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44_II_89

BGE 44 II 89

Bundesgericht (BGE) · 1918-01-01 · Deutsch CH
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88 Obligationenrecht. N° 18. ist aus den Akten nicht ersichtlich, vielmehr hat der Be- klagte den Umstand, dass er gerade das Wort Ampere

• wählte, nicht unglaubwürdig damit erklärt, dass die Fabrik, mit der er früher verkehrte, das Wort als Kurz- adresse geführt habe. Es kann daher schon aus diesem Grunde, und ohne dass auf die Frage des Schadensnach- weises einzutreten wäre, die Klage, soweit sie nicht bloss Unterlassungs- sondern Schadenersatzklage ist, nicht . geschützt werden.

4. - Zum gleichen Resultat führt endlich auch noch die Prüfung des letzten klägerischen Standpunktes, wonach die Führung der beklagtischen Marke unter Art. 48 OR fällt. Die Vorinstanz hat zu Unrecht erklärt, von einer illoyalen Konkurrenz könne schon deswegen nicht gesprochen werden; weil eine Verwechslungsgefahr nicI,.t dargetan sei. Schon oben wurde ausgeführt, dass eine solche Gefahr wirklich besteht. Natürlich handelt es sich nicht darum, ob die einzelnen Glühlampen verwech- selbar sind. sondern darum, dass die Aufschrift auf der- jenigen des Beklagten geeignet ist, Verwechslungen hin- sichtlich ihrer Provenienz hervorzurufen. Geht man aber hievon aus, so liegt in der Verwendung der beklagtischen Marke in der Tat eine mit Treu und Glauben unvereinbare Veranstaltung, die die Klägerin im Besitz ihrer Geschäfts- kundschaft gefährdet. Dementsprechend kann die Klägerin auch von diesem Gesichtspunkt aus die Löschung der Marke des Beklagten und das Verbot ihres weiteren Gebrauches verlangen. Ob auch darin ein Akt des unlauteren Wettbewerbes zu sehen ist, dass der Beklagte Lampen deutschen Ursprungs unter französisch lautender Bezeichnung in den Handel bringt, braucht daher nicht untersucht zu werden. Nicht zu schützen ist auch bei Anwendung des Art. 48 die Schadenersatzforderung. Denn auch Art. 48 setzt für eine solche voraus, dass das Verhalten des Beklagten der Klägeringegenüber ein schuldhaftes war. Ein solches Verschulden wäre aber wiederum nur anzunehmen, ObliguUone.nrecht. N° 19. wenn die Klägcrin den Beweis geleistet hätte, dass der Beklagte ihre Firma kannte. Dieser Beweis ist nicht erbracht. Demnach erkennt das Bundesgericht: Die Berufung wird begründet erklärt und in Auf- hebung des Urteiles des Handelsgerichtes Zürich, vom

2. Oktober 1917, das erste Klagebegehren zugesprochen. Das zweite Klagebegehrell wird abgewiesen.

19. Anit ci. 1& Ire Sectlon ohUe ciu U lI1Ii 1918 dans la caUSt' ltaufmann contre Sohill.r. Interdiction de concurrenl~e. -- Art. 356 al. 2 CO, rMactlon incxacte du texte fran~ais; notion du seeret dc fabrlcatlon. - Art. 343, activite invE.'ntive de I'employe. - Art. 357, portee relative des differentes rcstrictions. - Art. 359 n1. 2~ liberation eu cas de mitigatioll d('. la peine. A. - P. Schüler est fondateur üt propl'ietaire de In «Laitcrie des cavt's de Sarrasiti. a La Sarraz. Depuis 1889, il s'occupe de la fabrication d'Ull fromage. « le Snr- rnsin., analogu~ au Roquefort. Jusqu'en 1915, il ne semble pas avoir t'xiste en Suisse d'autl't's fabriques pro- duisant ce genre de fromage. Schüler a dl1 faire de Ilom- breuses reche rehes et experiences et supporter des sacri~ fices pour etablir et developper son industrie. Alphonse Kaufmann, qui est fromagei" a ete employe cllez Schüler depuis 1896. son fils Arnold Kaufmann depuis 1911. Ils out Sigll-e, Alphonse Kaufmann le 1 er ja 11- vier 1897, son fils eil octobre 1913. une declaration par laquelle Hs s'ellgageaient « dc leur libre gre ». sous pein€:' d'UllC dause penale de 5000 fr., a ne pas «divulguer, ni exploiter ou faire exploiter par des tiers eu Suisse Oll ailleurs » pendant cinq ans des leur sortie de retab~isse­ ment «la fabricatioll des fromages appeIes Sarrasm ct

