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12 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. @efe~e bei ~iid)ter, @n~l)llo~äbie bd~ ~ed)ferred)teß I ~. 110 ff.) IDl. a. ~. :Iler ~ed)fefbürge ober ~\lanft übernimmt burd) feine IDlitunterfd)rift bie \)ölIig gleid)e wed)felmäuige mer~THd)$ tung wie ber ~\)alirte, 10 bau lelbft\lerftänblid) aud) bie ~omi" ~mrung beß lilled)fefß für i~n \lerbin'o1id) ift, 'o.~. er eben burd) feine Unteqeid)nung ber betreffen'oen ~ed)ieledlihung aud) 'oie :Ilomi3ilirung gene~migt. mun ift aller'oingß tid)tig, bau weber bie aargauifd)e nod) 'oie ~ürd)erifd)e ~ed)ferorbnung meftim. mungen iiber ben ~\lal unb 'oeffen lillidungen ent~alten; allein barauß fann geroiu nid)t gefolgert werben, bau nad) bieien ®~ fe~en 'oer ~\)al ungiiltig jei o'oer teine wed)felmäj3tgen mer~~id). tungen er3euge. miefme1)r mUß jebenfallß aud) für biefe @efe~e barem feftgef)alten werben, 'oau ber ~\)al fid) aIß Ueberuaf)me einer wed)felmäutgen IDlit\ler~~id)tung qualifiöht, wie bieß im lilled)fefgebraud)e un'o ben ~ed);elgeie~en burd)gängig anedannt tft unb (tud) bem ~arteiwilIen, ber beim @ebraud)e ber wed)iel$ mäßigen ~orm beg ~\larß gewi~ aud) auf @qeugung wed)ie1· mäfiiger ~i:dungen gerid)tet fein mUß, entfvtid)t. mornegenb nun 1)at ffiefurrent 'oaß ~t~evt fragHd)er lilled)feI, roenn aud) mit bem meifa~e "aIß mürge,'1 mitunteqeid)net, er 1)at aIjo eine roed)feImäflige IDlit\ler~~td)tung neben bem ~tAe~tanten iiber$ . Mmmen, wobei ber meifa§ "alß mürge/l lebiglid) auf fein ci\li{· red)Uid)eß mer1)äItntu bum ~f3e\'tanten, reineßwegß bagegen aud) auf feine wed)feImäuige ~aftung gegenüber :Ilritten be~ogen Wer· ben tann. ~iemit aber ~at ~efUttent 3Weifelloß aud) bie :Ilo· mi~ilf1aufel genef)migt, be~ie1)ungßweife in 'oie megtilnbung eineß VrJ)!ogtrten @erid)tßftanbeß am Orte beß ~ed)fefbomi3ifß ein· gewilligt, unb eg muj3 fomtt ter ffietur~ a{~ unbegriinbet abge. wiefen werben. ~ieg muU um fo me~r gl'1ten, arg ~etuttent Staufmann ift, i1)m allo Die me'oeutung be~ ~\laIß alg wed)lel~ mliuige IDlit\letv~id)tung llid)t unbetannt fein fonnte. :Ilemuad) 1)at bag munbeßgetid)t edannt: :Iler ~eturg wir'o alg un'begrüntet abgettliefen. IH. Gerichtsstand der belegenen Sache. N° 3.
