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74_I_313

BGE 74 I 313

Bundesgericht (BGE) · 1948-01-01 · Deutsch CH
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Verwaltungs. illld Disziplinarrecht.

wirtschaftlichen Institutionen, die von gemeinnützigen

Gesellschaften unter dem Gesichtspunkte der Förderung

des allgemeinen Wohls angeregt oder eingesetzt sind, die

Steuerfreiheit nur dann zugestanden, wenn jenes besondere

Merkmal ausschliesslicher Gemeinnützigkeit erfüllt ist.

Gemeinnützige Sparkassen z. B. sind nicht steuerfrei

(BGE 69 I S. 49; 64 I S. 327). Massgebend ist dabei, dass

solchen Institutionen Gemeinnützigkeit in dem umschrie-

benen, engeren Sinne fehlt.

2. -

Es ist nicht zu bestreiten, dass die Tätigkeit_ der

Beschwerdeführerin in einem weiten Sinne als gemein-

nützig angesprochen werden kann. Sie gehört zweifellos

zum « gemeinnützigen Wohnungsbau », d. h. zu demjenigen

Wohnungsbau, der nicht einen Gewinn oder eine Ka.pital-

anlage oder die Befriedigung eines eigenen Wohnungs-

. bedürfnisses zum Gegenstande hat, sondern ausschliesslich

. der Befriedigung des Wohnungsbedürfnisses Dritter, meis-

tens von wirtschaftlich Schwachen dient.

Allein als « ausschliesslich gemeinnützig)) im. Sinne von

Gesetz und Praxis kann die Tätigkeit der Beschwerde-

führerin bestimmt nicht bezeichnet werden. Das ist schon

ausgeschlossen durch die Tatsache, dass die Beschwerde-

führerin mit Ausnahme von zwei Jahren seit der Gründung

auf ihrem Genossenschaftskapital immer eine Dividende

ausgerichtet hat und zwar seit 1930 ununterbrochen von

4Y2 %, dem statutarisch höchstzulässigen Betrag. Wer

sein Kapital zu 4Y2 % Zins zur Verfügung stellt, kann das

zu einem gemeinnützigen Zwecke tun, aber ausschliesslich

gemeinnützig handelt er dabei nicht. Dazu kommt, 'dass

vom ursprünglichen Genossenschaftskapital bis heute

Fr. 143,000.- zurückbezahlt worden sind. Das war nur

dadurch möglich, dass die Mieten entsprechend hoch

angesetzt wurden. Wer sich sein Kapital von den « Nutz-

niessern)) der « gemeinnützigen Institution» zurückzahlen

lässt, um schliesslich ohne Kapitalbeteiligung Eigentümer

der Gesellschaftsaktiven zu werden, handelt sichel; nicht

ausschliesslich gemeinnützig.

Bundesrechtliche Abgaben. N0 59.

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.' Bei dieser Sachlage sind alle Einwendungen, die gegen

die Besteuerung erhoben werden (beinahe ausschliessliche

Beteiligung öffentlich-rechtlicher Körperschaften am Genos-

senschaftskapital, unentgeltliche Geschäftsführung durch

die Organe, Betreuung mit neuen Aufgaben des Wohnungs-

baues, Billigkeit der Wohnungen, bisherige teilweise

Befreiung VQn Gemeinde und KantonsSteuern), unbehelf-

lieh. Sie vermögen wohl eine Gemeinnützigkeit im weitern

Sinn, nicht aber im allein massgebenden engern Sinn zu

begründen.

3. -

Aber auch eine teilweise Steuerbefreiung, nämlich

für das nach Abzug des Genossenschaftskapitals verblei-

bende Vermögen, kann nicht in Frage kommen. Für die

Verzinsung des Kapitalkontos wird der Ertrag des gesamten

Vermögens der Genossenschaft verwendet, und es gelten

ungeachtet allfälliger buchmässiger Ausscheidungen für

das gesamte Genossenschaftsvermögen dieselben statuta-

rischen Vorschriften.

.

59. Arr~t du 22 oetobre 1948 dans la cause Caisse publique

de prets sur gages du Canton de Geneve contre Administration

fMerale des eontributions.

Impßt BUr le luxe. Art. 7 AlL: Les etablissements qui ont pour but

de preter sur gages sont assujettis a. l'impöt sur 1e luxe m~me

si ce sont des institqtions publiques non destinees a reaJiser

des benMices.

LuXu8steuer: Unternehmungen des Pfandleihgewer~es ~ind für

ihre Lieferungen von Luxuswaren !uxussteuerpflic~tlg, a:uch

wenn sie in der Form öffentlichrechthcher, ohne GewlUllabslCht

betriebener Anstalten organisiert sind.

