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46_I_272

BGE 46 I 272

Bundesgericht (BGE) · 1920-01-01 · Français CH
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Staatsrecht.

des damit als vollziehbar erklärten Erlasses von nun an

alle diejenigen Tatbestände erfassen, die sie nach ihrem

• Inhalt zu treffen bestimmt und die unter ihrer Herrschaft

verwirklicht worden sind.

Es mag zu bedauern sein, dass eine Kollisionsnorm,

wekhe auch bei Fällen wie dem vorliegenden die doppelte

Besteuerung durch Bund und Kanton verhindern würde,

mangelt. Doch kann es keinesfalls Aufgabe des Bundes-

gerichtes sein, die Lücke auszufüllen, sofern dies über-

haupt auf dem Wege der Rechtssprechung geschehen

könnte, da ihm bei der Anwendung des StG nur eine

einzelne bestimmf umschriebene Funktion, nämlich die

Erledigung von Streitigkeiten aus Art. 2 dieses Gesetzes

zukommt. Dass er aber hier nicht zutrifft. ist oben dar-

getan worden.

Demnach erkennt das Rwulesgerich/ :

Die Beschwerde wird abgewiesen.

x. ORGANISATION

DER BUNDESRECHTSPFLEGE

ORGANISATION JUDICJAIRE FEDERALE

37. .A.rrit 411 10 juillet 1920

dans)a cause

SooUti coopimtive cle couomJI1ation « La Xenagil'e,ll.

Art. 178 OJF. En maUere de violation de rart. ~{2 bis COllst.

fed., comme de rart. 31 Const. fed., le recours de droit public

n'est recevable que si la decision attaquee emane de la rler-

niere instance cantonale.

.

Le 11 decembre 1919, le caporal Vallet du corps .#de

gendarmerie valaisan adresse contre la Societe coope-

rative de consommation « La Menagere » a .Monthey

Organisation der Bundestechtapdege. Ne 37.

273

un proces-verbal a teneur duquel cette derniere etait

denoncee pour contravention aux art. 68 et 69 de la loi

valaisanne du 24 novembre 1916 sur les hötels, auberges,

debits de boissonset autres etablissements similaires

ainsi que sur le commerce en detail des boissons alcoo-

liques, soit pour avoir, « malgre avertissement, continue de

vendre du vin a l'emporter sans patente ».

Par deeision du 15 decembre 1919, le Departement

de Justice et Police du canton du Valais a compIete 1a

teneur du proces-verbal, en condamnant «La Mena-

gere » a une amende de 30 fr. et au paiement de la sO:mnle

d!! 1 fr. 10 c. a titre de frais. Cette decision a He

notifiee a «La Menagere » par le Departement des Fi-

nances a la date du 2 janvier 1920.

Par lettre du 26 janvier 1920, «La Menagere » s'est

adressee au Departement des Finances en l'avisant

qu'elle avait appris que le Conseil d'Etat du Valais

avait, le 16 du meme mois, annule une condamnation

prononcee pour une contravention analogue contre la

SocieM cooperative de Saint-Mauriee et en le priant en

eonsequence d'examiner son eas et d'annuler egalement

. ramende prononcee contre elle. Elle ajoutait que, faute

de reponse au 25 fevrier suivant, elle deposerait un re-

cours au Tribunal fMeral.

N'ayant pas reitu de reponse a sa communication, « La

Menagere» a, par acte du 2 mars 1920, interjete aupres

du Tribunal fMera} un recours de droit public, en invo-

quant la violation des art. 32 et 4 Const. fM .

. Dans sa reponse, le Conseil d'Etat du Valais a souleve

un moyen prejudiciel tire du fait que la recourante

n'avait pas epuise toutes les instances cantonales, attendu

que rart. 80 de Ia loi precitee du 24 novembre 1916 lui

conferait expressement le droit de le saisir de sa reclama-

tion ct qu'elle avait neglige d'user de cette facuIU'.

