58 OJF.).

1. -

La recourante reproche a la Cour d'avoir confirme

le jugement du Tribunal de premiere instance qui s'est

refuse a statuer sur sa demande en nomination d'un

notaire charge de proceder a 111. liquidation du regime

matrimonial; Ce grief serait fonde (a supposer d'ailleurs

qu'une teIle demande equivalut a une demande;de liqui-

dation du regime matrimonial) si les epoux avaient en

vertu du droit federal un droit a faire juger dans 111. meme

instance 111. question de 111. dissolution du mariage ~et celle

168

Versicherungsvertrag. N° 44.

de la liquidation du regime matrimonial. Mais aucune

disposition d~ code civil ne confere un tel droit aux epoux,

et il faut en eonclure que le Iegislateur federal a entendu

laisser aux cantons la faculM de dissocier ces deux ques-

tions et de renvoyer les parties dans le proces en divorce

a faire trancher la question de la liquidation du regime

dans une procooure separee. Tel etant le sens du dernier

arret rendu par la Cour cantonale, il s'ensuit que presente-

ment et a la difierence de la situation qui resultait

de l'arret du 24 mai 1935, rien ne s'oppose a l'entree en

matiere, en tant du moins que le recours vise la decision

relative a la question du divorce et a celle de la pension

alimentaire.

Vergl. auchNr. 37. -

Voir aussi n° 37.

V. VERSICHERUNGSVERTRAG

CONTRAT D'ASSURANCE

44. Arrit de 11. IIe Section civile du 30 avril 1936

dans la cause N. et B. Guenot contre a-. Gusnot-Girard.

.Assuranee des pe1"sonne8. Olause Mnefi,ciaire.

Conditions de validite, soit sous l'empire du droit commun, soit

sous l'empire de la loi federale du 2 avril1908 sur le contrat

d'assurance (art. 112 CO et 76 et suiv. LCA).

A. -

Marcel Guenot, fils de Nicolas et de Rose Guenot,

etait de son vivant monteur aux O. F. F. a la Chaux-de-

Fonds.

La ler janvier 1932, il a conclu une assurance-vie mixte

de 5000 fr. aupres de la Caisse d'assurance da la Federation

sIDsse des cheminots (designee ci-dessous en abrege: la

Caisse). Las conditions de la police, ni les statuts de la

Caisse ne renferment de dispositions relatives a la personne

Versicherungsvertrag. No 44.

169

de l'ayant droit en cas de deces de l'assure. L'art. 23 des

statuts, reproduit dans les « conditions d'assurance » figu-

rant sur la police, dit simplement que « la Oaisse a le droit,

mais non l'obligation, de reconnaitre comme l'ayant droit

tout possesseur d'une police d'assurance)). D'autre part,

la police contient, a la page 2, la clause imprimee suivante :

« Designation de l'heritier beneficiaire.

L'assurance est a payer, en cas de deces de l'assure,

a ........................................................................ .

....................., le ............ 19

Signature de l'assure :

• •••••••••••••••••••••••••••••••• »

La 19 mars 1932, Marcel Guenot a compIew cette clause

en y inserant las mots :

« Madame R. Guenot, femme d'un employe C.F.F.

Renens (Vaud).

Cb.d.Fds.

19111

2. »

qu'il a fait suivre de sa signature.

Aucun avis de cette designation n'a ew adresse a la

Caisse.

Le 19 avril 1934, Marcel Guenot est deoode des suites

d'un accident.

Le deces ayant ew signale a la Caisse, celle-ci a envoye,

le 25 avril 1934, le montant de l'assurance (5032 fr.) a

Dame Guenot-Girard, conformement a son habitude de

payer immewatement au plus proche parent du defunt et

de considerer comme tel la veuve.

La Caisse ayant plus tard charge un de ses employes de

reclamer la police a la veuve de Marcel Guenot, cet em-

ploye s'est rendu chez elle et l'a trouvee en compagnie de

sa belle-mere, Dame Rose Guenot. On decouvrit la police

dans un tiroir et l'on constata alors qu'elle contenait la

cIause beneficiaire ci-dessus reproduite. Par l'intermewaire

de son mari, Dame Rose Guenot a adresse une reclamation

a la Caisse qui lui a repondu qu'elle estimait avoir bien paye