Obligatiollellrecht. N° 19. persille maigre » dont ils ont pU apprendre la fabrication .,Ce~te ~isposition s'applique a lortiori au cas Oll I employe n a falt que oollaborer ä une decouverte. Et a l'egard d'un tel employe, la clause d'interdiction de concurrence n'est Ilullement inadmissible. 9uant ä.la question de savoir si le defendeur a pu COll- naItre l~ chentele du demandeur, elle doit aussi etre tran- chee a.fIirma.tivement. Etant donne 1a nature speciale du p~odu~t fabrl(J~e Rar S~hüler, il y a lieu d'admettre qu'ulle ehen tele parbcubere s est formee peu a peu, et si le defel1- deur .ne possoo.e peut-etre pas la liste de ces cliel1ts, il a certame~ellt pu apprendre ales connaitre, grace a la place qu 11 a occupee dans la maison du demandeur pen- dant tant d'annees. Ellfm, les cOllllaissallces acquises par le defendeur tant en ce qui coneerne les secrets que relativement a la clien- teIe du demandeur, lui permettellt de causel' a ce dernier un sensible prcjudice; usant aux depens de son ancien patron des expcriences qu'il a faites chez lui, il peut cher- eher ä le supplanter par sa concurrence et ä l'eliminer du marche. Dans ces collditiOllS, la clause d'interdiction de COll- currence apparait comme Heite au sens de I'art. 356 CO.

3. - Elle est egalement valable au point de vue des restrietions imposees par I'art. 357 CO. La clause est sti- ~~lee pou,r un genre d'afimres et un temps determines. Clllq ~n~ee~ ne sont pas une duree exageree en l'espece et la limItation dans le genre d'affaires est tres restreil1te. On pourrait seulement se demander si le rayon est suffi- samment delimite. A s'en tenir ä la leHre de la elause {(eu Suisse ou ailleurs », le rayon apparait comme inde- termine; mais cette circOnstance ue pourrait pas entrai- ner la nullite de la prOchibition de concurrence : suivallt la jllrisprudence du Tribunal fMeral, les interdiction& exces~ives doivent simplement etre reduites ä la mesure cOl1venable (RO 43 11 p. 662 et suiv.). n n'est toutefois Obligationenrecht. N° 19. point llcce::.saire de proceder ä cette delimitation en l'es- pece, car la concurrence du defendeur s'est exercee a La Sarraz meme, SGit a l'e114roit d'oll le produit provient et qui devrait en tout cas rentn~r dan::. le rayon de la prohi- bition, Du reste, !es differentes re&trictions prevues ä l'art. 357 ne doivent pas etre considerees successivement et isolement, il faut rechercher si, dans leur ensemble, elles S6nt de nature ä oompremettre, d'une maniere COll- traire a l'equite, l'avel1ireoonomique de l'employe. Une limitation tres restt'einte dans le genre d'affaires peut avoir pour corollaire une prohibition etendue dans 1(' temps et dans l'espace, et lorsqu'il s'agit d'un produit aussi special que le Sarrasin,l'interdiction de concurrence, po ur ehe efiicace, doit necessairement embrasser un vaste rayon. Eu l'espece, les restrictiolls appprtees ä la liberte du defendeur n'etaient pas de nature ä paralyser son acti- vite dans une mesure abusive; e1Ies ne l'empechaiellt pas de gagner sa vie en exer~ant sa profess.ion de fromager (v. RO arret eite p. 663). ·1, - L'instance cantonale a reduit a 2500 fr. le mOll- tant de la peille cOl1velltionnelle par le paiement de laquelle le defendeur se libet'e de la prohibition (art. 359, aI. 2 CO). Il n'y a pas lieu. de modifier ce chiffre, qui tiellt compteequitablemellt des circonstances de la cause. notamment du fait que le defelldeur a ete pendant de IOllgues amlees le collaborateur fidele du demandeur. Une l'eduction plus forte lle serait pas illdiq~ee. car il s'agit d'un,e violation certaine de la prohibition de con- currence eten payallt lasomme ftxee, le dcfendeur s'.af- franchit des entcaves misesä son activit~ puisque les conditions de 1'art. 359 a1. 3 CO ne se sout pas realisees. le TribunallMeral prononce: Le recours est ecarte et le jugement attaque COltflCme.