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74_I_257

BGE 74 I 257

Bundesgericht (BGE) · 1948-01-01 · Deutsch CH
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Staatsrecht.

burg Art. 39 Abs. 2. Geht man aber hievon aus, so ist

ohne weiteres klar, dass der Landratsbeschluss über den

Ausbau der Ennetmoosstrasse dem Referendum nach

Art. 49 KV nicht unterliegt, denn er ist zwar, angesichts

der Ausgabe von Fr~ 800,000.-, für den Kanton Nidwal-

den zweifellos von grösserer, aber nicht von allgemeiner

Tragweite, da er eine einmalige Ausgabe für ein bestimmtes

Bauprojekt betritft und zeitlich auf zwei Jahre beschränkt

ist. .

Der Beschwerdeführer beanstandet, dass der Land-

rat selbst darüber entscheide, ob ein von ihm gefasster

Beschluss als allgemein verbindlich zu betrachten sei und

daher dem Referendum unterstehe. Die Befugnis dazu

ergibt sich indessen aus der Natur der Sache, ohne dass

es einer besonderen Regelung bedürfte (vgl. BGE 74 I 174

Erw. 2); es ist nicht ersichtlich und wird vom Beschwerde:'

führer denn auch nicht gesagt, welche andere Behörde

dafür zuständig sein sollte. Dagegen steht dem Stimm-

berechtigten, der glaubt, der Landrat habe bei einem

Beschluss das· Referendum zu Unrecht ausgeschlossen,

selbstverständlich d~s Recht offen, den Ausschluss des

Referendums mit staatsrechtlicher Beschwerde anzufech-

ten.

6. -

Da die Beschwerde schon deshalb abzuweisen ist,

weil der Landratsbeschlu,ssüber den Ausbau der Ennet-

moosstrasse kein Beschluss allgemein verbindlicher Natur

im Sinne von Art. 49 KV ist, kann dahingestellt bleiben,

ob das Referendum, wie der Landrat in der Vernehm-

lassung zur Beschwerde gegen· das Besoldungsregulativ

und auch in der vorliegenden Beschwerdeantwort geltend

macht, allgemein unzulässig ist im Falle der Kompetenz-

delegation der Landsgemeinde an den Landrat, d. h.

gegen Beschlüsse, die der Landrat nicht in eigener Kom-

petenz, sondern gestützt· auf eine gesetzliche Ermächti-

gung fasst.

Niederlassungsfreiheit. N0 4'1.

IU. NIEDERLASSUNGSFREIHEIT

LIBERTE D'ETABLISSEMENT

47. Ardt du 11 novembre 1948 dans la cause B. contre Depar-

tement de Justlce et police du canton de Genlwe.

Retrait d~ l'&abli88ement pour delits graVe8 (~t. 45 Cst.). Las delits

comnus par des delinquants agas de moins de dix-huit ans ne

peuvent pas etre consideras comme graves.

Niederla8sun(Jsentzug wegen schweret Vergehen (Art. 45 Aha. 3 BV).

Strafbare Ha.ndlungen Jugendlicher unter achtzehn Jahren sind

keine schweren Vergehen.

Revoca del1-omieilio per gr~ trasgressioni {art. 45 C. F.).I reati

c0:rn.me~s~ da adolescentl che non hanno ancora compiuto gli

anm di~llotto non possono essere considerati quali trasgres-

sioni gravi.

A. -

Max B., ne le 30 :rpai 1927, est originaire da

Burgdorf. 11 a toujours veeu a Geneve.

Le 17 novenibre 1942, la Ohambre penale de l'enfance

de Geneve l'a reeonnu eoupable de vols et a ordonne son

renvoi dans une maison d'education dans la quelle il est

reste 18 mois.

Le 27 aout 1948, la Oour eorrectionnelle l'a condamne

pour vols, instigation a vol et reeel a la peine d'une annee

d'emprisonnement sans sursis.

A la suite de cette condamnation, le Departement de

justiee et police du canton de Geneve, par arrete du

6 septembre 1948, a ordonne l'expulsion de B. en vertu

de Fart. 45 al. 3 Ost.

B. -

Par le present recours, B. demande au Tribunal

federal d'annuler cet arrete. TI pretend qu'il n'a pas eM

condamne a reiterees fois pour des delits graves, comme

l'exige pour l'expulsion le troisieme alinea de l'art. 45 Ost.

La condamnation dont ila eM l'objeten 1942, alors qu'il

etait encore mineur, ne saurait entrer en ligne de compte;

la decision departementale n'en fait d'ailleurs pas etat.

