Volltext (verifizierbarer Originaltext)
224
Verwaltungs- und Disziplinarrecht.
schuldnerin durch solche Verfügung überbundenen Ver-
pflichtung übernommen, und die Rentengläubigerin hat
der Schuldübernahme zugestimmt, indem sie die Renten-
zahlungen des Beschwerdeführers ohne Vorbehalt ent-
gegengenommen hat (Art. 176 Abs. 3 OR). Diese Zahlungen
beruhen also auf besonderer vertraglicher Verpflichtung
und fallen daher unter Art. 22 Abs. 1 lit. d WStB.
Die Anwendung dieser Bestimmung bedeutet freilich,
dass. von dem in Art. 23 WStB ausgesprochenen Grund-
satz, wonach Aufwendungen zur Anschaffung von Ver-
mögensgegenständen oder zur Tilgung von Schulden nicht
vom Einkommen abgezogen werden können, abgewichen
wird. Diese Abweichung ist jedoch nicht durch die beson-
dern Verhältnisse des vorliegenden Falles bedingt, sondern
ergibt sich bei allen Rentenverhältnissen der hier gegebe-
nen Art. Jede Rente, welche gegen Hingabe eines Kapitals
geleistet wird, stellt teilweise eine Aufwendung zur Tilgung
einer Schuld dar; denn es ist darin neben dem Zinsertrag
des Kapitals eine Kapitaltilgungsquote enthalten. Diesem
Sachverhalt könnte der Steuergesetzgeber dadurch Rech-
nung tragen, dass er den Zinsanteil dem Einkommen,
einen der mutmasslichen Summe aller Kapitalanteile
entsprechenden Betrag dagegen dem Vermögen des Ren-
tengläubigers zurechnen und dem Rentenschuldner die
entsprechenden Abzüge beim Einkommen und beim
Vermögen gewähren würde. Diese Art der Rentenbesteue-
rung wäre aber mit erheblichen praktischen Schwierig-
keiten verbunden, namentlich deshalb, weil von Jahr zu
Jahr der Zinsanteil sinkt und der KapitalanteiI im glei-
chen Umfange anwächst. Die Ordnung des Wehrsteuer-
beschlusses beruht denn auch auf einem andern System.
Danach wird ohne Rücksicht darauf, dass ein Teil der
Rente eine Kapitalrückzahlung darstellt, der gesamte
Rentenbetrag dem Einkommen des Rentengläubigers
zugerechnet (Art. 21 Abs. 11it. a und cl, beim Einkommen
des Rentenschuldners dagegen voll in Abzug gebracht
(Art. 22 Ahs. 1 lit. d). Mit dieser Sonderregelung hat der
Bundesroohtliche Abgaben. N0 39.
225
Gesetzgeber die Anwendung deaArt. 23 auf die in der
Rente enthaltene Kapitaltilgungsquote bewusst ausge-
schlossen. Weiter hat das von ihm gewählte System zur
Folge, dass der Rentenschuldner nicht auch noch einen
Abzug vom Vermögen beanspruchen kann (BGE 76 I 216,
mit Vorbehalten für den hier nicht vorliegenden Fall,
dass der Rentenschuldner das Versicherungsgeschäft be-
triebe und buchführungspflichtig wäre).
3. -
Der Betrag von Fr. 3600.-, den die K. A.-G. in
den massgebenden Berechnungsjahren jeweils an die vom
Beschwerdeführer zu leistende Rente bezahlt hat, ist von
den Vorinstanzen mit Recht dem steuerbaren Einkommen
des Beschwerdeführers zugerechnet worden; denn diese
Aufwendung der Gesellschaft stellt eine geldwerte Leistung
an den Beschwerdeführer als Inhaber gesellschaftlicher
Beteiligungsrechte im Sinne von Art. 21 Abs. 1 lit. c
WStB dar. Anderseits ist der ganze Rentenbetrag von
Fr. 18,000.-, den der Beschwerdeführer der Renten-
gläubigerin jährlich teils. auf diesem indirekten Wege,
teils direkt hat zukommen lassen, gemäss Art. 22 Aba. 1
lit. d WStB in Abzug zu bringen (nicht veröffentlichtes
Urteil vom 26. Mai 1950 i. S. Francke).
Demnach erkennt das Bundesgericht
Die Beschwerde wird gutgeheissen.