2. Gerichtsstand der helegenen Sache. - Für de la situation de la chose.
3. Arret du 5 Fevrier 1881 dans la cause Per'reten conlt'e Eichel'. 13 Dans le but de nourrir un certain nombre de pieces de gros hetail dont il est proprietaire, le sieur Jacob Perreten de Gessenay, achete pendant l'hiver, dans diverses localites d~ foin, que ses animaux consomment sur place. Perrete~ se trouve, a cet effet, actuellement aBulie, ou il a achete du fourrage de,lean Eicher, en dite ville. Eicher a consenti ä recevoir en payement Ie lait fourni par les vaches de Perreten, el ce a un prix sur lequelles parties sont en desaccord. Par exploit du 4 Janvier 1881, Perreten signifie a Eicher d'avoir a executer une convention liee entre parties et par la- quelle l'achat du dit lait aurait ete fait par celui-ci au prix de 13 centimes par litre. Par exploit du 7 dit, Eicher signifie a son tour a Perreten qu'il ne s'est point engage a payer le lait dont il s'agit 13 cen- times le litre, mais qu'il a seulement promis d'accepter en payement le prix de ce lait, tel qu'il serait compte a Perreten par la fromagerie de Bulle; par Ie meme exploit, et en vertu du droit de gage que lui confere la loi fribourgeoise, Eicher, pou: parvenir au ·payement du foin par lui vendu a Perreten, prallque un sequestre, soit barre, sur le hetail appartenant a celui-ci et le fait assigner en meme temps a comparaitre, le 27 Janvier 1881, devant le Juge de paix de Bulle pour y ten- ter la conciliation « sur le du du prix du foin et le bien fonde du sequestre judiciaire. » C'est contre ce sequestre que Perreten re court au Tribunal federal. Il estime que ce procede viole l'art. 59 de la Consti- tution federale, et coneIut a ce qu'il plaise au dit Tribunal annuler le dit sequestre et renvoyer Eicher a actionner le re- Courant devant le Juge de Gessenay, domicile de Perreten.
14 A. Siaatsrechtl. Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. ..\. l'appui de son recours, Perreten fait valoir, en resume, les considerations suivantes : L'action intentee par Eicher est une reclamation person- neUe tendant a faire reconnaiLre le du d'une somme d'argent., Perreten a toujours ete domicilie a Gessenay et ne se trouve aBulie qu'en passage: d'un autre cOte, il est citoyen solva~le. Dans ces circonstances, Ie sequestre dont est recours constItue une violation de l'art. 59 de 1a Constitution federale. Dans sa reponse, Eicher conc1ut an rejet du recours. . H invoque en premiere ligne la circonstance que son drOlt de gage sur le Mtail de Perreten est consacre par 1'art. '1632 du Code civil fribourgeois. Il estime en outre que le sequestre en question n'est pas meme un ac te de poursuite, mais seulement une me sure con- servatoire prevue et autorisee par la h~gislation fribourgeoise; il alleO'ue en outre que, bien que le domicile principal de Per- reten ~soit a Gessenay, ceIui-ci n'en a pas moins pris a Bulle, pour l'execution du contrat qu'il a passe avec Eicher, un do- micile accessoire et special, dont l'election entraine la com- petence des tribunaux fribourgeois en l'espece. Dans sa replique, Perreten fait ob server qu'a supposer que l'exploit dont est recours doive etre considere comme une simple mesure conservatoire autorisee par l'art. '163'1 du Code civil les conditions exiO'ees par le dit article ne se trouvent,~ '11 pas realisees dans l'espece. Le recourant reprend d'm eurs ses conclusions. Statuant sur ces (aUs et considerant en droit: 10 Le seul fait d'avoir lie un contrat a Bulle n'implique nul- lement, de Ia part de Perreten, en l'absence de stipulation expresse, une constitution speciale de domicile dans cette 10" calite, ni une renonciation a Ia garantie contenue a l'art. 59 al. '1 de la Constitution fMerale. La conclusion de la reponse, tendant au rejet du recours de ce chef, ne saurait des 10r8 etre accueillie. .. 