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71_II_233

BGE 71 II 233

Bundesgericht (BGE) · 1945-01-01 · Deutsch CH
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Obligationenrecht. N° 50.

machen könne. Auch das darf entgegen der Ansicht des

Beklagten als Billigkeitsmoment gewürdigt werden. Es

lässt sich nicht bestreiten, dass in Fällen, wo der Schaden

durch Zahlungen Dritter zum grossen Teil gedeckt werden

kann, das Bedürfnis nach der Zusprechung eines Ersatzes

auf Grund von Art. 54 Abs. 1 OR gering ist. Dann ist es

aber auch gegeben, das Fehlen einer solchen anderweitigen

Schadensdeckung als Grund gelten zu lassen, der die Ver-

pflichtung zur Bezahlung eines Ersatzes aus Billigkeits-

gründen nahe legen kann. Nicht angängig ist es dagegen,

etwa unter diesem Gesichtspunkt au,ch das Bestehen einer

Bürgschaft zu berücksichtigen und eine erhöhte Ersatz-

pflicht des Unzurechnungsfähigen anzunehmen mit der

Begründung, nicht er, sondern der Bürge müsse ja bezah-

len; denn da diesem ein Rückgriffsrecht auf den Haupt-

schuldner zusteht, ist es letzten Endes doch er, der belastet

wird.

7. -

.....

8. -

Es liegen somit verschiedene Momente vor, die

eine Verurteilung Schweizers zu einer gewissen Entschä-

digu,ng zu rechtfertigen vermögen, obschon er, gemessen

an den Verhältnissen des Kantons Zürich, der viel weniger

zahlungskräftige Teil ist. Immerhin sind die für eine

Ersatzpflicht sprechenden Billigkeitsgründe nicht derart,

dass es am Platze wäre, Schweizer auf unabsehbare Zeiten

hinaus finanziell schwer zu belasten. Das wäre aber der

Fall, wenn er verurteilt würde, über den Betrag von rund

Fr. 8200.- hinaus, den er bereits durch Verrechnung mit

Besoldungsansprüchen für 1942 und durch Freigabe von

Rentenansprüchen geleistet hat, weitere Fr. 12,000.- zu

bezahlen. Das müsste dazu führen, dass er mit seiner

Familie auf unverhältnismässig lange Zeit auf das Existenz-

minimum gesetzt wäre. Eine solche Belastu,ng wäre jedoch

zweifellos unbillig, Wenn man in Betracht zieht, dass

Schweizer zur Zeit der Begehung der Tat unzurechnungs-

fähig war und daru,m grundsätzlich für deren Folgen nicht

haftbar gemacht werden kann. Er hat vielmehr Anspruch

Obligationenrecht. N° 51.

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darauf, dass ihm und seiner Familie ein wenigstens an-

nähernd standesgemässes Auskommen nicht auf allzulange

Zeit entzogen bleibt (vgl. in diesem Sinne auch § 829 BGB,

der die Belassung dieses Minimums in Fällen von Billig-

keitshaftung generell vorschreibt). Dies erscheint umso

mehr geboten, als Schweizer nicht mehr pensionsberechtigt

ist und die Gefahr eines Rückfalles in seine Krankheit nicht

ausserhalb des Bereiches der Möglichkeit liegt.

51. Extrait de l'arret de la Ire Cour eivile du 23 octobre 1945

dans la. cause Lavanchy c. Yontobel.

Concurrence deloyale (art. 48 CO). Sur le marche libre, celui qui

vend a bas prix et porte ainsi prejudice aux concurrents ne

commet un acte illicite que s'il use de procedes contraires aux

regles de la bonne foi, par ex. s'il se procure a bon marche

par des moyens frauduleux la marchandise qu'il vend.

Unlauterer WettbllWerb, Art. 48 OR. Wer im freien Handel zu

niedrigem Preis verkauft und dadurch die Konkurrenz schädigt,

macht sich keines unlauteren Wettbewerbs schuldig, es sei

denn, er wende gegen Treu und Glauben verstossende Mittel an,

indem er sich z. B. die Ware auf betrügerische Weise billig

verschafft.

Concorrenza sleale (art. 48 CO). Chi, sul mercato libero, vende a

prezzo basso e porta COSl pregiudizio ai concorrenti, commette

un atto illecito soltanto se fa uso di procedimenti eontrari aHa

buona fede, p. es. se si proeura a buon mercato, mediante

mezzi . fraudolenti, la merce ehe vende.