Imposta 8ullu8S0. Art. 7 DIL: Gl'istituti di pre~titi a pegr;? ~on~

assoggettati all'imposta sullusso .anche se. SI trat.ta ?lStltutl

pubbli~i ehe non si propongono di consegwre degh utih.

A. -

La Caisse publique de prets sur gages est un

etablissement de droit public place sous le contröle de

I'Etat de Geneve et beneficiant de sa garantie. Elle a

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Verwaltungs- und Disziplinarrecht.

pour but de venir en aide aux personnes dans la gene

au moyen de prets garantis par le nantissement de hardes,

bijoux, meubles, objets mobiliers divers, usages, de mar-

chandises diverses et warrants, d'obligations suisses et

de pieces de betail (art. 6 de la loi du 22 juin 1929). La

vente de gages non retires dans les delais convenus se

fait aux encheres publiques en conformite de dispositions

speciales de la loi cantonale de procedure civile ({ et d'apres

un etat sommaire rendu executoire sans frais par une

simple ordonnance du president ou d'un juge du Tribunal

de premiere instance » (art. ll). Les benefices sont verses

au fonds de reserve, qui sert a couvrir les deficits eventuels.

En cas d'insuffisance, le Conseil d'Etat avise aux mesures

necessaires. TI appartient au Grand Conseil de decreter 1a

liquidation de la Caisse. En ce cas, le solde cremteur

eventuel est mis a ·la disposition du Conseil d'Etat pour

etre reparti entre les etablissements eantonaux de bien-

faisance.

Le 5 avril1946, l'Administration federale des contri-

butions adeeide que Ja Caisse remplissait les eonditions

d'assujettissement a l'impöt sur le luxe depuis le 31

octobre 1942 et qu'elle etait tenue de declarer et de payer

cet impöt « sur toutes ses livraisons au detail d'aI:ticles

de luxe» conformement aux dispositions de l'arreM du

Conseil federal instituant un impöt sur le luxe, du 13

octobre 1942 (AlL).

La Caisse apresente une . reclamation contre cette

decision. Cette reclamation a eM rejeMe par decision du

15 avrll 1948.

B. -

En temps utile, la Caisse a interjete contre la

deeision du 15 avril1948 un recours de droit administratif

au Tribunal federa!. Elle conclut a ce qu'il plaise au

Tribunal faderal : dire et prononcer que la recourante

n'est pas assujettie a l'impöt sur le luxe pour les ventes

aux encheres des gages qu'elle a reyus et reyoit de ses

debiteurs. A son avis, la deeision de l'Administration fede-

rale des contributions est contraire a une saine inter-

Bundesrechtliehe Abgaben. N° 59.

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pretation de I'art. 7 AlL et implique en outre une viola-

tion du principe de l'egalite des citoyens devant la loi.

L'Administration federale des contributions conelut au

rejet du reeours.

Oonsiderant en droit :

1. -

Ainsi que le Tribunal federall'a deja releve dans

l'aITI~t Kredit- und Verwaltungsbank Zug A.-G. (RO 73

I 325 et suiv.), le but de l'alinea 2 de l'art. 7 AlL n'est

pas de preciser au moyen d'exemples la portee de la

regle inscrite a I'alinea premier, mais bien de compIeter

cette disposition par l'enumeration des cas dans lesquels

la livraison est assujettie a l'impot sans agard a la question

de savoir si elle a ete ou non le fait d'une personne faisant

profession de livrer au detail des articles de luxe. On ne

saurait done tirer argument de l'alinea 2 pour interpreter

l'alinea premier. TI suffit au contraire qu'une livraison

reponde aux ·conditions posees a l'alinea premier pour

qu'elle soit soumise a l'impöt.

.

2. _ Aux termes de l'art. 7 al. 1 er AlL, est assujetti

a l'impöt quiconque fait profession de livrer au detail

des articles de luxe. Comme on l'a deja dit au sujet de

l'affaire precitee, l'expression « faire profession de livrer

au detail des articles de luxe» ne doit pas s'entendre

dans ce sens que l'art. 7 al. 1 er ne s'appliquerait qu'aux

commeryants dont l'activit6 professionnelle consisterait

dans la vente au detail d'artieles de luxe. TI ne prend pas,

en effet, pour eritere de l'assujettissement l'exereiee d'une

profession determinee mais uniquement le fait que la

livraison d'un article de luxe a et6 effeetuee a titre pro-

fessionnel ou plus exactement eneore dans le cadre d'une

aetivitß professionnelle. Or, il n'est pas douteu~ q~e l.a

vente d'un gage ne constitue, de Ia part de celUl qUl falt

metier, comme dit l'art. 907 CC, de preter sur gages, une

operation rentrant clans l'exercice normal ~e la rrofessi?n.

