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70_IV_107

BGE 70 IV 107

Bundesgericht (BGE) · 1944-01-01 · Français CH
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Strafgesetzbuch. No 28.

le cas echeant, le jug!3 penal se prononce prealablement

sur la question civile. II arrivera plus souvent que le dom-

mage soit fixe avant le jugement par accord avec le lese;

le juge pourra meme surseoir a statuer pour donner aux

interesses la faculte de parvenir a . une entente. La loi

permet d'ailleurs de lier d'une autre maniere la question

du sursis a la reparation du dommage; selon le eh. 2 de

l'art. 41, e juge peut imposer au condamne qui a obtenu

le aursis l'obligation de reparer dans un delai donne.

Au surplus, lorsque le dommage n'est pas fixe avant la

oonda:milation penale, le juge peut eventuellement tenir

oompte, dans sa decision sur le sursis, de l'attitude adop-

tee par Ie condamne eu egard au tort qu'il a cause.

L'art. 41 al. 4 ne regit pas oette hypothese. Or, la mau-

vaise volonte manifeste mise par l'auteur a reparer, dans

la mesure de ses ressources, un prejudice d'emblee oertain,

l'indi:fference ou l'insouciance dont il fait preuve pour les

oonsequences de son acte, peuvent justifier le refus du

sursis en vertu de l'alinea 2 de l'art. 41; pareille attitude

peut en e:ffet jeter un jour defävorable sur le caractere du

condamne et permet, Ie cas echeant, de conclure qu'une

mesure de faveur ne le detournerait pas de commettre

de nouveaux crimes ou delits.

En l'espece, les tribunaux neuchatelois ont refuse le

sursis par application de l'art. 41 al. 4. Motivee de la sorte,

cette decision ne peut etre maintenue. Quant a savoir

si elle pourrait se justifier en vertu de l'al. 2 du meme

artiole, la juridiction cantonale ne s'est pas prononoee

sur oe point. II oonvient dono de lui renvoyer la cause a

cet e:ffet, en relevant ce qui suit :

La plaignante a subi un prejudice evident du fait des

sevices dont eile a ete victime, ne s'agirait-il que des frais

de consultation d'un medecin et de oonstitution d'un

mandataire. Le recourant ne pouvait donc raisonnable-

ment decliner toute responsabilite quant aux consequences

de son acte, meme s'il pouvait Se croire fonde a imputer

a l'etat de sante de dame Guyot les troubles physiques et

Strafgesetzbuch. N° 29.

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psyohiques d~nt eile se plaignait. Or l'arret attaque cons-

tate a la suite du jugement de premiere instance que le

condamne ((ne s'est pas o:ffert a reparer le dommage ».

Le reoourant critique oette oonstatation; mais en l'etat

eile lie le Tribunal fäderal, car, si elle est peu oonciliable

avec l'existence averee de pourparlers transaotionnels,

elle n'est pas manifestement erronee (art. 275 al. 1 PPF).

II appartiendra toutefois a la juridiction

~antonale,

.appelee a statuer a nouveau sur le sursis, de revoir ce point

de fait, si le droit de prooedure l'y autorise. II lui sera

loisible egalement de tenir oompte a oe sujet de la decla-

ration de la Caisse nationale du 11 janvier 1944 et de la.

lettre du conseil du prevenu du 25 septembre 1943, pieces

que le recoura.nt a produites pour la premiere fois devant

le Tribunal federal et qu'a ce titre oelui-oi n'aurait pu

prendre en considera.tion dans la presente instance

(a.rt. 272 bis litt. b PPF).

29. Urteil des Kassationshofes vom 30. Juni 1944 i. S. Gam-

menthaler gegen GeneraJprokurator des Kantons Bern.

Art. 41 Ziff. 3 StGB. Die Strafe ist auch dann vollziehen ~u. Iassen,

wenn dem Verurteilten für das während der Probezeit began-

gene neue Verbrechen oder Vergehen wiederum der bedingte

Strafvollzug zugebilligt worden ist.

Art. 41 eh. 3 OP. Le juge doit ordonner l'exoou.tion c!e !a peine

:meme lorsqu.e le condamne q~ encourt d~t le de~a1 d epreuve

une nouvelle peine pou.r u.n crrme ou. un delit est m1s a nou,veau

au. benefi.ce du. su,rsis.

Art. 41, cifra 3 OP. Il giudi) brauchte nicht unbe-

dingt im Sinne von « erstanden » -

ein Ausdruck, ·den

der Entwurf in der Bestimmung über den Rückfall (Art.

64) kannte und der mit > gleichbedeutend ist

--

aufgefasst zu werden. Die Meinung konnte dahin

gehen, die Verurteilung zur Vorstrafe genüge, um den

bedingten Vollzug für die spätere Strafe auszuschliessen.

Die vom Beschwerdeführer als unlogisch gerügte Ordnung

wäre dann erst durch die im liedaktionsverfahren erfolgte

Ersetzung des Wortes > durch) verlangt, also, abgesehen

vom Falle der Versorgung, insbesondere dann, wenn der

Täter gepflegt oder psychiatrisch behandelt werden muss.

Wenn dies, wie im vorliegenden Falle, nicht nötig ist

und, wie die kantonalen Gerichte angenommen haben,

die Voraussetzungen zur Anwendung des Art. 43 StGB

erfüllt sind, darf der Richter diese Bestimmung selbst

auf einen vermindert zurechnungsfähigen Täter anwen-

den. Es kommt vor, dass gerade eine der Voraussetzungen

der Einweisung in eine Arbeitserziehungsanstalt, die

Liederlichkeit oder Arbeitsscheu, mit welcher das Ver-

brechen oder Vergehen im Zusammenhang steht (Art. 43

Ziff. l Abs. 2 StGB), auf verminderte Zurechnungsfähig-

keit zurückgeht. Ein Grund, warum diese die Anwendung

des Art. 43 ausschliessen sollte, lässt sich nicht finden.

Die Massnahme des Art. 43 gleicht übrigens derjenigen

des Art. 15 z. B. insofern, als in beiden Fällen der Straf-

vollzug aufgeschoben und unter Umständen später nach-

geholt wird (vgl. Art. 17 Ziff. 2 Abs. 2 und Art. 43

Ziff. 6 StGB).