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134 A. Oberste ZivilpriehtsillStanz. -
IL prozessreehtliehe EntseheJdunpn.
dui, b4l~ @efdJliften, bie ber mI(inbifdje @Sefeise6er im,3nterefft.
ber öffentlidjen Orbnung \)er6oten _ ~6e, unter fetnen Umftii"ben
ber rid)terlidje Sdjut; ge\l)li~d roerben bürfe, unb uidjt etwa mit
ber ~egrünbung, bau bie ljrllge, 06 ein lRedjtegefdjlift fidj innert
ber gefetUdjeu !5djrmtfen her
mertrllgeffei~eit ~aIte, ftetf u u r
Uttdj inldnbifdjem lRed;te aU beurteilen rei.,3n her ~t ware audj
bie lettere m:nfidjt uidjt au 6illigen. lOenn fie würbe aU bem I&~
se6uiffe fü~ren, bau @efdj(ifte, bie nadj ben ftrengeren mOrfdjriften
bee eut!liinbifdjen lRedjtee unaulaffig unb ungültig wliren, bennodj
I>om fdjweiaerifdjen lRidjter gefdjittt werben mü&teu, wenn bllß fdjwei~
aerifdje !Jtedjt eine entfpredjenbe ~infdjr(infung her mertrllgeffei~eit
nidjt eut~ieIte. mierme~r tft in jebfm ljaUe aunlidjft au ~rüfen, 06
baß im StreUe Uegenbe @efdjlift Hiet;t fdjon nadj bem an fiet; barauf
ctUwenbbllren auerlinbifdjen lRedjte ungültig ref. I&ft bllnn, menn
biefe ljrllge I>erneint werben mu~, f\lnn fidj bie weitere ljr\lge er~
~e6en, ob nid)t bie Ungültigleit aUß awtngenben morfdjriften
beß fdjmetaerifdjen lRedjtee folge unb b\l~er ber geridjUid;e Sdjut
au I>emeigern feie !lhtr b\lnn, b. ~. menn baß ausllinoir ~e fftedjt
ber mertrag9freigeit roeHere Sdjranfen aie9t \l{e b\lß fdjmeiaerifdje
fftedjt, fllnn bie m:nmenbung beß letteren in ~rllge lommen.
3. -
SRun 6eftimmen 1l6er bie 'Oon ben Jtonfurrenaberboten
gegenüber j)llnblungege~Ufen ~llnbeInben §§ 74 unb 75 lOj)@~
llul8brÜltUdj, ba& foldje mer60te nur auf bie SDlluer))OU brei
,3a~ren unb nur mit
llRe~rili9rigelt berein61lrt merben fönnen,
bau fie (lUdj unter biefeu morausfet;ungen nur info\ueit gültig
feien, aIß fie fidj nlldj .BeH, Ort unb @egenftllnl) inuert ber
@Srenaen ~Illten, burdj bie eine unbiUige
~rfdjmerung bee ljort.
fommeui l)eß j)Qnblung6ge9Ufen QUßgefd)loffen merl)e, bllU ber
q3rinai\)a(feine m:nfpt'Üd)e nue l)em mer60te uenuirfe, menn er
hurdj uertrngßmil)rigei mer~nlten bie m:uflöfung bee SDienftber9liU"
niffei uerfd)ulbe, unb l)nu, menn Iluf bie Ü6ertretung beß mer~
60tes eine ~onbentionalftrnfe gefet\t fei, nur l)iefe geforbert merben
fönne, bel' Silnf:prud) auf I&füllung ol)er ~rfnt; meiteren Set;llbeni
bIlgegen Iluegefd}{offen fei. :Daß lOS)@Q3 Qnertennt edfo bie @ü(tig~
feit bel' Jtonfurrena'Oer60te mit S;,anblungsge9Hfen nur innert bel'
nlimlidjen, \tleun nid}t fog ar innert nod} engerer Sd}nufeu, wie
fie für blls \llte medjt auf @rUUl) bfß &rt. 17 Dm bon bel'
1. Berufungsverfahren. NO H3.
buubeigerid}tlidjen ~Q~ii (uergt. über biere bie aufammenfllffenben
~ußfü~rungen iu SilS 30 TI S. 525
~rro. 3) Ilufgeftellt unO
für bai neue lRedjt iu beu m:rt. 356 ff. Oa!
