Volltext (verifizierbarer Originaltext)
450
Verwaltungs- und Disziplinarrecht.
womit nach ihrer Auffassung auch die Eintragungsbe-
dürftigkeit zu bejahen war.
Auf Verwalt"!lngsgerichtsbeschwerde Ammanns hin wird
vom Bundesgericht die angefochtene Verfügung aufge-
hoben und das Handelsregisteramt angewiesen, gegenüber
dem Beschwerdeführer das Verfahren gemäss Art. 32 Abs. 2
HRegV zu eröffnen.
.A U8 den Erwägungen:
7. -
Vorliegend geht es um die zwangsweise Eintragung
einer Kollektivgesellschaft im Sinne der Art. 941 OR und
57 f. HRegV. Auch in diesem Falle hat der Registerführer
die Aufgabe, die registerrechtlichen Voraussetzungen zu
klären (vgl. HIS, zu Art. 940 OR N. 13). In bezug auf
die zivilrechtlichen Voraussetzungen ist jedoch seine Prü-
fungsbefugnis beschränkt. Nach ständiger Praxis hat er
schon bei der ordentlichen Eintragung auf Anmeldung hin
nur « einzuschreiten, wo die verlangte Eintragung offen-
sichtlich und unzweideutig gegen das Gesetz verstösst»
(BGE 67 I 345). Entsprechend muss der Grundsatz bei der
Zwangseintragung gelten, d.h. der Registerführer darf hier
(umgekehrt) über zivilrechtliehe Einwände des zur Ein-
tragung Aufgeforderten sich nur hinwegsetzen, wenn sie
offensichtlich und unzweideutig haltlos sind. Für die amt-
liche Eintragung ist in Art. 57 f. HRegV ein besonderes,
mit Mahnung verbundenes Verfahren vorgeschrieben. Es
wurde von den kantonalen Instanzen eingehalten. Wenn
aber Art. 58 HRegV vorsieht, es habe die Aufsichtsbehörde
« die Verhältnisse zu prüfen und beförderlich die Frage zu
entscheiden, ob eine Pflicht zur Eintragung besteht», so
ist das in erster Linie registerrechtlich zu verstehen (vgl.
im einzelnen bei HIS, zu Art. 940 OR N. 23 ff.). In dieser
Hinsicht unterliegt das Erkenntnis der Registerbehörde
keinen besonderen Schranken. Aber nirgends in Gesetz und
Verordnung ist ihr für den Bereich des materiellen Zivil-
rechts im Zwangsverfahren eine grössere Prüfungs- und
Entscheidungsbefugnis als im ordentlichen Anmeldever-
Registersachen. N0 66.
451
fahren eingeräumt. Gegenteils wäre dort vermehrte Be-
schränkung am Platz, da andere Rechte eine Zwangsein-
tragung überhaupt nicht kennen (so das verwandte
deutsche HGB, welches sich mit Massnahmen zur Erzwin-
gung des Eintragungsantrages begnügt; vgl. FLAD, Kom-
mentar zum RGB I § 2 N. 17).
Die Frage der Zugehörigkeit zu einer Kollektivgesell-
schaft ist materiellrechtlicher Natur. Gewiss lässt sich aus
ernsthaften Gründen vermuten, dass Ammann Kollektiv-
gesellschafter war. Allein es sprechen auch gewichtige
überlegungen dagegen. Um diese und jene verlässlich
abwägen zu können, sind zusätzliche Beweiserhebungen
nötig, die anzuordnen nicht der Registerbehörde, sondern
einzig dem Richter vorbehalten ist. Das Bundesgericht hat
-
und zwar in einem Fall, der auch die Eintragung einer
Kollektivgesellschaft betraf -
bereits festgestellt, dass
Art. 32 Abs. 2 HRegV, der die Behandlung eines privat-
rechtlichen Einspruches von dritter Seite gegen die noch
nicht vollzogene Eintragung ordnet, auf den Einspruch
eines direkt Beteiligten anwendbar sei (BGE 68 I 187). Rie-
von abzugehen besteht kein Anlass. Dem Einsprecher ist
daher eine Frist anzusetzen, damit er eine vorläufige
richterliche Verfügung erwirke, worauf die Streitsache
unter den Beteiligten zum endgültigen gerichtlichen Aus-
trag gebracht werden kann.
66. Arr@t de la Ire Cour eivile du 22 deeembre 1952 dans la
cause Metten contre Departement du Commeree et de I'Industrie
du Canton de Geneve.
La reinscription au registre du comm.erce d'une 80Ciete anonyme qui
en a 13M raruee peut etre obtenue, par le liquidateur notamment,
a condition de rendre vraisemblables l'existence d'un actif socia!
inconnu au moment de la liquidation et l'inMret de la socieM
a obtenir la reinscription.
