Sachverhalt
Le 22 avri/1971, l'accusé et ses camarades du MSCC se sont rendus en voiture à Berne ou ils ont don né u ne conférence de presse au Bellevue-Palace. Ils son t ensuite allés au Palaisfédéral sur le parvis duquel ils ont entassé en vrac le ur s effets militaires e t leurs armes qu 'ils avaient apportés pêle-mêle de Geneve dans un bus VW S p. a notamment abandonné de cette maniere son pistolet, son poignard, ses jumelles, divers objets qu 'i! détenait en prêt, ainsi que son uniforme privé. Les femmes du groupe déchirerent les livrets de service des manifestants, dont celui de l'accusé. Extraits des motifs: 4.- Le recourant adtnet avoir déposé ses effets militaires sur le parvis du Palais fédéral, mais reproche au tribunal de division de n'avoir pas vu dans cet acte un cas de peu de gravité et, partant, de n'avoir pas, en application de l'article 73, chiffre 2 du CPM, prononcé une sanction disciplinaire. Les éléments de l'infraction de l'article 73, chiffre l du CPM sont donnés en l'espece. En effet, en déposant des objets de son équipement devant le Palais fédéral eten laissant des femmes déchirer son livret de service, Sp. a utilisé abusivement un rnatériel rnilitaire qui, de toute évidence, n'est pas destiné à être exhibé et entassé au cours d'une rnanife-station politique. Outre cet abus, il y a égalernent abandon du rnatériel militaire, car c'est à la suite de circonstances étrangeres à la volonté du recourant que ses effets ont été pris en charge par des fonctionnaires qui n'étaient pas tenus de le faire et qui n'avaient pas qualité pour les recevoir régulierernent en dépôt.
25 Nr. 15, 16 Ricorso per cassazione (art. 189 cpv. 2 OGPPM). Annuncio del ricorso; termine. Extrait des motifs. l.- Selon l'article 189, 2e al. de l'OJPPM, <<le recours doit être annoncé, dans les vingt-quatre heures de la lecture dujugement, au greffier qui en avise le grand juge>>. Haefliger (<<Kommentar zur Militãrstrafgerichtsordnung>>, Berne 1959) releve à ce sujet (p. 238) que le délai expire le lendemain de la communication du jugement, à l'heure du prononcé, rnême si ce j o ur est un diman eh e ou un jour férié. La deuxieme phrase de l'article 189, 4e al. de l'OJPPM ne s'ap- plique pas au délai de 24 heures. Il est vrai que ce délai est court, mais la loi n'exige aucune forrne pour la déclaration de volonté de celui q ui veu t recourir. Le recours peut être déclaré verbalement à la séance ou même par téléphone ou télégramme. 2.- ... (15 juin 1973, Ch. e. TD 2) 16. Kassationsbeschwerde (Art. 189 Abs. 3 MStGO); Frist zur Begründung: VerHingerung einer Frist bis auf Maximalfrist von 10 Tagen; massgebend ist das Datum, an dem das Erstreckungsgesuch gestellt wor- den ist. Recours en cassation (art. 189, 3e al. OJPPM); délai pour motiver le recours: prolongation d'un délai jusqu'au terme maximal de dix jours; la da te déterminante est celle à laquelle la demande de prolongation a été fai te. Ricorso per cassazione (art. 189 cpv. 3 OGPPM); termine per la redazione definitiva del ricorso: proroga del termine fino a quello massimo di 10 giorni; determinante e il momento nel quale viene proposta la domanda di pro- roga. Aus den Erwãgungen: l.- Der Grossrichter setzte dem Auditor arn 29. Marz eine Frist von 8 Tagen, urn die Kassationsbeschwerde zu begründen. Gernass dem Laufzettel d er Post wurde die eingeschriebene Sendung am 30. Marz in Luzern aufgege- ben und dem Auditor am 2. April in Zürich zugestellt. Die Frist endigte demnach arn 10. April (MKGE 6 Nr. 8 E l; 7 Nr. 57 E l). An diesem Tag ersuchte der Auditor den Grossrichter, die Frist urn 2 Tage zu verlangern.
