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57_II_547

BGE 57 II 547

Bundesgericht (BGE) · 1931-05-19 · Deutsch CH
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Sachverhalt

Im Rechtsstreit der Parteien über den Nachlass ihres Vaters war vor dem aargauischen Obergericht noch ein Betrag von 6266 Fr. 35 Cts. streitig gewesen. Gegen das Urteil des Obergerichtes legte der Beklagte Berufung ein. Das Bundesgericht wies die Sache durch Urteil vom

29. Januar 1931 inbezug auf einen Betrag von 27()0 Fr. zur Aktenergänzung an die Vorinstanz zurück; im übrigen wurde die Berufung abgewiesen. B. - Das Obergericht führte die Aktenel'gänzung durch und fällte am 11. Juli 1931 ein neues Urteil, gegen das nun die Kläger die Berufung erklärten. Der Beklagte beantragt, es sei darauf nicht einzutreten, weil im Zeit- punkt des zweiten obergerichtlichen Urteils nur noch ein Betrag von 2760 Fr. streitig gewesen sei.

Volltext (verifizierbarer Originaltext)

iiHi

Obligatiolleurecht.);"0 85.

der Frau Eisen infolge Schlaganfalles nicht auf den dem

Beklagten zur Last gelegten Unfall zurückgeführt werden

könne, ist nach der schon erwähnten Praxis des Bundes-

gerichtes Tatfrage und der Beurteilung der BerufungS-

instanz entzogen (BGE 23 S. 865; 24 II S. 322; 25 Ir

S. 339; 26 Ir S. 99; 27 II S. 16; 29 II S. 329; 30 II S. 41 .

31 II S. 232; 32 II S. 600; 33 II S. 693; 56 II S. 286;

57 II S. 38, 208). Daher mUss es bei der Entscheidung der

Vorinstanzsein Bewenden haben, dass der Unfall über-

haupt nicht Ursache des Schlaganfalles und des Todes

der Frau Eisen gewesen sei.

2. -

Nach dem Gesagten scheidet die Möglichkeit

einer traumatischen Spätapoplexie, die allerdings begriff-

lich Unfallfolge gewesen wäre, für das Bundesgericht aus;

sie ist durch die Experten mit übrigens auch für den Laien

einleuchtenden Gründen' widerlegt worden, und die über

Tatsachen endgültig entscheidende Vorinstanz hat sich

ihnen angeschlossen. Denkbar wäre dagegen an sich noch

gewesen, dass Frau Eisen, wie Prof. Rössle sich ausdrückt,

über kurz oder lang an ihrer Arteriosklerose doch gestorben

wäre, und zwar höchst wahrscheinlich in Bälde, dass aber

die Aufregungen des Unfalles bei der temperamentvollen

Frau eine Beschleunigung des Leidens herbeigeführt

hätten. Im Falle einer solchen Beschleunigung hätte der

Unfall doch als Ursache des Todes betrachtet werden

müssen, und zwar als Mitursache, die zur Annahme eines

Kausalzusammenhanges nach ständiger Rechtsprechung

genügt (BGE 6 S. 272; 42 II S. 364, 660; 43 11 S. 325;

. l(i n s. 46:"); 48 II S. 150, 477; 51 II S. 521; 57 II S. 41;

\'ON TUHR OR I

~. 73), denn Beschleunigung bedeutet

nichts anderes als l\1itverursachung, und es hätte sich

dann unter anderem bei Ermittlung des Schadens die

schon im Urteil der 1. Zivilabteilung i. S. Dietiker gegen

Suter vom 19. Mai 1931 (BGE 57 JJ S. 301 ff.) aufgeworfene

Frage gestellt, 'ob angesichts der schweren Erkrankung

der Frau Ei"len eine geringere als die durch die Piccard-

Kehell Tabellen ausgewiesene Lebenserwartung hätte ange-

l'rozessrecht. N0 86.

nommen werden müssen. Allein diese Möglichkeit einer

beschleunigenden Wirkung des Unfalles ist durch den

gerichtlichen Experten, Professor von Meyenburg, dem

Prof. Bing und die Vorinstanz gefolgt sind, nicht über-

sehen, sondern für den vorliegenden Fall abgelehnt, und

zwar schlechthin, nicht nur als entfernte Möglichkeit

abgelehnt worden.

IIT. PROZESSRECHT

PROCEDURE

86. Arrit de 1a Ire Section civile du 30 juin 1931

dans la cause Sallaz contre

Compagnie du Chemin de rer P. L.:M. et Banque Vernes & Oie.

C'ast par la voie du recours de dlfoit civil (et eventuellement du

recours en reforme) que doit se pourvoir au Tribunal fooeral

eelui qui, dans une eause eivile, argue d'une violation des

dispositions de for du droit fooeml.

