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65_III_113

BGE 65 III 113

Bundesgericht (BGE) · 1939-01-01 · Deutsch CH
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Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 32.

bungsrechtlicheIi Stellung bestraft. Freilich mag die

Bekämpfung einer Drittansprache, wenn damit keine

weitern Vorteile verbunden sind, mitunter nicht als

lohnend erscheinen : etwa bei Vorrang der an der Pfändung

teilnehmenden Forderungen des Drittansprechers, so dass

diesem angesichts der Forderungsbeträge und der vorhan-

denen Vermögenswerte ohnehin der ganze Verwertungs-

erlös zufallen wird. Allein, wenn der Ansprecher bereits

als Gruppengläubiger eine so starke Stellung hat, wäre

es um so weniger gerechtfertigt, ihm diese Verfahrens-

rechte abzusprechen, bloss um andern Gläubigem einen

Anreiz zur Bekämpfung der von ihm erhobenen Eigen-

tums- oder Pfandansprache zu geben. Die beteiligten

Gläubiger haben es mit sich auszumachen, ob die bei

dieser Sachlage noch in· Frage stehenden Vorteile -

und

sei es auch nur die Verhütung zu hoher Verlustscheins-

forderungen des Drittansprechers, die bei späterer Belan-

gung des Schuldners mit den ihren konkurrieren würden

-

beträchtlich genug seien, um eine genaue Prüfung

der Eigentums- oder Pfandansprüche und gegebenenfalls

die gerichtliche Austragung als in ihrem Interesse liegend

erscheinen zu lassen.

Hat demnach die Erhebung eines Eigentums- oder

Pfandanspruchs durch einen Gruppengläubiger nur als

eventueller Verzicht auf die Pfändung des betreffenden

Gegenstandes für ihn zu gelten, so kommt nicht in Frage,

dass er zur Wahrung seiner Teilnahmerechte ausserdem

binnen bestimmter Frist etwas vorzukehren hätte, wie

dies den andern Gläubigem obliegt, die ihre Rechte

nicht durch den Drittanspruch verdrängen lassen wollen.

Die hiefür in Art. 106-109 SchKG vorgesehenen Fristen

dem Drittansprecher selbst, als Gruppengläubiger, anzu-

setzen und ihn damit gewissermassen zu seinem eigenen

Prozessgegrler zu machen, geht gar nicht an, wie bereits

in BGE 28 I 372 = Sep.-Ausg. 5,222 dargetan wurde.

Für ihn ergibt sich eben die bis auf weiteres fortdauernde

Teilnahme an der Pfandung des anderseits als Eigentum

Schuldbetreibungs. und Konkursreoht. No 33.

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oder Pfand angesprochenen Gegenstandes aus der alter-

nativen Natur seiner Ansprüche, wonach nicht schon die

Erhebung des Drittanspruchs, sondern erst dessen end-

gültige Anerkennung die dem Ansprecher als Gruppen-

gläubiger zustehenden Teilnahmerechte dahinfallen lässt.

Demnach erkennt die Schuldbetr.- u. Konkurskammer :

Der Rekurs wird abgewiesen.

33. Arr~t du 29 novembre 1939 dans la cause J. Briffod et eie.

Suspension de la pourBUite pour Muse de service müitaire (art 57

LP).'

.

Le benefice de.,Ja suspensio~ des poursuites peut ~tre invoque

par l~ sOClet6s c~)InmerClales teIles que Ja societ6 en nom

~Ollectl! ou la somet6 en commandite dont tous les associes

mdefiIllmen~ responsables qui ont qualit6 pour les representer

envers les tlers sont au service militaire.

RoohtsstilllJtand wegen Mi~itärdienstes. (Art. 57 SchKG).

Handelsgesellsch~ften, ~Ie KollektIV. und Kommanditgesell-

schaften, genlessen dlese Rechtswohltat dann, wenn die sie

nach aussen vertretenden Teilhaber alle sich im Militärdienste

befinden.

Sospensione degli atti esooutivi a motioo del servizio müitare (art.

57 LEF).

TI beneficio della. sospensione degli atti esecutivi puo essere invo-

cato dalle someta commerciali, come la societa in nome collet-

tivo 0 la societa in accomandita, i cui soci illimitatamente

resp~)fisabili aventi quaJita per rappresentarle di fronte ai

terzi sono tutti in servizio militare.

A. -

Le 31 aout 1939, la Societe anonyme des Char-

bonnages Reunis a fait notifier a la Societe en commandite

J. Briffod et C1e, a Geneve, un commandement de payer

pour Ia somma de 978 fr. 90 et interet, moins le montant

de divers acomptes payes.

