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48_III_152

BGE 48 III 152

Bundesgericht (BGE) · 1922-01-01 · Français CH
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Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N0 43;

diesem Gedanken ist die Durchführung einer gewöhn~

lichen Betreibung nicht vereinbar, sei es, dass sie auf

Pfändung oder (bei Eintragung im Handelsregister)

auf Konkurs fortzusetzen wäre, letzteres nicht, weil

dadurch dem Bundesrat die Möglichkeit genommen

würde, Massnahmen zur Abwendung desselben zu treffen,

ersteres nicht, weil ~ie die vorzugsweise Befriedigung

des pfändenden Gläubig~rs aus dem allfällig in der

. Schweiz vorhandenen kautionsfreien Vermögens des

Versicherers zur Fo]ge haben würde. Die Rekursgegnerin

kann also ihre Forderung nur auf dem Wege der B~

treibung auf Rfandverwertung geltend macheu.

Demnach erkennt die Schuldbetr.- und Konkurskammer :

Der Rekurs wird begründet erklärt und die Betreibung

Nr. 90.575 aufgehoben.

43. Arrit du 10 octobre 1922 dans la cause Willener.

Insaisissabilite relative des salair~s (art 93 LP). -

L'art. 93

LP s'applique aux revenus proeures par la Iocation d'un

appartement, lorsque la jouissance de cet appartement

est accordee au debiteur, dans un contrat de travail, pour

tenir lieu de remuneration pecuniaire.

Dame Willener, concierg~ de deux maisons, sises Rue

de Carouge 69 et Rue Barthelemy Menn 4, a Geneve,

est retribuee par l'allocation d'un salaire annuel de

75 fra et par la jouissance d'un petit appartement dans

chacun des immeubles. Elle occupe ell~meme un de ces

logements, et sous-Ioue l'autre a' un nomme Fuchs, a

raison de 25 francs par mois.

Requis par la creanciere, dame Martin, de continuer

la poursllite No 40072 contre dame Willener, l'office a

constate le. 12 aoilt 1922 ce qui suit; «La debitrice ne

possede pas de biens mobiliers saisissables. Le montant

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de la loeation consentie a M. Fuchs a raison de 25 fr.

par mois constituant la seule ressource que possede la

debitriee pour contribuer a sa subsistance. n'a pas ete

saisie. »

La creanciere a recouru a l'Autorite de surveillance.

qui, statuant le 23 septembre 1922, a annule la decision

de l'office, en' admettant que le produit de la Iocation

d'une chambre ne rentrait pas dans les cas prevus a

l'art. 93 LP.

Dame Willener a forme un recours au Tribunal federal.

en concluant a la mise a neant du prononce cantonal.

Considerant en droit:

L'art. 93 LP, prescrit que les salaires (Lohnguthaben),

traitements et autres revenus provenant d'emplois,

(Diensteinkommen jeder Art) ne peuvent etre saisis

que deduction faite de ce que le prepose estime indis-

pensable au debiteur ou a sa famille. La jurisprudence

actuelle etend le benefice de cette disposition a « toutes les

sommes qui representent essentiellement la retribution

d'un travail personnel du debiteur» (Archiv für Schuld-

betreibung u. Konkurs II p. 110; RO 23 II p. 1299;

JAEGER, ad art. 93 note 1). Des lors elle declare

partiellement insaisissable la creance de pension (qui

comprend le dedommagement pour les prestationsdu

maUre), et le produit des sous-Iocations, dans la mesure

ou il s'agit de la retribution des services personnels

fournis par le bailleur. (Handelsrechtliche Entschei-

,dungen, 20 p. 199; Monatsbl. für Betreibung und Kon-

kurs IV p. 21).

La creance de dame Willener semble etre, il est vrai,

une simple creance de loyer. Mais, le droit aux logements

lui ayant ete concMe en place de salaire, ce droit de

jouissance participe de l'insaisissabilite relative prevue

a rart. 93 LP. En effet, puisqu'un salaire paye en denrees,

marchandises ou autres biens quelconques echappe a la

saisie, -

an meme titre qu'une somme d'argent -

des

ü.m-~

TI

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Schuldbetreibungs- und Konkursreeht. No 43 •

. qu'il est indispensable a l'entretien du debiteur ou de

sa famille, rien ne pennet de statuer differemment

lorsqu'il s'agit d'un droit de jouissanee stipule dans un

contrat de travail pour tenir lieu de remuneration

pecuniaire, et, partant, des revenus que ce droit peut

proeurer (cf. RO 23 II p. 1980).