nunme~r f~eaien
normiert morben pnb. ~in .reonfurrenauer"&ot, bai nadj fdjmeiaeri.
fd)em lRedjte nidjtig \Ulire, ift fomit audj Ulldj beutfdjem fftedjte
nid)tig, fo bQ~, wenn bie bd merbot ent9altenbe merein6arung Cln
fid) bem beutfdjen lRed)te unterfte~t, undj bem iu ~m. 2 m:uj~
gefü~tten audj bie
~rage i~rer .Bulliffigfeit auefdjlieuUdj nndj
beutfdjem a!edjte au beurteilen tft; -
erfaunt:
m:uf bie ~erufung mirb nidjt eingetreten.
113. Arrit da la Ire saction civila du 12 juillet 1912
dans la cause Oompagnie genevoise des Tra.mwa.ys electriques
& Geneve, dem. et rec., contre Eta.t de Geneve, dif. et int.
Recours en reforme. Elements necessaires; applicalion du droit
federal (OJF art. 58). -
Oontestation en matiere d'impOts,
specialement action en enrichissement resultant du paiement
d'impöts non dus : droit fiscal cantonal applicable; recevabilite
eventuelle d'une action eivile directe devant le Tribunal fe-
deral (OJF art. 48).
A. -
En execution d'nn arr6te rendu par l'Assemblee fe-
derale le 22 decembre 1898, portant concession d'nn reseau
de chemins de fer electriques sur routes dans le canton de
Geneve, il a eM signe le 14 avril 1899, entre l'Etat de
Geneve et la Compagnie generale des Tramways electriques,
un eahier des charges reglant les conditions de I'ntiIisation
des routes par la Compagnie concessionnee. L'art. 42 de ce
cahier des charges prevoit que eies concessionnaires em-
> pruutant a titre precaire les routes, rues, places et ponts
> publics paieront a titre de loyar aux administrations com-
,. patentes une redevance totale annuelle fixee a 1010 de la
> recette brute •.... > L'art. 53 du mAme cahier des charges
porte: "Les concessionnaires se reconnaissent, eux et leurs
'l36 1.. Oberste Zivi1gerichtsinstanz. -
11. Prozessrechtliche Enischeiduoren.
,. ayants droit, soumis aux lois du cantonj et aux reglements
> cantonaux et municipaux de police et de voirie.» Un se·
cond arr~te federal du 28 juin 1900, portant modification et
unifiant les diverses concessions accordees a la recourantet
statue a l'art. 24: c Relativement a l'osage des voies publi·
" ques pour l'etablissement et l'exploitation du reseau, le
" cahier des charges du 14 avril 1899, etabli par le Consen
~ d'Etat, fait regle en tant que les dispositions qu'il contient
> ne sont pas contraires au present acte de concession et a.
» la Iegifllation federale. " Enfin, Ia loi genevoise sur les con-
tributions publiques du 25 juiUet 1888 astreint a un droit de
Ia moitie de celui dft par Ies voitures particulieres, «toutes
les voitures servant ou pouvant servir au transport des per-
sonnes, et appartenant a. des loueurs ou entrepreneurs domi-
cilias dans le canton >. _Une loi post6rieure, du 15 novem-
bre 1905 a modifie la disposition ci·dessus en l'appliquant c a.
» toutes les voitures servant ou pouvant servir au transport
'> des personnes et appartenant a. des compagnies, societes,
, 10ueurs ou entrepreneurs domicilies dans le canton.,
B. -
En consequence, la Compagnie recourante a eta, en
vertu des dispositions qui precMent, astreinte au paiement
des impositions prevues, et les reclamations qu'elle a adres-
sees, des l'annee 1907, a ce sujet sont .restees sans effet.
