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78_I_451

BGE 78 I 451

Bundesgericht (BGE) · 1952-01-01 · Deutsch CH
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450 Verwaltungs- und Disziplinarrecht. womit nach ihrer Auffassung auch die Eintragungsbe- dürftigkeit zu bejahen war. Auf Verwalt"!lngsgerichtsbeschwerde Ammanns hin wird vom Bundesgericht die angefochtene Verfügung aufge- hoben und das Handelsregisteramt angewiesen, gegenüber dem Beschwerdeführer das Verfahren gemäss Art. 32 Abs. 2 HRegV zu eröffnen. .A U8 den Erwägungen:

7. - Vorliegend geht es um die zwangsweise Eintragung einer Kollektivgesellschaft im Sinne der Art. 941 OR und 57 f. HRegV. Auch in diesem Falle hat der Registerführer die Aufgabe, die registerrechtlichen Voraussetzungen zu klären (vgl. HIS, zu Art. 940 OR N. 13). In bezug auf die zivilrechtlichen Voraussetzungen ist jedoch seine Prü- fungsbefugnis beschränkt. Nach ständiger Praxis hat er schon bei der ordentlichen Eintragung auf Anmeldung hin nur « einzuschreiten, wo die verlangte Eintragung offen- sichtlich und unzweideutig gegen das Gesetz verstösst» (BGE 67 I 345). Entsprechend muss der Grundsatz bei der Zwangseintragung gelten, d.h. der Registerführer darf hier (umgekehrt) über zivilrechtliehe Einwände des zur Ein- tragung Aufgeforderten sich nur hinwegsetzen, wenn sie offensichtlich und unzweideutig haltlos sind. Für die amt- liche Eintragung ist in Art. 57 f. HRegV ein besonderes, mit Mahnung verbundenes Verfahren vorgeschrieben. Es wurde von den kantonalen Instanzen eingehalten. Wenn aber Art. 58 HRegV vorsieht, es habe die Aufsichtsbehörde « die Verhältnisse zu prüfen und beförderlich die Frage zu entscheiden, ob eine Pflicht zur Eintragung besteht», so ist das in erster Linie registerrechtlich zu verstehen (vgl. im einzelnen bei HIS, zu Art. 940 OR N. 23 ff.). In dieser Hinsicht unterliegt das Erkenntnis der Registerbehörde keinen besonderen Schranken. Aber nirgends in Gesetz und Verordnung ist ihr für den Bereich des materiellen Zivil- rechts im Zwangsverfahren eine grössere Prüfungs- und Entscheidungsbefugnis als im ordentlichen Anmeldever- Registersachen. N0 66. 451 fahren eingeräumt. Gegenteils wäre dort vermehrte Be- schränkung am Platz, da andere Rechte eine Zwangsein- tragung überhaupt nicht kennen (so das verwandte deutsche HGB, welches sich mit Massnahmen zur Erzwin- gung des Eintragungsantrages begnügt; vgl. FLAD, Kom- mentar zum RGB I § 2 N. 17). Die Frage der Zugehörigkeit zu einer Kollektivgesell- schaft ist materiellrechtlicher Natur. Gewiss lässt sich aus ernsthaften Gründen vermuten, dass Ammann Kollektiv- gesellschafter war. Allein es sprechen auch gewichtige überlegungen dagegen. Um diese und jene verlässlich abwägen zu können, sind zusätzliche Beweiserhebungen nötig, die anzuordnen nicht der Registerbehörde, sondern einzig dem Richter vorbehalten ist. Das Bundesgericht hat - und zwar in einem Fall, der auch die Eintragung einer Kollektivgesellschaft betraf - bereits festgestellt, dass Art. 32 Abs. 2 HRegV, der die Behandlung eines privat- rechtlichen Einspruches von dritter Seite gegen die noch nicht vollzogene Eintragung ordnet, auf den Einspruch eines direkt Beteiligten anwendbar sei (BGE 68 I 187). Rie- von abzugehen besteht kein Anlass. Dem Einsprecher ist daher eine Frist anzusetzen, damit er eine vorläufige richterliche Verfügung erwirke, worauf die Streitsache unter den Beteiligten zum endgültigen gerichtlichen Aus- trag gebracht werden kann.