Die Wiedereintragung einer im Handelsregisger gelöschten A.-G.
kann, insbesondere durch den Liquidator, erwirkt werden, sofern
das Bestehen eines zur Zeit der Liquidation unbekannten Ge-
452
Verwaltungs- und Disziplinarrecht.
sellschaftsaktivums und das Interesse der Gesellschaft an der
Wiedereintragung glaubhaft gemacht wird.
La reinscrizione nel registro di commercio d'una societa anonima
ehe e stata <ranceHata pub essere ottenuta, speciahnente dal
liquidatore, purehe siano resi ver?s~ ~'esisten~a d'un attivo
sociale ignoto al momento deHa liqmdazlOne e I mteresse della
societA aHa reinscrizione.
A. -
La societe anonyme « Particite » a ete constituee
a Geneve le 14 mars 1930. Sa raison sociale, modifiee en
1937 etait la suivante : « Particite, Societe pour l'exploita-
tion 'd'entreprises du bois: du papier, de l'imprimerie et
de publicite S.A. J). Le siege de la societe etait a Geneve.
Le capital etait de 100 000 fr.
Le 21 novembre 1939, la societe decida sa dissolution.
Elle entra en liquidation. Me X., avocat, fut designe comme
liquidateur. Le 29 juin 1942, Ia societe fut radiee du
registre du commerce, la liquidation etant terminee.
B. -
Le 9 novembre 1948, Me X. demanda la reins-
cription de la societe en liquidation au registre du com-
merce de Geneve. A l'appui de sa requete, Me X. donnait
un bref expose des circonstances dans lesquelles s'etait
deroulee la liquidation de la societe. Cet expose fut com-
pIete dans la suite de la procooure.
« Particite » S.A., expose en substance Me X., etait une
societe holding fondee par le gouvernement tchecoslovaque. /
Le portefeuille de « Particite;) comprenait notamment le
capital-actions de trois soci6tes autrichiennes d'impression
et d'edition, Vernay A.G., Kronos-Verlag A.G. et Der Tag-
Verlag A.G. La societe Vernay A.G. notamment etait une
affaire tres importante, qui valait en tout cas plus d'un
million de marks.
Au printemps 1938, les autorites allemandes designerent
un administrateur d'office a chacune de ces soci6tes. Les
administrateurs autrichiens furent arretes par la Gestapo.
C'est dans ces circonstances que Me X. se rendit a Vienne
au debut de 1939, convoque par les autorites d'occupation.
Au cours de discussions entre Me X., d'une part, des hauts
fonctionnaires du parti national-socialiste et de la Gestapo,
,
Registersachen. N0 66.
453
d'autre part, les autorites allemandes exigerent que les
actions des trois societes soient vendues a un cerlain Erwin
. Metten. Finalement les actions furent vendues a Metten
pour le prix de 10000 RM seulement, soit a un prix consi-
derablement inferieur a la valeur des actifs qu'elles repre-
sentaient. La convention, d.a.tee du 23 mai 1939, fut signee
sous l'effet de la contrainte, a ce qu'affirme Me X. Les
10000 RM ne furent meme pas remis a Me X., mais verses
dans un compte bloque aupres d'une banque de Vienne.
C'est dans ces circonstances que « Particite» S.A. decida
sa dissolution. En juin 1942, Me X., liquidateur de la
societe, estima que l'actif etait irremeruablement perdu.
n fit alors radier la societe au registre du commerce.
Apres la guerre, Me X. entreprit des demarches a Vienne.
Il apprit qu'en vertu de la nouvelle Iegislation, « Particite »
S.A. pourrait demander l'annulation du contrat de 1939
et rentrer en possession de ses biens. n apprit egalement
que les 10 000 RM existaient encore, sous forme de titres
d'un emprunt d'Etat autrichien.
C. -
Le prepose au registre du commerce de Geneve
fit droit a la requete de Me X. et la societe en liquidation
fut reinscrite au registre du commerce le 12 novembre
1948. Cette reinscription fut publiee dans la Feuille officielle
suisse du commerce du 17 novembre 1948.
La societe reinscrite entreprit alors des demarches en
Autriche pour rentrer en possession des titres d'emprunt
qui lui appartenaient. Elle ouvrit egalement une procooure
tendant a faire prononcer l'annulation de la vente du
23 mai 1939. L'acquereur Erwin Metten etant decooe en
1940, la procooure fut dirigee contre ses heritiers, savoir
contre sa veuve, dame Irma Metten, et contre son fils
Heinz Metten.
Par requete du 26 mai 1952, Heinz Metten demanda au
prepos6 au registre du commerce de Geneve de radier la
reinscription de la societe. n alleguait que « Particite » S.A.
en liquidation avait ouvert des actions judiciaires a Vienne
pOur obtenir la rev'ocation des contrats qui avaient 15M
454
Verwaltungs. und Disziplinarrecht.
signes par le liquidateur. TI ajoutait que la reinscription
de la socieM paraissait abusive et irreguliere.
