opencaselaw.ch

64_II_337

BGE 64 II 337

Bundesgericht (BGE) · 1938-01-01 · Deutsch CH
Quelle Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

336

FamiliE'nrecht. No 55.

j)a~ Bundesgericht zieht in JiJ1'/Dägung :

Die zi\'iIre.chtIiehe Beschwerde ist nur zulässig gegen

Entscheide der letzten kantonalen Instanz (Art. 86 des

Gesetzes über die Organisation der BUlldesrechtspflege).

Die Justizdirektion des Kantons Zürich, welche die ange-

fochtene Verfügung erlassen hat, wäre letzte Instanz,

wenn es sich hpim vorliegenden Streit um eine Vormulld-

schaftssache handeln würde : denn da sie die zweite vor-

mundschaftliche Aufsichtsbehörde ist, wäre nach der A us-

legung, die Art. 361 ZGB durch die Praxis gefunden hat,

('in 'Veiterzug an eine dritte kantonale Instanz von Bun-

desrechts wegen unzulässig (BOE 47 II 17 E. 2). Diese

Bes('hränkung des Instanzenzuges gilt indessen nur für

die kraft eidgenössischen Rechtes den vormundschaftlid}(>]l

Behörden übertragenen Obliegenheiten.

'Vährpnd dieH

für die liindesschntzmassnahmen im Sinne von Art. 2R3

und für die Versorgung der Kinder gemäss Art. 284 zcm

zutrifft, j"t mit Bezug auf (!je Entziehung und Wiederher-

stellung der elterlichen Gewalt den Kantonen die Bezeich-

nung der zuständigen Behörden freigestellt (ZGB Art. 285,

287 und 288). Sie können Verwaltungs- oder Gerichts-

behörden oder in der Instanzenordnung auch beide zu-

sammen damit betrauen, wie Zürich es hinsichtlich des

Entzuges der elterlichen Gewalt getan hat (§ 70 EG zum

ZOB). Sie können diese Aufgabe aber auch den vormund-

schaftlichen Behörden überlassen, wie es in Zürich gemäss

§ 71 des EG zum zon für Entscheidungen über die Wie-

derherstellung der elterli, ou meme de retablir

I'etat anterieur des lieux, mais seulement lorsque a l'epoque

des travaux Ia souroe etait deja utilisee d'une maniere consi-

derable ou captee en vue de son utilisation (art. 706-707, 704

al. 3 CC). (Consid. 2).

RöIe de la bonne foi ? (Consid. 3).

Conditions de l'expropriation prevue it l'art. 7] 1 CC. (Consid.4).

A. -

La Commune d'Albeuve est proprietaire du

paturage de En Lys qui confine au paturage de Chenaux,

lequel appartient en copropriere a Robert Colliard et a

Auguste Chaperon. A sept metres de la limite des fonds,

sur En Lys, jaillissait une source formant la naissance

Sachenrecht. N0 57.

341

du ruisseau du Flon. A 1400 metres de la source, sur la

propriete de la Chenalettaz, une prise d'eau a ere

effectuee au ruisseau, en 1927, par la Societe des eaux

de la Mytha, dont fait partie la Commune d'Albeuve.

Au debut de 1929, la Commune d'Albeuve a projete

de capter la source dans l'inreret du paturage de la

Raveyre et d'autres fonds. A cet effet, elle a procede

d'abord ades travaux de bornage, destines a savoir

exactement sur quel fonds se trouvait la source, puis

ades travaux de jaugeage pour lesquels, le II octobre

1929, des cheneaux ont ete places.

Le 12 octobre, soit le lendemain, Colliard et Chaperon

ont effectue sur leur fonds, a quelques metres de la

source, des travaux qui ont mis a nu les filets d'eau

alimentant celle-ci.

B. -

En mai 1930, la Commune d'Albeuve a intenre

action a Colliard et Chaperon. Elle conclut a ce qu'il

soit prononce que les defendeurs doivent s'abstenir de

poursuivre les travaux par lesquels ils ont coup6 la

source, propriete de la demanderesse, et qu'ils doivent

retablir les lieux dans leur etat anterieur; subsidiaire-

ment, qu'ils doivent payer une indemniM de 8000 fr.,

et plus subsidiairement, qu'ils doivent consentir a une

expropriation du superflu des ealix qu'ils ont fait sourdre

sur leur fonds.

Les defendeurs ont coneIu a liberation.

Le Tribunal de la Gruyere a alloue a la demanderesse

ses coneIusions principales.

La Cour d'appel du Canton de Fribourg a rejere l'action.

G. -

La Commune d'Albeuve a recouru en r6forme

contre cet arret en reprenant ses conclusions. Subsidiaire-

ment, elle demande sur un point un compIement d'enquete

au sens de l'art. 82 OJ.

GonBiderant en droit :

1. -

La Commune d'Albeuve pretend etre proprietaire

de la source litigieuse et elle reclame la protection des