Erwägungen (2 Absätze)
E. 2 L'article 32 CPM subordonne l'octroi du sursis à des conditions objectives, qui sont réalisées en l'espece, et à une condition subjective: il faut que les antécédents, le caractere et- le cas échéant -la conduite au service militaire de l'accusé fassent admettre que cette mesure de clémence le détour- nera de commettre de nouveaux crimes ou délits. Le pronostic d'amende- ment doit s'étendre à to u t l'ordre juridiq ue protégé p ar des dispositions péna- les (ATMC 9 no 86). Le sursis suppose que le condamné ait opéré un retour sur lui-même; il ne suffit pas qu'une circonstance étrangere à sa volonté l'empêche de commettre une récidive spéciale (A TMC 9 no 29: et 9 no 77, p ar exemple). Des troubles psychiques ou caractériels qui rendent probable une récidive générale ou spéciale son t un motif de refus du sursis, même s'ils entrainent d'ailleurs une atténuation de la peine (ATF 69 IV 193 et 73 IV l, cons. l p. 4). Enfin, le tribunal de division j o uit, lorsqu'il porte un pronostic sur l'effet du sursis, d'une large liberté d'appréciation: le Tribunal militaire de cassation ne peut intervenir qu'en cas d'arbitraire. En l'occurrence, loin d'être entaché d'arbitraire, le jugement attaqué est conforme aux principes légaux et jurisprudentiels rappelés ci-dessus. En effet, parce que le recourant ne comprend pas que sa conduite était répréhen- sible, il ne peut bénéficier du sursis, quelles que soient les causes de son obsti- nation. Car l'article 32 CPM tend à l'amendement du coupable; si ce dernier est incapable de venir à résipiscence, il n'y a aucune raison de renoncer à lui faire su bir sa peine. En revanche, l'arti ele 11 CPM te n d à mesurer cette p e ine selon le degré de responsabilité de l'auteur de l'infraction; ces deux disposi- tions légales partent d'un point de vue différent.
E. 3 ... (ler déeembre 1978, B. e. TD l)
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Nr. 153 294 dem Befehlsempfánger. Dieses Gewaltverhãltnis unterscheidet sich wesent- lich von demjenigen zwischen Staatsbeamten und Bürgern. Es zeichnet sich aus durch erhõhten Gehorsam und beschrãnktes Prüfungsrecht des Unter- gebenen und ergibt sich zwangslãufig aus den besonderen Zielsetzungen der Armee. Ungehorsam gegen einen militãrischen Befehl wird bedeutend stren- ger bestraft al s U ngehorsam gegen di e V erfügung einer zivilen Behõrde oder Amtsstelle. Nach dem neueren Schrifttum kõnnen nur militãrische Vorgesetzte im Sinne von Art. 63 MO Trãger der militãrischen l(ommandogewalt sein. Sie wird ausdrücklich (DR Ziff. 20 Abs. 2) oder stillschweigend (z. B. MO Art. 64 oder DR Ziff. 16 Abs. l) verliehen und kann ihre Wirkungen n ur so lange entfalten, als sich Vorgesetzte und Untergebene im Militãrdienst befinden. Kommandogewalt kommt n ur einem Wehrmann, nicht aber einem Angehõ- rigen der Militãrverwaltung und schon gar nicht einer Zivilperson zu. Inner- halb der Militãrverwaltung besteht im Gegensatz zur Armee keine Kom- mando-Hierarchie. Die militãrischen Verwaltungsbehõrden sind den übri- gen staatlichen Behõrden gleichgestellt und ihre Funktionãre sind Staatsbe- amte und nicht Militãrpersonen im engeren Sinne des Wortes. Die Anord- nungen dieser Beamten stellen daher grundsãtzlich keine militãrischen Befehle dar. Di e Nichtbefolgung solcher Befehle ist ni eh t nach Art. 61 MStG, sondern nach den besondern verwaltungsrechtlichen Strafbestimmungen- beispielsweise nach d en Art. l O l ff. d er V erordnung über das militãrische Kontrollwesen vom 23. Dezember 1969- zu ahnden (Flütsch Hansjürg, Die rechtliche Natur des militãrischen Befehls, Zürich 1969; Kohli Ulrich, Han- deln auf Befehl im schweizerischen Militãrstrafrecht, Bern 1975; Schierholt Heinz, Das Nichtbefolgen von Befehlen im