Erwägungen (1 Absätze)
E. 4 Le recourant adtnet avoir déposé ses effets militaires sur le parvis du Palais fédéral, mais reproche au tribunal de division de n'avoir pas vu dans cet acte un cas de peu de gravité et, partant, de n'avoir pas, en application de l'article 73, chiffre 2 du CPM, prononcé une sanction disciplinaire. Les éléments de l'infraction de l'article 73, chiffre l du CPM sont donnés en l'espece. En effet, en déposant des objets de son équipement devant le Palais fédéral eten laissant des femmes déchirer son livret de service, Sp. a utilisé abusivement un rnatériel rnilitaire qui, de toute évidence, n'est pas destiné à être exhibé et entassé au cours d'une rnanife-station politique. Outre cet abus, il y a égalernent abandon du rnatériel militaire, car c'est à la suite de circonstances étrangeres à la volonté du recourant que ses effets ont été pris en charge par des fonctionnaires qui n'étaient pas tenus de le faire et qui n'avaient pas qualité pour les recevoir régulierernent en dépôt.
25 Nr. 15, 16 Ricorso per cassazione (art. 189 cpv. 2 OGPPM). Annuncio del ricorso; termine. Extrait des motifs. l.- Selon l'article 189, 2e al. de l'OJPPM, <<le recours doit être annoncé, dans les vingt-quatre heures de la lecture dujugement, au greffier qui en avise le grand juge>>. Haefliger (<<Kommentar zur Militãrstrafgerichtsordnung>>, Berne 1959) releve à ce sujet (p. 238) que le délai expire le lendemain de la communication du jugement, à l'heure du prononcé, rnême si ce j o ur est un diman eh e ou un jour férié. La deuxieme phrase de l'article 189, 4e al. de l'OJPPM ne s'ap- plique pas au délai de 24 heures. Il est vrai que ce délai est court, mais la loi n'exige aucune forrne pour la déclaration de volonté de celui q ui veu t recourir. Le recours peut être déclaré verbalement à la séance ou même par téléphone ou télégramme. 2.- ... (15 juin 1973, Ch. e. TD 2) 16. Kassationsbeschwerde (Art. 189 Abs. 3 MStGO); Frist zur Begründung: VerHingerung einer Frist bis auf Maximalfrist von 10 Tagen; massgebend ist das Datum, an dem das Erstreckungsgesuch gestellt wor- den ist. Recours en cassation (art. 189, 3e al. OJPPM); délai pour motiver le recours: prolongation d'un délai jusqu'au terme maximal de dix jours; la da te déterminante est celle à laquelle la demande de prolongation a été fai te. Ricorso per cassazione (art. 189 cpv. 3 OGPPM); termine per la redazione definitiva del ricorso: proroga del termine fino a quello massimo di 10 giorni; determinante e il momento nel quale viene proposta la domanda di pro- roga. Aus den Erwãgungen: l.- Der Grossrichter setzte dem Auditor arn 29. Marz eine Frist von 8 Tagen, urn die Kassationsbeschwerde zu begründen. Gernass dem Laufzettel d er Post wurde die eingeschriebene Sendung am 30. Marz in Luzern aufgege- ben und dem Auditor am 2. April in Zürich zugestellt. Die Frist endigte demnach arn 10. April (MKGE 6 Nr. 8 E l; 7 Nr. 57 E l). An diesem Tag ersuchte der Auditor den Grossrichter, die Frist urn 2 Tage zu verlangern.
