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61_I_441

BGE 61 I 441

Bundesgericht (BGE) · 1935-01-01 · Deutsch CH
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Strafrecht.

mehr habe anhalten können, als er des Kindes auf eine

Distanz von 7-8 m ansichtig geworden sei. Nun wäre aber

bei einer Geschwindigkeit von 30 kni ein Anhalten auf 7 -8 m

überhaupt nicht mehr möglich gewesen, da die Anhalte-

strecke einschliesslich der Reaktionszeit bei der genannten

Geschwindigkeit durchschnittlich 15,53 m beträgt (vgl.

die Bremstabelle bei STREREL, S. 380); die Vermutungen,

die das Obergericht aus dem Nichtanhalten des Kassa-

tionsklägers zieht, könnten somit von vorneherein nicht

richtig sein.

3. -

Sofern es sich bei der Milchgasse nur um einen

Hausplatz von 2 oder 3 Häusern, bezw. um die Zufahrt zu

diesem, handelt, wie der Kassationskläger dies· behauptet,

so wäre daher eine Verletzung der Art. 20 und 25 MFG zu

verneinen. Da die Akten über die Richtigkeit dieser Be-

hauptung keinen Aufschlus..'! geben, so ist die Sache zur

Vornahme der erforderlichen Erhebungen hierüber an die

Vorinstanz zurückzuweisen.

4. -

Aber auch für den Fall, dass nach den örtlichen

Verhältnissen die Milchgasse als eine Seitenstrasse anzu-

sehen wäre, könnte der Vormstanz nicht ohne weiteres bei-

gepflichtet werden. Denn nach der Behauptung des Kas-

sationsklägers ist für den von Rheinfelden her kommenden

Fahrer der obere Teil dei' Milchgasse vollständig übersicht-

lich, und nur das letzte Teilstück unmittelbar vor der Ein-

mündung ist durch eine Mauer und eine Grasböschung ver-

deckt, und auch da nur in der Höhe von 1,50 m, so dass

ein von dort kommendes Motorfahrzeug ebenfalls gesehen

werden könnte. Trifft diese Behauptung zu, so bestand

für den Kassationskläger wiederum kein Anlass, Signal zu

geben oder seine Geschwindigkeit noch weiter zu vermin-

dern, da er nicht damit zu rechnen hatte, einem von rechts

kommenden Motorfahrzeug den Vortritt gewähren zu

müssen. Dass ein Kind plötzlich aus der Einmündung

herausgerannt kommen könnte -

einen Erwachsenen

hätte er ja ebenfalls gesehen. bei Richtigkeit seiner Dar-

stellung -

brauchte er nicht vorauszusehen (vgl. oben

Organisation der Bundesrechtspflege. No 68.

441

Erw. 2). Da den Akten über die Frage der Übersichtlich-

keit ebenfalls nichts entnommen werden kann, so hat sich

die Untersuchung der Vorinstanz auch auf diese Frage zu

erstrecken.

5. -

Ist eine Verletzung der Bestimmungen des MFG

aus einem der beiden erwähnten Gründe zu verneinen, so

würde· auch die Verurteilung wegen des kantonalen Delik-

tes der Körperverletzung nach der ständigen Praxis des

Kassationshofs hinfällig, da die Fahrlässigkeit des Kassa-

tionsklägers von der Vormstanz ausschliesslich in der

Verletzung der Fahrvorschriften des MFG erblickt wird

(vgl. BGE 61 I S. 214).

Demnach erkennt der Kassationshof :

Die Beschwerde wird dahin gutgeheiss~m, dass das Urteil

des Obergerichts des Kantons Aargau vom 11. Oktober

1935 aufgehoben und die Sache im Sinne der Erwägungen

an die Vorinstanz zurückgewiesen wird.

VI .. ORGANISATION DER BUNDESRECHTSPFLEGE

ORGANISATION JUDICIAIRE FEDERALE

68. Anit da la. Cour da cassa.tion panlle du a3 decambre 1935

dans la causa Hunkaler contre Cour da Justice de Genen.

Loi fMernle deleguant au Conseil fMeral la competenee pour

Mieter, par voie d'ordonnanee, des preseriptions BUr un cer-

tarn objet. Ordonnance du Conseil fMeral deleguant a. son tour

aux eantons la competence pour erueter des reglements d'appli-

cation, sous r6serve d'approbation par le Conseil fMeral lui-

m~me. Une fois eette approbation donnee, le Tribunal fMeral

n'a pas qualite pour examiner si le reglement cantonal est con-

forme a l'ordonnance du Conseil federal.

