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56_I_279

BGE 56 I 279

Bundesgericht (BGE) · 1930-01-01 · Deutsch CH
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Staatsrecht.

Verbandes stehenden Grundeigentümer ihr zustimmen

würden, und weil er Wert darauf legt, dass das Bundes-

gericht in der Sache entscheide. Es kann zur Zeit Iticht

die 'Aufgabe des Bundesgerichtes sein, zu der Frage

Stellung zu nehmen, ob auf dem Boden der Eigentums-

garantie in Anwendung von § 34 GG oder des allgemeinen

polizeilichen Begehungsrechts auch dem widerstrebenden

Grundeigentümer jene Lösung auferlegt werden könnte,

die den polizeilichen Bedürfnissen genügen sollte und die

doch auch den berechtigten Interessen der Grundeigen-

tümer auf Abschluss und Sicherung ihrer Liegenschaften

Rechnung trägt. Denn es ist noch völlig ungewiss, ob der

Regierungsrat in Zukunft einen Beschluss mit solchem

Inhalt fassen wird und, wenn es der Fall sein sollte, ob er

durch staatsrechtlichen -Rekurs angefochten wird. Auch

wird die Frage kaum in allgemeiner Weise bejaht oder

verneint werden können, sondern es wird darauf ankom-

men, ob bei einer Liegenschaft oder einer Gruppe von

solchen die Verhältnisse so sind, dass das polizeiliche

Betretungsrecht, wie es § 34 GG vorsieht und wie es auch

allgemein besteht, nicht richtig ausgeübt 'werden kann,

wenn die fraglichen Türchen nicht vorhanden sind.

Demnach erkennt das Bundesgericht :

Die Beschwerde wird abgewiesen, soweit sie sich gegen

Ziffer 1 8. des angefochtenen Beschlusses des Regierungs-

rates des Kantons Thurgau vom 5. November 1929 richtet,

dagegen gutgeheissen, soweit sie gegen Ziffer 1 b desselben

gerichtet ist, und der Beschluss insoweit aufgehoben.

VI. ORGANISATION

DER BUNDESRECHTSPFLEGE

ORGANISATION JUDICIAIRE FEDERALE

Vgl. Nr. 42. -

Voir n° 42.

!

./.

I

~ .

Bundesreehtliche Abgaben No 44.

B. VERWALTUNGS-

UND DISZIPLINARRECHTSPFLEGE

JURIDICTION ADMINISTRATIVE

ET DISCIPLINAIRE

I. BUNDESRECHTLICHE ABGABEN

CONTRmUTIONS DE DROIT FEDERAL

44. Arrit du 11 septembre 1930 dans Ja cause E. K.

contre Vaud.

2'79

P(JlJ;8 d'e:e8mptWn du 8e1'Viee miZitaire. -

Las hommas transferes

prematurement dans le landsturm ne sont pas exoneres de

l'imp6t miIitaire en raison de l'aooomplissement des obligations

miIitt.ires ordina.ires da catte classe de l'armee.

A. -

Le recourant, ne en 1904, a ere declare apte au

service mili~ire lors du recrutement de 1924. Il a fait

en 1924 son ecole de recrue, en 1925 un cours da repetition,

une ooole de sous-officier et une ecole de recrue comme

caporal, et en 1926 un cours de repetition. En 1927, il

8. ere dispense du cours pour cause de paralysie du nerf

cubital droit, et le 9 aout 1928 la commission de visite

sanitaire l'a declare apte au service dans le landsturm.

La meme annee, il a ere transfere dans cette classe de

l'armee.

M. a paye la taxe d'exemption pour les annees 1927,

1928 et 1929. Il a recouru a la Commission centrale

d'impöt du canton de Vaud contre Ja taxe de 30 fr. fixee

pour 1930. Il faisait valoir qu'll avait fa.it 187 jours de

280

Verwaltungs· und Disziplina.rrechtepflege.

service avant son transfert dans le landsturm. et qu'il

devait entretenir son uniforme et se presenter aux ins-

pections annuelles. En consequence, i1 demandait que Ja

taxe fut reduite ou bien qu'il rot exempte definitivement

du service militaire.