Considerant en droil :

gue bien que la recourante pretende {Uriger son recours

274

Staatsrecht.

contre le Conseil d'Etat du Valais, il est constant que ce

derIuer nfa rendu aucune .decision en l'espece;

que Ie recours se trouve ainsi, en fait, dirige contre

Ia decision du Departement de Justice et Police du 15

decembre 1919;

qu'iJ est exact, d'autre part, que Ia recourante aurait

pu porter sa cause devant Ia Conseil d'Etat, conforme-

ment a l'art. 80 al. 2 in fine de la loi du 24 novembre

1916 et qu'elle a negllge, par consequent, d'utiliser une

voie de recours qui lui etait ouverte sur Ie terrain du

droit cantonal; .

qu'on ne saurait considerer a cet egard comme un

ade de recours regulier Ia lettre par elle a,dressee Ie 26

janvier 1920 au Departement des Finances;

qu'a cette date, en effet, le delai de recours prevu par

l'art. 80 precite etait deja expire;

considerant qu'en presence de ces constatations, le re-

rours apparait comme irrecevable. tant au regard de

l'art. 4 que de l'art. 32 bis Const. fed.;

qu'll est en effet de jurisprudence constante qu'une

des conditions de recevabilite d'un recours pour violation

de l'art. 4 Const. fed. est que le recourant ait au preaIable

epuise toutes les instances cantonales;

que, d'autre part, le Tribunal federal a proclame.

a maintes reprises que ce principe devait egalement

trouver son application en matiere de recours fondes

sur l'art. 31 Const. fed. (voir arrt~t Ramella freres contre

Municipalite de Lausanne du 27 decembre 1912; arret

Baumann contre Departement des Finances du.v alais

du 19 mai 19t3; arret Brugger contre Direction de

Justice et Police du canton de Zurich du ter fevrier 1917;

arret S. A. des Carbures du Day contre Tessin (HO 45

I p. 246); arret Muller contre Bauvorstand 11 Zurich du

28 mai 1920);

I

qu'iJ convient d'appliquer le meme principe en matiere

de recours base sur l'art. 32 bis Const. fed., cette disposi-

tion n'ayant pour but, en effet, que de regler au sujet

Expropriationsrech~ N° 38.

275

de certaines especes de denrees les modalites du principe

general pose a l'art. 31 Const. fed.

Par ces moUls, le Tribunal jederal prononce :

Il n'est pas entre en matiere sur le recours.

Vgl. auch Nr. 36. -

Voir aussi nU 36 ..

B. EXPROPRIATIONSRECHT

EXPROPRIATION

38. Urteil der II. Zivilabteilung vom 15. Kai 1920

i. S. Einwohnergemeinde Grenohen gegen Obreoht & Oie.

Verletzung von Bundesrecht liegt auch dann vor, wenn irr-

tümlicherweise eidgenössisches statt klmtonales Recht an-

gewendet wird. Es besteht keine Norm des eidgenössischen

Rechtes, wonach im Verfahren vor den Expropriations-

behörden nicht nur über die Höhe der Entschädigung, son-

dern auch über PräjudiziaJpunkte (z. B. den Umfang der

enteigneten Rechte) entschieden werden muss; es besteht

lediglich die M ö gl ich k ei t der Vereinigung des Prozesses

über die Präjudizialfrage mit dem Entschädigungsverfahren.

Voraussetzungen für die Vereinigung. Aufhebung eines kan-

tonalen Urteils, das, von der Annahme ausgehend, es müsse

kraft eidgenössis<;hen Rechtes im Verfahren vor den Ex-

propriationsbehörden auch über die Präjudizialpunkte ab-

gesprochen werden, eine Klage auf Feststellung des Um-

fanges der enteigneten Rechte wegen Unzuständigkeit des

Zivilrichters, von der Hand gewiesen hat.

A. -

Mit Vertrag vom 4. Dezember 1902 und 29. April

1903 veräusserte die Bürgergemeinde Grenchen der heu-

tigen Klägerin, Einwohnergemeinde Grenchen; zum

Zwecke der Anlage einer Gemeindewasserversorgung das