La recourante ne fait, en sous-louant run des deux

appartements mis a sa disposition, que realiser le salaire

auquel elle a droit en contre-partie de ses services per-

sonnels. Saisir' integralement le prix de la sous-Iocation

equivaut done a la priver de son salaire, dans la mesure

oll. il lui est fourni en nature. En deniant au loyer du par

Fuehs le caractere de « revenu provenant d'emploi »,

l'Autorite de surveillance s'est attaehee exclusivemeut

a la nature juridique du bien a saisir. Or le Tribunal

fMeral a deelare maintes fois que, pour examiner si l'on

se trouve en presence d'IIn salaire .... ete., au sens de

rart. 93 LP, il faut se placer, non pas tant au point de

vue juridique qu'au point de vue eeonomlque. Le juge

doit des lors se preoccuper, moins de la nature du contrat

qui donne naissance au revenu, que de la source de ce

revenu, c'est-a-dire qu'i! doit rechercher avant tout si ee

dernier est le produit d'un travail ou d'un autre facteur

de production (eapital, credit, ete.) (RO 33 I p. 437;

M. sp. X p. 103).

.

Le recours de dame Willener est donc fonde. n n'est

pas necessaire de renvoyer la eause a l'instance cantonale,

car la somme de 25 fr. par mois due par Fuchs apparalt

d'emblee comme insaisissable au regard de l'art. 93 LP.

La Chambre des Poursuites et des Failliles prononce:

Le recours est admis. En consequenee le prononee de

l'Autorite de surveillanee des offices de poursuites

pour dettes et de faillite du canton de Geneve, du 23

septembre 1922, est annule et la deeision du prepose,

du 12 aout 1922, maintenue.

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht No 44.

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44. Entscheid vom 14. Oktober lSaa i. S. Bloch.

SchKG Art. 281~ 11~.: Das Recht des Arrestgläubigers 'zum

Anschluss ~ die Pfand~g ~d dadurch nicht ausgeschlossen

dass der pfandende Glaublger selbst die Gegenstände vor,.

her hatte mit Arrest belegen lassen.

A. -

Am 16. Januar hob der Rekurrent Adolf Bloch

gegen Frau Bopp, Handlung in Moosseedorf, für seine

Ford~rung von 1215 Fr. 05 Cts.Betreibung an. Die

Sehuldnerin erhob Rechtsvorschlag; doch gewährte

der G~riehtspräsident von Fraubrunnen erstinstanzlich

durch Entscheid vom 9. Mai und der Appellationshof

des Kantons Bern zweitinstanzlich durch Entscheid

vom 13., zugestellt am 22. Juni, für den Teilbetrag

von

~256 Fr. 3~ Cts. provisorische Rechtsöffnung.

~a die Schuldnenn unterdessen nach Berlin überge-

sIedelt war, stellte Bloch am 23. Juni beim Gerichts-

präsidenten von' Fraubrunnen das Gesuch um Arres-

tierung ihrer

(privilegierten Frauenguts-)Forderung

an der Konkursmasse ihres Ehemannes Gustav Bopp;

der Arrest wurde bewilligt und am 24. Juni vollzogen.

Gleichen Tages stellte Bloch auch das Begehren um

Fortsetzung:seiner Betreibung; jedoch wurde die Pfän-

dung wegen der Schwierigkeit ihrer Ankündigung erst

am 20. Juli vollzogen. Unterdessen hatte auch der

Rekursgegner A. Gähwiler das Gesuch um Arrestierung

der Frauengutsforderung für seine Forderung von

6287 Fr. 85 Cts. gestellt, und der Arrest war am 30. Juni

vollzogen worden. Infolgedessen liess das Betreibungs-

amt in Anwendung von Art. 281 SchKG Gähwiler an

der für Bloch vollzogenen Pfändung teilnehmen. Hie-

gegenJ,führte Bloch Beschwerde mit dem Antrag auf

Anfhebung dieser Verfügung und Feststellung, dass er

« einziger Gläubiger in seiner Gruppe ist ». Dabei machte

er wesentlich geltend, Art. 281 SchKG könne im Ver-

hältnis zweier Arrestpfändungsgläubiger untereinander