L. I. du 8 dooembre 1905 ~

le com..merce des denreu alimentairea

et de divers olJ'jm usuela, art. 7 al. 7.

442

Strafrecht.

Ord. du OontJeil/Mbal du 29 janvier 1909, cmwernant l'abatage du

Mtail, l'inspection des viandeB. et le commeroe de la viande et

des preparati~ de viande.

A. -

Auguste Hunkeler-Delavigne exploite aGeneve,

depuis 1928, un commerce de charcuterie et da viande

fraiche de volailles, de Japins, etc. Une autorisation lui a

ere accord6e a ces fing le 8 septembre 1928 par le Departe-

ment genevois de justice et police.

Le 21 novembre 1933, le Conseil d'Etat de Geneve a

eJabore un nouveaureglement concernant l'abatage du

betail, l'inspection et le commerce des viandes. Ce regle-

ment -

qui a ere approuve par le Conseil federalle 14 de-

cembre 1933 -

contient, entre autres dispositions, les

articles ci-apres:

« § 23. -

B~-Okarcuterie. -

La vente de

viande fraiche de volailles, Japins, poissons, tortues,

gibier, crustaces, ~ollusques, etc., est interdite dans

ces locaux.

» § 37. -

La vente, la manipulation, Ja confection ou

l'entrepot de toutes espOOes de viande ou de prepara-

tions de viande sont interdits en tous lieux autres que

ceux prescrlts par le present reglement...

.

» § 69. -

Des l'entree en vigueur du pr6sent regle-

ment, seule Ja vente des viandes et preparations de

viande preserite pour chaque genre de commerce est

autoris6e. -

Un delai de six mois est accorde atout

detenteur d'une autorisation pour seconformer aux pres-

criptions concernant les installations et amenagements

de ses locaux ... »

Un extrait de. ce reglement a ere remis a Hunkeler.

N eanmoins celui-ei a eontinue a exploiter son commerce

comme par le passe. Mis en contravention a trois reprises,

il a d6clare qu'il refusait de se conformer aux nouvelles

prescrlptions.

B. -

Le l er oetobre 1934, le Procureur general de Ja

Republique et Canton de Geneve a fait eiter Hunkeler

devant le Tribunal de police de ce canton, sous la preven-

Organisation der Bundesrechtspflege. No 68.

443

tion d'avoir, a trois reprises, expose ou mis en vente de

Ja viande fraiche, sans autorisation de l'autorire compe-

tente' infraction aux art. ll, 23, 24, 37 et 38 du reglement

du 21 novembre 1933.

Hunkeler a eonclu a liberation.

C. -

Par jugement du 3 juin 1935, le Tribunal a libere

Hunkeler de la prevention d'infraction aux art. 11 et 24

du reglement cantonal, mais l'a condamne a 60 fr. d'amende

et aux frais pour infraction aux art. 23, 37 et 68 dudit

reglement.

Sur appel du prevenu, ce jugement a ere confirme par

Ja Cour de Justice de Geneve, qui a condamne l'appeJant

aux frais de seconde instance (arret du 50ctobre 1935).

D. -

Par acte depose en temps utile, Hunkeler s'est

pourvu a la Cour de eassation p6nale du Tribunal· fedemI,

en coneluant a l'annulation du jugement de premiere ins.,.

tance et de l'arret d'appel, tous les frais etant mis a la

charge de l'Etat de Geneve.

E. -

La Cour de Justice et le Procureur general de la

Repuhlique et Canton de Geneve s'en ref'erent a l'auet

attaque.

OO'n8idbant en droät :

En son art. 7 al. 7, la loi federale du 8 decembre 1905

sur le commerce des denrees alimentaires et de divers

objets usuels dispose comme il suit :

« Le Conseil ted6ral edictera., par voie d'ordonnance,

des dispositions sp6ciales Bur l'abatage et l'inspection des

viandes ... »

En execution de cet artiele, le Conseil fedemI a ediere

l'ordonnance du 29 janvier 1909 concernant l'abatage du

betail, l'inspection des viandes et le commerce de la viande

et des preparations de viande. Les cantons sont charges

de l'applieation de cette ordonnance, eonformement a son

artiele 63. Les ordonnances d'execution promu1goees par

eux doivent etre approuvees par le Conseil fedemI.

Le Tribunal fedemI a juge a plusd'une reprise (v. no-

tamment RO 52 I 161) que l'approbation donn6e par le

Strafrecht.