Le Departement militaire vaudois observa que les

hommes verses prematurement dans le landsturm sont

astreints au paiement de la taxe, bien qu'ils doivent se

presenter a 1 'inspection, et la Commission centrale rejeta

le recours par decision du 11 juin 1930, attendu que Ja

taxe reclamee correspondait a la declaration faite par le

recourant.

B. -

M. a forme contre cette decision un recours de

droit administratif au Tribunal fooeral. Il reprend ses

moyens et conclut a 00 que la taxe soit reduite ou a ce

qu'il soit compIetement affranchi du service militaire.

La Commission centrale d'impöt a conclu au rejet du

recours. Dememe, l'Administration fooerale des contri-

butions.

Considerant en droit :

1. -

TI resulte de l'organisation militaire de 1907 que

I 'impöt militaire ne remplace pas tout service personnel,

mais seulement le service qui n'est pas accompli dans

I 'elite et la landwehr, ainsi que dans les services com-

pIementaires (art. 20 al. 3). En effet, l'obligation de payer

l'impot dure jusqu'a la fin de l'annee Olt le contribuable

atteint l'age de quarante ans (art. 3), soit jusqu'au mo-

ment Olt, dans la regle, l'homme astreint au service passe

en landsturm (art. 35 al. 2), tandis que le citoyen doit le

service militaire jusqu'a la fin de l'annee 'Olt il atteint

l'age de quarante-huit ans (art. 2).

L'obligation de payer l'impot a donc ete instituee en

consideration des classes d'age qui sont soumises aux

services d'instruction. Lors de l'elaboration de la nouvelle

organisation militaire, la limite de quarante anS a ere

motivee expressement par l'obligation de faire jusqu'a

cet age les services d'instruction (Feuille foo. 1906 II

Bundesrechtliehe Abgaben. N0 4!.

281

p. 838, message du Conseil fooeral du 10 mars 1906 relatif

au projet de loi creant une nouvelle OM). Des lors, si,

d'une part, le fait de ne pas accomp1irle service auquel

sont astreints les hommes du landsturm n'engendre pas

l'obligation de payer I 'impöt, d'autre part, l'accomplis-

sement des devoirs incombant au landsturm ne justifie

pas l'exemption de l'impöt. Autrement dit, il n'y a pas

de correlation entre l'execution des obligations miIitaires

ordinaires du landsturm (qui ne sont pas considerees

comme un « service militaire proprement dit I), aux

termes de l'art. 1 er OM) et la question de l'impöt. Les

hommes transferes prematurement dans le landsturm

n'accomplissent donc plus de service de nature ales

exempter de l'impöt (abstract ion faite du service actü);

Hs sont au contraire dispenses du service personnel corres-

pondant a leur classe d'age, ce qui a pour consequence

de les soulllettre a l'impöt pendant le temps qu'ils auraient

du normalement servir en elite et en landwehr. Cette

solution trouve un appui dans le fait que, pour les services

compIementaires, le legislateur a pris soin de dire expres-

sement qu'ils sont dispenses de l'impöt dans les annees

Oll Us font du service, bien qu'ils ne soient pas astreints

au service d'instruction (art. 20 al. 3). Cette disposition

{'ut ete superflue si l'accomplissement de toute obligation

militaire quelconque emportait l'exoneration de l'impot.

Les autorites de recours en matiere d'impöt militaire

se sont prononcees dans le meme sens jusqu'ici (v. rap-

ports du Conseil federal a l'Assemblee federale, du 19 mars

1920 et du 11 fevrier 1927, sur les recours de KIND et de

NOVEL, Feuille fM. 1920 I p. 569 et sv. et 1927 I p. 101

et sv.). Le Tribunal federal s'est rallie a leur maniere de

voir (arret BONNET, du 15 juillet 1930).

2. -

Le recourant a ete transfere dans le landsturm

avant qu'il eut atteint l'age de quararite ans. Il fait encore

partie de la classe d 'age soumise a l'impot. Les devoirs

militaires qui lui incombent ne l'exemptent pas de l'im-

pöt, comme on vient de l'exposer.

