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52_II_100

BGE 52 II 100

Bundesgericht (BGE) · 1926-01-01 · Français CH
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Eisenbahnhattpflicht. N° 17.

ehelichen Kindes der Klägerin mit Standesfolgen, dem

gegenüber er sich als einer höchstpersönlichen Angelegen-

heit selbständig hätte zur "'ehr setzen können (BGE

51 II 478 Erw. 2), ist von der Vorinstanz abgewiesen wor-

den und vor Bundesgericht nicht mehr streitig. Vor dem

Bundesgericht stehen daher nur noch die rein vermögens-

rechtlichen Anspruche der Klägerin auf Entschädi-

gung und Unterhaltsbeiträge zur Entscheidung. Die

Berufungserklärung ist mithin, da sie lucht vom gesetz-

lichen Vertreter des Beklagten ausgegangen ist, rechts-

unwirksam (Art. 19 und 407 ZGB). Sie ist zudem ver-

spätet. Das angefochtene Urteil ist dem Vormund des

Beklagten am 3. Februar, also mehr als 20 Tage vor

der am 3. März eingereichten Berufungserklärung zu-

gestellt worden (Art. 65 OG). Endlich enthält sie auch

keinen Antrag, aus dem ersichtlich wäre, inwieweit das

Urteil der Vorinstanz angefochten wird und welche Ab-

änderungen verlangt werden; sie verstösst damit gegen

die Formvorschrift des Art. 67 Abs. 2 OG, deren Nicht-

beachtung nach der ständigen Rechtsprechung des

Bundesgerichts für sich allein schon die Rechtsunwirk-

samkeit der Berufungserklärung zur Folge hat (BGE

33 II 463 Erw. 3).

VI. EISENBAHNHAFTPFLICHT

RESPONSABILITE CIVILE DES CHEl\IINS DE FER

17. Eztrait de l'arret d. la IIe Seetion eivile du 11 flvrier lSaG

dans la cause Compagnie genevoise des tramways 61eotriques

(C. G. T. E.) eontre dame lIenchoz-Bolomey.

Acci(lent mortel de tramway survenu it nn ouvrier assure

aupres de la Caisse nationale. Fixation de l'inctemnite duc

par I'entreprise ~\ Ja veuve de la victime, eu vertu de la loi

federale du 28 mars 1905. Le salaire de base admis par

la Caisse nationale n'est pas dlkisif pour le ealenl de ladite

ilHlemnite. Elements a

pren~re en c'Jnsideration pour

Eisenbahllhattpflicht. N0 17.

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}'evaIuation du dommage. -

La cireonstance que le debi-

teur de l'indemnite risque de devenir insolvable ne justifie

pas a elle seule l'aIlocation d'une indemnite en capital.

Octroi d'une rente, avec obligation pour le debiteur d'en

garantir le versement par le depöt d'un eapital.

En ee qui concerne la quotite de l'indemnite due a

la demanderesse, l'instance cantonale ne pouvait, eon-

trairement a ce que parait croire la recourante, partir

purement et simplement du salaire de base admis par

la Caisse nationale. Celle-ci calcule en effet les rentes

de survivants sur le gain de la victime durant l'annee

qui a precede l'accident (art. 78 et suiv. de la loi du 13

juin 1911), tandis que !'indemnite due aux survivants

en vertu de la loi de 1905 doit etre etablie en principe

sur la base du gain moyen que la victime aurait pu

realiser a l'avenir, pendant toute la duree probable de

sa vie.

A detaut de renseignements precis sur les salaires

touch es par Henchoz durallt les annees precedentes,

l'Oll ne saurait critiquer l'instance cantonale d'avoir

pris en consideration le salaire perliu au moment de

l'aecident. Le fait que Henehoz a du ehömer plus ou

moills longtemps au cours de ces denueres al1l1eeS de

crise economique ne permet pas d'affirmer qu'il aurait

souffert du chömage a l'avenir.

En revanche, il faut tenir compte de ce que sa capacite

de travail ne serait pas demeuf{~e la meme dura nt toute

sa vie, mais qu'elle aurait certainement diminue avec ses

forces, sous l'effet de l'age.

Si l'instance cantonale pouvait tabler sur un salaire

horaire de 1 fr. 20, elle n'avait pas de raison de s'ecarter

des faits etablis par l'enquete -et de ealculer le gain a

raison de 48 heures de travail seulement alors qu'il

est COHstant que Henchoz faisait des semaines de 50

heures. C'est donc sur un gain anuuel de 3120 fr., et

non de 2995 fr., que la victime pouvait compter au

moment de l'accident.

