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76_II_247

BGE 76 II 247

Bundesgericht (BGE) · 1950-01-01 · Deutsch CH
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Auswanderungsagenturen. N° 35.

ausgesprochen. Jedoch kann gemäss Art. 65 OG das

Bundesgericht gleichwohl entscheiden.

Der Kläger brachte vor, er habe sich im Strafverfahren

gegen den Geschäftsführer Ryser der « Ritztours)) A.-G.

als Privatkläger im Sinne von Art. 43 Ziff. 2 und Art. 3

der Berner StPO gestellt. Die Beklagte bestritt das. Sie

sieht im Schreiben des Klägers vom 5. Mai 1948 nur eine

Anmeldung als Privatkläger gemäss Art. 43 Ziff. 1 StPO.

Was der Kläger heute geltend macht, ist entweder eine

Schadenersatzforderung wegen Nichterfüllung bzw. nicht

richtiger Erfüllung eines Vertrages oder eine Forderung

aus ungerechtfertigter Bereicherung. Es ist aber nicht

ersichtlich, weshalb und inwiefern es eine Zivilklage aus

strafbarer Handlung wäre, wie Art. 3 StPO sie voraus-

setzt. Namentlich ist nirgends dargetan, dass es eine

vom Strafverfahren erfasste strafbare Handlung war, die

zum Abschluss des Vertrages führte, noch geht es um

ein Begehren auf Erstattung einer Leistung aus einem

betrügerisch zustande gekommenen und darum unver-

bindlichen Vertrag. Es erscheint somit im vorneherein

als fragwürdig, ob der Zivilanspruch des Klägers über-

haupt Gegenstand einer Adhäsionsklage bilden konnte.

Aber wenn das auch zu bejahen wäre, so hätte jedenfalls

der Kläger damals die Zivilklage nicht anhängig gemacht.

In seiner Eingabe vom 5. Mai 1948 schrieb er nämlich

unter Ziff. 5 :

« Ich melde mich am Verfahren gegen Herrn und Frau Ryser

als Privatkläger und bitte Sie freundlich um Mitteilung, sobald die

Untersuchung ergibt, dass mein Guthaben unterschlagen wurde,

damit ich ev. Klage einreichen kann. Im weitem mache ich meine

Forderung im Sinne des Bundesgesetzes vom 22.3.88 über den

Geschäftsbetrieb der Auswanderungsagenturen geltend und ver·

lange, dass die Kaution der Eheleute Ryser bis zur vollständigen

Deckung meiner Ansprüche reserviert bleibe.

Dem BIGA werde ich meine Ansprüche ebenfalls anmelden. "

Hier hat sich also der Kläger lediglich die Einreichung

einer Klage aus strafbarer Handlung vorbehalten. Zur

adhäsionsweisen Anhebung der Zivilklage im Straf ver-

Prozess. N° 36.

24'1

fahren genügt das nicht (vgl. W AIBLINGER, Kommentar

zur StPO, S. 14 N. 3 zu Art. 3). Alsdann ist die Eingabe

vom 5. Mai 1948 unter dem Gesichtspunkte von Art. 21

Abs. 1 A WG belanglos. Dass nachträglich noch eine

Adhäsionsklage wirklich angebracht worden sei, behauptet

der Kläger nicht.

Demnach erkennt das Bundesgericht :

Die Berufung wird abgewiesen und das Urteil des

Appellationshofes des Kantons Bern vom 23. November

1949 wird bestätigt.

VI. PROZESS

PROCEDURE

36. Arrilt de la Ire Cour civile du 20 septembre 1950 daus

la cause Trevisani contre Acit~ries Reunies, Aeieries Poldi.

Rerours en reforme, art. 43 a1. OJ. L'application du droit fedeml

dans les motifs d'un jugement tranchant une question de droit

cantonal donne ouverture au recours en reforme (consid. 2).

Le fO'l'conventionnel, le fO'l'du sequeme et le conflit des deux fors

relevent du droit cantonal (consid. 1 et 2).

L'art. 2 a1. 2 de la Oonvention entre La Suisse et la Republique

tcMcoslovaque surla reconnaissance et l'execution des dkisions

judiciaires, du 21 decembre 1926, ne fait pas echec aux dispo·

sitions de droit cantonal instituant le for du sequestre (consid. 2).

Substitution d'une personne a une autre dans la convention attri·

butive de fO'r: question de droit oantonal (consid. 2).

Berufung, Art. 43 OG. Gelangt in den Erwägungen eines Urteils

über eine vom kantonalen Recht beherrsohte Frage Bundes·

recht zur Anwendung, so ist insoweit die Berufung zulässig

(Erw. 2).

Fragen betreffend eine GerichtBstandBvereinbarung, betreffend den

Gerichtsstand des Arrestes und betreffend Konflikte zwischen

diesen beiden Gerichtsständen unterstehen dem kantonalen

Recht (Erw. I u. 2).