282

Verwaltungs. und Disziplinarrechtspflege.

Une reduetion de 180 taxe ne pourrait entrer en question

que si le chiffre amte par la commission pr~ta~t A 180 ~ri­

tique ce qui n'est pas Ie eas. Le reeourant n allegue pomt

que l~ taxe de 30 fr. ne corresponde pas A sa declaration.

3. -

Le Tribunal federal n'est pas competent pour

Iiberer le recourant de ses obligations militaires de land-

sturm.

Par ces moli/s,

le Tribunal federal rejette le reeours.

45. Sentenza 11 settembre 1930 nelIa causa A. G.

contro Ticino.

L'imposta di guerm sul lucro professionale, b8os8ota sul gu8oda.gno

medio del precedente quadriennio, e dovu,~a. ~che quando

801 momento della nuova tassazione 0. ~ll ~IZlO de~ n?-0.v?

periodo fisc80le il contribuente non eserClta PIU alCllll attlVlta

lucrativa.

A. -- 11 ricorrente, ehe sino alla fine deI 1928 ha eser-

citato la proftssione d'avvocato, dovette ridursi d'allora

80 com pleto ri püso per im posi;lione medica.

In occasione della tassa.zione per 18, nuova imposta di

guerra, 1929-1932, egli bostenne di non esserle sottoposto

pel reddito professionale avendo dovuto rinunciare all 'eser-

cizio della sua pl'ofessiont' giA sin dall'inizio di quel periodo.

La tesi non fu accolta: il ricorrente venne tassato sul

reddito professionale in base 801

guad~ono medio deI

quadriennio 1925-1928 (art. 60 del decreto federale 28 set-

t.embre 1920 concernente la nuova imposta di guerra) e

collocato nella decima classe. Un ricorso diretto contro

questo provvedimento fu respinto dal1a Commissione

ticinest' di rieorso eon deei~ione deI 3 Iuglio 1930.

. Bundesn,ohtliohe Abgaben. No 46.

283

B. -

Coutro quasta dooisione fu tempestivamente

prodotto rieorso alla Camera di diritto amministrativo

deI Tribunale federale.

O. -

La Commissione cantonale di ricorso e l'Ammilli-

strazione iederale delle contribuzioni conchiudono per il

rigetto.

Oonsiderando in diritto :

1. -

La questione sollevata dal ricorrente iu risolta

costantemente dalIa Commissione federale di 1'icorso nel

senso ehe l'imposta di guerra sul lucro professionale,

basata sul guadagno medio deI precedente quadriennio .

(art. 60 deI precltato decreto), e dovuta anche quando 801

momento della tassazione od all'inizio oel periodo fi.,cale,

il oontribuente non esercita piu alouna attivitA luerativa,

(cIr. Rivista trimeetrale di diritto fiscale svizzero Vol. 4-

p. 154; 5 p. 23 e 95; 6 p. 202).

2. -

Non v'ha motivo per abbandonare questa costante

giurisprudenza. Essa e eonforme alla legge, rooe a.i cOnlugati

art. 60 e 54 deI decreto in disoo1'so. Non si tratta, invero,

di un'imposizione postnumerando : oggetto dell'imposta e

il guadagno conseguito dal contribuente durante il periodo

iiscaie. Ma 180 misura dell'obbligo e basata sul reddito deI

preeendente quadriennio. Se il contribuente, durante

questo lasso di tempo, ha conseguito un guadagno, questo

e deoisivo per l'imposizione deI periodo seguente, senza

riguardo alle condizioni in oui si trova all'inizio deI

nuovo periodo, e anohe se, in questo momento, ogni

reddito dallavoro gIi sm venuto a mancare. Tale e indub-

biamente 180 volontA deI legislatore. Il ehe risulta anche

dalla genesi della Iegge.Nella tornata deI 28 aprile 1920, un

membro deI ConsigIio degli Stati avendo proposto un'ag-

giunta, nel senso propugnato oggi' dal ricorrente, al

progretto deI decreto federale (,.I se l'attivita lucrativa e

completamente cessata al momento d'inizio dell'obbligo

tributario, U contribuente ne sarA esente}i), Ia proposta