39. Arr~t du 7 juillet 1950 dans la cause M.-S. A. contre
Commlssion cantonale de recours en matiere d'impot ponr la
defense nationale du canton de Vaud.
lmpot pour la defense nationale. Art. 58 al. 5 AIN. CaIcul du
benefioe imposable d'une sooieM anonyme lorsque la taxation
est basee sur le resultat du premier exeroioe et que oet exeroioe
est plus long ou plus oourt qu'une annee oivile.
Wehrsteuer (Art. 58, Abs. 5 WStB): Berechnung des steuerbaren
Reingewinns einer Aktiengesellschaft auf Grund des Ergeb.
nisses des ersten Gesohäftsjahres, wenn dieses mehr oder
weniger als 12 Monate umfasst.
15
AS 76 I -
1950
226
Verwaltungs- und Disziplinarrecht.
Imposta per w, difesa nazwnale. Art. 58, cp. 5 DIN. CaIcoIo del-
l'utile imponibile d'una societa anonima, allorche la tassazione
si basa sul risultato deI primo esercizio, il quale e phI lungo
o piu breve d'un anno civile.
A. -
La maison M. S.A. (en bref: la Societe) a ete creee
le 17 mai 1947. Le compte de pertes et profits du premier
exercice, qui s'est etendu du 17 mai au 31 decembre 1947,
accuse un Mnefice de X. fr. Pour la IVe periode de l'impot
pour la defense nationale, qui porte sur les annees fiscales
1947-1948, I'Administration cantonale calcula le Mnefice
annuel imposable en multipliant le gain journalier moyen
realise pendant le premier exercice (228 jours) par le nom-
bre de jours que comporte une annee entiere (art. 58 al. 5
AIN).
La Societe recourut en alleguant qu'elle ne realise aucun
benefice au cours des trois premiers mois de l'annee, son
activite etant suspendue pendant cette periode, de sorte
qu'en realite le Mnefice realise pendant le premier exer-
cice, qui n'a dure que sept mois et demi, est egal a celui
d'une annee entiere.
Le 20 mars 1950, la Commission vaudoise de recours en
matiere d'impot rejeta le recours, en bref par les motifs
suivants:
L'art. 58 al. 5 AIN a etß repris de l'art. 69 al. 5 ACC.
Dans son calcul, l'autoriM fiscale s'en est tenue stricte-
ment aux prescriptions de la loi, que l'autorite adminis-
trative ne saurait corriger, meme si les consequences en
sont inequitables.
B. -
Contre cette decision, la SocieM a forme, en temps
utile, un recours de droit administratif devant le Tribunal
federa!. Son argumentation peut se resumer comme suit :
La Commission cantonale de recours a estime que
l'art. 58 AIN cree une presomption legale. Mais on ne peut
comprendre qu'elle se soit crue liee alors que les circons-
tances de l'espece renversaient cette presomption. Si le
legislateur, dans une disposition d'une portee generale, a
omis de tenir compte de cas particuliers dont la mecon-
Bundesroohtliehe Abgaben. N° 39.
227
naissance conduit a des resultats inequitables, il appar-
tient a l'autoriM de combler cette lacune de la loi par une
interpretation conforme a une saine logique.
Fondee sur cette argumentation, la recourante conclut
a ce qu'il plaise au Tribunal federal annuler la decision
attaquee et dire que le benefice imposable de Ia recourante
pour la quatrieme periode de l'impot pour la defense
nationale est de X. fr. par annee.
G. -
La Commission cantonale de recours conclut au
rejet du recours de droit administratif.
L'Administration federale des contributions conclut
dans le meme sens.
Oonsiderant en droit:
Il s'agit, en l'espece, de l'impöt pour la defense natio-
nale, quatrieme periode de taxation, c'est-a-dire de 1'00-
pot pour les annees fiscales 1947 et 1948. Cet impot devrait
normalement etre calcule Bur le benefice net moyen des
annees de calcul 1945 et 1946. Mais la Societe n'a eM
fondee qu'au cours de 1947, premiere annee fiscale, de
sorte que la taxation doit etre basee sur le resultat du pre-
mier exercice (art. 58 al. 4 AIN). Cependant, cet exercice
ne coincidant pas avec l'annee civile, mais ayant eM plus
court, il y a lieu d'appliquer l'art. 58 al. 5 AIN, selon
lequel, dans ce cas, le benefice net du premier exercice « est
reporM sur une annee civile». Le present litige porte sur
l'interpretation de cette disposition.