Art. 2 Abs. 2 des Vertrages zwischen der Schweiz und der Pscke-

choslovakischen Republik über die Anerkennung und Vollstreckung

gerichtlicher Ent.3cheidungen, vom 21. Dezember 1926, schliesst

248

Prozess. N° 36.

die Anwendung der Vorschriften des kantonalen Rechts über

den Gerichtsstand des Arrestes nicht aus (Erw. 2).

Wechsel der Vertragspartei bei einer Gericht88tandsvereinbarung:

Frage des kantonalen Rechts (Erw. 2).

RWor80 per riforina, art. 43 cp. lOG. L'applieazione deI diritto

federale nei motivi d'una sentenza ehe deeide una questione

di diritto eantonale rende ammissibile il rieorso per riforma

(eonsid. 2).

n foro convenzwnale, il faro del 8eque8tro e il conflitto tra questi

due fori soggiaceiono al diritto cantonaIe (consid. 1 e 2).

Axt. 2, ep. 2, della Gonvenzione tra la Svizzera e la Repubblica

ceco8lovacca circa il riconoscimento e l'esßCuzWne delle 8entenze

giudiziarie (eoncIusa il 21 dieembre 1926) non escIude l'appli-

cazione delle norme deI diritto cantonaIe in materia di sequestro

(consid. 2).

S08tituzwne d'una per80na ad un'altra nella convenzione c08titutiva

di foro: questione di diritto cantonale (eonsid. 2).

A. -

Selon contrat des 30 septembre et 25 octobre

1946, Trevisani a eM engage par les Acieries Poldi, a

Prague, en qualiM de directeur pour le Bresil. TI etait

charge de se rendre dans ce pays pour prospecter le marche

et y installer une representation en vue de l'exportation

et de la vente des produits des Acieries Poldi. Sous chiffre

13, le oontrat contient une clause de juridiction :

{(Pour tout litige dont semit l'objet l'execution du present

eontrat, Ie tribunal ordinaire de Prague est seul competent. »

_ Le 29 janvier 1949, les Acieries Poldi ont informe

Trevisani, alors a Geneve, que, du fait de son retour du

Bresil, son contrat devait etre considere comme resilie.

Le 8 decembre 1949, elles lui signifierent son conge imme-

diat.

En surete de ses pretentions pour traitement arrit~re,

Trevisani a fait pratiquer a Geneve un sequestre sur les

biens des Aeieries Poldi en dite ville (art. 271 eh. 4: LP).

Apres quoi, il a assigne cette socieM devant les Conseils

da Prud'hommes de Geneve en invoquant le for du

sequestre prevu par l'art. 57 de la loi genevoise d'or-

ganisation judiciaire (OJG). TI concluait au paiement de

13878 fr. 50. Par la suite, il a porte ses conclusions

8099528 fr. 50, dont 75000 fr. a titre d'indemniM pour

,~

I

Prozess. N° 36.

249

renvoi abrupt, creance pour laquelle il ne semble pas

qu'un sequestre ait eM impose.

Les deux juridictions de Prud'hommes se sont declarees

inoompetentes : d'abord, a cause de la clause de juridiction

du contrat d'engagement, qui prevoit la oompetence des

tribunaux de Prague; ensuite, parce que le for du sequestre

est tenu en echec par l'art. 2 al. 2 de la Convention entre

la Suisse et la Republique tchecoslovaque sur la recon-

naissanee et l'execution de decisions judiciaires, du 21

decembre 1926, article qui statue :

« La juridiction suisse ne sera pas reconnue en Tchecoslovaquie

a l'egard des reclamations personnelIes contre 1e debiteur solvable

qui avait son domicile en Tchecos1ovaquie au moment de l'ouver.

ture d'action, si ce debiteur n'a pas convenu d'un for en Sumse

ou n'est pas entre en matiere, sans reserve, sur le fond de l'action

introduite devant 1e juge suisse. »

G. -

Contre l'arret de la Chambre d'appel du 27 juin

1950, Trevisani recourt en reforme au Tribunal federal

en concluant a ce que les Conseils de Prud'hommes de

Geneve soient declares oompetents pour connaitre de sa

demande.

La socieM des Acieries Poldi conclut au rejet du recours.

D. -

Par ailleurs, le demandeur a forme un reoours

de droit public contre le meme arret.

Gonsiderant en droit :

1. -

Il n'y a pas lieu d'entrer en matiere en tant que

le recourant reproche a la Chambre d'appel d'avoir admis

la validiM de la clause de juridiction. En effet, le for

conventionnel n'est pas un für de droit federal; il ressortit

a la procedure cantonale, dont la violation ne peut pas

etre relevee dans un recours en reforme (art. 43 OJ).

