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68_III_117

BGE 68 III 117

Bundesgericht (BGE) · 1942-01-01 · Deutsch CH
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Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. N° 31.

am 8. Juni vom Vormund zugesandt erhalten hatte, per-

sönlich Beschwerde wegen Unpfändbarkeit aller arrestier-

ten Gegenstände. Der Vormund liess sich dahin verneh-

men, er habe nicht vor Anhörung des zunächst unerreich-

bar gewesenen Mündels gegen die Arrestierung Einsprache

erheben wollen; die arrestierten Gegenstände seien nun

dem in ärmlichen Verhältnissen lebenden Mündel unent-

behrlich.

C. -

Die kantonale Aufsichtsbehörde trat am 31. Juli

1942 auf die Beschwerde nicht ein, weil sie verspätet und

der entmündigte Schuldner zudem nicht zur Beschwerde-

führung legitimiert sei. Mit dem vorliegenden Rekurs bean-

tragt der Vormund namens des Schuldners Gutheissung

der Unpfändbarkeitsbeschwerde und Aufhebung des Ar-

restvollzuges.

Die Schuldbetreibungs- und Konkurskamme1'

zieht in Erwägung :

Ist der Schuldner bevormundet, so sind nach Art. 47

Abs. 1 SchKG (unter Vorbehalt der Absätze 2 und 3) die

Betreibungsurkunden -

in weitern Sinne, also auch Ar-

resturkunden -

dem Vormund zuzustellen. Dieser hat

den Schuldner im Betreibungsverfahren zu vertreten. Ihm

liegt ob, alle zur Wahrung der Schuldnerinteressen gebo-

tenen Vorkehren zu tre.1Ien. Dazu gehört auch die Anru-

fung der Aufsichtsbehörden durßh Beschwerde nach

Art. 17 ff. SchKG, wo immer dazu Veranlassung besteht.

Die Vertretungsmacht des Vormundes schliesst grundsätz-

lich gleichwie im Zivilprozess ein Handeln des Mündels

selbst aus, gesetzt auch, dass er urteilsfähig sei, wie dies

hier für den Geschäftsreisenden Billeter ohne weiteres

anzunehmen ist (vgl. BGE 53 II 99). Indessen wäre es

ungerechtfertigter Formalismus, einem urteilsfähigen, wenn

auch unter Vormundschaft stehenden Schuldner zu ver-

wehren, gegen Verletzungen des Art. 92 SchKG selbständig

aufzutreten und damit vor dem Zugriff des Gläubigers zu

retten, was ihm am nächsten liegt wie namentlich unent-

Schuldbctreibungs. und Konkursrecht. N° 32.

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behrliche Kleidungsstücke und dergleichen oder auch zur

Ausübung des Berufs notwendige Gerätschaften. Bereits

erkennt die Rechtsprechung das. Recht zur Beschwerde

aus Art. 92 SchKG ausser dem betriebenen Schuldner auch

dessen Angehörigen, ja noch weitem Personen zu, soweit

sie eben auf den Gebrauch der betreffenden Gegenstände

im Sinne der erwähnten V ~rschrift angewiesen sind (BGE

42 III 58, 62 III 137, 66 III 47). Aus ähnlichen Überle-

gungen muss einem urteilsfähigen Schuldn!;!l',_ ungeachtet

einer über ihn verhängten Vormundschaft, gestattet

werden, die für seine Lebenshaltung, ja für seine wirt-

schaftliche und moralische Existenz bedeutungsvollen An-

sprüche aus Art. 92 selber zu verfechten, sei es al!ein.

wenn der Vormund untätig bleibt, sei es neben Ihm,

wenn er glaubt, diese ihm selbst zumeist am besten be-

kannten Bedürfnisse so am wirksamsten zur Geltung

bringen zu können.

32. Au6t du 7 septembre 1942 en la cause :Minoterles de Plaln-

palais S. A.