17

AB 74 I -

1948

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Staatsrecht.

G. -

Le Departement cantonal de justice et police

conclut au rejet du recours. TI soutient que la condamnation

prononcee par la Chambre penale des mineurs a le carac-

tere d'une condamnation penale. Les delits commis par

un adolescent ne sont pas moins graves, dans leurs conse-

quences pour l'ordre public, que ceux qui sont le fait d'adul-

tes. Aussi bien la decision prise a l'egard du recourant

a-t-elle eM inscrite au casier judiciaire.

GonsüUrant en droit.;

D'apres la jurisprudence, le retrait de l'etablissement en

vertu de l'art. 45 al. 3 Cst. n'est justifie que si l'expulse'a

subi au moins deux condamnations pour des delits graves.

Le recourant avait quinze ans lorsqu'il a eM condamne

pour vols par la Chambre penale de l'enfance. Pour juger

de la gravite d'un de-lit, le facteur subjectif joue un röle

important. D'apres les conceptions actuelles, qui ont

trouve leur expression dans le Code penal suisse, les

delinquants de moins de rux-huit ans ne sont pas des

criminels ordinaires contre lesquels il faut sevir et proMger

la socieM, mais des etres fautifs, amoraux ou pervertis

qu'il faut avant tout chercher a amender par des mesures

educatives et repressives appropriees (art. 89-99 CP).

Cette maniere de voir ne permet plus de considerer comme

graves au sens de l'art. 45 al. 3 Cst. les delits commis par

des personnes agees de moins de dix-huit ans. Le Tribunal

federal en ajuge ainsi a plusieurs reprises (arrets non

publies Andrey du 8 juillet 1943, Börlin du 24 janvier 1944,

Padrutt du 7 septembre 1944, Huber du 25 juin 1945).

Seule des lors entre en ligne de compte en l'espece la

derniere condamnation encourue par le recourant. Elle ne

suffit pas pour justifier l'expulsion prononc6e.

Par ces motifs, le Tribunal federal

admet le recours et casse la decision attaqu6e.

Niederlaasungsfreiheit. N0 48.

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48. Arr6t du 16· septembre 1946 dans la cause Sauser contre

Conseil d'Etat du Canton de Geneve.

Art. 45 al. 3 Ost. DBlit grave: Les iniractions qua le code penal

suisse range dans la caMgorie des contraventions ne sont pas

des delits graves dans le sens de l'art. 45 al. 3 Cst.

Art. 45 Abs. 3 BV. Begriff des schweren Vergehens: Strafbare

Handlungen, die nach dem' eidgenössischen Strafgesetzbuch

blosse übertretungen darstellen, sind keine schweren Vergehen

im Sinne von Art. 45 Abs. 3 BV.

Art. 45 cp. 3 OF. Nozione della trasgressione grave: Le infrazioni,

ehe secondo il codice penale svizzero costituiscono soltanto

delle eontravvenzioni, non sono trasgressioni gravi a' sensi

dell'art. 45 cp. 3 CF.

A. -

Maurice-Louis Sauser, originaire de Sigriswil

(Berne), forain, actuellement a Bienne, se fixa a Geneve

en 1939. Trois condamnations figuraient alors' a son

casier judiciaire, soit une condamnation a 50:IT. d'amende

prononcee le 28 septembre 1937 par l'Officier de police de

Geneve pour avoir, conduisant· une automobjle, circiIle

sans plaque, sans permis de circulation, sans se conformer

aux injonctions d'un agent, une condamnation a 400 fr.

d'amende prononcee par le Tribunal de police de Lausanne

le 5 novembre 1937 pour infraction a la loi federale sur les

maisons de jeux et une condamnation a 10 :IT. d'amende

prononcee par le President du Tribunal de Lausanne pour

injures.

Le 24 octobre 1940, il fut condamne par la Cour correc-

tionnelle de Geneve a un mois et quatorze jours d'empri-

sonnement pour abus de confiance.

Par arr~M du Departement de justice et police du

canton de Geneve, du 19 novembre 1940, Sauser a eM

expulse du territoire genevois. Cet arreM a ete confirme

'par le Conseil d'Etat de Geneve, le 14 janvier 1941.

Le 22 mars 1948, Sauser a,solliciM du Conseil d'Etat

de Geneve, l'annulation de l'arreM du 14 janvier 1941.

Par arreM du 20 avrill948, le Conseil d'Etat a maintenu

l'arreM du Departement de justice et police du 19 novem-

bre 1941, par les motifs suivants: «Considerant que le