Cela est vrai egalement dans la mesure Oll le reoourant

pretend qu'admettre en l'espece le caractere obligatoire

de la clause attributive de for, serait inoompatible avec

l'ordre public suisse. Lorsqu'il s'agit d'un point regi par

le droit cantonal, la reserve de l'ordre public est aussi

250

Prozess. N° 36.

du domaine cantonal. Cette reserve n'est de droit federal

qu'en ce qui concerne l'application de la Iegislation fede-

rale.

2. -

Le for -du sequestre est aussi de droit cantonal.

Toutefois, dans la mesure ou la Chambre d'appel a ecarte

ce for pour des raisons tirees du droit federal (en l'espece,

d'un traite international conclu par la Confederation,

art. 43 al. 1 OJ), le Tribunal federal doit en verifier l'exac-

titude. Il est en effet de jurisprudence que l'application

du droit federal, ne serait-ce que dans les motifs d'un

jugement touchant des points de droit cantonal, comme

en particulier sur des questions prejudicielles ou sur des

exceptions, est sujette a la censure de la juridiction de

reforme (RO 31 II 291, 48 II 355).

La Cour cantonale ecarte le for du sequestre, parce

qu'il serait en contradiction avec I'art. 2 a1. 2 de la Con-

vention precitee entre la Suisse et la Republique tcheco-

slovaque. Mais le recourant a raison de dire que cette

convention porte exclusivement sur l'execution des juge-

ments et n'est en rien un traite sur la competence judi-

ciaire. Si elle regle la competence, c'est uniquement comme

une condition de l'execution dans un Etat du jugement

rendu dans l'autre. Dans chaque Etat, les tribunaux sont

donc competents pour connaitre des litiges selon leur loi

interne, et la question de savoir s'ils l'etaient aussi d'aprils

le traite ne se posera que si le jugement dont il s'agit

doit etre execute dans l'autre Etat. Elle ne se posera pas

s'il peut etre execute ailleurs, par exemple dans l'Etat ou

le jugement a ete rendu, sur la base d'un sequestre; c'est

le cas en l'espece ou des sequestres ont ete pratiques et

ou ils peuvent, le cas echeant, l'etre encore.

En consequence, dans la mesure ou la competence du

juge genevois pour connaitre des chefs de la demande

peut etre fondee sur le for du sequestre, l'arret attaque

qui a nie cette competence viole le droit federal et doit

etre annule.

La Chambre d'appel aura a decider, sans du tout tenir

Prozess. N0 36.

251

Conditions de l'art. 57 OJG sont reunies en ce qui concerne

les pretentions de la demande pour lesquelles un sequestre

:a ete obtenu, et si le for prevu par cette disposition n'est

pas tenu en echec par la clause de juridiction. A cet egard,

la question pourrait toujours se poser, a titre prejudiciel,

de la validite meme de cette clause, mais sous un aspect

que les juridictions cantonales n'ont pas encore examine,

-a savoir en consideration du fait qu'elle profite desormais

a l'Etat tchecoslovaque en sa qualite de proprietaire de

l'entreprise nationalisee. La personne qui prend la place

-d'une autre dans un contrat ne peut pas pretendre neces-

sairement et dans tous les cas au benefice d'une clause

de prorogation de for consentie a son predecesseur dans

des conditions determinees, sauf confirmation expresse du

cocontractant. De ce point de vue, il s'agirait de savoir

~n l'espece si, d'apres la volonte des parties au moment

'ÜU elles sont convenues de fixer le for, cette clause devait

.aussi valoir en faveur d'unsuccesseur des acieries Poldi

qui serait une entreprise de l'Etat. On con~oit en effet

que, pour un particulier qui prend des engagements a

l'etranger, la clause par laquelle il se soumet a la juri-

"<iiction des tribunaux d'un Etat n'ait pas la meme portee

.selon qu'elle doits'appliquer ades litiges qu'il peut avoir

avec un autre particulier ou ades litiges qu'il peut avoir

avec l'Etat lui-meme. En tant que juridiction de reforme,

le Tribunal federal ne peut pas en juger. Comme ni la

dause de juridiction ni le for du sequestre ne sont de

son ressort, il ne peut pas se prononcer non plus sur le

rapport existant entre l'une et l'autre, ni sur la question

de la substitution intervenue dans la personne du bene-

ficiaire de la clause.

Par ces motifs le Tribunal jM,e;ral prononce :

Le recours en reforme est irrecevable dans la mesure

'ÜU la Cour cantonale a decline sa competence pour con-

252

Prozess. N° 37.

nrutre de pretentions a l'egard desquelles le for du sequestre

n'existe pas.

Pour le surplus, le recours est admis, l'arret attaque

est annule dans cette mesure et la cause renvoyee a la.