Avance des frais de faillite en V'IU d'e:tercer du pretenJ;ionB liti-

gieuBu.

. I'

d

f

.

La creancier qui a requis la fai1lite .et fal~ . 8;vance es ralS pour

permettre l'exercice de pretentlOns. htlgIe~ses peu~, en ca.s

d'msuffisance des autras a.ctifs et s'il a prls part IUI-ml\me. 8.

l'action, reclamer le remboursement d~ son .avance BUr le gam

duproces ava.nt repartition aux cesslonnalreB. :Art, 68, 169,

2308.1. 2, 260 a1. 2, 262 a1. 1 LP.

Sich,e,rBte;Uung der Konkur8k08ten im Hinblick auf die Geltend-

'fTtaCkung 8treitiger Ansprüche der Mas8e.

Nimmt an der Verfolgung solcher Ansprüche unter, mehre~

Zessionaren der Masse auch derjenige G~ubi&er tell, der die

Konkurskosten vorgeschossen ha.tte~ so ISt d~esem aus dm;n

Proze8sergebnis vorweg, d. h. vor emer VerteIlung unter. die

Zessionare der Betrag seines Kostenvorschusses zuzuwe~.sen,

sofern er' dafür nicht aus dem übrigen Konkursvermogen

Deckung erhält. Art. 68, 169, 230 Abs. 2, 260 Aha. 2, 262 Abs. 1

SchKG.

Anticipo .delle wpeII6 Gi falUmento aZlo BCOPO di Jar valere pre$e8e

litigi08e deUa maBBa.

d

Se a.l procedimento in cui si fanno valere taJi pre~se pr~ e

parte, tra. parecchi cessionari deUa massa., anche il credltore

118

Sohuldbetreibungs- und KOllkursrechL No 3~.

ehe ilvevil ilnticipatci Ie spese di fallimento~ a quest.o creditort:'

dev'essere attribuito sul rica.vo deI processo, prima deI riparto

tra i eessionari, I'importo deI suo anticipo delle spese, inquanto

• non sia eoperto eon'altro attivo deI fallimento. Art. 68, 169,

230 ep. 2, 260 ep. 2, 262 cp. 1 LEF.

A. -

La faillite de Ferdinand Corradi, a Montreux, a

ete cloturoo faute d'actif le l er novembre 1938. Elle a eM

rouverte le 1 er novembre 1938 a la requete de ~eux crean-

eiers, F. Corradi pere et Dupertuis, qui ont fait l'avance

des frais. La masse en faillite a intente Une action revo-

catoire a la Societe des Minoteries de Plainpalais, action

qui aboutit a l'annulation d'une cession faite par Corradi

a la defenderesse d'une creance de 10 000 fr. contre Ull

tiers nomme Hubschmied. Poursuivi par la masse, ce der-

nier ouvrit action en liberation de dette. Les creanciers

susnommes ainsi que la Socit3te des Minoteries ont obtenu

la cession des droits de la masse pour proceder dans ledit

proces. La faillite fut cloturee, aucun excedent n'etant a

attendre. Les parties au proces transigerent, moyennant

le versement par Hubschmied d'une somme de 4000 fr.

Dans le tableau de distribution compIementaire etabli.

par l'office des faillites, celui-ci fit figurer, pour etre

deduits du produit a repartir egalement entre les cession-

naires, non seulement les frais du prooos par 250 fr. et

85 fr. 15, mais aussi les frais de la faillite sommaire par

497 fr. 15, que le creancier Corradi pare avait avances

pour obtenir la roouverture de la 'faillite.

B. -

La Societe des Minoteries a porte plainte contre le

tableau de distribution, pretenclant que les frais occasion-

nes par la reouverture de la faillite devaient etre supportes

exclusivement par les creanciers qui l'avaient requise au

lieu d'etre portes en doouction de l'actif a repartir aux

cessionnaires.

Les Autorites vaudoises de surveillance ont rejete la

plainte.