Tel est le cas de la recourante. C'est en vam qu elle eXClpe

de ce qu'elle est une institution d'interet public et n'a

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Verwaltungs. und Disziplinarrecht.

pas pour but de realiser des bene:tices. Ces circonstances

ont sans doute pouroonsequence qu'elle prete a un taux

moins eleve que ne le ferait un etablissement prive ou

un simple' particulier qui serait autorise a exercer la

profession de preteur sur gages, mais, a cette difference

pres, elle exerce son activite a l'egal de ceux-ci et cela

suffit pour dire que les ventes auxquelles elle fait proceder

sont faites a titre professionnel. D'autre part, il est egale-

ment possible que si ces ventes sont imposees, cela se

traduise par une diminution du montant des offres au

cours des encheres et par contrecoup du montant des

prets qu'elle pourra faire, mais cela n'est pas non plus

une raison pour affranchir ces ventes de I 'impöt, car

c'est en definitive l'acheteur qui paye l'impöt et il n'y

a pas de motif de le traiter plus favorablement que s'il

se procurait le meme objet chez un revendeur quelconque

ou meme dans une vente publique aux encheres.

3. -

La recourante se plaint, d'autre part, que l'Admi-

nistration federale des contributions ait juge qu'elle etait

assujettie a l'impöt sur le,luxe des l'entree en vigueur

de l'arrete du 13 octobre 1942, c'est-a-dire des le 31 du

meme mois. Elle ne pretend pas toutefois que cette mesure

soit illegale au regard de l'arreM, et cela n'est du reste

pas le cas. Quant au moyen consistant a dire que la deci-

sion impliquerait une violation du principe de l'egalite

devant la loi, du fait que l'administration federale des

contributions aurait totalement exonere de l'impöt jusqu'en

1946 les huissiers judiciaires genevois dont les ventes ont

cependant un caractere indiscutablement volontaire, il

n'est pas fonde. Comme Je fait justement observer l'Admi-

nistration federale des contributions, le cas des huissiers

n'est pas le meme que celui de la recourante. p~s plus

qu'avant 1946, l'Administration federale des contributions

ne les considere comme assujettis personnellement a

l'impöt a l'occasion des ventes qu'ils font au nom de leurs

clients et si c'est a eux qu'elle en reclame le payement

depuis 1946, c'est par mesure de simplification; il n'etait

Bundesrechtliehe Abgaben. N° 60.

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evidemment pas possible, d'autre part, de leur reclamer

en 1946 un rappel d'impöt. pour les ventes anterieures.

Le Tribunal federal prononce :

Le recours est rejete.

60. Auszug aus dem Urteil vom 13. Juli 1948 i. S. Auto-Has

A.-G. gegen eidg. Steuerverwaltung.

Luxus8teuer :

1. Begriff des Entgelts (Art. 15 LStB). Anwendung auf das

Ahzahlungsgeschäft.

,

2. Berechnung des Entgelts heim Umtausch von Luxuswaren

(Art. 15 Ahs. 3, Art. 20 Ahs. 3 LStB).

ImpQt BUr le luxe:

.

.

1. Notion de la remuneration (an. 15 AIL). ApplieatlOn aux

ventes par acomptes.

2. CaleuI de la remuneration en cas d'echange d'articles de luxe

(art. 15 a1. 3, art. 20 al. 3 AIL).

1 mp08ta BUl lUS80:

.

.

1. Nozione della eontroprestazione (art. 15 DIL). ApplieazlOne

alla vendita a pagamento rateale.

2. Caleolo della eontroprestazione in easo di eamhio di merci di

lusso (art. 15 ep. 3, an. 20 ep. 3 DIL).

A. -

Die Auto-Has A.-G. befasste sich bis Ende April

1944 auch mit der gewerbsmässigen Lieferung von Radio-

apparaten und deren Bestandteilen im Detail und war

daher gemäss Art. 18 LStB im Register der Steuerpßich~

tigen eingetragen. Die eidg. Steuerverwaltung fordert von

ihr für die Zeit vom 1. Januar 1943 bis zum 30. April

1944 Luxussteuern auf nicht versteuerten Umsätzen nach,

insbesondere auf Teilzahlungszuschlägen, Vertragsspesen

und einem Differenzposten, der zum Teil darauf zurück"

geführt wird, dass die Auto-Has A.-G~ bei Verkäufen

gebrauchte Apparate in Zahlung genommen und dabei

nur den vereinnahmten Barbetrag, das Aufgeld, versteuert

habe (Einspracheentschied vom 12. April 1948).

B. -

Mit der Verwaltungsgerichtsbeschwerde bean-

tragt die Auto-Has A.-G., den Einspracheentscheid aufzu-

heben und den geforderten Steuerbetrag herabzusetzen.