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73_IV_161

BGE 73 IV 161

Bundesgericht (BGE) · 1947-01-01 · Deutsch CH
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Strafgesetzbuch. N° 41.

Beschwerdeführers mit Recht bloss als Grund angesehen,

die Strafe innerhalb. des gesetzlichen Rahmens herabzu-

setzen.

2. -

Auch der Strafmilderungsgrund der Betätigung

aufrichtiger Reue liegt entgegen der Auffassung Kaspar

Gehrigs nicht vor. Aufrichtige Reue betätigt nicht schon,

wer aus eigenem Entschlusse, wenn auch aus Einsicht und

mit dem Willen zur Besseru:ag, von weiteren Verbrechen

oder Vergehen absieht, sondern nur, wer über dieses pas-

sive Verhalten hinaus etwas tut, was als Ausdruck seines

Willens, geschehenes Unrecht wieder gut zu machen,

auszulegen ist, so der Brandstifter, der, von Reue ergriffen,

den Brand löschen hilft, oder der Dieb, der dem Bestoh-

lenen die Sache aus eigenem Antrieb zurückbringt, oder

ein Täter, der aus Reue selber seine Tat den Behörden

anzeigt. Das ergibt sich aus dem Worte «betätigt» und

deutlicher noch aus den romanischen Texten von Art. 64

zweitletzter Absatz StGB, die voraussetzen, dass der

Schuldige seine aufrichtige Reue durch Taten kundgetan

habe («manifeste par des actes », « dimostrato con fatti »).

Solche Taten fehlen im vorliegenden Falle. Freilich konnte

der Beschwerdeführer die Auswirkungen seiner Verbrechen

nicht rückgängig machen. Allein eine positive Tat, um sie

zu mildern oder sein Verbrechen zu sühnen, so etwa die

erzieherische Einwirkung auf die missbrauchte Schwester,

die freiwillige Leistung von Genugtuung, die Erstattung

einer Anzeige gegen sich selbst, wäre ihm möglich gewesen,

selbst wenn er ihre Verfehlungen mit dem Bruder Arnold

nicht kannte. Nichts von dem hat Kaspar Gehrig getan.

Dass sein passives Wohlverhalten . trotz allen Kampfes

gegen die Versuchung, die an ihn herangetreten sein mag,

nicht genügt, ergibt sich auch daraus, dass das, was

Art. 64 letzter Abs. nur unter der zusätzlichen Voraus-

setzung des Ablaufs verhältnismässig langer Zeit als

Strafmilderungsgrund anerkennt, nicht gestützt auf Art. 64

zweitletzter Abs. ohne diese Voraussetzung zur Milderung

der Strafe führen kann.

Strafgesetzbuch. No 42.

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42. ArrE!t de la Cour de eassatlon du 2 mal 1947 dans Ia cause

Ministore· publie du eanton de Geneve contre Meuwly.

1. L'art. 68 eh. 2 CP s'applique meme si la premiere eondamnation

fait. I'objet d'un recours pendant.

2. Le Juge du concours retrospectif doit connaitre non seuJement

. la peine principale, mais aussi les delits qu'elle reprime.

3. Il suffit que la peine principale et Ia peine additionnelle attei-

gnent ensemble le minimum legal (art. ll9 eh. 3 CP).

l. Art. 68 .Zi:ff. 2 StGB ist selbst dann anwendbar, wenn die erste

Verurt!3ilung Gegenstand einer hängigen Beschwerde ist.

2. Der Richter, der die Zusatzstrafe ausfällt, muss nicht nur die

Grundstrafe kennen, sondern auch die Handlungen die sie

sühnt.

'

3. Es genügt, dass Grundstrafe und Zusatzstrafe zusammen das

gesetzliche Mindestmass erreichen (Art. ll9 Zi:ff. 3 StGB).

I. L'art. 68, cifra 2, CP e applicabile anche se contro Ja prima

condanna sia pendente un ricorso.

2. Il giudice ehe pronuncia la pena addizionale deve conoscere

~on sol~to la pena principale, ma anehe i reati ch'essa reprime.

3. ~ suffim~te. ehe ~ P':n~ principale e la pena addizionale rag-

gmngano ms1eme il mmrmo legale (art. ll9 eifra 3 CP).

A. -

Le 29 juin 1946, la Cour d'assis~s du IIIe arron-

dissement du canton de Berne a inflige a Edwige Meuwly

une annee et demie de reclusion et quatre ans de privation

des droits civiques pour complicite d'avortement et ten-

tative de ce delit.

B. -

Accusee, en outre, de nombreux avortements

-

consommes ou tentes -

dont eile faisait metier, Edwige

Meuwly a ete condamnee, le 29 octobre 1946, par la Cour

d'assises de Geneve a trois ans de reclusion et a une annee

de privation des droits civiques. Les infractions etant

anterieures au 29 juin 1946, l'arret releve que cette peine

« vient en compiement >> de celle qui a ete prononcee le

29 juin « pour tentative et complicite d'avortement, dont

il a ete tenu compte pour fixer la susdite peine ».

