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44_I_180

BGE 44 I 180

Bundesgericht (BGE) · 1918-01-01 · Français CH
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180

Staatsrecht.

Demnach erkennt das Bundesgericht:

• In Gutheissung der Klage Wird der Kanton Zürich

pflichtig erklärt, dem Auslieferungsbegehren des Kantons

Aargau betr. Gottfried K ... in Zürich Folge zu geben.

IX. INTERNATIONALE AUSbIEFERUNG

EXTRADITION AUX ETATS ETRANGERS

28. Arrit du S octobre 1918 dans la cause Karcellin.

E x t rad i t ion a u x Eta t set r a n ger s. Le mo yen

d'OPPOSitiOIi Ure de la prescription doit etre eXamina a

la fois a la lumiere de la loi de l'Etat requis et de la loi de

l'Etat requerant, mais, en ce qui concerne la loi etrangerl",

le role du juge se borne areehereher et a eonstater si,

d'apres eette loi, la prescription est manifestement aequise.

A. -

Par notes des 18 et 26 m~s 1918, l'Ambassade

de France en Suisse a demande au Cons.eil federall'extra-

dition de Marius Marcellin, Fran~ais, refractaire, interne

a la colonie de I'Orbe. L'Ambassade produisait:

10 Un mandat d'arret du Juge d'instructioll de Mar-

seille, du 11 octobre 1912;

2° Un jugement du. Tribunal de premiere instancede

Marseille du 19 fevrier 1913, rendu en matiere oorrec-

tionnelle et condamnant par defaut Marcellin a quatre

annees d'emprisonnement et a la relegation pour «s'Hre

rendu complice de diverses soustractions frauduleuses

eommises au prejudice de la Compagnie des chemins de

fer P.-L.-M. en recelant sciemment tout ou partie des

marchandises soustraites.)}

Interroge le 2 avri11918 par le Prefet d'Orbe, Marcellin

a proteste de son innocence et a declare faire opposition

Internationale Auslieferung. No 28.

li11

a l'extradition en invoquant la prescription de la pein€

prononcee contre lui par le jugement du 19 fevrier 1913.

11 ajoutait qu'il craignait qu'une fois livre aux autorites

franc;aises, il ne fO.t poursuivi egalement pour le delit

d'insoumission militaire.

B. -

Par office du 16 3'\'Til 1918, le Departement

. f&Ieral de Justice et Police a transmis le dossier au Tri-

bunal federal, oonformement a l'art. 23 LF sur l'extra-

dition aux Etats etrangers, du 22 janvier 1892. Il joi-

gnait a son envoi un avis du Procureur general federal,

concluant a ce que l'extradition soit. accordee.

Le conseil d'office de l'opposant adepose le 20 mai

1918 un memoire ooncluant a ce que l'extradition soit

refusee. Le principal motif invoque consiste a soutenir

que la peine serait prescrite d'apres la loi franc;aise.

Ce memoire a ete communique par l'intermediaire du

Departement de Justice et Police au Gouvernement

franc;ais. Par notes des 22 et 24 juillet 1918, l'Ambassade

fran Cour

d'appel de Paris, du 10 juillet 1896, Journal de droit int.

prive (CLUNET) 1896, p. 865) (Ilorsqu'une demande d'ex-

tradition est introduite en vertu d'un jugement rendu

contre un individu detenu dans le pays de refuge, en

. execution d'une condamnation pronol1cee par les tribu-

naux de ce pays, la prescription de la peine encourue

dans le pays requerant est suspendue a palt ir de la re-

ception de la demande par les autorites du pays requis)).

01', en l'espece, le demance d'extradition est parvenue

au Gouvernement suisse le 18 mars 1918, done avant

I'expiration du delai de preseription; ainsi la prescrip-

tion a ete valablement suspendue.

