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Strafrecht.
mehr habe anhalten können, als er des Kindes auf eine
Distanz von 7-8 m ansichtig geworden sei. Nun wäre aber
bei einer Geschwindigkeit von 30 kni ein Anhalten auf 7 -8 m
überhaupt nicht mehr möglich gewesen, da die Anhalte-
strecke einschliesslich der Reaktionszeit bei der genannten
Geschwindigkeit durchschnittlich 15,53 m beträgt (vgl.
die Bremstabelle bei STREREL, S. 380); die Vermutungen,
die das Obergericht aus dem Nichtanhalten des Kassa-
tionsklägers zieht, könnten somit von vorneherein nicht
richtig sein.
3. -
Sofern es sich bei der Milchgasse nur um einen
Hausplatz von 2 oder 3 Häusern, bezw. um die Zufahrt zu
diesem, handelt, wie der Kassationskläger dies· behauptet,
so wäre daher eine Verletzung der Art. 20 und 25 MFG zu
verneinen. Da die Akten über die Richtigkeit dieser Be-
hauptung keinen Aufschlus..'! geben, so ist die Sache zur
Vornahme der erforderlichen Erhebungen hierüber an die
Vorinstanz zurückzuweisen.
4. -
Aber auch für den Fall, dass nach den örtlichen
Verhältnissen die Milchgasse als eine Seitenstrasse anzu-
sehen wäre, könnte der Vormstanz nicht ohne weiteres bei-
gepflichtet werden. Denn nach der Behauptung des Kas-
sationsklägers ist für den von Rheinfelden her kommenden
Fahrer der obere Teil dei' Milchgasse vollständig übersicht-
lich, und nur das letzte Teilstück unmittelbar vor der Ein-
mündung ist durch eine Mauer und eine Grasböschung ver-
deckt, und auch da nur in der Höhe von 1,50 m, so dass
ein von dort kommendes Motorfahrzeug ebenfalls gesehen
werden könnte. Trifft diese Behauptung zu, so bestand
für den Kassationskläger wiederum kein Anlass, Signal zu
geben oder seine Geschwindigkeit noch weiter zu vermin-
dern, da er nicht damit zu rechnen hatte, einem von rechts
kommenden Motorfahrzeug den Vortritt gewähren zu
müssen. Dass ein Kind plötzlich aus der Einmündung
herausgerannt kommen könnte -
einen Erwachsenen
hätte er ja ebenfalls gesehen. bei Richtigkeit seiner Dar-
stellung -
brauchte er nicht vorauszusehen (vgl. oben
Organisation der Bundesrechtspflege. No 68.
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Erw. 2). Da den Akten über die Frage der Übersichtlich-
keit ebenfalls nichts entnommen werden kann, so hat sich
die Untersuchung der Vorinstanz auch auf diese Frage zu
erstrecken.
5. -
Ist eine Verletzung der Bestimmungen des MFG
aus einem der beiden erwähnten Gründe zu verneinen, so
würde· auch die Verurteilung wegen des kantonalen Delik-
tes der Körperverletzung nach der ständigen Praxis des
Kassationshofs hinfällig, da die Fahrlässigkeit des Kassa-
tionsklägers von der Vormstanz ausschliesslich in der
Verletzung der Fahrvorschriften des MFG erblickt wird
(vgl. BGE 61 I S. 214).
Demnach erkennt der Kassationshof :
Die Beschwerde wird dahin gutgeheiss~m, dass das Urteil
des Obergerichts des Kantons Aargau vom 11. Oktober
1935 aufgehoben und die Sache im Sinne der Erwägungen
an die Vorinstanz zurückgewiesen wird.
VI .. ORGANISATION DER BUNDESRECHTSPFLEGE
ORGANISATION JUDICIAIRE FEDERALE
68. Anit da la. Cour da cassa.tion panlle du a3 decambre 1935
dans la causa Hunkaler contre Cour da Justice de Genen.
Loi fMernle deleguant au Conseil fMeral la competenee pour
Mieter, par voie d'ordonnanee, des preseriptions BUr un cer-
tarn objet. Ordonnance du Conseil fMeral deleguant a. son tour
aux eantons la competence pour erueter des reglements d'appli-
cation, sous r6serve d'approbation par le Conseil fMeral lui-
m~me. Une fois eette approbation donnee, le Tribunal fMeral
n'a pas qualite pour examiner si le reglement cantonal est con-
forme a l'ordonnance du Conseil federal.
