Volltext (verifizierbarer Originaltext)
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Obliiationenrecht. No 70.
Dern'Fh erkennt da8 Bundesgericht:
Auf die Berufung \\ird bezüglich des Begehrens I
(Disp. I und 2 des angefochtenen Urteils) nicht einge-
treten; im übrigen wird die Berufung abgewiesen.
Vgl. auch Nr. 77. -
Voir aussi n° 77.
11. OBLIGATIONENRECHT
DROIT DES OBLIGATIONS
70. Arret da 1a Ire Seetion eivile du 17 septembre 1936
dans Ia cause lIauff contre B.
Responsabilite d'un medecin pour le dommage resultant d'une
erreur de therapeutique (injection sous-cutanee d'une specialite
pharmaceutique exclusivement reservee a des injections
intraveineuses).
A. -
Dans les premiers jours de jillllet 1930, Albrecht
Raufi, allemand residant a Geneve pour ses etudes da .
dentiste, tomba malade d'une angine assez grave. Il fit
demander le Dr B., qu'il ne connaissait pas. Celill-ci pra-
tiqua tout d'abord, le 4 juillet 1930, l'excision d'un abces.
Mais l'etat du malade ne s'ameliora pas. Des symptOmes
de gangrene (sphacele) apparurent le 7 jillIlet au matin,
cependant que l'etat des reins inspirait au medecin quel-
ques inquietudes. Ce matin-la, Raufi eXFliqua au Dr B.
que, dans un cas analogue, il avait ete traiM avec succes
au moyen d'injections intraveineuses d'une specialite phar-
maceutique allemande: la Trypaflavine. Le Dr B. decida
d'essayer ce produit, qu'i! ne pratiquait pas. Il employa
pour cela une boite de Trypaflavine qui ne contenait pas
de mode d'emploi et fit, le soir du 7 juillet, une injection
Obligationenrecht. N0 70.
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sous-cutanee dans la cuisse droite. Le lendemain, la tempe-
rature avait baisse et la convalescence commen9ait.
Mais, des le 12 juillet, une forte reaction se produisit a
la place ou l'injection avait ete pratiquee. Rentre en Alle-
magne le 18 juillet, Rauft y fut soigne jusqu'au 18 aout,
epoque a laquelle la peau de la region affectee fut incisee.
TI revint a Geneve en automne 1930, mais il ne put repren-
dre immediatement son travail .. .
B.- ....................... .
G. -
Par exploit du 12 fevrier 1931, Raufi a assigne le
Dr B. en dommages-interets. En cours de procedure il a
coneIu a l'allocation d'une indemnite de 25000 fr., et au
rejet des coneIusions du defendeur.
Le defendeur a coneIn a liberation. Reconventionnelle-
ment, il a reclame 1065 fr. pour ses honoraires.
Le President du Tribunal a ordonne une expertise con-
fi6e a trois mooecins ... Les experts ont admis que le
Dr B. avait commis une erreur therapeutique, attenuee
par les circonstances ...
D. -
Par jugement du 5 decembre 1935, le Tribunal
genevois de 1 re instance a alloue au demandeur une indem-
nite de 16599 Fr. 15 sous imputation de 810 fr. 80 dus au.
Dr B. a titre d'honoraires.
Sur appel du defendeur, la Cour de Justice de Geneve,
par arret du 17 avril1936, a reduit a 6307 Fr. 151e montant
des dommages-interets dus au demandeur ...
E. -
Par acte depose en temps utile, Hauff a recouru en
reforme en coneIuant a l'annulation de l'arret d'appel et
au maiiltien du jugement de Ire instance.
L'intime s'est joint au recours; il conclut a la reforme
de l'arret attaque, dans le sens du reiet complet de la
demande et de l'admission complete de la demande recon-
ventionnelle.