O. -

La Societe des Minoteries de Plainpalais S. A.

recourt au Tribunal federal.

I

I

I'

I

Schuldbotreibnngs- und Konkllrsreoht. N° 32.

1111

Oonsiderant en droit :

Selon l'art. 260 al. 2 LP et l'art. 3 des conditions de la

formule de faillite n° 7, le produit de la cession de droits

litigieux ne sert a couvrir les creances des cessionnaires

qu'apres doouction des « frais ». Ces dispositions ne visent

de soi que les frais du proces qui n'ont pu etre recouvres

sur la partie adverse, et non les frais occasionnes par l'ou-

verture et la liquidation de la faillite elle-meme. Ces der-

niers sont preleves sur le produit des autres actifs (art. 262

al. 1) et non sur le gain du proces (si ce n'est sur l'excedent,

art. 260 al. 2 in fine), encore que la declaration de faillite

et la liquidation soient la condition de l'exercice par les

creanciers des pretentions litigieuses. Toutefois lorsque

celles-ei constituent le seul actif ou que du moins les

autres actifs ne suffisent pas a eouvrir les frais d'ouverture

et de liquidation, le creancier qui en a fait l'avance pour

provo quer la faillite et faire valoir lesdites pretentions, ne

saurait avoir a supporter en definitive les frais avances,

alors qu'il a du soufIrir que d'autres creanciers obtiennent

a leur tour la eession et tirent ainsi profit de la situation

cr6OO. Les frais de la faillite apparaissent dans ce eas,a

l'egal des frais de proces eux-memes, comme des frais de

realisation afIerents a la masse propre des creanciers ce~­

sionnaires. Or le principe est que le creancier qui requiert

une operation de poursuite ou de faillite ne repond des frais

que subsidiairement, c'est-a-dire dans l'eventualite on

l'actif realisable ne suffit pas ales couvrir (art. 68, 169,

230 al. 2, 260 al. 2, 262 al. 1 LP). Il est donc legitime que

l'avance du creancier qui a requis la faillite et a rendu pos-

sible l'exercice de l'action soit remboursee -

en cas d'in-

suffisance des autres actifs -

parprelevement sur le gain

du proces, a condition que ce creancier ait lui-meme

demande la cession et fait valoir les droits cedes. C'est le

cas en l'espace. Dans le cas contraire, le creancier n'appar-

tient pas au groupe des cessionnaires et n'aurait aucun

titre a participer au resultat de l'action : ce serait le faire

120

Sehuldbetreibungs- und KonkUl'8recht. N0 33.

Mneficier d'un aotif acquis grace a 10. diligence d'autres

personnes qui, pour)'obtenir, ont couru des risques aux-

quels il s'est soustrait.

Par ces motifs, le Tribunal fed6ral

rejette le reoours.

33. Entscheid vom 15. September 1942 i. S. Sigrist-Nyffeler.

Grundstüok im Mit- oder Gesamteigentum des Gemeinsohuldners

und seiner Ehefrau bei Güterverbindung. Betreibung auf

Verwertung des Grundpfandes gegen die Ehefrau als persönliohe

Sohuldnerin. Gehört ihr Anteil zum eingebraohten Gut, so

ist ferner der Ehemann als ihr Vertreter zu betreiben, und

sohliesslich, wegen des eigenen Anteils des Ehemannes dessen

Konkursmasse. Art. 186 ZGB, 68 biB SchKG, 61 KV, 89 VZG.

Immeuble possMe en copropri~te ou en propri6t6 commune par

des epoux soumis au regime de l'union de biens. Poursuite e11

rea.Iisation de gage dirigee contre la femme en qualite d. e debi-

trice personnelle. Si la partde coproprieM ou de propriete

commune de.la femme constitue un apport de oelle-ci, la pour-

suite doit lltre dirigee aussi oontre le mari en qualite de repre-

sentant de la femme et 6galement contre la masse en faillite

de oe dernier en raison des droits que celle-ci possede sur la

part du mari. Art. 186 ce, 68 biB LP, 61 Ord. faU., 890RI.