66. Arr@t de la Ire Cour eivile du 22 deeembre 1952 dans la cause Metten contre Departement du Commeree et de I'Industrie du Canton de Geneve. La reinscription au registre du comm.erce d'une 80Ciete anonyme qui en a 13M raruee peut etre obtenue, par le liquidateur notamment, a condition de rendre vraisemblables l'existence d'un actif socia! inconnu au moment de la liquidation et l'inMret de la socieM a obtenir la reinscription. Die Wiedereintragung einer im Handelsregisger gelöschten A.-G. kann, insbesondere durch den Liquidator, erwirkt werden, sofern das Bestehen eines zur Zeit der Liquidation unbekannten Ge- 452 Verwaltungs- und Disziplinarrecht. sellschaftsaktivums und das Interesse der Gesellschaft an der Wiedereintragung glaubhaft gemacht wird. La reinscrizione nel registro di commercio d'una societa anonima ehe e stata <ranceHata pub essere ottenuta, speciahnente dal liquidatore, purehe siano resi ver?s~ ~'esisten~a d'un attivo sociale ignoto al momento deHa liqmdazlOne e I mteresse della societA aHa reinscrizione. A. - La societe anonyme « Particite » a ete constituee a Geneve le 14 mars 1930. Sa raison sociale, modifiee en 1937 etait la suivante : « Particite, Societe pour l'exploita- tion 'd'entreprises du bois: du papier, de l'imprimerie et de publicite S.A. J). Le siege de la societe etait a Geneve. Le capital etait de 100 000 fr. Le 21 novembre 1939, la societe decida sa dissolution. Elle entra en liquidation. Me X., avocat, fut designe comme liquidateur. Le 29 juin 1942, Ia societe fut radiee du registre du commerce, la liquidation etant terminee. B. - Le 9 novembre 1948, Me X. demanda la reins- cription de la societe en liquidation au registre du com- merce de Geneve. A l'appui de sa requete, Me X. donnait un bref expose des circonstances dans lesquelles s'etait deroulee la liquidation de la societe. Cet expose fut com- pIete dans la suite de la procooure. « Particite » S.A., expose en substance Me X., etait une societe holding fondee par le gouvernement tchecoslovaque. / Le portefeuille de « Particite;) comprenait notamment le capital-actions de trois soci6tes autrichiennes d'impression et d'edition, Vernay A.G., Kronos-Verlag A.G. et Der Tag- Verlag A.G. La societe Vernay A.G. notamment etait une affaire tres importante, qui valait en tout cas plus d'un million de marks. Au printemps 1938, les autorites allemandes designerent un administrateur d'office a chacune de ces soci6tes. Les administrateurs autrichiens furent arretes par la Gestapo. C'est dans ces circonstances que Me X. se rendit a Vienne au debut de 1939, convoque par les autorites d'occupation. Au cours de discussions entre Me X., d'une part, des hauts fonctionnaires du parti national-socialiste et de la Gestapo, , Registersachen. N0 66. 453 d'autre part, les autorites allemandes exigerent que les actions des trois societes soient vendues a un cerlain Erwin . Metten. Finalement les actions furent vendues a Metten pour le prix de 10000 RM seulement, soit a un prix consi- derablement inferieur a la valeur des actifs qu'elles repre- sentaient. La convention, d.a.tee du 23 mai 1939, fut signee sous l'effet de la contrainte, a ce qu'affirme Me X. Les 10000 RM ne furent meme pas remis a Me X., mais verses dans un compte bloque aupres d'une banque de Vienne. C'est dans ces circonstances que « Particite» S.A. decida sa dissolution. En juin 1942, Me X., liquidateur de la societe, estima que l'actif etait irremeruablement perdu. n fit alors radier la societe au registre du commerce. Apres la guerre, Me X. entreprit des demarches a Vienne. Il apprit qu'en vertu de la nouvelle Iegislation, « Particite » S.A. pourrait demander l'annulation du contrat de 1939 et rentrer en possession de ses biens. n apprit egalement que les 10 000 RM existaient encore, sous forme de titres d'un emprunt d'Etat autrichien. C. - Le prepose au registre du commerce de Geneve fit droit a la requete de Me X. et la societe en liquidation fut reinscrite au registre du commerce le 12 novembre