Le meme jour, la Distillerie Jules Blanc, a Bulle, Iui

a fait notHier de son cote une commination de faillite

pour une creance de 33 fr.

Par actes des 5 et 16 septembre 1939, la Societe debitrice

s'est adressee a l'Autorite de surveillance en concluant a

AS 65 m -

1939

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Schuldbetreibungs~ und Konkursrecht. No 33.

l'annulation de la poursuite dirigee par la Societe anonyme

des Charbonnages R6unis et de la commina.tion de fa.illite

signifiee par la' Distillerie Jules Blanc. A l'appui de ces

conclusions, elle invoquait, premierement, le fait que le

commandement de payer et la commination de faillite

avaient ete notifi6s a Dame Briffod, mere de J. Briffod,

seul associ6 ind6finiment responsable, la quelle n'etait pas

au courant des affaires de la socieM et par ailleurs inca-

pable en raison d6ja de son age de les diriger, et, seeonde-

ment, le fait que ledit J. Briffod etait sous les drapeaux,

ce qui suffisait, suivant elle, a entramer l'application de

l'art. 57 LP.

Statuant par une seule et meme decision sur les de~

plaintes, l'AutoriM de surveillance les a rejetees l'une et

l'autre, en relevant, d'une part, que, verification faite,

les actes inerimines avait 6M notifi6s a Sieur Briffod pere

qui, se trouvant dans les bureaux da la soei6M en l'absence

de son fils mobilise, devait etre consid6re eomme un

employe de la socieM et partant qualifie pour recevoir les

notifications la concernant, et, d'autre part, que l'art.

57 LP ne s'appliquait qu'aux personnes physiques.

B. -

La Societe J. Briffod et Cie a reeouru a la Chambre

des poursuites et des fa.illites du Tribunal f6deral en

concluant a l'annulation du commandement de payer

notifie a la requete de 1a S. A. des Charbonnagas Reunis

et de la commination de faillite notifiee a 1a requete de

la Distillerie J. Blane.

Oonsidbant en droit :

L'art. 57 LP, qui sur ce point n'a pas eM modifi6 par

l'ordonnance du Conseil fed6ral du 17 octobre 1937,

pr6voit que la poursuite est suspendue non seulement

lorsqu'elle est dirigee contre une personne qui se trouve

au service militaire, mais aussi lorsqu'elle est dirigee

contre un debiteur dont le representant lt3gal est lui-meme

au service militaire. Certains commentateurs interpretent,

il est vrai, les termes « representant legal» dans un sens

Schuldbetreibungs~ und Konkursreoht, N° 33.

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etroit, autrement dit comme ne s'appliquant qu'aux

representants qui tiennent leurs pouvoirs de la loi et

non pas seulement d'un oontrat (cf. JAEGER, art. 57 note

4, BLUMENSTEIN, p. 208). Cette interpretation ne tient

en realite pas suffisamment compte du but de la dispo-

sition, qui est en efiet d'exclure toute poursuite contra

quiconque est empecM de sauvegarder ses droits du fait

que son repr6sentant ast au service militaire. Or cet

empechement existe non seulement pour las personnas

qui ont un representant legal au sens propre du terme,

mais aussi pour les soci6tes commerciales, teIles que la

soci6te en nom colleetif et la soci6M en commandite, dont

tous les associ6s ind6finiment responsables qui ont qualite

pour les representer envers las tiers sont au service mili-

taire. La ratio legis exige en ee eas que la soci6M en nom

collectif ou en commandite qui est ainsi empechee de

sauvegarder ses droits soit assimilee aux personnes au

nom des quelles agit un veritable representant legal, a

moins, bien entendu, qu'elle n'ait un ou des fond6s de

pouvoirs qui puissent la representer sans le concours de

l'associ6 ou des associ6s qui sont au service militaire.

Mais cette derniere hypothese n'est pas realisee en l'espece,

puisque pr6cisement il est etabli que l'unique associe

ayant qualite pour representer la debitrice 6tait au service

militaire lors de la notification des actes attaqu6s. Ces

actes doivent donc etre annules.

La Ohambre des poursuites et des taillites prononce :

Le recours est admis. En cons6quence, le commande-

ment de payer notifi6 a la societe recourante le 31 aout

1939 par la S. A. des Charbonnages R6unis et la commu-

nieation da faillite a elle notifiee a la requete de la Distil-

lerie Jules Blanc sont annutes.