Cour cantonale pour qu'elle statue a nouveau dans le sens:

des motifs.

37. Urteil der 11. Zivilabwilung vom 20. Oktober 19iiO

i. S. Huber gegen Huber und Kantonsgericht Sch\Vyz.

Scheidungsprozes8. Wenn eine Partei stirbt, bevor das die Scheidung

aussprechende kantonale Urteil in Rechtskraft erwachsen ist,

so kann kraft eidgenössischen Rechtssatzes die Recht8kraft nicht

tnehr eintreten, und das Urteil bleibt -

auch ohne formelle

Aufhebung durch Abschreibungsbeschluss -

wirkungslos; die

Ehe ist durch den Tod aufgelöst worden, nicht durch Scheidung.

Dioorce. Lorsqu'une partie decede avant que le jugement cantonal

soit devenu definitif et exooutoire, ce jugement ne peut plU8~

en vertu du droit federal, acquerir force de chose jugee. TI reste

sans effets, sans meme qu'il soit besoin de l'annuler par une

dooision de radiation; le mariage est dissous par la mort et non

pas par le divorce.

Dioorzio. Quando una parte muore prima ehe la sentenza cantonale

sia diventata definitiva ed esecutiva, questa sentenza non.

pub piu erescere in giudicato in virtu deI diritto federale. Essa

resta senza effetti, senza ehe occorra annullarla mediante un

decreto di stralcio; il matrimonio e sciolto per morte e non per-

divorzio.

Mit Urteil vom 26. April 1950 sprach das Kantons-

gericht Schwyz die Scheidung der Ehe Huber-Waldburger

auf Begehren des Mannes aus. Bevor das motivierte

Urteil zugestellt war, starb am 27. Juni 1950 der Kläger~

worauf die Beklagte mit Eingabe vom 14. Juli beim Kan-

tonsgericht das Begehren stellte, die Klage sei als gegen-

standslos geworden abzuschreiben. Mit Schreiben vom

21. Juli 1950 teilte ihr das Kantonsgericht mit, es könne

diesem Antrag nicht Folge geben. Allerdings sei im Zeit-

punkt des Todes des Klägers das Urteil des Kantons-

gerichts noch nicht rechtskräftig gewesen und daher nach

der Rechtsprechung des Bundesgerichts mit dem Tode die

Prozess. N° 31.

253

Scheidungsklage erloschen. Es könne aber nicht Sache

des Kantonsgerichts sein, einen Abschreibungsbeschluss

zu fassen, nachdem es über die Berufung vor dem Ableben

des Klägers entschieden habe. Das Kantonsgericht müsse

es der Beklagten überlassen, zu entscheiden, wie sie das

Erlöschen der Klage gerichtlich feststellen lassen wolle,

falls die Gegenpartei sich der Ansicht nicht anschliessen

wolle, dass der Prozess zufolge Todes des Klägers als

erledigt zu betrachten sei.

Gegen diesen Bescheid richtet sich die vorliegende, als

'Zivilrechtliche Beschwerde bezeichnete Eingabe der Be-

klagten vom 26. Juli 1950, mit welcher sie beantragt, das

Kantonsgericht sei zu verhalten, den Scheidungsprozess

als gegenstandslos geworden am Protokoll abzuschreiben,

ev. die Abschreibung habe durch das Bundesgericht selbst

.zu geschehen. In der Begründung wird ausgeführt, die

Vorinstanz habe übersehen, dass bei der zu entscheidenden

Frage ausschliesslich eidgenössisches Recht zur Anwen-

dung komme. Nach diesem könne, wenn eine Scheidungs-

partei vor dem Eintritt der Rechtskraft des Scheidungs-

urteils sterbe, dieses nicht mehr rechtskräftig werden. Mit

dem Tode endige die Ehe; ein Scheidungsstreit sei nicht

mehr vorhanden und der Prozess müsse abgeschrieben wer-

den. Entgegen der Auffassung des Kantonsgerichts sei davon

auszugehen, dass der Scheidungsprozess noch in Schwyz

pendent gewesen sei, da das ausgefertigte Urteil beim

Tode des Klägers noch nicht zugestellt gewesen sei; erst

mit dessen Zustellung am 25. Juli 1950 sei das kantonale

Verfahren abgeschlossen gewesen. Eine andere Instanz,

welche den Prozess abschreiben könnte, sei nicht vor-

handen. Der Abschreibungsbeschluss sei aber nötig als

Ausweis, dass die Ehe beim Tode noch zu Recht bestanden

habe.

Mit Vollmacht des Waisenamtes Lachen beantragt

Rechtsanwalt Schwander sowohl für den verstorbenen Ehe-

mann als für dessen minderjährige Kinder Nichteintreten

auf die Beschwerde, ev. Abweisung derselben.