Volltext (verifizierbarer Originaltext)
Nr. 13 22 punkt gestellt, sind die 1etzten 10 Jahre vor der Gesuchstellung massgebend (MKGE 6 N r. 26 und sHindige Praxis des MKG, sowie auch BGE 76 IV 221). Bei der Prüfung und Würdigung des Wohlverhaltens lasst das Gesetz dem Richter einen weiten Ermessensspielraum. Indessen sollten nach der standigen Praxis des Militãrkassationsgerichts und auch nach derjenigen des Bundesgerichts die Anforderungen nicht zu hoch gespannt werden (MKGE 5 N r. 19, BGE 76 IV 223). Auch wenn sich die Frage des Wohlverhaltens nach der gesamten Lebensführung des Gesuchstellers beurteilt (BGE 76 IV 222), genügt es in der Regel, wenn in der massgebenden Zeit keine erneute straf- rechtliche Verurteilung wegen vorsatzlich verübter Verbrechen oder Verge- hen erfolgt und wenn dem Gesuchsteller auch sonst nicht eine kriminelle Gesinnung angelastet werden kann (MKGE 5 N r. 19, 6 N r. 26). Der Gesuchsteller wurde am 3. November 1967 vom Polizeigerichtsprã- sidenten Basel-Stadt wegen Führens eines Motorfahrzeuges in angetrunke- nem Zustand zu einer Gefãngnisstrafe von 14 Tagen, bei Gewahrung des bedingten Strafvollzugs und einer Probezeit von 2 Jahren sowie zu einer Busse von 650 Franken verurteilt. Im Leumundsbericht des Polizeiinspekto- rats Basel-Stadt erfahrt er eine günstige Beurteilung. Von seiner Arbeitge- berfirma Jelmoli SA wurde er erst vor kurzem zum Speditionschef ernannt un d er wird als fleissiger Mitarbeiter bezeichnet. An sein em W ohnort ga b er gemãss dem polizeilichen Leumundsberichtbisher zu keinen Klagen Anlass und gilt als prompter Zahler. Ein im Jahr 1972 gegen den Gesuchsteller ein- geleitetes Betreibungsverfahren über einen Betrag von 240 Franken kann- da nãhere Angaben fehlen- für die Beurteilung seiner Lebensführung nicht weiter berücksichtigt werden. Die Verurteilung des Gesuchstellers im November 1967 zu einer 14-tagi- gen Gefangnisstrafe wiegt nicht leicht und lãsst doch einige Zweifel an der korrekten Lebensführung von Sch. entstehen. Immerhin erscheint d er dama- lige Verstoss gegen das Strassenverkehrsgesetz nicht als so schwerwiegend, dass deswegen auf eine kriminelle Gesinnung des Gesuchstellers geschlossen werden kõnnte. Der entsprechende Eintrag im Zentralstrafregister ist auch bereits gelõscht. Zugunsten des Gesuchstellers muss in diesem Zusammen- hang gewürdigt werden, dass die erwãhnte V erurteilung schon mehr als 5 J ahre zurückliegt, S eh. also das di e Lõschung rechtfertigende W ohlverhalten wenigstens wãhrend d er letzten 5 J ahre nachgewiesen hat. Es hiesse di e Anforderungen an die korrekte Lebensführung überspannen, wollte man ihm wegen dieser weit zurückliegenden Verurteilung die Loschung verwei- gern, zumal ihm sonst in der massgebenden Zeit nichts vorgeworfen werden kann. Es muss auch berücksichtigt werden, dass nach bürgerlichem Straf- recht die Zeitspanne des Wohlverhaltens im Falle des Gesuchstellers 5 Jahre betragen würde un d di e entsprechende Divergenz zum Militãrstrafrech t sachlich nicht begründet erscheint und für die Auslegung des Wohlverhal- tens entsprechend zu würdigen ist. Aus allen diesen Gründen sind die subjek-
23 Nr. 13, 14 tiven Voraussetzungen für die Rehabilitation des Gesuchstellers gegeben; dem Begehren kann somit entsprochen werden. 3.