1948. Cette reinscription fut publiee dans la Feuille officielle suisse du commerce du 17 novembre 1948. La societe reinscrite entreprit alors des demarches en Autriche pour rentrer en possession des titres d'emprunt qui lui appartenaient. Elle ouvrit egalement une procooure tendant a faire prononcer l'annulation de la vente du 23 mai 1939. L'acquereur Erwin Metten etant decooe en 1940, la procooure fut dirigee contre ses heritiers, savoir contre sa veuve, dame Irma Metten, et contre son fils Heinz Metten. Par requete du 26 mai 1952, Heinz Metten demanda au prepos6 au registre du commerce de Geneve de radier la reinscription de la societe. n alleguait que « Particite » S.A. en liquidation avait ouvert des actions judiciaires a Vienne pOur obtenir la rev'ocation des contrats qui avaient 15M 454 Verwaltungs. und Disziplinarrecht. signes par le liquidateur. TI ajoutait que la reinscription de la socieM paraissait abusive et irreguliere. La prepose au registre du commerce rejeta la requete de Heinz Metten. Heinz Metten et sa mere dame Irma Metten recoururent contre cette decision au Departement du commerce et de I'industrie, en sa qualite d'autorite de surveillance. Par decision du 6 aout 1952, l'autorite de surveillance rejeta le recours. Cette decision retient qu'il n'est pas con- teste que les parties sont en litige devant les tribunaux autrichiens, ce qui prouve Ia verite des allegations avan- cees par le liquidateur pour obtenir la reinscription de la socieM. Or, selon la jurisprudence, une societe en liquida- tion radiee peut etre reinscrite, s'il apparalt que la liqui- dation n'etait pas terminee. Dans ces circonstances, la reinscription de « ParticiM » S.A. etait pleinement justifiee. L'inscription doit etre maintenue, en raison meme du pro- ces en cours. D. - Les hoirs Metten ont forme un recours de droit administratif contre cette d6cision, dont ils demandent la modification, Ia reinscription de Ia socieM en liquidation etant annulee. {( ParticiM» S.A. et son liquidateur ont concIu au rejet du recours. Le Departement federal de justice et police preavise dans le meme sens. Quant a l'autoriM cantonale de surveillance, elle propose egalement le rejet du recours. OonsüUrant en droit: La liquidation d'une socieM n'est terminee qu'au mo- ment ou tous les actifs ont eM distribues et les dettes reglees. TI en r6sulte que la socieM ne peut pas etre radiee avant ce moment et que, si elle est neanmoins radiee, elle doit etre reinscrite. C'est pourquoi la jurisprudence du Tribunal federal a constamment admis que les creanciers 80ciaux avaient qualite pour demander la reinscription d'una societe radiee, a condition de rendre leur creance vraisemblable et d'etablir qu'ils ont interet a la reinscrip- Regiswrsachen. N° 66. 455 tion (RO 57 I 39; 60 123; 64 1335; 64 II 150; 67 I 119;

v. ancore R. COUCHEPIN, Praxis des Bundesgerichtes in Handelsregistersachen, p. 108). La jurisprudence a egalement autorise la reinscription d'une socieM en nom collectif, a la demande d'un a8socie, lorsqu'un actif social inconnu au moment de la liquidation est decouvert apres la radiation de la socieM au registre du commerce (RO 59 II 53). Gertes la Tribunal fed6ral ne s'est pas encore prononcee expressement apropos de la. qualite des organes d'una societe anonyme radiee pour demander la reinscription de celle-ci. En revanche, il a deja. admis implicitement cette qualite, en d6cidant que la. soci6M anonyme doit etre inscrite au registre du com- merce pour qu'elle puisse plaider en revendication ou ouvrir des poursuites (RO 73 III 61). Des lors, si la socieM radiee n'a qualiM pour agir que si elle est inscrite, c'est-a-dire r6inscrite, il faut admettre que les administrateurs ou le liquidateur peuvent obtenir la reinscription de la raison radiee au registre du commerce. La reinscription est d'ail- leurs generalement admise par la doctrine (v. F. DE STEIGER La droit des S.A. en Suisse, trad. fran9aise, p. 351 ; v. ega- lement La SocieM anonyme suisse, 1943, p. 60). La pra- tique de la reinscription d'une socieM radiee a Ia demande de son liquidateur paralt d'ailleurs courante, a teIles enseignes que le « Formulaire du registre du commerce» de L. JAQUEROD contient une formule a cet effet. La liquidateur d'une socieM anonyme radiee a par con- sequent le droit de requerir la r6inscription da la societe au registra du commerce lorsqu'un nouvel element d'actif est decouvert. Pour obtenir Ia reinscription, il suffit que Ie liquidateur rende vraisemblable I'existence de l'actif nouveau et qu'il etablisse que la socieM a inMret a la reins- cription. Ces deux conditions sont remplies en l'espece. En effet, Ie liquidateur de « Particite » S.A. a etabli l'exis- tence d'un avoir de 10000 RM, transforme en bons de l'Etat autrichien. De meme, il n'est pas conteste que la socif~M plaide a Vienne pour obtenir la restitution des 456 Verwaltungs- und Disziplinarrecht. actions vendues a Erwin Metten dans les circonstances mentionnees plus haut. Il est evident que le liquidateur pouvait raisonnablement considerer ces deux elements d'actif comme perdus en 1942, alors que les circonstances actuelles lui permettent peut-etre de les revendiquer. Enfin, l'interet a la reinscription est certain, puisque l'ins- cription au registre du commerce est indispensable pour que la socieM puisse agir. Le recours de Heinz et Irma Metten doit par consequent etre rejete. Par ces motifs, le Tribunal fbUral prononce : Le recours est rejete.