Mais il doit se pourvoir par la voie du recours de droit P'/tblic eontl'e

la violation de l'art. 59 CF, ou d'une disposition de for de droit

cantonal ou contractuel, ou eneore contra la violation d'une

regle de droit international determinant Jes pouvoirs respeetifs

de Ia. Suisse et des autras Etats en fait de juridietion.

Art. 87 eh. 3, 189 aI. 3 OJF, 49 litt. b JAD, 59 Cl<'., 35 aI. 2, 11,

144 CCS, et 7 de la loi fooemle du 25 juin 1891 sur les rapports

de droit eivil .

Rdsume des faits :

Le demandeur Sallaz a assigne a Geneve la Compagnie

du chemin de fer P. L. M., en paiement d'obligations

emises par cette compagnie, soit son auteur, en 1857.

Les tribunaux genevois s'etant declares incomplltents

pour connaitre de cette demande, Sallaz a forme un recours

de droit civil au Tribunal federal. D'apres lui, l'arret de la

cour genevoise violerait notamment ({ les principes du

droit des gens reconnaissant au creancier le droit d'agir

Pl'ozessrecht. N° 86.

sur son sol pour les obligations payables en Suisse, ledit

droit des gens etant considere comme droit federal ».

Statuant sur ces faits et wnsiderant en droit :

1. -

Avant 1929, les contestations relatives a la compe-

tence territoriale d'un juge ou d'une autoriM administra-

tive ne pouvaient etre porrees, en derniere instance, devant

Ie Tribunal fed~ral que par la voie du recours de droit

public. TI en etait ainsi, meme dans les cas ou la regle

pretendument violee etait une regle de for du droit civil

fMeral (cf. art. 189 al. 3 OJF).

La loi fMeraie du 11 juin 1928 sur la juridiction admi-

nistrative et disciplinaire (JAD), entree en vigueur le

l er mars 1929, a change sur ce point I'organisation judi-

ciaire fedkrale. En effet, l'art. 49 litt. b de cette loi a modifie

et compleM l'art. 87 OJF, qui renferme desormais la

disposition suivante :

« Le Tribunal fedkral peut etre saisi par la voie du

recours de droit civil:

« •••• 3) pour cause de violation' des dispositions du

droit federal en matiere de for.»

Il n'en resulte cependant pas que le recours de droit

civil soit. desormais praticable dans toutes les contestations

relatives a la competence ratione loci, qui donnaient lieu

naguere au recours de droit public, ni que ceIui-ci ne soit

plus jamais ouvert en pareil cas.

D'abord, il a eM juge que les reclamations basees sur

l'art. 59 CF ne pourraient donner lieu -

comme par le

passe -- qu'a un recours de droit public. En effet, ainsi

que le Tribunal federal l'a releve dans un recent arret

(B,J uf) I 87) « l'art. 59 CF n'institue pas un for fMeral

du domicile, mais se borne a fixer des limites au droit de

juridiction des cantons et des Etats etrangers)J.

En outre, I 'art. 87 ch. 3 OJF (nouv.) est inapplicable,

ainsi qu'il ressort a wntrario de son texte meme, si la

disposition pretendument vioIee n'est pas de droit fliUral

et si la cause dont il s'agit n'est pas une cause civile.

Aussi bien le recours de droit public reste la seule voie

Prozessrocht. N° 86.

par laquelle un justiciable puisse, le cas echeant, se pour-

voir au Tribunal fedkral contre la violation d'une dispo-

sition de for de droit cantonal ou de droit contractuel

(prorogation de for, RO 56 II 386, JdT 1931, p. 74;

RO 57 n 112), de meme que contre la violation d'un

traiM international determinant les pouvoirs respectifs

de la Suisse et des autres Etats en fait de juridiction.

En revanche, c'est par la voie du recours de droit civil

(eventuellement du recours en reforme : RO 57 Ir 133)

que doit se pourvoir au Tribunal federal celui qui, dans

une cause civile, entend se plaindre de la violation des

dispositions de for proprement dites du droit fMeral,

talles que l'art. 7 de la loi federale du 25 juin 1891 sur les

rapports de droit civil, les art. 35 al. 2, Ill, 144 CCS etc.,

etc.

2. -

En l'espece, le recourant invoque le principe de

droit international d'apres lequel tout creancier serait en

droit d'a.gir sur son propre sol, pour les obligations payables

dans son pays. En admettant que ce principe maste

reellement, comme une norme reconnue du droit inter-

national, on doit se demander si la violation de cette

norme, par un juge ou une autoriM cantonale, donne lieu

au recours de droit civil ou au recours de droit public, sui-

vant la distinction qui vient d'etre etablie.

