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76_I_225

BGE 76 I 225

Bundesgericht (BGE) · 1950-01-01 · Deutsch CH
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Verwaltungs- und Disziplinarrecht.

schuldnerin durch solche Verfügung überbundenen Ver-

pflichtung übernommen, und die Rentengläubigerin hat

der Schuldübernahme zugestimmt, indem sie die Renten-

zahlungen des Beschwerdeführers ohne Vorbehalt ent-

gegengenommen hat (Art. 176 Abs. 3 OR). Diese Zahlungen

beruhen also auf besonderer vertraglicher Verpflichtung

und fallen daher unter Art. 22 Abs. 1 lit. d WStB.

Die Anwendung dieser Bestimmung bedeutet freilich,

dass. von dem in Art. 23 WStB ausgesprochenen Grund-

satz, wonach Aufwendungen zur Anschaffung von Ver-

mögensgegenständen oder zur Tilgung von Schulden nicht

vom Einkommen abgezogen werden können, abgewichen

wird. Diese Abweichung ist jedoch nicht durch die beson-

dern Verhältnisse des vorliegenden Falles bedingt, sondern

ergibt sich bei allen Rentenverhältnissen der hier gegebe-

nen Art. Jede Rente, welche gegen Hingabe eines Kapitals

geleistet wird, stellt teilweise eine Aufwendung zur Tilgung

einer Schuld dar; denn es ist darin neben dem Zinsertrag

des Kapitals eine Kapitaltilgungsquote enthalten. Diesem

Sachverhalt könnte der Steuergesetzgeber dadurch Rech-

nung tragen, dass er den Zinsanteil dem Einkommen,

einen der mutmasslichen Summe aller Kapitalanteile

entsprechenden Betrag dagegen dem Vermögen des Ren-

tengläubigers zurechnen und dem Rentenschuldner die

entsprechenden Abzüge beim Einkommen und beim

Vermögen gewähren würde. Diese Art der Rentenbesteue-

rung wäre aber mit erheblichen praktischen Schwierig-

keiten verbunden, namentlich deshalb, weil von Jahr zu

Jahr der Zinsanteil sinkt und der KapitalanteiI im glei-

chen Umfange anwächst. Die Ordnung des Wehrsteuer-

beschlusses beruht denn auch auf einem andern System.

Danach wird ohne Rücksicht darauf, dass ein Teil der

Rente eine Kapitalrückzahlung darstellt, der gesamte

Rentenbetrag dem Einkommen des Rentengläubigers

zugerechnet (Art. 21 Abs. 11it. a und cl, beim Einkommen

des Rentenschuldners dagegen voll in Abzug gebracht

(Art. 22 Ahs. 1 lit. d). Mit dieser Sonderregelung hat der

Bundesroohtliche Abgaben. N0 39.

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Gesetzgeber die Anwendung deaArt. 23 auf die in der

Rente enthaltene Kapitaltilgungsquote bewusst ausge-

schlossen. Weiter hat das von ihm gewählte System zur

Folge, dass der Rentenschuldner nicht auch noch einen

Abzug vom Vermögen beanspruchen kann (BGE 76 I 216,

mit Vorbehalten für den hier nicht vorliegenden Fall,

dass der Rentenschuldner das Versicherungsgeschäft be-

triebe und buchführungspflichtig wäre).

3. -

Der Betrag von Fr. 3600.-, den die K. A.-G. in

den massgebenden Berechnungsjahren jeweils an die vom

Beschwerdeführer zu leistende Rente bezahlt hat, ist von

den Vorinstanzen mit Recht dem steuerbaren Einkommen

des Beschwerdeführers zugerechnet worden; denn diese

Aufwendung der Gesellschaft stellt eine geldwerte Leistung

an den Beschwerdeführer als Inhaber gesellschaftlicher

Beteiligungsrechte im Sinne von Art. 21 Abs. 1 lit. c

WStB dar. Anderseits ist der ganze Rentenbetrag von

Fr. 18,000.-, den der Beschwerdeführer der Renten-

gläubigerin jährlich teils. auf diesem indirekten Wege,

teils direkt hat zukommen lassen, gemäss Art. 22 Aba. 1

lit. d WStB in Abzug zu bringen (nicht veröffentlichtes

Urteil vom 26. Mai 1950 i. S. Francke).

Demnach erkennt das Bundesgericht

Die Beschwerde wird gutgeheissen.

