Volltext (verifizierbarer Originaltext)
500
A. Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.
barauf au \)erlUeifen, ban nad)
~rt. 59 D® bel' ®treihtlert fid)
nad) ben uon ben qsartelen in .!t(age unb ~ntlUort bor bem erft~
inftanalid)cn (antonafen lRld)ter angeorad)ten lRed)t~oege1)ren rid)tet
unb beta
ba~ ~unbe~gerid)t fid) nid)t um be~lUiUen un3uftänbig
erWiren fanlt, lUej(eine qsartei bem
~treitgegenftetnb einen au
1)o1)en 5ffiert beiße1egt 1)at (f. ~® 3i II ®. 107 &rlU. 1).
3. :tler 5Bertreter bel' ~efletgten 1)ett ferner, lUie etud) fd)on uor
ben fetntonnlen,Jnftanöen, bie
~fti\)(egitimntion be~ .!t(iigerß oe~
nnftcmbet, infofern bieier nid)t nur netmen0 feiner (1) efrau, ion:
bern 3ug1eid) für fid) idoit flagt.,3nbeffen ifi flar, baf3 mit
ber jtlage ber
S)nft~f!id)tanf))rud) geltenb gemad)t lUfrb, ber
oU ®unften ber (1)efrau beß .!tlägerß aU0 bem 5Borfall bom
10.,Januar 1906 nad) bem ~S)® entftanben fein foU~ ~eld)e
ffied)te bem jt{üger etl0 (1)emann in ~e3ug auf biefen ~nf~rud)
3ufte1)en, 1)0 er i1)n nur aIß 5Bertreter feiner (1)efrau, ober emd)
in eigenem inamen er1)eoen fann, iit eine ~rage beß für ble (1)e~
leute &llero geltenben e1)eUd)en ®üterred)tß, bie bel' Stognitlon
beß ~unbeßgerid)t$ ent30gen 1ft.
4. ~ß fte1)t feit, ba~ bie ~1)efrau be0 SUäget'ß fd)on \)or bem
10.,3anuar 1906 etn einer inierenfranf1)eit litt. inad) bem @',r:
~erten qsrofeffor S)ägler, auf ben bie 5Borinftan3 abfteUt, lUar bei
i1)r b.:tma@ fd)on eine ilUerenuerlagerung Mr1)anben, uub nad)
bem 3lUeiten
~,r~erten lUar bie iniere wenigftenß oereit0 gelodert.
:tler be1)Clu:ptete Unfall \oürbe \"Iarin befte1)en, baü biefeß ~eiben
burd) :plö~lid)e &tnmtrfung 'l.lerfd)limmert lUorbcn tit, bau 1)ieburd)
ein
för~erlid)er ßuftanb gerbeigefü1)ri lUorben iit, bel' aud) o1)ne
beionbern äUf3ern
~nftof3 aUß bec natürlid)eu
~ntlUicf[ung beß
2eibenß fid)
~atte ergeben fönnen. 9lun tft nnd) bel' qst'a;d~ in
~ällen, mo bei ber
~etrieb0tütigfeU ein för:perlid)e$ ~eiben, eine
franf1)nfte :tliß))ofition fid) berfd)1immert, ein ~ftrieMul1fnll nut'
bann Illt3une9meu, lUenu nad)gelUiefen 1ft, ban biefer ~rfoIg :prÖ\\~
Ud) burd) eine S)nnb(ung ober ein @reigni0 beß .lSetriebß au~~
getört tft, bte ben .!tör:per tn 1)ö1)erem sma~e tn smWetbenfd)aft
aie1)en, a10 bte ?Berrid)tungen -
nid)t ber übUd)en ~etrieb0arbeit
(in bierer S)infid)1 irrt ba0 Dbergerid)t) fonbern -
be0 gelUö9n:::
lid)en, täglid)en 2ebenß; beun Oie 5Berfd)ltmmerung etncß :pat90~
(ogifd)en
för~erlid)eu ßuftanbcß, oie gerabe fo gut bei ben 5Ber;:
V. Obligationenrecht. N0 80.
531
rid)tungen be$ tiiglid)en
2eben~ auacr1)nlo be0 lBetrtebß 9ättc
eintreten fönnen, barf, aud) lUcnn bie ffiequtfite eineß
Unfall~
erfüllt finb, nid)t auf ffied)nung be0 .lSetrieUß
gefe~t lUcrben.
