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30_II_477

BGE 30 II 477

Bundesgericht (BGE) · 1904-01-01 · Français CH
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Civilrechtspflege.

megl'iinbung bel' Jt!age geltenb gemacljt 1)ubc, bel' ~om lBe~lag~en

6u erfe\.)enbe i0cf)aoen fte1)e bel'

smeclj~~rfumme glelclj, a.o 0 u~ h cf)

bel' im Jhnturfe @ro13mann fur

(e~tere er!)IlUhclj,..:n

mitliben'oe, aU3ügHcf) bel' mUßlugen im lBetrage l.l01l 211 ~r.

4[} ~t~.

D. @egen

ba~ Urteil be,6

S)anoel~gericf)t,6 1)at bel' SWi.ger

recljtaeitig unb formricf)tig bie merttfung an oa~ ~unbe~gertcf)t

erfIiirt mit bem ~ntrag: ma~ Urteil l.lom 29. ~:prl(1904 auf·

3u1)eben unb ben mefragten au l.ler:pflicljten, bem $träger 197 4 ~r.

55 ~t~. nebft 3in~ 3U 6 0J0 feit 31. ~mlli 1903 unb 211 %r.

45 ~t~. neo;t 3in~ au 5 0/0 feit 9. %eliruar 1904 3u bea(1)(e~.

mer

i0cf)lu13fll~ bel' bel' merufung beigelegten

:Recf).l~fclj~tJt

1llutet: I/mer i0treitmcrt Iieträgt über 2000 %r., inbem bte S)~1)e

'ocr mil.libenbe im stonfurfe ülier bie ß'irma :R. @ro13mann ntd)t

11

'I feftfte!)t.,'/

.

mer menugte 1)at :prinaipieU illicljteintreten auf bte merufung,

ttlentueU mbmeifung berfel'6en bellntl'llgt.

mer lBerttfungßbeantmodung liegt eine (§:rWirung be~ $tonfur~.

ilmtcß mafer bei, monad) bie mutma13Iid}e mil.ltbenbe im Jtonfurfe

iioer Dl. @ro13mlum 10-15 % betragen mirb; -

in (§:rttlö'gung:

mer gemli13 %trt. 59 in mertiinbung mit mrt. 53 mof.3 un'o

54 D@ au ermitternbe 6treitroert oeläuft fid) im l.lorliegenben

iJaUc, oa bie ~'3infcn nad) ~rt. 54 ~of. _1 ntcf)t in metrad)~ faUen,

auf 1974 %r. 55 ~t,6. + 211 %r. 40 ~t~. = 2186 i'5r., ab.

aiigHcf) ber au er\uartenben aut 'oie cmerfannte

~orber~n.g beß

stlägerß im Jtonfurfe beß iR. @ro13munn entfaUeno~n mt?:oen'oe.

::Dun biefe mi\libenbe gnmbfli~Hclj in moöug dU brmgen tlt, an·

ertennt ber lBcrufungßffäger ferber allt <5cf)(uffe feiner lBerufung,6.

fd)rift; oageiJen fd)eint er ber mnfid)t ou fein, bel' !!tb3ug fönne

in casu beßl)alO nicf)t ftattfin'oen, lucH 'oie Jtonfurßbilltbenbe nod)

ntd)t feftftel)e. miefer re~tern muffetffung ift nid)t beiöupffid)ten,

ionbern

e~ ift auf oie oet ben

~ften Hegenbe (§:rflärung beß

stonturßamte~ a03uftelten, monad)

'oie mutmClijlid)e

~onfu:~~

bil.libenbe 10-15 % oetragen ttlirb. ®doft menn nun bte mu*

benbe nUt i)on obigen 1974 ß=r. 55 ~t~., nid)t aud) \)on ben

bUtd) baß Jtonfur~alltt mafelftabt anerfClnnten Btnfen im lBetrage

V. Organisation der BundesrechtspOege. N° 63.

477

tlon 90 ~r., bered)net roirb, unb feIoft ttlenn i.'om SJRinimum bel'

tlom $tonfudamte in mu~iid)l gefteUten mil.libenbe, niimHcf) 10 Ofo,

Ilu~gegnngen mirb, f 0 beträgt l)tenad) ber <5treifu.lert bocf) nur

2186 %r. a'63ügltd) 197 %r. 45

~t~. = 1988 ß=r. 55

~tß.,

b. 1). ttleniger

al~ 'oie nnd) &rt. 59 für bie merufung nn

bll~

munbesgerid)t erforberlicf)en 2000 %r.; -

oefd)loHen:

!!tuf 'oie lBerufung ll.ltrb nid)t eingetreten.

63. Arret du 16 septembre 1904, dans la cause

Hoirs Decro'llX, dem., rec., contre Hoirs Gla.sson, der., int.