- ... (Kosten). (24. April 1973, Sch. e. OA) 14. Abus et dilapidation de matériel (art. 73, eh. l et 2 CPM); cas de peu de gravité. En principe, o n ne saurait admettre que l'infraction d'abus et de dilapi- dation de matériel soit de peu de gravité lorsque la faute de l'accusé est grave. Missbrauch un d V erschleuderung von Material; (Art. 73 Ziff. l un d 2 MStG) leichter Fali. Ein leichter Fali von Missbrauch und Verschleuderung von Material kann grundsãtzlich dann nicht angenommen werden, wenn das Verschulden des Angeklagten schwer wiegt. Abuso e sperpero di materiali (art. 73 n. l e 2 CPM); caso poco grave. In via di massima non si puo considerare poco grave un caso di abuso e sperpero di materiali quando la colpa dell'accusato e grave. Résumé des faits: Le 22 avri/1971, l'accusé et ses camarades du MSCC se sont rendus en voiture à Berne ou ils ont don né u ne conférence de presse au Bellevue-Palace. Ils son t ensuite allés au Palaisfédéral sur le parvis duquel ils ont entassé en vrac le ur s effets militaires e t leurs armes qu 'ils avaient apportés pêle-mêle de Geneve dans un bus VW S p. a notamment abandonné de cette maniere son pistolet, son poignard, ses jumelles, divers objets qu 'i! détenait en prêt, ainsi que son uniforme privé. Les femmes du groupe déchirerent les livrets de service des manifestants, dont celui de l'accusé. Extraits des motifs: 4.- Le recourant adtnet avoir déposé ses effets militaires sur le parvis du Palais fédéral, mais reproche au tribunal de division de n'avoir pas vu dans cet acte un cas de peu de gravité et, partant, de n'avoir pas, en application de l'article 73, chiffre 2 du CPM, prononcé une sanction disciplinaire. Les éléments de l'infraction de l'article 73, chiffre l du CPM sont donnés en l'espece. En effet, en déposant des objets de son équipement devant le Palais fédéral eten laissant des femmes déchirer son livret de service, Sp. a utilisé abusivement un rnatériel rnilitaire qui, de toute évidence, n'est pas destiné à être exhibé et entassé au cours d'une rnanife-station politique. Outre cet abus, il y a égalernent abandon du rnatériel militaire, car c'est à la suite de circonstances étrangeres à la volonté du recourant que ses effets ont été pris en charge par des fonctionnaires qui n'étaient pas tenus de le faire et qui n'avaient pas qualité pour les recevoir régulierernent en dépôt.
25 Nr. 15, 16 Ricorso per cassazione (art. 189 cpv. 2 OGPPM). Annuncio del ricorso; termine. Extrait des motifs. l.- Selon l'article 189, 2e al. de l'OJPPM, >. Haefliger (>, Berne 1959) releve à ce sujet (p. 238) que le délai expire le lendemain de la communication du jugement, à l'heure du prononcé, rnême si ce j o ur est un diman eh e ou un jour férié. La deuxieme phrase de l'article 189, 4e al. de l'OJPPM ne s'ap- plique pas au délai de 24 heures. Il est vrai que ce délai est court, mais la loi n'exige aucune forrne pour la déclaration de volonté de celui q ui veu t recourir. Le recours peut être déclaré verbalement à la séance ou même par téléphone ou télégramme. 2.- ... (15 juin 1973, Ch. e. TD 2) 16. Kassationsbeschwerde (Art. 189 Abs. 3 MStGO); Frist zur Begründung: VerHingerung einer Frist bis auf Maximalfrist von 10 Tagen; massgebend ist das Datum, an dem das Erstreckungsgesuch gestellt wor- den ist. Recours en cassation (art. 189, 3e al. OJPPM); délai pour motiver le recours: prolongation d'un délai jusqu'au terme maximal de dix jours; la da te déterminante est celle à laquelle la demande de prolongation a été fai te. Ricorso per cassazione (art. 189 cpv. 3 OGPPM); termine per la redazione definitiva del ricorso: proroga del termine fino a quello massimo di 10 giorni; determinante e il momento nel quale viene proposta la domanda di pro- roga. Aus den Erwãgungen: l.- Der Grossrichter setzte dem Auditor arn 29. Marz eine Frist von 8 Tagen, urn die Kassationsbeschwerde zu begründen. Gernass dem Laufzettel d er Post wurde die eingeschriebene Sendung am 30. Marz in Luzern aufgege- ben und dem Auditor am 2. April in Zürich zugestellt. Die Frist endigte demnach arn 10. April (MKGE 6 Nr. 8 E l; 7 Nr. 57 E l). An diesem Tag ersuchte der Auditor den Grossrichter, die Frist urn 2 Tage zu verlangern.