A. -

Charles Vontobel est fleuriste en gros et au detail,

Andre Lavanchy, seulement fleuriste en gros, sur la place

de Geneve. Ils sont concwrents. Au coursde l'hiver

1940-1941, Vontobel remarqua que Lavanchy vendait

ades detaillants des fleurs provenant de l'etranger,

notamment de France, a des prix plus bas qu'il ne pouvait

le faire lui-meme. Soup90nnant des actes irreguliers, il

provoqua une enquete. Elle revela que Lavanchy payait

a Annemasse et Moillesulaz (France) en argent fran9ais

exporte hors clearing la marchandise achetee dans le

Midi de la France. De cette maniere, il l'avait a bon

compte et pouvait la revendre a bas prix. Le Tribunal

de police de Geneve condamna Lavanchy a deux mille

Obligatiollenrecht. N° 51.

francs d'amende, au paiement d'une indemnite de 300 fr.

a 1'0ffice suisse de compensation et reserva les droits de

Vontobel, partie civile. L'administration des douanes

fran9aises infligea de son cote a Lavanchy une amende

de 25000 fr. fr.

B. -

Par expioit introductif d'instance du 1 er novembre

1943, Vontobel a actionne Lavanchy devant la Cour de

justice civHe du canton de Geneve en paiement de 5000 fr.

de dommages-interets avec interets a 5 % des le 13 mai

1943. Il reprochait au defendeur des actes de concurrence

deloyale dommageables (art. 48 CO). Lavanchy a conclu

au deboutement du demandeur et a sa condamnation a

une amende et des dommages-interets.

Statuant comme juridiction unique, la Cour a condamne

le 6 juillet 1945 le defendeur a payer au demandeur Ia

somme de 1000 fr. avec interets a 5 % des le l er novembre

1943. Elle a deboute le defendeur de ses conclusions et

mis les depens de l'instance a sa charge.

a. -

Contre ce jugement, le defendeur a recouru

en reforme au Tribunal fMera1. Il a ere deboute.

Extrait des motifs:

Le comportement dommageable que le demandeur

reproche au defendeur consiste dans le gachage des prix.

Les parties n'etaient liees par aucune convention les obli-

geant a pratiquer certains prix. Le defendeur n'a pas

non plus enfreint une fixation officielle du prix de ses

marchandises. La demande de dommages-interets se fonde

exclusivement sur l'art. 48 CO qui etait encore applicable

lors des actes critiques.

Sur le marcM libre, les prix sont en principe libres. Le

vendeur les fixe a sa guise. S'il vend a bon compte et

porte ainsi prejudice aux concurrents, qui perdent des

clients ou se voient contraints de vendre meilleur marche,

il ne commet pas pour autant un acte illicite. Le dom-

mage cause est Ia consequence naturelle de Ia libre con-

currence (RO 52 II 381). Le rabaisien ne tombe sous le

coup de l'art. 48 CO que s'il usa de procedes contraires

Obligationenreeht. N0 51.

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aux regles de Ia bonne foi. Il en sera indiscutablement

ainsi du commer9ant qui utilise pour des fing de concur-

rence un avantage obtenu de maniere illicite, imposant

aux negociants honnetes des prix auxquels Hs ne peuvent

vendre leurs marchandises parce qu'ils les achetent en

respectant la loi.

D'apres les constatations du juge du fait, cet etat de

choses est realise clans l'espece. Du dossier et notamment

du jugement du Tribunal de police genevois, du 5 avril

1945, il appert ceci :

Le defendeur a fait venir d'Antibes des marchandises

non facturees pour echapper ainsi aux versements au

clearing. Son allegation qu'il s'agissait d'une compensation

pour perte de marchandises est controuvee. 11 aurait du

deduire sur Ia facture le prix des fleurs avariees et en

informel' 1'0ffice suisse de compensation en justifiant

cette diminution. Au lieu de proceder ainsi, il apresente

aux organes des douanes une facture inexacte. Le defen-

<leur a en outre paye les frais de transport avec de l'argent

fran9Ris introduit en France sans passeI' par le clearing.

En agissant ainsi, Ie defendeur a contrevenu aux arretes

du Conseil federal du 6 juillet 1940 instituant des mesures

provisoires pour le reglement des paiements entre Ia Suisse

et differents pays et du 13 novembre 1940 relatif au paie-

ment des marchandises, frais accessoires et autres obli-

gations similaires entre la Suisse et la France. (ROLF 1940

p. 1232 et 1865). Pour se justifier, le defendeur se borne a

dire que.s'il n'a pas recouru contre le jugement du Tribunal

de police cela ne signifie pas qu'il l'admette : « L'examen

du dossier suffira a faire constater a quel point cette

condamnation reposait sur des bases fragiles ». Sans doute

Ie juge civil n'est-i! pas lie par la condamnation penale

(art. 53 CO), mais Ia denegation generale du defendeur

ne saurait suffire a eveiller des doutes au sujet de sa faute

et a invalider l'appreciation des circonstances du cas par

le Tribunal de police.

D'apres Ia constatation de Ia Cour de justice civile, le

defendeur a depense pour la marchandise imporree beau-

-... =--"""

ObJigationenrooht. N° 52.

coup moins que s'il avait suivi la voie legale, et grace a

des moyens illicites il a pu la vendre sur la plaoo de Geneve

a des prix tres inferieurs a ceux des concurrents qui

procedaient correctement.