L. I. du 8 dooembre 1905 ~
le com..merce des denreu alimentairea
et de divers olJ'jm usuela, art. 7 al. 7.
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Strafrecht.
Ord. du OontJeil/Mbal du 29 janvier 1909, cmwernant l'abatage du
Mtail, l'inspection des viandeB. et le commeroe de la viande et
des preparati~ de viande.
A. -
Auguste Hunkeler-Delavigne exploite aGeneve,
depuis 1928, un commerce de charcuterie et da viande
fraiche de volailles, de Japins, etc. Une autorisation lui a
ere accord6e a ces fing le 8 septembre 1928 par le Departe-
ment genevois de justice et police.
Le 21 novembre 1933, le Conseil d'Etat de Geneve a
eJabore un nouveaureglement concernant l'abatage du
betail, l'inspection et le commerce des viandes. Ce regle-
ment -
qui a ere approuve par le Conseil federalle 14 de-
cembre 1933 -
contient, entre autres dispositions, les
articles ci-apres:
« § 23. -
B~-Okarcuterie. -
La vente de
viande fraiche de volailles, Japins, poissons, tortues,
gibier, crustaces, ~ollusques, etc., est interdite dans
ces locaux.
» § 37. -
La vente, la manipulation, Ja confection ou
l'entrepot de toutes espOOes de viande ou de prepara-
tions de viande sont interdits en tous lieux autres que
ceux prescrlts par le present reglement...
.
» § 69. -
Des l'entree en vigueur du pr6sent regle-
ment, seule Ja vente des viandes et preparations de
viande preserite pour chaque genre de commerce est
autoris6e. -
Un delai de six mois est accorde atout
detenteur d'une autorisation pour seconformer aux pres-
criptions concernant les installations et amenagements
de ses locaux ... »
Un extrait de. ce reglement a ere remis a Hunkeler.
N eanmoins celui-ei a eontinue a exploiter son commerce
comme par le passe. Mis en contravention a trois reprises,
il a d6clare qu'il refusait de se conformer aux nouvelles
prescrlptions.
B. -
Le l er oetobre 1934, le Procureur general de Ja
Republique et Canton de Geneve a fait eiter Hunkeler
devant le Tribunal de police de ce canton, sous la preven-
Organisation der Bundesrechtspflege. No 68.
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tion d'avoir, a trois reprises, expose ou mis en vente de
Ja viande fraiche, sans autorisation de l'autorire compe-
tente' infraction aux art. ll, 23, 24, 37 et 38 du reglement
du 21 novembre 1933.
Hunkeler a eonclu a liberation.
C. -
Par jugement du 3 juin 1935, le Tribunal a libere
Hunkeler de la prevention d'infraction aux art. 11 et 24
du reglement cantonal, mais l'a condamne a 60 fr. d'amende
et aux frais pour infraction aux art. 23, 37 et 68 dudit
reglement.
Sur appel du prevenu, ce jugement a ere confirme par
Ja Cour de Justice de Geneve, qui a condamne l'appeJant
aux frais de seconde instance (arret du 50ctobre 1935).
D. -
Par acte depose en temps utile, Hunkeler s'est
pourvu a la Cour de eassation p6nale du Tribunal· fedemI,
en coneluant a l'annulation du jugement de premiere ins.,.
tance et de l'arret d'appel, tous les frais etant mis a la
charge de l'Etat de Geneve.
E. -
La Cour de Justice et le Procureur general de la
Repuhlique et Canton de Geneve s'en ref'erent a l'auet
attaque.
OO'n8idbant en droät :
En son art. 7 al. 7, la loi federale du 8 decembre 1905
sur le commerce des denrees alimentaires et de divers
objets usuels dispose comme il suit :
« Le Conseil ted6ral edictera., par voie d'ordonnance,
des dispositions sp6ciales Bur l'abatage et l'inspection des
viandes ... »
En execution de cet artiele, le Conseil fedemI a ediere
l'ordonnance du 29 janvier 1909 concernant l'abatage du
betail, l'inspection des viandes et le commerce de la viande
et des preparations de viande. Les cantons sont charges
de l'applieation de cette ordonnance, eonformement a son
artiele 63. Les ordonnances d'execution promu1goees par
eux doivent etre approuvees par le Conseil fedemI.
Le Tribunal fedemI a juge a plusd'une reprise (v. no-
tamment RO 52 I 161) que l'approbation donn6e par le
Strafrecht.