Recours en reforme, recevabilite: jugement au fond, art. 580JF.

Les hoirs Decroux acquirent en 1901 un terrain a l'avenue

de Ia gare de Bulle, en vue d'y construire un bätiment de

rapport. Les plans de cette construction ont ete approuves

par le Conseil communaI, par Ia Commission du feu et par la

Prefecture de Ia Gruyere. La mac;onnerie et la gypserie ont

ete adjugees a l'entrepreneur Folghera, aBulie, Ia couver-

ture et Ia ferblanterie au sieur Regis, au meme lieu. Le bä-

timent devait etre termine Ie 20 octobre 1902.

Des Ie commencement des travaux, Jules Glasson, actuel-

lement defunt et auteur des hoirs Glasson intimes, a recouru

ä. des procedes juridiques et administratifs qui furent suivis

d'une ordonnance du Conseil d'Etat pronon<iant Ia suspen-

sion des travaux.

Par citation en droit du 28 janvier 1904, les hoirs Decroux

ouvrirent action aux hoirs de Jules Glasson, et concIurent a

ce que ceux-ci fussent condamnes :

10 Ales tenir indemnes de toute indemnite qui pourrait

~tre aUouee aux entrepreneurs de leur maison de l'avenue

de Ia gare, du chef des diverses suspensions de travaux or-

donnees, tant par les autorites judiciaires qu'administratives.

20 A payer en consequence en leur lieu et place a M. Fol-

xxx, 2. -

1904

32

478

Civilreehtspflege.

ghera, entrepreneur a Bulle, 13 123 fr. 30 c. et a M. Regis,

ferblantier aBulie, 395 fr. 57 c. ou teIles autres sommes qui

leur seront allouees.

30 A leur acquitter a eux-memes une indemnite de 1500 fr.

Ils inviterent au preaIabIe Folghera et Regis a prendre

leur place au pro ces ou a se joindre en cause.

A l'audience du Tribunal civil de l'arrondissement de Ia

Gruyere du 27 fevrier 1904, les hoirs GIasson, defendeurs,

s'expliquant sur les conclusions adverses ci-haut reproduites,

ont conclu preliminairement en ee qui concerne les deux

premieres de ces conclusions, a ce qu'il soit prononee que

Faction est inadmissible et que, partant, les demandeurs

doivent etre renvoyes a mieux agir. Ils ont ajoute qu'ils s'ex-

pliqueront sur Ia conclusion N° 3 des qu'il aura ete statue sur.

l'exception qui precede, et Hs ont declare en outre, a Ia

meme audience, faire opposition formelle, soit a l'evocation

en garantie, soit a l'appel en cause de MM. Folghera et

Regis. Les hoirs Decroux, de leur cote, ont conclu au rejet

des conclusions adverses et a I'adjudication de leur demande

d'appel en cause des sieurs Folghera et Regis.

.

Par jugemem en date du 26 mars 1904, le Tribunal civil

de la Gruyere a admis Ia conclusion prise par les hoirs de

Jules GIasson concernant l'exception d'inadmissibilite, et a

ecarte l'appel en cause de Folghera et Regis.

Ensuite de pourvoi des hoirs Decroux contre ce jugement,

la Oour d'appel de Fribourg,._par arret du 15 juin 1904, a

prononce ce qui suit: «L'hoirie GIasson est admise dans sa

demande de renvoi a mieux agil'. La demande d'appel en cause

formuIee par les defendeurs Decroux est ecartee. »

Par deelaration en date du 20 juillet 1904, les hoirs De-

croux ont recouru contre le predit arret au Tribunal federal.

Ils estiment que cet arret, bien que qualifie d'incident, cons-

titue un jugement au fond quant aux deux premieres con-

clusions prises par eux contre les hoirs Glasson, et n'est

incidentel que quant a la conclusion subsistant encore au

proces. Les recourants ajoutent que la Oour d'appeI, en

deniant aux hoirs Decroux toute vocation et tout droit de

Y. Organisation der Bundesrechtspflege. NQ 63.

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prendre contre les hoirs Glasson ces deux conciusions, et en

ecartant ceIles-ci du debat, a, par un motif exceptionnel il

est vrai, mais neanmoins definitivement prononce sur les

dites conclusions; si le Tribunal federal devait envisager leu l'

present recours comme premature, les hoirs Decroux repren-

dront leur demande de reforme, apres prononce sur leur

troisieme conclusion; ils ne veulent pas s'exposer, disent-ils

a Ia fin de leur recours, a voir opposer plus tard a celui-ci

une exception de tardivete.