D'autres facteurs, indiques par le defendeur, peuvent

avoir contribue a crear la difference des prix, mais elle

est inexplicable sans les avantages frauduleux obtenus.

La relation de causaliM entre les agissements deloyaux

du defendeur et l'avilissement des prix est ainsi etablie

en fait pour le Tribunal federal...

52. Auszug aUs dem l'rteiI der I. Zivilabteilullg vom 10. Juli

1945 i. S. Versicherungsverband sclnvcizerischer Transport-

unternehmnngell gegen Schweizerische Bundesbahnen.

Vertrag zwischen zwei Babnunternehmungen über die gemein-

same Benützung einer Babnstation. Rechtsnatur des Vertrags.

Haftlmg für HüHspersonen, Voraussetzungen für die Anwendbar-

keit von Art. 101 Abs. 3 OR.

Convention de deux entreprises de chemin de fer pour l'utilisa.tion

commune d'une gare. Nature juridique du contrat.

ResponsabiliM pour les auxiIiaires; condition de PapplicabiIiM

de Part. 101 al. 3 CO.

Convenzione conclusa tra due imprese ferroviarie per l'utilizza-

zione in comune d'nna stazione. Natura giuridica deI contratto.

Responsabilita per persone ausiliarie; condizioui da cui dipende

l'applicazione delI 'art. 101 cp. 3 CO.

A U8 dem Tatbestand:

Die SBB-Station Sihlbrugg an der Strecke Zürich-Zug

bildet gleichzeitig die Endstation der Sihltalbahn und

wird von dieser auf Grund eines sog. Gemeinschaftsver-

trages mitbenützt. Nach den Bestimmungen des Vertrags

wird der gesamte Stationsdienst von den SBB besorgt.

Am 16. Mai 1939 stiessen auf der einspurigen Strecke

der Sihltalbahn Sihlbrugg-Sihlwald zwei Züge zusammen,

weil einerseits der Stationsvorstand von Sihlbrugg einen

von dort mit Verspätung abgehenden Zug abgefertigt und

anderseits ein Stationsbeamter nach Sihlwald telephoniert

hatte, der dort auf die Kreuzung wartende Gegenzug

könne nach Sihlbrugg abfahren.

Obligationenrecht. N° 52.

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In einem Prozess über die Tragung der finanziellen

Folgen dieses Zusammenstosses verlangte der Versiche-

rlmgsverband schweizerischer TransportlIDternehmungen

als Zessionar der· Sihltalbahn von den SBB unter anderm

auch die Rückerstattung der Schadenersatzbeträge, welche

die SihItalbahn an die Reisenden ausbezahlt hatte, die bei

dem Zusammenstoss verletzt worden waren.

Die SBB beriefen sich diesem Begehren gegenüber

darauf, dass im Gemeinschaftsvertrag ausdrücklich be-

stimmt sei, jede Verwaltung hafte für allen Schaden, der

die in ihren Zügen befindlichen Reisenden betreffe.

Der klägerische Verband nahm den Standpunkt ein,

diese auf eine Wegbedingung jeder Haftung der SBB für

ihr Personal hinaUslaufende Bestimmung sei unzulässig,

weil naoh Art. 101 Abs. 3 OR die Haftung für Hülfsper-

sonen höchstens für leiohtes Verschulden wegbedungen

werden könne, wenn die Haftung aus dem Betrieb eines

obrigkeitlioh konzessionierten Gewerbes folge, was hier

der Fall sei.

Die SBB bestritten die Anwendbarkeit von Art. 101 OR,

weil es sioh bei dem Gemeinsohaftsvertrag um ein öffent-

lichrechtliches Vertragsverhältnis handle.

Das Bundesgericht hat die Anwendbarkeit von Art. 101

OR grundsätzlioh bejaht, dagegen die Voraussetzungen

für eine Einsohränkung· der Wegbedingung der Haftung

verneint, auf Grund der folgenden

Erwägungen:

4. -

Art. 101 OR bestimmt zunächst, wer die Erfüllung

einer Sohuldpflioht oder die Ausübung eines Reohtes aus

einem Schuldverhältnis, wenn auch befugterweise; durch

eine Hülfsperson, wie Hausgenossen, Arbeiter oder An-

Angestellte vornehmen lasse, habe dem andern den Scha-

den :nu ersetzen, den die Hülfsperson in Ausübung ihrer

VerpHi<lhtungen verursache (Abs. I). Diese Haftung kann

gemäSa Abs. 2 durch eine zum voraus getroffene Abrede

beschtänkt oder aufgehoben werden. In Abs. 3 wird dann

jedoch im Sinne einer exceptio exoeptionis angeordnet,