(®. ?ll~ 31 II 6. 231, 32 II ~. 27 [l>ergL aud) ~. 613],
Urteil l>om 5. 3uH 1905 in ~ad)en S)ej") gegen qsaganeUi, abge:
brucft tn bel' i§5d)lUeia. 3uriftenaf'Uung 2 ~. 66 f.) ~ei ber ~ge~
frau
be~ stliiger0 ift feftgeftellterma~en bie 5Berfd)limmet'ung be~
:l~erenleibeuß. eingetreten, aIß fie eine 8-9 stg. fd}lUere ~~ure
biß
~ugen1)0ge 1)ob. :tlas S)eben eineß fold)en relati'l.l nid)t be~
beutel1ben ®elUid)teß btß
~ugen1)ö1)e tann aber aud) für eine
lJrau
~n bel' CStellung ber ~rau &llero nid)t alß eine au13er:
J)rbentlld)e ~nftrengung betrad)tet werben, He über bie för))erltd)e
~nan~:prud)na9me bCß täglid)en 2ebeu0 1)inaußge1)t, ba ja Ujre
9~ußlt~en @efd)üfte (1)nHd)e unb nOd) gröj")ere
~nftrengungen
Oft mIt fid) bringen. smit bel' 5Borinftana tft b(1)er baß 5Bor:::
~anbenfein eines ~etriebßunfarr0 au \)erneinen.
:tlemnad) 1)([t ba0 ~unbeßgerid)t
edannt:
:tlie ~eruful1g mirb augelUiefell unb ba0 Urtei! beß Dbergerid)t~
bC0 stantonß ®oIotl)urn l)Olll 11. CS~tember 1907 beftätigt.
V. Obligationenrecht. -
Code des obligations.
80. Arret du 6 octobre 1907, dans la cause
La. Zurich, def. et rec., contre Roirie Da.hl, dem. et int.
Assurance-aocidents. Pl'etendue tardivete de l'action. -
Acci-
dent ou maladie '! Constatations de fait, art. 81 OJF; fardeau
de la preuve. -
Risques non consentis par l'assurance. Entre-
prise hasardeuse presentant un danger special.
A. -
Le 21 juillet 1901, Jens-TModore Dahl, directeur
de la Societe suisse de mines Heivetia, a Gampel, trouva la
mort en traversant Ie RhOne a Ia nage ä Gampel. Le defunt
&ait assure en cas d'accident aupres de Ia Societe « Ia Zu-
532
A. Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.
rich :. pour la somme de 20 000 fr. selon police n° 8024;
ses heritiers ont allegue que sa mort etait le fait d'un acci-
dent et ont reclame le paiement des 20000 fr. avec inter~ts
au 5 % des l'echeance; n'ayant pu obtenir satisfaction a
l'amiable, ils ont ouvert action par exploit des 6/7 juillet 1902.
La Zurich a conclu a liberation et a invoque trois moyens
differents tires des conditions de Ia police:
a) L'art. 21 de Ia police dispose que: « Sont prescrits
:. tous les droits a une indemnite qui n'ont pas fait l'objet
:. d'une demande devant le juge competent dans les six mois
» a compter de la signification du refus de Ia compagllie. » La
compagnie constate que le 23 juillet 1901 elle a re je le lui ai dito Il a attendu un moment, il s'est mouille les
7> mains, les bras et Ia tele. Il s'est frictionne. Puis il s'est
» jete ä. l'eau jusqu'a I'epi oppose (epi de Ia digue). En arri·
V. Obligationenrecht. N° SO.
537
7> vant la il disparut et reparut plus haut a co te de I'autre
7> epi. Il disparut une seconde fois apres ~tre sorti a plusieurs
» reprises jusqu'ä, mi-corps. J'ai cru qu'il faisait de Ia gym--
» nastique. Il reparut a nouveau a I'endroit Oll il avait dis-
7> paru Ia premiere fois, j'ai vu un bras et une jambe. Il dis-
7> parut encore une fois pour reparaitre vers l'epi superieur
7> une derniere fois; il etait noye. Cet endroit est tres dan-
". gereux entre ces deux epis, a cause d'un torrent qui se
7; jette dans le RhOne un pen en dessous, ce qui provoque
» des remous. »
En regard de ce recit Ia supposition opposee par Ia com-
llagnie recourante a la probabilite admise par l'instance can-
tonale parait moins plausible que celle-ci. En tous cas le juge
n'a fait qu'user de la liberte d'appreciation dont il dispose en
{).onnant la preference a la supposition faite par l'hoirie de-
manderesse. La seconde exception doit donc etre ecartee.
3. -
Pour etablir, en droit, si Ie risque qui resulte d'une
-entreprise teUe que celle qui a entraine Ia mort de J.-Th.
Dah! est couvert par Ia police que celui-ci avait souscrite, il
faut, aux termes de l'art. 3 de ce contrat, examiner les con-
ditions tant generales que particulieres de la police et les
declarations contenues dans Ia proposition d'assurance.
Il resulte d'abord de cette derniere piece qu'aucune ques-
tion n'a ete posee a J.-Th. DahIIors de son engagement au
sujet de Ia natation, alors qu'on lui a demande s'il pratiquait
le cheval, la chasse, Ia rame, la voile et antres exercices
Bnumeres separement. -
La natation ne formant pas l'objet
d'une de ces questions speciales, le risque qui re suIte de cet
Bxercice-la ne peut pas ~tre considere comme exclu de ras-
surance, a raison d'une absence de declaration dans la pro-
position d'assurance.