39. Arr~t du 7 juillet 1950 dans la cause M.-S. A. contre

Commlssion cantonale de recours en matiere d'impot ponr la

defense nationale du canton de Vaud.

lmpot pour la defense nationale. Art. 58 al. 5 AIN. CaIcul du

benefioe imposable d'une sooieM anonyme lorsque la taxation

est basee sur le resultat du premier exeroioe et que oet exeroioe

est plus long ou plus oourt qu'une annee oivile.

Wehrsteuer (Art. 58, Abs. 5 WStB): Berechnung des steuerbaren

Reingewinns einer Aktiengesellschaft auf Grund des Ergeb.

nisses des ersten Gesohäftsjahres, wenn dieses mehr oder

weniger als 12 Monate umfasst.

15

AS 76 I -

1950

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Verwaltungs- und Disziplinarrecht.

Imposta per w, difesa nazwnale. Art. 58, cp. 5 DIN. CaIcoIo del-

l'utile imponibile d'una societa anonima, allorche la tassazione

si basa sul risultato deI primo esercizio, il quale e phI lungo

o piu breve d'un anno civile.

A. -

La maison M. S.A. (en bref: la Societe) a ete creee

le 17 mai 1947. Le compte de pertes et profits du premier

exercice, qui s'est etendu du 17 mai au 31 decembre 1947,

accuse un Mnefice de X. fr. Pour la IVe periode de l'impot

pour la defense nationale, qui porte sur les annees fiscales

1947-1948, I'Administration cantonale calcula le Mnefice

annuel imposable en multipliant le gain journalier moyen

realise pendant le premier exercice (228 jours) par le nom-

bre de jours que comporte une annee entiere (art. 58 al. 5

AIN).

La Societe recourut en alleguant qu'elle ne realise aucun

benefice au cours des trois premiers mois de l'annee, son

activite etant suspendue pendant cette periode, de sorte

qu'en realite le Mnefice realise pendant le premier exer-

cice, qui n'a dure que sept mois et demi, est egal a celui

d'une annee entiere.

Le 20 mars 1950, la Commission vaudoise de recours en

matiere d'impot rejeta le recours, en bref par les motifs

suivants:

L'art. 58 al. 5 AIN a etß repris de l'art. 69 al. 5 ACC.

Dans son calcul, l'autoriM fiscale s'en est tenue stricte-

ment aux prescriptions de la loi, que l'autorite adminis-

trative ne saurait corriger, meme si les consequences en

sont inequitables.

B. -

Contre cette decision, la SocieM a forme, en temps

utile, un recours de droit administratif devant le Tribunal

federa!. Son argumentation peut se resumer comme suit :

La Commission cantonale de recours a estime que

l'art. 58 AIN cree une presomption legale. Mais on ne peut

comprendre qu'elle se soit crue liee alors que les circons-

tances de l'espece renversaient cette presomption. Si le

legislateur, dans une disposition d'une portee generale, a

omis de tenir compte de cas particuliers dont la mecon-

Bundesroohtliehe Abgaben. N° 39.

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naissance conduit a des resultats inequitables, il appar-

tient a l'autoriM de combler cette lacune de la loi par une

interpretation conforme a une saine logique.

Fondee sur cette argumentation, la recourante conclut

a ce qu'il plaise au Tribunal federal annuler la decision

attaquee et dire que le benefice imposable de Ia recourante

pour la quatrieme periode de l'impot pour la defense

nationale est de X. fr. par annee.

G. -

La Commission cantonale de recours conclut au

rejet du recours de droit administratif.

L'Administration federale des contributions conclut

dans le meme sens.

Oonsiderant en droit:

Il s'agit, en l'espece, de l'impöt pour la defense natio-

nale, quatrieme periode de taxation, c'est-a-dire de 1'00-

pot pour les annees fiscales 1947 et 1948. Cet impot devrait

normalement etre calcule Bur le benefice net moyen des

annees de calcul 1945 et 1946. Mais la Societe n'a eM

fondee qu'au cours de 1947, premiere annee fiscale, de

sorte que la taxation doit etre basee sur le resultat du pre-

mier exercice (art. 58 al. 4 AIN). Cependant, cet exercice

ne coincidant pas avec l'annee civile, mais ayant eM plus

court, il y a lieu d'appliquer l'art. 58 al. 5 AIN, selon

lequel, dans ce cas, le benefice net du premier exercice « est

reporM sur une annee civile». Le present litige porte sur

l'interpretation de cette disposition.