67. Urteil der I. Zivilabteilung vom 2. Dezember 1952

i. S. X. gegen Eidgen. Amt für geistiges Eigentum. Patentrecht, Wiederherstellung eines wegen Nichtbezahlung der Patentgebühr erloschenen Patents, PatG Art. 17 Abs. 2. Nach unbenütztem Ablauf der Frist des Art. 17 Abs. 2 PatG ist eine Wiederherstellung des Patents ausgeschlossen, da das geltende PatG die Wiedereinsetzung in den vorigen Stand als allgemeine Einrichtung nicht kennt. Ablehnung einer Gesetzeslücke. Brevets d'invention. DkMance d'un brevet pour cause de non- payement de la taxe, art. 17 al. 2 de la loi federale sur les bre- vets d'invention. Lorsque le delai de Part. 17 al. 2 s'est ecoule sans avoir ere mis a profit, le retablissement du brevet n'est plus possible, car 1a loi en vigueur ne connait pas la remise en pos- session en tant qu'institution generale. Refus d'admettre qu'il y ait une lacune dans la loi. Brevetti d'invenzwne. Ripristino d'un brevetto estinto pel mancato pagamento della tassa, art. 17 cp. 2 LBI. Scaduto infruttuosa- mente il termine deU'art. 17 cp. 2 LBI, e escluso il ripristino d'un brevetto, poiche la legge in vigore non conosce la resti- tuzione in intero come istituto generale. Non si tratta d'una 1acuna dena legge. A. - Auf Grund einer Patentanmeldung vom 24. De- zember 1946 wurde der Beschwerdeführerin am 15. Juni 1951 ein Schweizer-Patent erteilt. Die Anzeige der Patent- eintragung wurde dem Vertreter der Beschwerdeführerin Registersachen. N0 67. 457 zugestellt und er wurde aufgefordert, gemäss Art. 12 Abs. 2 PatG innert drei Monaten von der Patenteintragung an die seit der Patentanmeldung fällig gewordenen Jahres- gebühren zu entrichten. Da dies innert der am 15. Sep- tember 1951 abgelaufenen Frist nicht geschah, teilte das Patentamt am 28. September 1951 dem Vertreter der Be- schwerdeführerin mit, dass das Patent gemäss Art. 17 PatG wegen nicht rechtzeitiger Bezahlung der Jahres- gebühren erloschen sei, dass es aber nach Art. 17 Abs. 2 PatG wieder hergestellt werden könne, wenn dem Amt spätestens innert 3 Monaten seit dem Ablauf der ver- säumten Zahlungsfrist, d.h. bis zum 15. Dezember 1951, die fälligen Jahresgebühren sowie eine Wiederherstellungs- gebühr entrichtet würden. Auch diese Wiederherstellungs- frist lief unbenützt ab. B. - Am 4. April 1952 liess die Beschwerdeführerin beim Amt ein Gesuch um Wiedereinsetzung in die Frist zur Bezahlung der 2.-5. Jahresgebühr einreichen. Sie aner- kannte, dass die Wiederherstellungsfrist des Art. 17 Abs. 2 PatG unbenützt verstrichen sei. Dagegen machte sie gel- tend, dass sie an der Versäumnis keine Schuld trage und dass infolgedessen die Wiedereinsetzung in die mit dem Erteilungsdatum beginnende Zahlungsfrist des Art. 12 Abs. 2 PatG gewährt werden müsse. Das geltende Patent- gesetz sehe allerdings eine solche Wiedereinsetzung in den früheren Stand nicht vor, sondern nur die Wiederherstel- lung des Patentes nach Art. 17 Abs. 2. Darin liege aber eine echte Gesetzeslücke, die durch entsprechende Anwen- dung von Art. 48/49 des Entwurfes zum revidierten Pa- tentgesetze vom 25. April 1950 oder von Art. 35 OG ausgefüllt werden müsse.

a. - Das Amt wies mit Entscheid vom 24. April 1952 das Gesuch um Wiedereinsetzung in die Zahlungsfrist ab, indem es eine Gesetzeslücke verneinte. D. - Mit der vorliegenden verwaltungsgerichtlichen Beschwerde beantragt die Beschwerdeführerin, es sei der Entscheid des Amts aufzuheben und dieses anzuweisen,