L'enumeration que fait le second alinea de l'art. 3 de la
police, -
excluant les risques qu'entrainent les courses de
chevaux et autres, les regates, les concours de vitesse par
ean et sur terre ferme, chasses ä, courre et les ascensions
aerostatiques, -
vise des competitions, des exercices dans
lesquels les concurrents rivalisent ponr arriver Ie premier.
538
A. Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.
Cette rivalite eugendre un danger special. L'amour-proprer
l'emulation,l'appat d'un prix, la rivalite entrainent facilement
les participants aces joutes sportives a commettre des exces
qui creent un risque special que l'assurance a voulu exclure
(conf. RO 26 II 392) .. Mais, en l'espece, J.-Th. Dahl etait
seul a -traverser le RhOne et cet element de concurrence et
de competition manquait a son entreprise pour qu'on puisse,
par analogie, la faire reutrer dans cette categorie d'exer-
cices; cette enumeration pOltant sur des exceptions doit du
reste etre interpretee limitativement.
L'art. 3 al. 2 de la police ajoute a l'enumeration qui pre-
cMe: « Ies autn s entreprises hasardeuses qui presentent
un danger special et qui ne sont pas couverts expressement
par une disposition particuliere de la police. ~ Le Tribnnal fe-
deral a deja declare que des clauses de ce genre s,ont Hcites
(RO 19 35 et 26 II 392); mais Ia question ä juger est celle
de savoir si l'entreprise de J.-Th. Dahl etait hasardeuse.
~;Pour resoudre cette question, la Cour d'appel du canton
du Valais s'est placee au point de vue subjectif; elle y a re-
pondu en tenant compte des circonstances personnelles de
l'assure. Elle a estime que pour Iui, vu sa constitution, son
experience et ses qualites de nage ur, Ia traversee du Rhöne
n'etait pas une entreprise hasardeuse presentant un danger
special. La compagnie reconrante estime, au contraire, que
le juge doit se placer a un point de vue purement objectif et
examiner si d'une maniere generale Ia traversee du Rhöne a.
Gampel, par un nage ur couvert de sueur, au moment des
hautes eaux et que le courant est violent et Feau glacee, ne
revet pas le caractere d'une entreprise hasardeuse presen-
tant un danger special. -ll est evident qu'en these generale
les cas d'exclusion de l'assurance doivent autant que possible
etre determines d'apres des elements objectifs. Mais la chose
n'est pas toujours absolument possible. Tel est le cas en l'es-
pace. Pour juger si une entreprise est hasardeuse, il faut ne-
cessairement tenir compte, dans une certaine mesure, des
circonstances et de l'individu en cause; l'element subjectif
joue un röle essentiel. Pour uu mauvais nage ur ou un homme
faible et sensible au froid, ce serait evidemment une entre-
V. Obligationenrecht. N" 81.
539
prise hasardeuse presentant nn danger special que de vouloir
tenter Ia traversee du Rhone a la nage lorsque les eaux sont
hautes et glacees; pour un homme qui ne sait pas nager ce
serait un acte de folie; mais on ne peut en dire autant alors
qu'il s'agit d'un homme d'une force hercuIeenne, robuste de
constitution, qui a supporte les basses temperatures de la
mer glaciale du Nord et qui a deja fait plus d'une fois la tra-
versee du Rhöne. S'il etait etabli que J.-Th. Dahl ait connu
l'existence du tourbillon qui l'a perdu et qu'il se soit volon-
tairement hasarde en cet end roH pour chercher a vaincre une
nouvelle difficulte, son entreprise pourrait etre taxee d'entre-
prise hasardeuse presentant un danger special; mais tel n'est
pas Ie cas et Ies circonstances dans lesquelles le defunt a
tente la traversee du Rhöne ne permettent pas, pour ce qui
le concerne, de faire rentrer cette entreprise parmi les ex-
ceptions de rart. 3 aL 2 de la police. C'est donc a bon droit
que les conclusions de Ia compagnie defenderesse ont ete re-
poussees.
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le recours est ecarte et le jugement rendu entre parties
le 31 janvier 1907 par Ia Cour d'appel et de cassation du
canton du Valais est confirme en son entier.
81. ltdeil öfm 11. ~itf6et 1907
in ~ad)en g;tUÜet, ~etr. u . .lBer.dtL, gegen $ffmeijf,
,rer. u. ~er,.1BetL
Bereicherungsklage, Art. 7011. OR. -
Bundesrecht und kantonales
P1'Ozessrecht.
A. ~urd} Urteil \)om 13. 3uU 1907 ~at b(tß D6ergerid)t be~
,reanton~ sorot~um über eie lJted)t~fr(tge:
"Db ber .lBefIagte gel)alten fei, eem,reräger ben .lBetrag
\)Olt
117603 tyr. 25 ~t~. ne6ft ßinfen bom ßeit~unfte ber
3n6efi~::