Immobile posseduto in comproprieta. 0 in proprietlJ. comune

da coniugi sottoposti al regime dell'unione dei beni. Eseou-

zione in via di realizzazione di pegno promossa contro la moglie

quale debitrice personale. Se la ·parte di compropriet8. 0 di

propriet8. comune della moglie oostituisoe un suo apporto,

I'eseouzione dev'essere diretta anohe oontro il marito quale

rappresentante della moglie, come pure contro la massa fa.1li-

mentare di quest'ultimo a motivo 'dei diritti oh'essa possiede

sulla parte dei marito. Art. 186 ce, 68 biB LEF, 61 Rag. faJI.,

89 RRF.

Der seit dem 18. November 1941 im Konkurs befindliche

Walter Sigrist-Nyfieler und seine Ehefrau stehen unter

Güterverbindung. Sie sind laut Grundbucheintrag Gesamt-

eigentümer einer Hotelbesitzung in Hergiswil, wobei der

Anteil der Ehefrau, was nioht bestritten ist, zu ihrem

eingebraohten Gute gehört (BGE 68 UI 42). Am 16.

Januar 1942 hob ein Grundpfandgläubiger gegen Frau

Sigrist-Nyfieler Betreibung auf Verwertung des Grund-

stückes für verfallene Hypothekarzinse an, und am 18.

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. No 33.

121

Juli 1942 stellte er in dieser unbestritten gebliebenen

Betreibung das Verwertungsbegehren. Davon mit dem

Formular Nr. 28 benachrichtigt, führte die Schuldnerin

Beschwerd~. Sie machte geltend, neben ihr müsse noch

der Ehemainn betrieben werden. Und zwar sei die Fort-

setzung der Betreibung unzulässig, solange sich der

Mann im Militärdienste befinde. Der Antrag der Beschwer-

de ging auf Aufhebung des Verwertungsbegehrens und

Untersagung jeglicher betreibungsrechtlicher Vorkehrun _

gen für die Dauer des Militärdienstes des Ehemannes.

Die kantonale Aufsichtsbehörde wies die Beschwerde

am 24. August 1942 ab. Mit dem vorliegenden Rekurs

hält die Sohuldnerin an ihren Beschwerdeanträgen fest.

Die ScAUldbetreibungs- 'li/nd Konkurskammer

zieht in Erw4gung :

Vom Verbot einer Betreibung des Gemeinschuldners

während der Dauer des Konkursverfahrens (Art. 206

SchKG) nimmt Art. 89 VZG die Betreibung auf Ver-

wertung eines nicht zur Konkursmasse gehörenden Pfandes

aus. Das Pfand als solches kann auch dann nicht im

Konkurse verwertet werden, wenn es zwar nicht ganz im

Eigentum von Drittpersonen steht, aber der Gemein-

schuldner nur als Mit- oder Gesamteigentümer beteiligt

ist. Darauf beruht Art. 61 Abs. 1 KV, der die beiden Fälle

gleiohstellt; vgl. ferner BGE 51 In 55, 62 In 145, 64

III 48, 67 III 107. Das schliesst natürlich nicht aus, dass

im Konkurs auch ein bloss teilweises Eigentum des Ge-

meinschuldners zur Verwertung gelangen kann (Art.

73/130 VZG und Art. 16 VV AG, BGE 52 In 56), wenn

eben nicht Betreibung auf Verwertung des ganzen Pfandes

durohgeführt wird. Und im Fall einer solohen Betreibung

kommt der Konkursmasse des einen Mit- oder Gesamt-

eigentümers die Stellung eines mitzubetreibenden Pfand-

eigentümers zu, was Art. 89 VZG, vom Fehlen jeglichen

Eigentums des Gemeinschuldners am Pfandgegenstand

ausgehend, nioht in Betraoht zieht (vgl. BGE 67 III 107).