Statuant SU1' ces faits et considerant en droit :

Le recours apparait comme premature. TI y a lieu, a la

verite, de reconnaitre que r arret attaque, malgre la teneur

de son dispositif, contient pourtant en realite une decision

definitive en ce qui concerne les deux premieres conclusions

de la demande. Neanmoins le dit arret ne constitue point un

jugement au fond aux termes de l'art. 58 OJF, contre lequel

il pnisse etre recouru aupres du Tribunal de ceans. En effet,

ainsi que le Tribunal federal l'a admis dans une jurispru-

dence constante, l'on ne se trouve en presence d'un jugement

au fond que lorsque le litige a ete tranche dans toute son

etendue par l'instance cantonale; en revanche, un jugement

seulement partiel, qui ne statue que sur quelques-unes des

conclusions prises en cause, alors que d'autres restent pen-

dantes devant la elite instance, ne se cal'acterise point comme

un jugement au fond, contre lequel il soit loisible de recourir

au Tribunal tederal (voir arrets de ce tribunal dans les causes

Schweizerischer Typographenbund c. Wullschleger und Ge-

nossen, Rec. off. XXIV, 2, p. 937; Mertz c. Drosophore

Company Limited, ibid. XXV, 2, p. 548, consid. 3; Colliard

c. Savoy et consorts, ibid. XXV, 2, p. 981, consid. 3, ete.).

Dans des cas semblables, au contraire, le recours au Tribunal

fMeral n'est possible, conformement au texte et au but de

Ia loi, que IOl'sque toutes les reclamations litigieuses ont fait

l'objet du prononce de l'instance cantonale, et que Ie juge-

ment de cette derniere pl'esente le caractere d'un jugement

au fond. Le recoul'S contre le jugement au fond s'applique

alors aussi, conformement a I'art. 58, al. 2 OJF, aux juge-

480

Civilrechtspflege.

ments partiels qui ont precede le dit jugement au fond, de

faC/on que Ia partie recourante n'a pas a eraindre une tardi-

vete de ee ehef. Le present recours est done premature, le

recourant ayant d'ailleurs reeonnu lui-meme qu'il n'a pas ete

eneore statue sur toutes les conclusions de la demande.

Lorsque I'instance cantonale aura statue entierement sur la

troisieme de ces conclusions, elle donnera au dispositif de

son arret la forme d'un prononce definitif.

Par ces motifs,

Le Tribunal federal

prononce:

II n'est pas entre en matiere sur le recours, celui-ci appa-

raissant comme premature.

LAU';AN.'o:K -

HIP. GEOHGE,; IHUDEL & GIE

CIVlLRECHTSPFLEGE

ADIUNISTRATION DE LA JUSTICE CIVILE

'1'

I. Civilstand und Ehe. -

Etat civil et mariage.

64. ~tt~u :t}c)Ul 17. ~c):t}~6er 1904

in <Sad)cn ~d;eu ~üdtu6cr!ler, ~ef[. u. mer.~Jrr., gegen

m3itroe ~üd~u6~r!l~r, Jr!. u. mer.~~efL

Ehescheidung, etc. -

Bedeutung der Scheidung von Tisch und Bett,

A.rt. 47 CEG. -

Kompetenz des Bundesgerichts zur Ueberprüfung

einRj" für den .5t1"eitigen AnSpl"Uch (erb- und famiUenrechtlicher Na-

tur) p}Oäjudiziellen Rechtsfrage eidg. Rechts. A.rt. 56,57, 79 OG. _

Eidg. und kant. Recht hinsichtlich der Ehescheidung. Art. 49 CEG.

A. vurd) Urteil bom 19. @)c+,tember 1904 9\\t ba$ Oberge,

rid)t be$ Jranton$ .Bug erfnnnt:

(M fei ba~ fanton~gerid)md)e Urteil bom 25. ~uni 1904 unter

?llb\1)eifung ber m3iberf!age 6eftätigt.

VQ~ UrteU be~ Jranton$gerid)t~,8ug lautet:

1. ~enagtfd)aft fei ein3i9 :pfltd)tig, ber JrIägertn ba$ auge6rad)te

!mo6iliar unb ba$

~ett be$ xauer m3ürtenberger eigentümIid),

ebentueU ben ®egenroert in 6ar 3" bem6fofgen.

2. ~enngtfdiaft fei ferner pfftd)tig, ber Jrfägerin bie .s)älfte ber

reinen)Berlaffenfcf)aft

be~ x(luer m3üden6erger im <Sinne bon

§ 269 ?ll6f. 2 be$ aug. @r6red)t~ in guten m3erttiteIn mit ve:po~

fttion beim @inroo9nerrnte ~nar au fe6en$fiingUd)er ilCuiJniegung

au ü6erfaffen.

xxx, 2. -

i90~

33