Dans un amt du 13 mars 1918, 11\> Section de droit

public du Tribunal federal a juge qu'en attaquant une

decision cantonale en vertu du principe de l'exterritoria-

lite, le recourant avait souleve une question de juridiction

ou de for lato sensu, et que ce principe de droit international,

obligatoire pour tous les tribunaux suisses, devait etre

assimile a une prescription du droit interne (RO 44 I 49,

JdT, 1918, 494).

En l'espece, le demandeur Sallaz parait soutenir que

les regles internationales de cette nature doivent etre

considerees comme des regles de for du droit federal,

quand meme elles n'emanent pas du legislateur federal

et n'ont qu'inrurectement force de loi dans notre pays, par

550

Prozessrecht. No 87.

suite d'une adhesion aux normes generales du droit des

gens.

Quoi qu'il en soit de cette affirmation, on doit relever

que Iesdites regles n'ont pas le meme caractere que les

dispositions de for du droit federal, qui ont ew ciwes plus

haut a titre d'exemple, sous chiffre 1 in fine. En effet,

tandis que ces dispositions fixent la repartition des com-

petences entre Ies juges des differentes parties du pays,

les normes de droit international dont il s'agit ici tracent

simplement des limites au pouvoir de juridiction de

chaque Etat. En d'autres termes, elles ont, dans Ies rela-

tions internationales, Ia meme porree que l'art. 59 CF dans

les relations intercantonales. Comme l'application de ce

dernier article est reswe dans Ia competence exclusive

de Ia Section de droit public, ainsi en doit-il etre de ces

regles, meme lorsqu'elleS sont purement coutumieres.

C'est donc a tort que le recourant croit pouvoir demander

l'application de I'art. 87 eh. 3 OJF, en pretextant de Ia

violation d'une regle du droit des gens d'apres laquelle

le creancier pourrait poursuivre devant les tribunaux de

son pays l'execution des obligations payables sur son

territoire.

Par ces,motifs, le Tribunal federal prononce :

Le present recours de droit civil est irrecevable.

87. Auszug aus dem Urteil der II. Zivilabteilung

vom l2. November 1931

i. S. Lehmann-Neuhaus und Xonsorten gegen Neubaus.

II e ruf u n g s s t r e i t wer t.

Hat das Bundesgericht im Berufungsverfahren eine Sache teilweise

an die Vorinstanz zur ü c k g e wie sen (Art. 82 OG). so

il'lt die Berufung gegen das neue Urteil der kantonalen Instanz

ohne Rücksicht darauf zulässig, ob der zurückgewiesene Punkt

einen Streit,wert von 4000 Fr. (Art. 590G) aufwies oder nicht,.

Prozessrecht. No 87.

5.\

Aus dem Tatbestan(l :

A. -

Im Rechtsstreit der Parteien über den Nachlass

ihres Vaters war vor dem aargauischen Obergericht noch

ein Betrag von 6266 Fr. 35 Cts. streitig gewesen. Gegen

das Urteil des Obergerichtes legte der Beklagte Berufung

ein. Das Bundesgericht wies die Sache durch Urteil vom

29. Januar 1931 inbezug auf einen Betrag von 27()0 Fr.

zur Aktenergänzung an die Vorinstanz zurück; im übrigen

wurde die Berufung abgewiesen.

B. -

Das Obergericht führte die Aktenel'gänzung durch

und fällte am 11. Juli 1931 ein neues Urteil, gegen das

nun die Kläger die Berufung erklärten. Der Beklagte

beantragt, es sei darauf nicht einzutreten, weil im Zeit-

punkt des zweiten obergerichtlichen Urteils nur noch ein

Betrag von 2760 Fr. streitig gewesen sei.

Aus den Erwägungen:

Der Berufung kann die materielle Beurteilung nicht

deswegen versagt werden, weil der Streitwert der Sache,

soweit sie vom Bundesgericht an die Vorinstanz zurück-

gewiesen wurde, den Betrag von 4000 Fr. (Art. 59 OG)

nicht erreichte. Der Prozess ist in diesem Punkte lediglich

wieder in das Stadium zurückversetzt worden, in welchem

er sich im ersten Verfahren vor der letzten kantonalen

Instanz befunden hat. Der Umstand, dass die andern

Punkte, mit denen zusammen die Berufungssumme gege-

ben war, schon auf die erste Berufung hin endgültig

erledigt worden sind, spielt dabei keine Rolle. Auch der

zurückgewiesene Streitpunkt wäre vom Bundesgericht

schon damals beurteilt worden, wenn der Tatbestand

-vollständig festgestellt gewesen wäre. Da das Fehlende

auf die Rückweisung hin inzwischen nachgeholt worden

ist, steht nun der rechtlichen Beurteilung durch die

bundesgerichtliche Instanz nichts mehr entgegen. Aller-

dings kommt eine zurückgewiesene Sache nicht von Amtes

wegen wiederum an das Bundesgericht, sondern es bleibt