20 n en est autrement de l'argumenL tire du droit legal de gage confere a Eicher sur le bHail du recourant. . L'art. '1632 du Code civil fribourgeois, rapprocM des arh- Ill. Gerichtsstand der belegenen Sache. N° 3. 15 eIes 1630 et 1631 ibidem, reconnait en effet un pareil droit en faveur de celui qui a remis a un vacher ou berger des pä- tures ou fourrages destines a etre consommes sur place, et dispose que le dit droit de gage affecte les bestiaux du vachel' ou berger, qui se trouvent dans les batiments du bailleur~ pour tout ce a quoi le vacher ou berger s'est oblige. 01' la jurisprudence, aussi bien du Conseil federal et de l'Assemblee federale que du Tribunal federal, a constamment reconnu que l'art. 59 de la Constitution federale n'es! pas ap- plicable lorsqu'il s'agil d'une creance assuree par un droit de gage et qu'il n'y a pas lieu a distinguer, en pareil eas, entre la creanee elle-meme et le droit de gage eomme son acces- soire. Ce n'est que pour poursuivre des pretentions non ac- compagnees d'un tel droit que le ereancier doit rechercher Ie debileur a son domicile, conformement a rart. 59 susvise : « Pour le cas OU la crcance est assuree au moyen d'un droit » de gage, le dit creaneier doit, en vue de la protection de son » droit, nantir le Juge du lieu OU le gage est situe, attendu » que ce Juge est seul compHent pour connaitre des contes- » tations ayant trait a l'exisLence, a l'etendue du droit de gage, » ainsi que POUI' en ordonner la realisation. » Une pratique constante a egalement reconnu que ces memes priricipes doivent trouver leur application, non seulement aux creances hypotMcaires, mais aussi aux pretentions en faveur desquelles il existe un droit de gage quelconque. (Voy. At'rI:'!ts du Tribunal (ederal en les causes Schneeli, rec. I, pag. 249, consid. 4. - Wymann, id. I, pag.165 et suiv. - Läubli et Wullschläger, id. II, pag. 48. - Schmid, id. IV, pag. 552. - Schindler, id. V, pag. 168. - Zehnder, id. VI, pag. 371. -Feuille fedemle, '1868,11, pag. 448; id., 1869, I, pag. 986; id., 1874, 1I, pag. 609 et suiv.) L'art. 59 de la Constitution federale ne saurait, en conse- quence, etre invoque par le recourant. 3° Le Juge du lieu de la situation du gage est en outfe seul compHent pour trancher la question de savoir si le se- ~uestre dont il s'agit a ete pratique en vertu d'une prMention echue (Code civil fribourgeois, '163'1), et si les mesures con-
16 A. Staatsrecht1. Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. servatoires prevues au meme article se justifiaient dans l'es- pece. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est ecarte comme mal fonde.
3. Gerichtsstand der Widerklage. - For de l'action reconventionnelle. 4. Urt~eH ilom 25. IDUiq 1881 in fGad}en ~itfi. A. m. ~idi, marchand tailleur in ~uAern, mad}te auf bem €?5d}utbentrieb· unll \13roAeUit'ege gegen ilen ~eon~arl) meufd} in ~artau, stantonß fG1. @allen, eine ijorilerung. au~ einem an feine Drilre au~geftellten, ilon 3. meufd},3ngemeur, unb ileffen mater Eeon~arb meuld} unteqeid}neteu @igenit'ed}ieI über 874 ijr., mit,Sin~ unb stoften fid} auf 956 ijr. 75 ~t~. belaufenb, geI. tenb. Eeon~arb meufd} beftritt iliefe ijorberung geftü~t barauf, bau m. ~idi i~m einen ilom 27. l:Je6ember 1877 batirten ffie. iler~ auggeftellt ~alie, it'onad} er ben fragrtd}en med}fel fdbft dnlöfen it'olle, unil be~llu\)tete überbem, eine @egenforberung an