Le 3 fevrier 1910, la Compagnie· fut l'objet d'une contrainte
pour le paiement de la taxe sur les voitures pour l'exercice
de 1909. Par acte introductif d'instance du 12 fevrier 1910,
la Compagnie des Tramways. ouvrlt alors action a I'Etat da
Geneve et a conclu:
a) a l'annulation de Ia contrainte mentionnee ci-dessus;
b) a la restitution avec inter~ts legaux: 10 de 9724 fr. 55,
montant de la contribution de 1908. -
2° de 9724 fr. 55,
montant de 180 contribution de 1909.
L'Etat de Geneve a conelu a liberation des conclusions da
la demande. Par jugement du Tribunal de premiere instance
de Geneve, du 6 juin 1911, la Compagnie demanderesse a
ete deboutee de ses conclusions j ce jugement a et6 confirme
par arret de la Cour de Justice civile du 25 mai 1912.
t. Berofuopverfahreo. No t 18.
'"lS7
c. :- C'est contre cet arr~t, communique aux parties le
30 mal 1912, que 180 Compagnie des Tramways electriques
de Geneve a, par declaration deposee le 12 juin 1912, re-
cou~u en reforme au Tribunal federal, en reprenant ses con-
cluslons de premiere instance.
Statuant sur ces {aUs et considerant en droit:
1. -
La premiere question a resoudre est celle da savoir
si le Tribunal federal est competent en l'espece eomme ins-
tance de recours en reforme, et plus specialement s'U s'agit
ici d'une cause civile dans le sens des art. 56 ei ss. OJF,
soit d'une cause appelant l'application d'one loi federale.
Pour resoudre eette question, et ainsi que l'a constamment
proclame le Tribunal federal, il n'y a pas lieu de s'attacher
8. Ia forme donnee par les parties aleurs conclusions ni a.Ia
procedure suivie par elles devant l'instance cantonaie mais
bien ~ la nature m~me de la pretention. A ce point d~ vue,
le Tnbunal federal a admis d'une maniE~re constante que si
une concession, en particulier une concession de chemin de
fer, constitue un acte de droit public et non un contrat bila-
teral, eette coneession peut neanmoins donner naissance a
~ertains ?roit.s prives de nature eeonomique; il a en particu-
li~r C?DSldere comme un droit prive l'exoneration d'impöts
stlpulee en faveur du concessionuaire dans la concession
(v. arr~t du 28 fevrier 1880, RO 6 p. 54 cons. 4 j du 6 mai
1892, RO 8 p. 359 cons. 4; 21 decembre 1888, RO 14
p. 737 cons. 2; 6 juillet 1890, RO 21 11 p. 642 cons. 1;
6/7 novembre 1900, RO 26 n p. 852 cons. 1; 19 decem-
bre 1900, RO 27 n p. 687 cons. 1; () femer 1908, RO SI n
p. 131 cons. 1).
2. -
La recourante a done raison de dire qu'il s'agit en
l'espece d'une cause civile, et si, comme cela a eta le cas
dans les arr~ts citas plus haut, la presente action avait eta
portee directement devant le Tribunal federal comme ins-
tance unique, en vertu de l'art. 48 ch. 4: de la loi sur l'Or-
ganisation judiciaire federale, elle aurait eta recevable aux
termes de la jurisprodence constante du Tribunal federal
.
'11
'
pmsqu e e a pour but la reconnaissance d'une exoneration
788 A. Oberste Zivilgeriehtsinstanz. -
lI. Prozessreehtliche Entscheidunren.
d'impotsdeeoulant des rapports juridiques crees par la con-
eesl:lion ou un eahier des charges. Mais ä. Ia difference da
Tribunal federal siegeant eomme instance unique, Ie Tribunal
federal jugeant comme instance de recours n'est competent
que si Ia eausea ete jugae en applieation des lois federales;
ou si elle appelle l'application des dites lois, et c'est cetta-
question qu'il y a lieu d'examiner au prealable en I'espece.