En matiere de contribution federale de crise, l'art. 69
al. 5 ACC prescrivait: « Si la contribution est calculee
d'apres le benefice net d'un seul exercice, qui n'a pas la
meme duree que l'annee civile, le benefice net est converti
au chiffre correspondant a une annee civile». L'al. 4 du
meme article portait une regle mathematique pour con-
vertir le resultat d'un exercice de plus ou moins d'un an
en resultat d'un exercice annuel. Cette regle etait formulee
en ces termes : « La somme des rendements des exercices
est divisee par le nombre des jours que renferment ces
228
Verwaltungs- und Disziplinarrecht.
exercices et le quotient est multiplie par 365 ». Cette regle
a abouti a. des resultats inequitables qui ont susciM la
critique. La Commission cantonale de recours et l'Adminis-
tration federale des contributions estiment qu'elle aurait
eM reprise par l'art. 58 a1. 5 AIN.
Mais cette derniere disposition porte uniquement que
l'exercice plus long ou plus court qu'une annre civile ({ est
reporM sur une annee civile» (texte allemand: « wird ...
auf ein Kalenderjahr umgerechnet »). Aucune disposition
ne precise comment il faut proceder a cette conversion.
Sans doute la methode generalement applicable sera-t-elle
la methode matMmatique, telle que la prescrivait l'art. 69
a1. 4 ACC. Mais si, exceptionnellement, cette methode
n'aboutit pas a. un resultat satisfaisant, autrement dit, si
le resultat de l'operation ne correspond pas au benefice
qui aurait eM realise dans le cas Oll le premier exercice
aurait eu effectivement la durre d'une annre civile, le
texte legal n'interdit nullement de proceder a. la conver-
sion d'une autre maniere.
On peut donc poser comme regle que la methode matM-
matique, anciennement prescrite pour la contribution
federale de crise, sera applicable dans les cas normaux.
En revanche, dans les cas exceptionnels Oll il est avere que
eette methode n'aboutit pas a un resultat exact, il est
legitime de proceder a. la conversion en partant d'autres
bases. L'autoriM dispose, a. eet effet, de plusieurs moyens
de ea1cul; il lui sera loisible, en comparant les solutions,
d'obtenir un resultat satisfaisant qui corresponde a. la
ratio et a. l'esprit de l'art. 58 a1. 5 AIN.
Dans la presente espece, la recourante allegue que son
activiM est suspendue pendant les trois premiers mois de
l'annoo et elle produit, a titre de preuve sur ce point, des
statistiques relatives aux salaires payes par elle. Vu !'in-
terpretation donnre par le present arret a I'art. 58 a1. 5
AIN, il convient d'examiner si l'allegation de la recourante
est conforme a. 1a veriM et, notamment si 1es pieces pro-
duites, sur ce point, a. titre de preuves, sont concluantes.
Registersachen. N0 40.
229
L'examen de ces questions de fait incombe a. l'autoriM
cantonale qui decidera, apres les avoir tranchoos, s'i! y a
lieu de modifier le calcul du benefice imposable pour une
annre entiere, tel qu'elle l'a fait dans la decision attaquee.
Par ces moti/s, le Tribunal /6Ural
Admet le recours, annule la decision attaquoo et renvoie
l'affaire a la Commission vaudoise de recours en matiere
d'impöt pour que cette autoriM se prononce a. nouveau.
H. REGISTERSACHEN
REGISTRES
40. Arret de la IIe Cour eivile du 12 oetobre 1950 dans la cause
Moens contre Departement de justice et police du canton de
Geneve et Ferrer-Vidal.
Art. 45 ce. Notion de l'erreur et de l'inadvertance manifestes.
Art. 45 ZGB. Begriff des offenbaren Irrtums oder Versehens.
Art. 45 ce. Concetto dello sbaglio 0 della disattenzione manifesti.
A. -
Par jugement du 15 mai 1936, notifie le 18 mai,
le Tribunal civil de Barcelone a prononce le divorce de
Jules Moens et de son epouse Josefa-Antonia, nee Ferrer-
Vidal. Le 16 mars 1937, cette derniere, alors domiciliee a
Geneve, aceouchait d'un fils, Angel-Jose-Luis. TI a eM
inscrit au registre des naissances comme son enfant naturel.
A la requete de la mere, le Departement de justice et
police du canton de Geneve a, le 17 avril 1950, ordonne la
rectification de l'acte de naissance, l'enfant devant etre
inscrit comme fils -de Jules Moens, ressortissant beIge, et
de Josefa-Antonia Ferrer-Vidal. Cette decision, dont Moens
a eM informe par lettre du 20 avril, est motivre comme i1