La prepose au registre du commerce rejeta la requete
de Heinz Metten. Heinz Metten et sa mere dame Irma
Metten recoururent contre cette decision au Departement
du commerce et de I'industrie, en sa qualite d'autorite de
surveillance.
Par decision du 6 aout 1952, l'autorite de surveillance
rejeta le recours. Cette decision retient qu'il n'est pas con-
teste que les parties sont en litige devant les tribunaux
autrichiens, ce qui prouve Ia verite des allegations avan-
cees par le liquidateur pour obtenir la reinscription de la
socieM. Or, selon la jurisprudence, une societe en liquida-
tion radiee peut etre reinscrite, s'il apparalt que la liqui-
dation n'etait pas terminee. Dans ces circonstances, la
reinscription de « ParticiM » S.A. etait pleinement justifiee.
L'inscription doit etre maintenue, en raison meme du pro-
ces en cours.
D. -
Les hoirs Metten ont forme un recours de droit
administratif contre cette d6cision, dont ils demandent la
modification, Ia reinscription de Ia socieM en liquidation
etant annulee.
{(ParticiM» S.A. et son liquidateur ont concIu au rejet
du recours. Le Departement federal de justice et police
preavise dans le meme sens. Quant a l'autoriM cantonale
de surveillance, elle propose egalement le rejet du recours.
OonsüUrant en droit:
La liquidation d'une socieM n'est terminee qu'au mo-
ment ou tous les actifs ont eM distribues et les dettes
reglees. TI en r6sulte que la socieM ne peut pas etre radiee
avant ce moment et que, si elle est neanmoins radiee, elle
doit etre reinscrite. C'est pourquoi la jurisprudence du
Tribunal federal a constamment admis que les creanciers
80ciaux avaient qualite pour demander la reinscription
d'una societe radiee, a condition de rendre leur creance
vraisemblable et d'etablir qu'ils ont interet a la reinscrip-
Regiswrsachen. N° 66.
455
tion (RO 57 I 39; 60 123; 64 1335; 64 II 150; 67 I 119;
v. ancore R. COUCHEPIN, Praxis des Bundesgerichtes in
Handelsregistersachen, p. 108).
La jurisprudence a egalement autorise la reinscription
d'une socieM en nom collectif, a la demande d'un a8socie,
lorsqu'un actif social inconnu au moment de la liquidation
est decouvert apres la radiation de la socieM au registre
du commerce (RO 59 II 53). Gertes la Tribunal fed6ral ne
s'est pas encore prononcee expressement apropos de la.
qualite des organes d'una societe anonyme radiee pour
demander la reinscription de celle-ci. En revanche, il a deja.
admis implicitement cette qualite, en d6cidant que la.
soci6M anonyme doit etre inscrite au registre du com-
merce pour qu'elle puisse plaider en revendication ou ouvrir
des poursuites (RO 73 III 61). Des lors, si la socieM radiee
n'a qualiM pour agir que si elle est inscrite, c'est-a-dire
r6inscrite, il faut admettre que les administrateurs ou le
liquidateur peuvent obtenir la reinscription de la raison
radiee au registre du commerce. La reinscription est d'ail-
leurs generalement admise par la doctrine (v. F. DE STEIGER
La droit des S.A. en Suisse, trad. fran9aise, p. 351; v. ega-
lement La SocieM anonyme suisse, 1943, p. 60). La pra-
tique de la reinscription d'une socieM radiee a Ia demande
de son liquidateur paralt d'ailleurs courante, a teIles
enseignes que le « Formulaire du registre du commerce»
de L. JAQUEROD contient une formule a cet effet.
La liquidateur d'une socieM anonyme radiee a par con-
sequent le droit de requerir la r6inscription da la societe
au registra du commerce lorsqu'un nouvel element d'actif
est decouvert. Pour obtenir Ia reinscription, il suffit que
Ie liquidateur rende vraisemblable I'existence de l'actif
nouveau et qu'il etablisse que la socieM a inMret a la reins-
cription. Ces deux conditions sont remplies en l'espece.
En effet, Ie liquidateur de « Particite » S.A. a etabli l'exis-
tence d'un avoir de 10000 RM, transforme en bons de
l'Etat autrichien. De meme, il n'est pas conteste que la
socif~M plaide a Vienne pour obtenir la restitution des
456
Verwaltungs- und Disziplinarrecht.
actions vendues a Erwin Metten dans les circonstances
mentionnees plus haut. Il est evident que le liquidateur
pouvait raisonnablement considerer ces deux elements
d'actif comme perdus en 1942, alors que les circonstances
actuelles lui permettent peut-etre de les revendiquer.