Cette argumentation, si elle ne s'impose pas d'emblee

commeindiscutable, apparait eIl tout cas comme assez

pertinente pour rendre tout au moins incertaine la pres-

cription alleguee par MarceHin. n resulte des pieces que

la demande d'extradition, allnoncee par l'Ambassade de

France au Conseil federal des le 18 mars 1918 a ete effec-

tivement remise le 26 du meme mois; elle a dOlle ete

introduite avant le 6 avril 1918, date de l'expiration du

delai de prescription d'apres les indicatiolls de l'Ambas-

sade. A l'epoque des 18 et 26 mars 1918 Marcellin se

trouvait en etat d'arrestation dans la colollie peniten-

tiaire de l'ürbe; il n'etait plus detenu en execution de

Ja condamnation pellale qui avait ete prol1oneee contre

lui par un tribunal suisse; il etait interne provisoirement,

en attendant la demallde d'extradition, par ordrJ' de

188

Staatsrecht.

l'autorite executive compHente. La question qui se pose

est de savoir si, dans ces circonstances, la demantle

d'extradition et l'arrestatioll de Marcellin ont eu pour

effet d'empecher la prescription soit en la· suspendant,

au sens des deux arrets de Cours d 'appel cites par l'Am-

bassade, soit en l'interrompant, au sens de l'arret de Ia

Cour de cassation, du 3 aout 1888 (DALLoz, 1889 1

p. 173; SIREY, 1889 I p. 489). C'est Ia. toutefois une.

question'que le Tribunal federal n'a pas besoin d'elucider

d'une maniere plus approfondie et dont la solution peut

etre 1aissee aux autorites competentes de l'Etat reque-

rant. En effet, l'objection opposee par I' Ambassade de

France se base sur des elements de fait et de droit assez

importants pour que le Tribunal federal puisse des maiI!-

tenant considerer qu'ell l'espece la prescription ll'est pas

manifestemellt acquise -d'apres les regles du droit frall-

«ais. Cette constatation suffit, selon le principe de COIll-

petence defmi ci-dessus, pour motiver le rejet de l'oppo-

sitioll a l'extradition, fondee sur le moyen de la pres-

criptiol1.

En cOl1sequence, l'extradition doit etre accordee sous

Ia reserve indiquee plus haut (considerant de droit chiff. 1).

Le Tribunal /ederafpronnonce:

L'opposition de Marius Mal~cellin a l'extradition dl'-

malldee est ecartee et l'extradition est accordee sous la

reserve que Marcellin ne pourra etre extl'ade que pour

le delit ayant motive 1a demande d'extraditioll et qu'jl

ne pom'ra etre poursuivi ou puni }Jour une infractioll

polit.ique on militaire.

\Iarkenrecht. 1:'\0 29.

B. STRAFRECHT -. DROlT PENAL

1. MARKENRECHT

MARQUES DE FABRIQUE

29. Urteil des Kassa.tionshofs vom as. April191B

i. S. Schwob gegen Bern. Staa.tsanwaltscha.ft.

lX9

llnbefugter Gebrauch gewerblicher Auszeichnungen i. S.

von Art. 26 Abs. 2 MSchG. Unzulässigkeit der Ueber-

tragung der einem von einer Gesellschaft betriebenen

Unternehmen erteilten Auszeichnung an einen Teilhaber

bei Auflösung der Gesellschaft ohne gleichzeitige Nachfolge

in das Unternehmen. Vorsatz.

A.. -

Der Kassationskläger Jean Samson Schwob,

unbeschränkt haftender Teilhaber der Kommandit-

gesellschaft « Schwob & oe, Leinenweberei in Beru »

ist durch Urteil der 1. Strafkammer des beruischen Ober-

gerichts vom 20. Februar 1918, in Bestätigung des erst-

instanzlichel1 Erkenntnisses des Polizeirichters Bern

vorn 8. Dezember 1917 der Zuwiderhandlung gegen Art. 26

Abs. 2 des Bundesgesetzes betr. den Schutz der Fabrik-

und Handelsmarken schuldig erklärt und in eine Busse

von 100 Fr. sowie die Kosten verfällt worden, weil er im

Beilageblatt Schweizer Woche des Bund vom 3. November

1917 eine Annonce eingerückt hatte, die neben der üb-

lichen Empfehlung seiner Firma die ~orte : (< Schweiz.

Landesausstellung Bern 1914. CtOldeh'e' Medaille)} ent-

h ic-1t.