Bien que le dossier de l'affaire bernoise -

sans le juge-

ment, qui n'etait pas encore redige -

füt entre les mains

des autorites genevoises, la Cour d'assises n'en a pas

ordonne l'apport.

0. -

Estimant que, dans ces conditions, l'art. 68 eh. 2

11

AS 73 IV --- 1947

162

Strafgesetzbuch. No 42.

CP n'avait pu etre correctement applique, dame Meuwly

a recouru a la Cour de cassation genevoise. Celle-ci a

annule le jugement du 29 octobre et renvoye l'affaire a

un~ nouvelle Cour d'assises.

D. -

Contre cet arret, le Procureur general du canton

de Geneve se pourvoit en nullite au Tribunal fäderal.

Oonsiderant en droit :

1. -

D'apres le recourant, l'application de l'art. 68

al. 2 CP serait subordonnee a une premiere condamnation

passee en force; le jugement du 29 juin 1946 ayant ete

attaque par un pourvoi en nullite encore pendant le

29 octobre, la Cour d'assises de Geneve n'aurait pas du

en tenir compte.

Une telle interpretation ne -se concilie ni avec la lettre

ni avec l'esprit de l'art. 68 eh. 2 CP. Cette dispositiön vise

le cas ou le juge doit prononcer une peine privative de

liberte a raison d'une infraction que le delinquant a com-

mise avant d'avoir ete conda,mne pour une autre infraction

frappee egalement d'une teile peine. Est condamne tout

accuse tombant sous le coup d'un jugement de condam-

nation, que ce dernier soit ou non defäre a une autorite

superieure. Le tribunal du concours retrospectif doit fixer

la peine de fa~on que le delinquant ne soit pas plus severe-

ment chatie que si toutes les infractions avaient ete jugees

en une fois. La these exposee dans le pourvoi reviendrait

a lui conferer la faculte -

lorsque la premiere condam-

nation fait l'objet d'un recours pendant -

d'ignorer cette

regle, en statuant avant que le sort du recours soit connu.

Or, la garantie que l'art. 68 al. 2 donne au prevenu ne sau-

rait evidemment dependre de la date du second jugement.

Aux debats, le Procureur general avait d'ailleurs requis

lui-meme une peine additionnelle.

Certes, si la premiere condamnation est annulee, le

delinquant n'a que la peine complementaire a purger,

laquelle est d'ordinaire infärieure a la peine qui aurait ete

infligee sans egard pour le premier jugement. Le condamne

Strafgesetzbuch. No 42.

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serait alors favorise. Mais cette hypothese ne se realisera

que rarement, car le tribunal devant lequel l'accuse est

traduit en second lieu attendra en general, pour statuer,

que le premier jugement soit passe en force; S'il ne prend

pas cette precaution et que l'inconvenient signale se pro-

duise, la revision -

qu'il est loisible aux cantons de pre-

voir pour cette eventualite -

est le seul moyen d'y reme-

dier.

2. -

La Cour de cassation cantonale estime que,

n'ayant pas ordonne l'apport dµ dossier bernois, la Cour

d'assises ne pouvait appliquer sainement l'art. 68 al. 2 CP.

Le recourant objecte que ce dossier n{! contenait pas encore

Je jugement, de sorte que la Cour d'assises devait se garder

de le consulter' car il pouvait constituer ((un element

d'appreciation bien different dys motifs retenus en defi-

nitive par le juge bernois ».

Le juge du concours retrospectif n'est a meme de res-

pecter le principe_inscrit a l'art. 68 al. 2_ m: qu~ s'il ?onna~

exactement non seulement la peine prmmpale, ma1s auss1

les delits qu'elle reprime. Normalement, c'est le jugement

qui le renseigne. II peut toutefois se dispenser de le reque-

rir, quand d'autres documents, en particulier un rapport

officiel, lui fournissent les donnees necessaires (arret Meyer

du 21 avril 1947, consid. 2).

En l'espece, la Cour d'assises genevoise n'etait pas suffi-

samment renseignee. Sans doute n'ignorait-elle pas qu'Ed-

wige Meuwly avait ete condamnee a une annee et demie

de reclusion pour ((tentative et complicite d'avortement ».

II importait toutefois de connaitre les divers actes de com-

plicite et tentatives retenus par le juge bernois e~ de

savoir si -

comme l'accusee l'a pretendu -

ce dermer a

tenu compte, en mesurant la peine, des infractions pour

lesquelles elle devait etre ensuite jugee a ~neve: La Cour

genevoise n'en aurait assurement pas ete mstrrute. ~r la

lecture du dossier bernois, ou le jugement du 29 JUID ne

figurait pas encore. Mais l'absence de ce jugement ~e

l'autorisait pas a rester dans l'incertitude. Elle devait.

