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47_II_97

BGE 47 II 97

Bundesgericht (BGE) · 1921-01-01 · Français CH
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96 Obligationenrecht. No 16. elle est posterieure a l'introduction du proces, apparait comme redigee pour Ies besoins de la cause et n'entre des lors pas en ligne de compte. Du reste, il etait conforme a l'usage que la Banque se fit representer par des regisseurs pour toutes Iesope- rations d~ restitution de la villa, et il . etait naturel et conforme aussi a l'usage que le locataire considerät les regisseurs comme munis de pouvoirs suffisants pour faire valablement la reconnaissance des lieux et la veri- fication de l'inventaire. Toute autre solution se heurte- rait aux regles de la bonne foi et mettrait en perH Ia securite des rapports de droit.

2. - Mais voulOt-on meme considerer que la remise des clers et de l'inventaire par Bujard & Oe a la Banque et leur acceptation sans reserve par cette derniere ne liberaient pas encore le locataire de toute obligation, il n'en demeurerait pas moins que les constatations faites neuf mois apres son depart ne lui seraient pas opposables: Le Code federal des obligations ne renferme pas, il est vrai, une disposition analogue au § 558 du Code civil allemand, d' apres lequel les droits du bailleur a une in- demnite a raison des modifications et des deteriorations de la chose louee se prescrivent par six mois des le moment ou il l'a recouvree. Toutefois, de meme que, dans le contrat de vente ou dans le contrat d'entreprise, l'ache- teur ou le maitre doit verifier l' etat de la chose aussitöt qu'il le peut d'apres.la m~rche habituelle des affaires, pour en signaler sans Miai les detauts, de meme, dans le contrat de bail ou le preneur a l' obligation de restituer Ia chose dans 1'etat ou il I'a re~ue et conformement a l'usage Ioeal, le bailleur doit-il proceder immediatement a la reeonnaissanee de Ia chose louee, et s'il decouvre des changements et des deteriorations dont le preneur doit repondre, il lui incombe d'en aviser ce dernier sans retard. Lorsque le bailleur ou son representant neglige de le faire, il ne saurait elever apres coup des rec1ama- tions au sujet de degäts dont, eomme c'est le eas en Obligationenrecht. N° 17. 97 l'espece, illui eut ·ete, possible de constater d'embl~e l'existence a l'aide des v~rifications usuelles. Ces principes trouvent leur justification dans les 00- soins rnemes de la vie. Independamment du fait que l' ecoulement du temps rend plus difficiles et incertaines les constatations et leur preuve, il importe qu'a l'expi- ration du bail et apres restitution de la chose louee, les relations des parties soient promptement et detinitive- ment elueidees, afin que, apres avoir vide les difficultes ,eventuelles, elles soient quittes l'une envers l'autre, sans avoir a craindre des reclamations ulterieures. Aussi bien, est-il generalement d'usage de proceder, lors du depart du locataire, a une inspection contradictoire et d' en consirlerer le resultat comme definitif et valable, pour les deux parties, aucune d'elles n'etant en droit de tabler sur d'autres faits que ceux ainsi constatcs. Le Tribunaljediral prononce: Le recouf!} est admis et le ju.gement cantonal rHorme· dans ce sens que la demande est rejetee.

17. Auszug a.us dem t1rten der IL Zivil abteilung vom 99. Kirz 1991 i. S. leIder gegen laumgartner. Haftung des Urteilsunfähigen aus Art. 54 OR. 4 .... Art. 54 ist unter die Bestimmungen über die Haf- tung aus unerlaubter Handlung eingereiht. Daraus ergibt sich, dass die Haftung Urteilsunfähiger aus Art. 54 nur dann eintritt, wenn ihr Verhalten, wenigstens 0 b- j e k t i v, eine unerlaubte Handlung in sich schliesst. Der Vertragsschluss aber an sich ist zweifelsohne keine unerlaubte Handlung. Dass dies die Auffassung des Gesetzes ist, ergibt sich klar aus den für urteilsfähige unmündige oder entmündigte Personen aufgestellten Be- AS 47 11 - 19'!t 7

Obligationenrecht. N° 17. stimmungen der Art. 19 III und 411 11 ZGB. Während Art. 19 III die Haftung für unerlaubte Handlungen ganz allgemein bejaht, sieht Art. 411 11 im Falle des Ab- schlusses eines Vertrages die Haftbarkeit nur vor, wenn der Bevormundete den andern Vertragskontrahenten_ zur Annahme seiner Handlungsfähigkeit verleitet hat~ Läge in jedem Vertragsschluss eines Verpflichtungsun-- fähigen eine unerlaubte Handlung, so würde ohne wei- teres Art. 19 111 zur Anwendung gelangen. und es wäre~ die Bestimmung des Art. 411 11 nicht verständlich~ Haftet aber der bevormundete Urteilsfähige nicht schlechthin ans dem Abschluss eines derartigen Vertra- ges, so kann das noch weniger für einen urteilsunfähi- gen Vertragskontrahenten gelten. Seine Haftbarkeit,. sofern sie überhaupt anzunehmen ist, was hier dahin- gestellt bleiben mag, würde vielmehr zum mindesten einen dem « Verleiten zum Abschluss des Vertrages »- ähnlichen Tatbestand voraussetzen, eine besondere Arg- list _oder Bosheit des Urteilsunfähigen (BECKER, N. 4 zu Art. 54; OSER, N. III 4; BABEL, Zeitschr. für schweiz~ Recht 49 S. 302). Diese Voraussetzungen sind im vor- liegenden Falle nicht dargetan. Verischerungsvertrag. N° 18. V. VERSICHERUNGSVERTRAG CONTRAT D'ASSURANCE

109. Arrtt cle 1& IIe Section eh'ile du 16 fevrier 1991 dans Ja cause lIelvetia contre Pera. Ass u r a n c e C 0 n t r e l' i n c end i e. R e g 1 e m e n t deI' i n dem n i t e. - Dans la regle, l' assurance doit payer d'embIee l'indemnite correspondant a la valeur venale du bätiment incendie et, si cette valeur est inferieure a la valeur de construction, deposer la difference a laquelle le preneur n'aura droit que s'll reconstruit. La condition de la reconstruction - a laquelle Je paiement de la valeur de construction est subordonnee - est reputee accomplie quand l'assureur en refusant toute indemnite, en a emp@che I'avenement au mepris des regles de la bonne foi. A. - Jean-Baptiste Pera, cafetier a Martigny-Ville~ possede non loin du Col de la Forclaz une propriete comprenant päturage, chalet, grange-ecurie et remise. Les bätiments etaient assures contre les risques d'in- cendie aupres de la Compagnie I'Helvetia, a Saint-Gall, selon police N° 19889. Le bätiment principal, qui por- tait Je nom de « Pension Chalet du Repos », etait assure- pour 13000 fr. Vart. 34 des conditions generales d'as- surance prevoit que si «les parties ne peuvent pas, s'entendre sur le montant du dommage, celui-ci sera evalue definitivement par des experts». D'apres l'art. 31 chiff. 2 Ja «valeur de remplacement est pour les- Mifices la valeur locale de construction, dMuction faite de la diminution de cette valeur depuis la con-- struction. Si l'edificen'est pas reconstruit, la valeur de remplacement ne peut pas depasser la valeur venale ». Dans la soiree du 26 octobre 1913, un incendie de- truisit le chalet. Une enqu~te penale fut ouverte d'office-