m. ~tdi im metrage ilon 1300 ijr. 05 ~tg. lsu ~abeu, it'eld}e ila~er rü~re, bau er einen ilon i9m am 29. 3uli 1878 unter" fd)rielienen, an ilie :Orbre ileg 3. 3. ~idi gefteUten ~ed}fel ülier 1000 ijr./ nebrt,Stnß unb stoften, gegenüber bem ~ed}feI. in~aber, gemän Utt~ei(beg 5Be~irfggerid}te~ ~erbenberg ilOm
12. mOilember 1879, ~alie lie~a~len müffen, obfd}on fid) 5B. ~idi burd} ffieberg ilom 29. 3uli 1878 i~m gegenüber iler~flid}tet ~Ilbe, im mot~falle biefen ~ed}fel felbft einöuIöfen unb ben me" trag auf ilag ~onto be~ 30~. }Beufd}, fGo~n, lsU ne~men, bamit ~eon~arb 5Beufd} nie in medegenT,eit lommen fönne. l:Jiefe ijor· berung bon 1300 ijr. 05 ~tg. mad}te ~eon~arb }Beufd} gegen· über ber strage beg 5B. ~idi bor bem 5Be3irfggerid}te ~erben. berg it'ibertfaggit'eife gertenb. l:Jet sträget beftritt nun, fid}be" rrr. Gerichtsstand der Widerklage. N° 4, 17 3ü9fid} ber @egenforberung beg }Benagten auf ben \13r03en ein: laffen AU müffeu, unb ~it'at auß bem @runbe, it'ei{ bie ~iber" fIage in bem Eettfd)eine beg mermittreramteg nid}t \)orgemetft {ei. l:Jag }Be~irtggerid}t ~erbenlietg f~rad} bem stfäget biefe Un· einläalid}feitg\lotfrage ~u, bag stllntonggerid}t bon fGt. @allen bagegen wieg biefellie burd) Urt~ei{ \.lom 23. l:JeAember ab, mit ber 5Begrintbung I "baß bie @egenfotbetung beg 58effagten im ffied)tgbOrfd}lage in ge~öriger ~eife ilorgemettt iit, ba sträget \lOt mermittreramt \lom 58eflagten augbrüclHd} bie 9lüdna~me biefeß ffied)tg\lorfd}fageg \lerlangte, unb bamit inbirett unb im- plicite aud} 'oie @egenfor'oerung beg 5Betfagten ein\ler~anben ift.t'B. @egen biefeg Utt~ei{ ergriff nun m. ~idi ben ffiefutg an bag 5Bunbeggetid}t, tnbem er geTtenb mad}t: l:Jie,Sulaffung bet ~ibertrage beg }BeHagten burd} l)ie ft. gaffifd)en @erid}te l.1er, ftoße, it'ie fd}on bor bett fatttonalen -SnftanAen angebeutet it'or" ben jei, gegen ~tt. 59 ~bf. 1 ber }Bunbeg\.lerfaffllng, it'onad} ieber aurred}tftef,lenbe fGd}ulbuer für verfönIid)e ijorberungen beim mid}ter feine1S ~o~norteg gefud}t ttlerben müffe. l:Jeltn 'oie ber, mittelft ber ~i)mnage geltenb gemad;te ijorberung quanfi~ire fid} Ait'eifellog alg eine \)erfönlid}e ~nf~rad}e unb er müffe bem::: 'gemän für biefel'6e beim ffiid}ter jeineß ~of,lnorte~, in Eu~ern, gefud}t it'erben. ~ller'oingg ~a'6e bag }Bunbeggerid)t it'ieber~on erfläd, ban ungead)tet beß ~rt. 59 ~bf. 1 ber }Bunbeß\lerfaffung ~ibernagen im ~nfd}luffe an 'oie ~auvtffage ~lIläffig feien, it'enn 3ttlifd)en strage unb ~ibertlage eine materielle stonne!ität lieftef,le. ~llein ~ier liege eine materielle stonne~ität a\Uifd}en ~au~tforbetung unb @egenfotberu1tg abfolut nid)t \.lor. moretft lieruf,le 'oie flägerijd}e ijorberung auf einem ~ed)fel; gemän bem a'6ftratten ~~arafter ber ~ed}felolingation aber erjd)eine eg alg unbentliar, eine stonne!ität ait'ifd}en einet ~ed}felforberung unb einer sturretttforberuttg ober aud} einet anbern ~ed}felfLltberung tln~uneT,menj allein aud} it'eun man auf bag bem ~ed)fel ~tt @runbe liegenbe merf,läHnia 3urüdgef,le, fel bod) eine materielle jtoune&iHit ~it'ifd}en ben beiben ijotberultgen nid)t gegeben; bie stlageforberung betreffe eine merl'flid)tung füt fGd)ulben beg fGo~" neg 3. }Beufd} an ben stläger, it'e1d}e llon streiberIieferultgen uni) gemad}ten morfd}üffen ~errü~ren. l:Jie it'iberffaggttleife ger~ VII - '1881 2