Gonsiderant en droit :
1. -- Les experts ont affirme, et l'intime ne conteste pas
que la Trypaflavine ne doit etre administree que par in-
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Obligationenrecht. N° 71.
jections intraveineuses. Il en resulte que le Dr B. a incon-
testablement c6mmis une faute en procedant par injections
sous-cutanees. :Car ou bien il connaissait le mode d'emploi
de la Trypaflavine, et alors il ne devait sous aucun pre-
texte s'en ecarter; ou bien, il ne le connaissait pas et alors
il devait se renseigner, avant d'utiliser ce produit, ce qu'il
aurait pu faire dans la journee du 7 juillet 1930. Vainement
l'intime explique-t-il que toute injection intraveineuse
etait contre-indiquee, vu l'etat des reins du malade; si
tel etait le cas, il fallait renoncer a la Trypaflavine, et non
l'injecter d'une fa90n contraire au mode d'emploi normal.
Vainement aussi le Dr B. aIIegue-t-il que ce remMe lui
etait impose par le malade; les conseils, les ordres memes
du patient ne dispensent pas le medecin de proceder selon
les regles de l'art.
11 y a donc eu faute de la part du Dr B., et cette faute
entraine sa responsabilite, car il n'est pas conteste que les
troubles dont se plaint le recourant sont Ies consequences
de la malencontreuse injection.
Par ces molits, le Tribunal tederal prononce :
Les recours sont rejetes et l'arret cantonal est entiere-
ment confirme.
71. Auszug aus dem Urteil der I. Zivilabteilung vom
6. Oktober 1936 i. S. Berner Schachtelkisefabrik A.-G. und
Fromagerie La Castel S. A. gegen Schweiz~rische Xiseunion.
Boykott.
1. Der Boykott als Kampfma,<;snahme einer :M ehr h e i t von
Personen, die statutarisch oder vertraglich ge bunden sind.
Erw. 1.
2. Der Zweck dei; Boykottes kann u. U. auch die Ver n ich tun g
der wi rts chaftlichen Existenz des Boykottierten
rechtfertigen. Erw. 3.
A. -
Die Beklagte, Schweizerische Käseunion in Bern,
ist eine Genossenschaft, der als Mitglieder schweizerische
Obligationcnrecht. XO 71.
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Unternehmungen der Käsebranche, der Zentralverband
schweizerischer Milchproduzenten und der Schweizerische
Milchkäuferverband angehören. Sie verfügt zufolgeihrer
Organisation und auf Grund von Verträgen über den
weitaus grössten Teil der schweizerischen Käseproduktion.
Den Käsehandel betreibt sie durch ihre Mitglieder. Diese
'besorgen den Einkauf im Namen und auf Rechnung der
Genossenschaft. Ebenso führen sie den Weiterverkauf
zu den von der Genossenschaft festgesetzten Preisen und
Bedingungen durch, aber auf eigenen Namen und eigene
Rechnung.
B. -
Einen beträchtlichen Teil des Käses von II a
Qualität und von deklassierter I a Ware liefert die Käse-
union auf die dargestellte Weise an die schweizerischen
Schachtelkäsefabriken. Diese Ware bildet das Rohmaterial
für die Herstellung von Schachtelkäse.
Da die Konkurrenz unter den Schachtelkäsefabriken
auf dem inländischen und dem ausländischen Markt zu
Preisunterbietungen und andern Auswüchsen
~ührte,
ergriff die Käseunion im Jahre 1933 die Initiative zur
Zusammenfassung aller Schachtelkäsefabriken in einem
Syndikat. Am ll. Januar 1934 kam das Syndikat in Form
einer Genossenschaft unter der Firma Verband Schwei-
zerischer Emmentaler-Schachtelkäsefabrikanten zustande.
Es traten ihm alle Fabriken bei mit Ausnahme der beiden
Klägerinnen und der später gegründeten Egger Käse A.-G.
in Meilen, der Lieferantin der Migros A.-G.
Um sämtliche Schachtelkäsefabriken zum Eintritt in das
Syndikat zu veranlassen, setzte die Käseunion die Preise,
welche die Aussenseiter für das Schachtelkäse-Rohmaterial
zu bezahlen hatten. bis zu 40 % höher an als für die
Syndikatsmitglieder .
O. -
Die beiden Klägerinnen strengten gegen die Käse-
union vorliegenden Prozess an, indem sie verlangten:
1. Die von der Beklagten gegen die Klägerinnen
getroffene Preismassnahme sei als unzulässiger Boykott
gerichtlich aufzuheben;