En matiere de contribution federale de crise, l'art. 69

al. 5 ACC prescrivait: « Si la contribution est calculee

d'apres le benefice net d'un seul exercice, qui n'a pas la

meme duree que l'annee civile, le benefice net est converti

au chiffre correspondant a une annee civile». L'al. 4 du

meme article portait une regle mathematique pour con-

vertir le resultat d'un exercice de plus ou moins d'un an

en resultat d'un exercice annuel. Cette regle etait formulee

en ces termes : « La somme des rendements des exercices

est divisee par le nombre des jours que renferment ces

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Verwaltungs- und Disziplinarrecht.

exercices et le quotient est multiplie par 365 ». Cette regle

a abouti a. des resultats inequitables qui ont susciM la

critique. La Commission cantonale de recours et l'Adminis-

tration federale des contributions estiment qu'elle aurait

eM reprise par l'art. 58 a1. 5 AIN.

Mais cette derniere disposition porte uniquement que

l'exercice plus long ou plus court qu'une annre civile ({ est

reporM sur une annee civile» (texte allemand: « wird ...

auf ein Kalenderjahr umgerechnet »). Aucune disposition

ne precise comment il faut proceder a cette conversion.

Sans doute la methode generalement applicable sera-t-elle

la methode matMmatique, telle que la prescrivait l'art. 69

a1. 4 ACC. Mais si, exceptionnellement, cette methode

n'aboutit pas a. un resultat satisfaisant, autrement dit, si

le resultat de l'operation ne correspond pas au benefice

qui aurait eM realise dans le cas Oll le premier exercice

aurait eu effectivement la durre d'une annre civile, le

texte legal n'interdit nullement de proceder a. la conver-

sion d'une autre maniere.

On peut donc poser comme regle que la methode matM-

matique, anciennement prescrite pour la contribution

federale de crise, sera applicable dans les cas normaux.

En revanche, dans les cas exceptionnels Oll il est avere que

eette methode n'aboutit pas a un resultat exact, il est

legitime de proceder a. la conversion en partant d'autres

bases. L'autoriM dispose, a. eet effet, de plusieurs moyens

de ea1cul; il lui sera loisible, en comparant les solutions,

d'obtenir un resultat satisfaisant qui corresponde a. la

ratio et a. l'esprit de l'art. 58 a1. 5 AIN.

Dans la presente espece, la recourante allegue que son

activiM est suspendue pendant les trois premiers mois de

l'annoo et elle produit, a titre de preuve sur ce point, des

statistiques relatives aux salaires payes par elle. Vu !'in-

terpretation donnre par le present arret a I'art. 58 a1. 5

AIN, il convient d'examiner si l'allegation de la recourante

est conforme a. 1a veriM et, notamment si 1es pieces pro-

duites, sur ce point, a. titre de preuves, sont concluantes.

Registersachen. N0 40.

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L'examen de ces questions de fait incombe a. l'autoriM

cantonale qui decidera, apres les avoir tranchoos, s'i! y a

lieu de modifier le calcul du benefice imposable pour une

annre entiere, tel qu'elle l'a fait dans la decision attaquee.

Par ces moti/s, le Tribunal /6Ural

Admet le recours, annule la decision attaquoo et renvoie

l'affaire a la Commission vaudoise de recours en matiere

d'impöt pour que cette autoriM se prononce a. nouveau.

H. REGISTERSACHEN

REGISTRES

40. Arret de la IIe Cour eivile du 12 oetobre 1950 dans la cause

Moens contre Departement de justice et police du canton de

Geneve et Ferrer-Vidal.

Art. 45 ce. Notion de l'erreur et de l'inadvertance manifestes.

Art. 45 ZGB. Begriff des offenbaren Irrtums oder Versehens.

Art. 45 ce. Concetto dello sbaglio 0 della disattenzione manifesti.

A. -

Par jugement du 15 mai 1936, notifie le 18 mai,

le Tribunal civil de Barcelone a prononce le divorce de

Jules Moens et de son epouse Josefa-Antonia, nee Ferrer-

Vidal. Le 16 mars 1937, cette derniere, alors domiciliee a

Geneve, aceouchait d'un fils, Angel-Jose-Luis. TI a eM

inscrit au registre des naissances comme son enfant naturel.

A la requete de la mere, le Departement de justice et

police du canton de Geneve a, le 17 avril 1950, ordonne la

rectification de l'acte de naissance, l'enfant devant etre

inscrit comme fils -de Jules Moens, ressortissant beIge, et

de Josefa-Antonia Ferrer-Vidal. Cette decision, dont Moens

a eM informe par lettre du 20 avril, est motivre comme i1