Conseil federal a;, la Iegislation cantonale ne dispensait pas

les tribunaux d'examiner, en cas de litige, si cette legisla-

tion etait concili'able avec le droit federal. Mais il s'agissait

de l'approbation prevue par l'art. 102 n° 13 CF, qui ne

suppose, en somme, qu'un examen sommaire de la confor-

mite des actes cantonaux avec les lois votees parl'Assem-

bl6e federale.

Or, en l'espece, l'approbation du reglement cantonal

genevois n'a pas eu lieu en vertu de l'art. 102 ch. 13 CF,

mais bien en vertu de l'art. 63 precite de l'ordonnance du

29 janvier 1909. Ayant re~lU de l'Assemblee federale, par

l'art. 7 al. 7 de la loi sur les denrees alimentaires, unedeIe-

gation de competence, le Conseil federal en a deIegue a

son tour une partie aux cantons, tout en se reservant de

ratifier leur reuvre. TI suit de la que cette ratification n'est

que le prolongement de son activite de Iegislateur deIegue.

En d'autres termes: par cet acte, il fait siennes les pres-

criptions eructees par les cantons. Des lore le Tribunal

federal peut bien encore revoir la conformite de ces textes

avec les lois federales; en revanche, 181 question de 1eur

conformite avec l'ordonnance meme du Conseil federal est

definitivement tranch6e par l'executif.

C'est donc en vain que le recourant critique le reglement

genevois du 21 novembre 1933 (notamment son art. 23),

en le pretendant inconciliable avec l'ordonnance du

29 janvier 1909. Au contraire, ce reglement -

que Hun-

keler ne pretend pas contraire aux lois federales -

doit

etre considere comme rentrant dans le cadre de cette

ordonnance (notamment de son art. 25, al. 2). Or il est

constant que le recourant a viole ledit reglement. TI s'est

donc rendu passible des peines prevues par l'ordonnance

(art. 63), soit des peines enoncees dans la loi federale du

8 decembre 1905.

Le Tribunal fideral prorwnce :

Le pourvoi est rejeM.

Organisation der Bundesrechtspflege. No 69.

69. OrteU deli Eassationshofa vom gs. Dezember 1935

i. S. iüttimann gegen Staatsanwaltschaft Zürich.

Be d i n g t e r

S t r a f voll zug, Art. 33 5 BStrP. Bei

Vorliegen der in Art. 335 Aba. 2·4 genannten Voraussetzungen

darf der Richter den Strafaufschub nur verweigern, wenn· im

konkreten Falle besondere Umstände vorliegen, welche dessen

Anwendung· als z'Weckwidrigerscheinen lassen. -'- Gegen die

Verweigerung ist die Nichtigkeitsbeschwerde nur gegeben,

wenn der Richter das illIIl in Art. 335 gelassene Ermessen

überschritten hat.

A. -

Jakob Rüttimann in Arni ist vom Obergericht

des Kantons Zürich durch Urteil vom 24. Oktober 1935

wegen fortgesetzter Milchf"alschung (Zusatz zentrifugierter

Magermilch) gestützt auf Art. 36 und 37 IMG zu 3 Wochen

Gefängnis und 500 Fr. Geldbusse verurteilt worden unter

Ablehnung des bedingten Strafvollzugs des Art. 335 BStrP.

Die Ablehnung ist damit begründet, dass der Angeklagte

bereits früher einmal neben seinem Bruder in ein Strafver-

fahren wegen Milchfälschung verwickelt war, wo er frei-

gesprochen wurde. Trotz Freisprechung sei ihm dieses

Verfahren natürlich eine deutliche Warnung gewesen, die

aber, wie der vorliegende Fall zeige, nicht genügend ge-

wirkt habe. Das lasse seinen Charakter nicht in günstigem

Licht erscheinen. Dazu komme noch, dass er einen erheb-

lichen deliktischen Willen und eine Beharrlichkeit an den

Tag legte, die kaum erwarten lassen, da·ss er sich ohne Voll-

zug der Freiheitsstrafe künftig an die Schranken der

Rechtsordnung halten werde. Damit sei nicht gesagt, dass

er etwa auch in anderer Beziehung zu Delikten neige;

inbezug auf sein Gewinnstreben habe er aber zweifellos

nicht genügenden innern Halt, der Versuchung zu wider-

stehen, es mit unredlichen Mitteln zu befriedigen.

B. -

Die Verweigerung des bedingten Strafvollzugs

greift der Verurteilte mit rechtzeitig eingereichter Kassa-

tionsbeschwerde an. Er bezeichnet die hierfür gegebene

Begründung als willkürlich. Es sei nicht einzusehen, wieso