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Strafgesetzbuch. No 43.

ou bien ajoumer les debats jusqu'a ce qu'il fUt depose, ou

bien inviter les autorites bemoises a lui procurer les indi-

cat:{ons manquantes (ai:t. 352 CP) .. En passant outre, eile

a viole l'art. 68 eh. 2 CP.

3. -

Le Procureur general reproche a la Cour canto-

nale d'avoir casse le jugement, bien que les nouveaux

juges, lies par l'art. 119 eh. 3, ne puissent pas sevir avec

moins de rigueur. Cette opinion est manifestement erro-

nee.

Les nouveaux juges ne seraient fondes a infliger trois

ans de reclusion a Edwige Meuwly ques'ils estimaient que,

juges simultanement, les actes reprimes par la Cour her.:

noise et ceux qui leur sont defäres eussent justifie quatre

ans et demi de reclusion. Ce n'est pas certain. Ils pour-

raient admettre, quant au chatiment, qu'il n'y a pas lieu

de depasser le minimum prevu par l'art. 119 eh. 3. Dans

cette hypothese, ils devraient condamner l'accusee a

18 mois de reclusion. Cette peine additionnelle et Ia peine

principale atteindraient ensemble le minimum legal, ce

qui satisferait aussi bien a l'art. 119 eh. 3 qu'a l'art. 68

eh. -2 CP.

Par ces motif s, le Tribunal f ederal

rejette le pourvoi.

43. Urteil des Kassationshofes vom 26. Septeiittier 1047

i. S. Erismann gegen Staatsanwaltschaft des Kantons Zürich.

Art. 127 Zi//. 1 Aba. 2 StGB.

Auch wer nur Handlungen vornimmt, mit denen wie er wei.'!S dez·

. Gefahr nicht beizukommen ist, lässt den Hfilflosen im Stiche.

Die UnterlMsung muss mit dem Fortbestand der Gefahr für das

Le~en oder der schweren unmittelbaren Gefahr für die C'..esund-

he1t kausal sein.

Vorsatz, untauglicher Versuch der Aussetzung.

Art. 127 eh. 1 aJ,. 2 CP.

Celui qui se borne a aooomplir des aotes qu'il sait etre impuissants

a detourner le danger oommet un abandon au sens de l'art. 127

eh. 1 al. 2.

Strafgesetzbuch. No 4:l.

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II doit y m:oir 1ln licn de cau;;alite eufrc l'abandon et l'exisknce

du danger df' morJ ou du dangcr grnv(' et inuniiwnt pour la

sant(>.

Intention, delit impos.'<iblP.

Art. 127, cifra 1, cp. 2 CP.

Colui ehe si limita a compierc degli aiii ehe sa o:;scro inefl1caci ad

allontanarc il pericolo si rendc colpevolc d'un abbandouo a'

scnsi dcll'art„ 127, cifra 1, cp. 2 CP.

Devc csistcre un nesso causa1e tra l'abbandono c il pcl'icolo di

morte o il il gravc imminent<' pericolo di pcrdit.a della salut<'.

Intenzione, rea.to impossibilo.

A. -

Liselotte Erismann schlug am Vormittag des

9. November 1945 ihr dreijähriges Kind Ursula mit einer

Teppichbürste auf das Gesäss und schüttelte es heftig,

weil es weinte und nicht sagte warum. Wahrscheinlich

unter dem Einfluss des Schüttelns platzte im Gehirn des

Kindes eine Geschwulst. Deshalb wurde das Kind unmittel-

bar nachher bewusstlos und brach zusammen. Es fing

merkwürdig zu atmen an, sein Puls nahm zu, eine Pupille

veränderte sich, das Gesicht wurde bleich und wächsern,

und das Kind begann schliesslich am ganzen Körper zu

zucken. Obschon Frau Erismann, die früher Krankenpfle-

gerin gewesen war, in diesen Erscheinungen Anzeichen

einer schweren Erkrankung oder Verletzung erkannte,

welche ihr den Beizug eines Arztes aufdrängten, benach-

richtigte sie keinen solchen. Freilich hätte, wie sich aus

einem im Strafverfahren eingeholten Gutachten ergibt,

auch ein Arzt das Leben Ursulas nicht retten können und

war es auch nicht nötig, dem tief bewusstlosen Kinde Lei-

den und Schmerzen zu ersparen. Frau Erismann wusste

das aber nicht. Ihr Verhalten wurde vom Gedanken be-

stimmt, man würde den Zustand des Kindes auf eine Über-

schreitung. des Züchtigungsrechts zurückführen und sie

dafür zur Rechenschaft ziehen, wenn die Sache auskäme.

Sie legte das Kind ins Bett, zog ihm Socken an, gab ihm

Wärmeflaschen, rieb ihm die Glieder und färbte das bleiche

Gesicht mit Rot. Schliesslich legte sie sich selbst zum

Schlafe nieder. Ohne weiter betreut worden zu sein und

das Bewusstsein wieder erlangt zu haben, starb das Kind