En estimant gue Henchoz consacrait le 50 % de son

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Eisenbahnhaftpflicht. N° 17.

gain a l'entretien de sa femme, la Cour de Justice civile

parait avoir meconnu les circonstances de la cause.

Uu ouvrier qui travaille habituellement en plein air,

qui n'a pas d'enfants et dont l'epouse exerce la profession

de blanchisseuse et realise ainsi des gains personnels,

ne depense pas pour lui-meme, quelque sobre qu'il soit,

la moitie seulement de son salaire. Dans ces conditions,

il est plus equitable d'admettre que dame Henchoz

pouvait bel1eficier tout au plus du 40 % du salaire de

son mari. Le montant total du prejudice ammel s'eleve

dOI~c a 1248 fr.

De cette sonllUc, il faut deduire la rente de 816 fr. 30

servie par la Caisse natiouale, ce qui ramene a L131 fr. 70

la valeur du dommage achleI. Eu cOllsideration du fait

que Henchoz -

age de- 55 ans au moment de l'accidellt,

et non de 65 comme il est dit par erreur dans le jugement

attaque -

aurait vu sa capacite de travail baisser

avec l'age, 1'011 ne saurait evaluer eu moyeulle a plus

de 400 fr. par an le domm:lge a venir.

Sachant d'experience a quels risques fächeux sont

exposes les ayants droit qui re<;oivent des indemnites

en capitnl, le Tribunal de ceans estime qu'il üst dans

l'iHteret bien entendu de dame Henchoz d'elre indem-

nisee par l'allocation d'une rente annuelle, romme le

dem:-:nde subsidiairement la C. G. T. E. Les premiers

jugcs ont 8dopte le system~ de l'il:demnite eu capital

par le spul mo Hf que Ja situation materielle de la

recouralltc serait preenirc. Ce motif n'est point dCtermi-

nant, car rOH peut obvier aux inconvenients qui

resulteraient de l'insülvabilite future de la debitriee en

ohligeant eelle-ci a foumir des suretes. Eu l'espeee, la

C. G. T. E. doit etre tenue, conformemcnt a ses offres,

dc garantir le versenumt dc la rente annuelle de 400 fr.

par le depot d'un capital de,1200 fr., soit en numeraires,

soit eIl titres de valeur sure.

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1. PERSONENRECHT

DROIT DES PERSONNES

18. Urteil der II. Zivilabtei1ung vom 18. Februar 19a5

i. S. Eynard gegen Eynard..

A n fee h tun gei n erN a m e n s ä n der u n g : Art.

:10 ZGB.

1. Anfechtungsberechtigt ist, wer den zugewiesenen Namen

trägt. Der Zivilrichter ist grundsätzlich nur befugt, die

Gründe zu überprüfen, die zur A n nah m e des neuen

~amens geführt haben; er soll die sich widersprechenden

Interessen der Beteiligten abwägen, dabei auch die Gründe

mitberücksichtigen, die zur Aufgabe des bisherigen und zur

Annahme des neuen Namens geführt haben und soll unter-

suchen, ob diese Gründe zur Namensänderung wichtig

genug sind (Erw. 1).

2. Der Name dient nicht nur zur Bezeichnung des Einzel-

trägers, sondern bringt auch dessen Familienangehörigkeit

zum Ausdruck, die selbst ein schutzwürdiges Rechtsgut ist,

und zwar ein umso grösseres, je höhere gesellschaftliche

Becieutung dem Familiennamen zukommt.

Der Name Eynard ist in Genf und in der Waadt derart ange-

sehen, dass sich seine Träger die Zuweisung ihres Namens

an eine andere Person nur dann gefallen lassen müssen,

wenn ganz ausnahmsweise wichtige Gründe für diese

Namenszuweisung vorliegen.

A. -

Der am 10. Januar 1913 geborene Beklagte, der

Sohn des ursprünglich deutschen, aber seit 1919 in Bern

eingebürgerten Karl Spiess und der seit 1922 geschiedenen

Frau Rachel Eynard, verlangte vom Regierungsrate

Bern durch seine Mutter als Inhaberin der elterlichen

Gewalt die Änderung seines angestammten Namens

Spiess in Eynard. Das Gesuch wurde mit dem Hinweis

begründet, der Beklagte sei neben seinem volljährigen

Stiefbruder erster Ehe in der Schweiz der einzige männ-

iiche Nachkomme der alten Familie Eynard von Genf

AS 51 II -

1926

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