Conseil federal a;, la Iegislation cantonale ne dispensait pas
les tribunaux d'examiner, en cas de litige, si cette legisla-
tion etait concili'able avec le droit federal. Mais il s'agissait
de l'approbation prevue par l'art. 102 n° 13 CF, qui ne
suppose, en somme, qu'un examen sommaire de la confor-
mite des actes cantonaux avec les lois votees parl'Assem-
bl6e federale.
Or, en l'espece, l'approbation du reglement cantonal
genevois n'a pas eu lieu en vertu de l'art. 102 ch. 13 CF,
mais bien en vertu de l'art. 63 precite de l'ordonnance du
29 janvier 1909. Ayant re~lU de l'Assemblee federale, par
l'art. 7 al. 7 de la loi sur les denrees alimentaires, unedeIe-
gation de competence, le Conseil federal en a deIegue a
son tour une partie aux cantons, tout en se reservant de
ratifier leur reuvre. TI suit de la que cette ratification n'est
que le prolongement de son activite de Iegislateur deIegue.
En d'autres termes: par cet acte, il fait siennes les pres-
criptions eructees par les cantons. Des lore le Tribunal
federal peut bien encore revoir la conformite de ces textes
avec les lois federales; en revanche, 181 question de 1eur
conformite avec l'ordonnance meme du Conseil federal est
definitivement tranch6e par l'executif.
C'est donc en vain que le recourant critique le reglement
genevois du 21 novembre 1933 (notamment son art. 23),
en le pretendant inconciliable avec l'ordonnance du
29 janvier 1909. Au contraire, ce reglement -
que Hun-
keler ne pretend pas contraire aux lois federales -
doit
etre considere comme rentrant dans le cadre de cette
ordonnance (notamment de son art. 25, al. 2). Or il est
constant que le recourant a viole ledit reglement. TI s'est
donc rendu passible des peines prevues par l'ordonnance
(art. 63), soit des peines enoncees dans la loi federale du
8 decembre 1905.
Le Tribunal fideral prorwnce :
Le pourvoi est rejeM.
Organisation der Bundesrechtspflege. No 69.
69. OrteU deli Eassationshofa vom gs. Dezember 1935
i. S. iüttimann gegen Staatsanwaltschaft Zürich.
Be d i n g t e r
S t r a f voll zug, Art. 33 5 BStrP. Bei
Vorliegen der in Art. 335 Aba. 2·4 genannten Voraussetzungen
darf der Richter den Strafaufschub nur verweigern, wenn· im
konkreten Falle besondere Umstände vorliegen, welche dessen
Anwendung· als z'Weckwidrigerscheinen lassen. -'- Gegen die
Verweigerung ist die Nichtigkeitsbeschwerde nur gegeben,
wenn der Richter das illIIl in Art. 335 gelassene Ermessen
überschritten hat.
A. -
Jakob Rüttimann in Arni ist vom Obergericht
des Kantons Zürich durch Urteil vom 24. Oktober 1935
wegen fortgesetzter Milchf"alschung (Zusatz zentrifugierter
Magermilch) gestützt auf Art. 36 und 37 IMG zu 3 Wochen
Gefängnis und 500 Fr. Geldbusse verurteilt worden unter
Ablehnung des bedingten Strafvollzugs des Art. 335 BStrP.
Die Ablehnung ist damit begründet, dass der Angeklagte
bereits früher einmal neben seinem Bruder in ein Strafver-
fahren wegen Milchfälschung verwickelt war, wo er frei-
gesprochen wurde. Trotz Freisprechung sei ihm dieses
Verfahren natürlich eine deutliche Warnung gewesen, die
aber, wie der vorliegende Fall zeige, nicht genügend ge-
wirkt habe. Das lasse seinen Charakter nicht in günstigem
Licht erscheinen. Dazu komme noch, dass er einen erheb-
lichen deliktischen Willen und eine Beharrlichkeit an den
Tag legte, die kaum erwarten lassen, da·ss er sich ohne Voll-
zug der Freiheitsstrafe künftig an die Schranken der
Rechtsordnung halten werde. Damit sei nicht gesagt, dass
er etwa auch in anderer Beziehung zu Delikten neige;
inbezug auf sein Gewinnstreben habe er aber zweifellos
nicht genügenden innern Halt, der Versuchung zu wider-
stehen, es mit unredlichen Mitteln zu befriedigen.
B. -
Die Verweigerung des bedingten Strafvollzugs
greift der Verurteilte mit rechtzeitig eingereichter Kassa-
tionsbeschwerde an. Er bezeichnet die hierfür gegebene
Begründung als willkürlich. Es sei nicht einzusehen, wieso