3. -
La premiere conclusion du recoors tend ä. l'annula-
tion d'une contrainte notifiee le 3 femer 1910 ä. la Compa-
goie des Tramways. La '" contrainte .. se caracterise eomma-
un acte du droit cautonal qui, pour les contributions Fubli-
ques, precMe l'execution de la poursuite; il n'a pas ete
donne suite ä. cette eontrainte, et jusqu'au moment on cela
aurait lieu, les effets qu'elJe peut produire demeurent dans
le domaine du droit eantonal. Le Tribunal federaI est aiusi
incompetent pour statuer sur eette conelusion.
4. -
La seconde conelusion rev~t les caracteres d'una-
action en enriehissement et plus speeialement d'une condic-
lio indebiti, la quelle releve en principe du droit federal. La
question de savoir si le droit federal est applicable m~me a
des enriehissements qui ont eu leur souree dans le droit pu-
bUe, et plus speeialement dans le droit fiscal cantonal a deja
ete examinee par le Tribunal federal (v-oir RO 11 p. 141;
32 n p. 634; 33 n p. 703). Mais, et si le Tribunal federal a
resolu affirmativement eette question, pour ce qui a trait ä.
Ia presence des requisits propres a la condiclio indebiti
(erreur, enriehissement, bonne foi), il a neanmoins toujours
admis que I'existenee m~me de 1'0bUgation de payer une
eontribution et l'etendue de eette obligation devaient ~tre
examinees d'apres Je droit fiseal eantonal. Or, en l'espece,
le but de l'aetion introduite par la Compagnie reeourante est
uniquement de faire statuer par Ies tribunaux sur l'existence
de son obligation de payer a I'Etat de Geneve l'impöt sur
Ies voitures, puisque la recourante demande a ~tre exemptee
de tout paiement et recIame Ia restitutiou de Ia totalite des
eontributions payees en 1908 et 1909. La question litigieuse
est ainsi uniquement celle de l'applicabilite de eertaines dis-
1. Berufungsverfahren. No 11'.
positions de la Ioi eantonale de 1905 sur les contributions
publiques a Ia reconrante. n s'agit ainsi en reaJite unique-
ment de l'interpretation de dispositions d'une loi cantonale et
. non d'examiner s'il y a eo erreur de la part du debiteor, si
le creancier est encore enriehi ou s'il s'est dessaisi de mau~
vaise foi, qoestions qui seules poorraient eventuellement appe-
ler l'applieation du droit federa!. C'est pour ees raisons que
dans l'arr~t precite du 5 femer 1900, le Tribunal federal ju-
geant comme iustance onique, tout en reconnaissant egale-
ment le caraetere d'action eivile a l'action introduite, en tant
qn'elJe eherchait a etabUr l'existence d'une exoneration d'im·
pot en raison de la concession aceordee, a en soin d'eearter
les conclusions qui tendaient a faire reeonnattre l'existence
d'une creance decoulant du droit public ou du droit fiseal.
Par ces motifs,
le Tribunal federal
prononce:
n n'est pas entre en matiere sur le recoors.
114. ~tfrit _ef II. ~tut!dfrit ... tJ Ufm H. ~tpfe1U6" 1912
tn S,*n ~ritJ""·~.""' .rer. u. &r.~.reI., gegen
~l4"s;$O~u &,tt., ~etI. u. ~er.,,~efl.
Art. 51 06: Die Fmge, ob die Ehefrau sich der Pfändung in einer
Betl'ltibung gegeIt den Ehe1ll,ann für eine al~gebliche WeibC1'gutsfonle:
rung ansahliessen könne, i$t nach kantonalem Rechte zu entsc":t-
den, wenn die Teilnahmefrist vor dem f. Janual' 1912 abgelaufen iSt.
ba fidJ ergibt:
A. -
~eim ~~emann ber }Berufungßflägerln wurbe am
31. ~uguft 1911 gevfanbet für eine ~orberung ber
~erufungß.
6efl"gten im }Betrag \)on 306 ~r. 45 ~tß. :l)ie }Berufung9flagerln
er\Vitfte am 9. Qfto&er 1911 ~nfdJlu~\)fänbung für eine ljrnuengui9-
fotberung im ~etrag \)on 3000 ~r. :l)a bte }Beflagte bell ~nfd}lup