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Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 32.
bungsrechtlicheIi Stellung bestraft. Freilich mag die
Bekämpfung einer Drittansprache, wenn damit keine
weitern Vorteile verbunden sind, mitunter nicht als
lohnend erscheinen : etwa bei Vorrang der an der Pfändung
teilnehmenden Forderungen des Drittansprechers, so dass
diesem angesichts der Forderungsbeträge und der vorhan-
denen Vermögenswerte ohnehin der ganze Verwertungs-
erlös zufallen wird. Allein, wenn der Ansprecher bereits
als Gruppengläubiger eine so starke Stellung hat, wäre
es um so weniger gerechtfertigt, ihm diese Verfahrens-
rechte abzusprechen, bloss um andern Gläubigem einen
Anreiz zur Bekämpfung der von ihm erhobenen Eigen-
tums- oder Pfandansprache zu geben. Die beteiligten
Gläubiger haben es mit sich auszumachen, ob die bei
dieser Sachlage noch in· Frage stehenden Vorteile -
und
sei es auch nur die Verhütung zu hoher Verlustscheins-
forderungen des Drittansprechers, die bei späterer Belan-
gung des Schuldners mit den ihren konkurrieren würden
-
beträchtlich genug seien, um eine genaue Prüfung
der Eigentums- oder Pfandansprüche und gegebenenfalls
die gerichtliche Austragung als in ihrem Interesse liegend
erscheinen zu lassen.
Hat demnach die Erhebung eines Eigentums- oder
Pfandanspruchs durch einen Gruppengläubiger nur als
eventueller Verzicht auf die Pfändung des betreffenden
Gegenstandes für ihn zu gelten, so kommt nicht in Frage,
dass er zur Wahrung seiner Teilnahmerechte ausserdem
binnen bestimmter Frist etwas vorzukehren hätte, wie
dies den andern Gläubigem obliegt, die ihre Rechte
nicht durch den Drittanspruch verdrängen lassen wollen.
Die hiefür in Art. 106-109 SchKG vorgesehenen Fristen
dem Drittansprecher selbst, als Gruppengläubiger, anzu-
setzen und ihn damit gewissermassen zu seinem eigenen
Prozessgegrler zu machen, geht gar nicht an, wie bereits
in BGE 28 I 372 = Sep.-Ausg. 5,222 dargetan wurde.
Für ihn ergibt sich eben die bis auf weiteres fortdauernde
Teilnahme an der Pfandung des anderseits als Eigentum
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oder Pfand angesprochenen Gegenstandes aus der alter-
nativen Natur seiner Ansprüche, wonach nicht schon die
Erhebung des Drittanspruchs, sondern erst dessen end-
gültige Anerkennung die dem Ansprecher als Gruppen-
gläubiger zustehenden Teilnahmerechte dahinfallen lässt.
Demnach erkennt die Schuldbetr.- u. Konkurskammer :
Der Rekurs wird abgewiesen.
33. Arr~t du 29 novembre 1939 dans la cause J. Briffod et eie.
Suspension de la pourBUite pour Muse de service müitaire (art 57
LP).'
.
Le benefice de.,Ja suspensio~ des poursuites peut ~tre invoque
par l~ sOClet6s c~)InmerClales teIles que Ja societ6 en nom
~Ollectl! ou la somet6 en commandite dont tous les associes
mdefiIllmen~ responsables qui ont qualit6 pour les representer
envers les tlers sont au service militaire.
RoohtsstilllJtand wegen Mi~itärdienstes. (Art. 57 SchKG).
Handelsgesellsch~ften, ~Ie KollektIV. und Kommanditgesell-
schaften, genlessen dlese Rechtswohltat dann, wenn die sie
nach aussen vertretenden Teilhaber alle sich im Militärdienste
befinden.
Sospensione degli atti esooutivi a motioo del servizio müitare (art.
57 LEF).
TI beneficio della. sospensione degli atti esecutivi puo essere invo-
cato dalle someta commerciali, come la societa in nome collet-
tivo 0 la societa in accomandita, i cui soci illimitatamente
resp~)fisabili aventi quaJita per rappresentarle di fronte ai
terzi sono tutti in servizio militare.
A. -
Le 31 aout 1939, la Societe anonyme des Char-
bonnages Reunis a fait notifier a la Societe en commandite
J. Briffod et C1e, a Geneve, un commandement de payer
pour Ia somma de 978 fr. 90 et interet, moins le montant
de divers acomptes payes.