Enfin, l'interet a la reinscription est certain, puisque l'ins-
cription au registre du commerce est indispensable pour
que la socieM puisse agir.
Le recours de Heinz et Irma Metten doit par consequent
etre rejete.
Par ces motifs, le Tribunal fbUral prononce :
Le recours est rejete.
67. Urteil der I. Zivilabteilung vom 2. Dezember 1952
i. S. X. gegen Eidgen. Amt für geistiges Eigentum.
Patentrecht, Wiederherstellung eines wegen Nichtbezahlung der
Patentgebühr erloschenen Patents, PatG Art. 17 Abs. 2. Nach
unbenütztem Ablauf der Frist des Art. 17 Abs. 2 PatG ist eine
Wiederherstellung des Patents ausgeschlossen, da das geltende
PatG die Wiedereinsetzung in den vorigen Stand als allgemeine
Einrichtung nicht kennt. Ablehnung einer Gesetzeslücke.
Brevets d'invention. DkMance d'un brevet pour cause de non-
payement de la taxe, art. 17 al. 2 de la loi federale sur les bre-
vets d'invention. Lorsque le delai de Part. 17 al. 2 s'est ecoule
sans avoir ere mis a profit, le retablissement du brevet n'est plus
possible, car 1a loi en vigueur ne connait pas la remise en pos-
session en tant qu'institution generale. Refus d'admettre qu'il
y ait une lacune dans la loi.
Brevetti d'invenzwne. Ripristino d'un brevetto estinto pel mancato
pagamento della tassa, art. 17 cp. 2 LBI. Scaduto infruttuosa-
mente il termine deU'art. 17 cp. 2 LBI, e escluso il ripristino
d'un brevetto, poiche la legge in vigore non conosce la resti-
tuzione in intero come istituto generale. Non si tratta d'una
1acuna dena legge.
A. -
Auf Grund einer Patentanmeldung vom 24. De-
zember 1946 wurde der Beschwerdeführerin am 15. Juni
1951 ein Schweizer-Patent erteilt. Die Anzeige der Patent-
eintragung wurde dem Vertreter der Beschwerdeführerin
Registersachen. N0 67.
457
zugestellt und er wurde aufgefordert, gemäss Art. 12 Abs. 2
PatG innert drei Monaten von der Patenteintragung an
die seit der Patentanmeldung fällig gewordenen Jahres-
gebühren zu entrichten. Da dies innert der am 15. Sep-
tember 1951 abgelaufenen Frist nicht geschah, teilte das
Patentamt am 28. September 1951 dem Vertreter der Be-
schwerdeführerin mit, dass das Patent gemäss Art. 17
PatG wegen nicht rechtzeitiger Bezahlung der Jahres-
gebühren erloschen sei, dass es aber nach Art. 17 Abs. 2
PatG wieder hergestellt werden könne, wenn dem Amt
spätestens innert 3 Monaten seit dem Ablauf der ver-
säumten Zahlungsfrist, d.h. bis zum 15. Dezember 1951,
die fälligen Jahresgebühren sowie eine Wiederherstellungs-
gebühr entrichtet würden. Auch diese Wiederherstellungs-
frist lief unbenützt ab.
B. -
Am 4. April 1952 liess die Beschwerdeführerin
beim Amt ein Gesuch um Wiedereinsetzung in die Frist
zur Bezahlung der 2.-5. Jahresgebühr einreichen. Sie aner-
kannte, dass die Wiederherstellungsfrist des Art. 17 Abs. 2
PatG unbenützt verstrichen sei. Dagegen machte sie gel-
tend, dass sie an der Versäumnis keine Schuld trage und
dass infolgedessen die Wiedereinsetzung in die mit dem
Erteilungsdatum beginnende Zahlungsfrist des Art. 12
Abs. 2 PatG gewährt werden müsse. Das geltende Patent-
gesetz sehe allerdings eine solche Wiedereinsetzung in den
früheren Stand nicht vor, sondern nur die Wiederherstel-
lung des Patentes nach Art. 17 Abs. 2. Darin liege aber
eine echte Gesetzeslücke, die durch entsprechende Anwen-
dung von Art. 48/49 des Entwurfes zum revidierten Pa-
tentgesetze vom 25. April 1950 oder von Art. 35 OG
ausgefüllt werden müsse.
a. -
Das Amt wies mit Entscheid vom 24. April 1952
das Gesuch um Wiedereinsetzung in die Zahlungsfrist ab,
indem es eine Gesetzeslücke verneinte.
D. -
Mit der vorliegenden verwaltungsgerichtlichen
Beschwerde beantragt die Beschwerdeführerin, es sei der
Entscheid des Amts aufzuheben und dieses anzuweisen,