deutschen und schweizerischen Militãrstrafrecht unter Berücksichtigung fremder Militãrstrafrechte, Düssel- dorf 1963). Die dogmatisch scharfe Grenzziehung zwischen Truppenführung und Militãrverwaltung lãsst sich zwar in unserem Milizsystem nicht ausnahmslos verwirklichen. U nter U mstãnden tritt d er schweizerische W ehrmann auch zu Beamten der Militãrverwaltung in ein militãrisches Subordinationsverhãlt- nis; so hat z. B. der Kreiskommandant als Beamter der Militãrverwaltung wãhrend der Dauer der Ausrüstungs- und Bekleidungsinspektion Komman- dobefugnis im Sinne von Art. 61 MStG. Ausserdienstlich aber steht der Wehrmann zum Kreiskommandanten wie auch zum Sektionschef nicht in einem militãrischen, sondern n ur in einem verwaltungsmãssigen Gewaltver- hãltnis, und für die Durchsetzung der Pfiichten, die aus diesem Gewaltver- hãltnis erwachsen, genügen die verwaltungsrechtlich vorgesehenen Zwangs- mittel und Sanktionen. Aus diesen Erwãgungen ergibt sich, dass der Befehl des Zeughauses, die Kõrpermasse mitzuteilen oder die militãrische Ausrüstung persõnlich zu fas- sen, kein militãrischer Befehl ist. Durch die Nichtbefolgung dieser Aufforde-
295 Nr. 153, 154 rung hat sich der Angek1agte nicht des Ungehorsams im Sinne von Art. 61 MStG schuldig gemacht. 2.- ... (l. Dezember 1978, Auditor e. DG 11 und V.) 154. Sursis (art. 32, eh. l er CPM); pronostie quant au bon eomportement: des troubles psyehiques ou earaetériels peuvent rendre probable une réeidive. Bedingter Strafvollzug (Art. 32 Ziff.l MStG); Voraussage über das Wohl- verhalten: Bedeutung eharakterlieher Abwegigkeiten und psyehiseher Stõ- rungen, die einen Rüekfall des Angeklagten nicht aussehliessen. Sospensione eondizionale della pena (art. 32 n. l CPM); prognosi sul com- portamento futuro: importanza di anomalie di earattere e disturbi psiehiei ebe non permettono di escludere una rieaduta del condannato. Extrait des motifs: 2.- L'article 32 CPM subordonne l'octroi du sursis à des conditions objectives, qui sont réalisées en l'espece, et à une condition subjective: il faut que les antécédents, le caractere et- le cas échéant -la conduite au service militaire de l'accusé fassent admettre que cette mesure de clémence le détour- nera de commettre de nouveaux crimes ou délits. Le pronostic d'amende- ment doit s'étendre à to u t l'ordre juridiq ue protégé p ar des dispositions péna- les (ATMC 9 no 86). Le sursis suppose que le condamné ait opéré un retour sur lui-même; il ne suffit pas qu'une circonstance étrangere à sa volonté l'empêche de commettre une récidive spéciale (A TMC 9 no 29: et 9 no 77, p ar exemple). Des troubles psychiques ou caractériels qui rendent probable une récidive générale ou spéciale son t un motif de refus du sursis, même s'ils entrainent d'ailleurs une atténuation de la peine (ATF 69 IV 193 et 73 IV l, cons. l p. 4). Enfin, le tribunal de division j o uit, lorsqu'il porte un pronostic sur l'effet du sursis, d'une large liberté d'appréciation: le Tribunal militaire de cassation ne peut intervenir qu'en cas d'arbitraire. En l'occurrence, loin d'être entaché d'arbitraire, le jugement attaqué est conforme aux principes légaux et jurisprudentiels rappelés ci-dessus. En effet, parce que le recourant ne comprend pas que sa conduite était répréhen- sible, il ne peut bénéficier du sursis, quelles que soient les causes de son obsti- nation. Car l'article 32 CPM tend à l'amendement du coupable; si ce dernier est incapable de venir à résipiscence, il n'y a aucune raison de renoncer à lui faire su bir sa peine. En revanche, l'arti ele 11 CPM te n d à mesurer cette p e ine selon le degré de responsabilité de l'auteur de l'infraction; ces deux disposi- tions légales partent d'un point de vue différent. 3.- ... (ler déeembre 1978, B. e. TD l)