Le meme jour, la Distillerie Jules Blanc, a Bulle, Iui
a fait notHier de son cote une commination de faillite
pour une creance de 33 fr.
Par actes des 5 et 16 septembre 1939, la Societe debitrice
s'est adressee a l'Autorite de surveillance en concluant a
AS 65 m -
1939
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l'annulation de la poursuite dirigee par la Societe anonyme
des Charbonnages R6unis et de la commina.tion de fa.illite
signifiee par la' Distillerie Jules Blanc. A l'appui de ces
conclusions, elle invoquait, premierement, le fait que le
commandement de payer et la commination de faillite
avaient ete notifi6s a Dame Briffod, mere de J. Briffod,
seul associ6 ind6finiment responsable, la quelle n'etait pas
au courant des affaires de la socieM et par ailleurs inca-
pable en raison d6ja de son age de les diriger, et, seeonde-
ment, le fait que ledit J. Briffod etait sous les drapeaux,
ce qui suffisait, suivant elle, a entramer l'application de
l'art. 57 LP.
Statuant par une seule et meme decision sur les de~
plaintes, l'AutoriM de surveillance les a rejetees l'une et
l'autre, en relevant, d'une part, que, verification faite,
les actes inerimines avait 6M notifi6s a Sieur Briffod pere
qui, se trouvant dans les bureaux da la soei6M en l'absence
de son fils mobilise, devait etre consid6re eomme un
employe de la socieM et partant qualifie pour recevoir les
notifications la concernant, et, d'autre part, que l'art.
57 LP ne s'appliquait qu'aux personnes physiques.
B. -
La Societe J. Briffod et Cie a reeouru a la Chambre
des poursuites et des fa.illites du Tribunal f6deral en
concluant a l'annulation du commandement de payer
notifie a la requete de 1a S. A. des Charbonnagas Reunis
et de la commination de faillite notifiee a 1a requete de
la Distillerie J. Blane.
Oonsidbant en droit :
L'art. 57 LP, qui sur ce point n'a pas eM modifi6 par
l'ordonnance du Conseil fed6ral du 17 octobre 1937,
pr6voit que la poursuite est suspendue non seulement
lorsqu'elle est dirigee contre une personne qui se trouve
au service militaire, mais aussi lorsqu'elle est dirigee
contre un debiteur dont le representant lt3gal est lui-meme
au service militaire. Certains commentateurs interpretent,
il est vrai, les termes « representant legal» dans un sens
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etroit, autrement dit comme ne s'appliquant qu'aux
representants qui tiennent leurs pouvoirs de la loi et
non pas seulement d'un oontrat (cf. JAEGER, art. 57 note
4, BLUMENSTEIN, p. 208). Cette interpretation ne tient
en realite pas suffisamment compte du but de la dispo-
sition, qui est en efiet d'exclure toute poursuite contra
quiconque est empecM de sauvegarder ses droits du fait
que son repr6sentant ast au service militaire. Or cet
empechement existe non seulement pour las personnas
qui ont un representant legal au sens propre du terme,
mais aussi pour les soci6tes commerciales, teIles que la
soci6te en nom colleetif et la soci6M en commandite, dont
tous les associ6s ind6finiment responsables qui ont qualite
pour les representer envers las tiers sont au service mili-
taire. La ratio legis exige en ee eas que la soci6M en nom
collectif ou en commandite qui est ainsi empechee de
sauvegarder ses droits soit assimilee aux personnes au
nom des quelles agit un veritable representant legal, a
moins, bien entendu, qu'elle n'ait un ou des fond6s de
pouvoirs qui puissent la representer sans le concours de
l'associ6 ou des associ6s qui sont au service militaire.
Mais cette derniere hypothese n'est pas realisee en l'espece,
puisque pr6cisement il est etabli que l'unique associe
ayant qualite pour representer la debitrice 6tait au service
militaire lors de la notification des actes attaqu6s. Ces
actes doivent donc etre annules.
La Ohambre des poursuites et des taillites prononce :
Le recours est admis. En cons6quence, le commande-
ment de payer notifi6 a la societe recourante le 31 aout
1939 par la S. A. des Charbonnages R6unis et la commu-
nieation da faillite a elle notifiee a la requete de la Distil-
lerie Jules Blanc sont annutes.