opencaselaw.ch

43_II_541

BGE 43 II 541

Bundesgericht (BGE) · 1917-01-01 · Deutsch CH
Quelle Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

Versicherungsvertragsrecht. N° 07.

verlangte, um, wie er sich selber ausdrückte, «den Aus-

bruch des delirium tremens ZU verhindern &; ebenso auch

daraus, dass Riesen, wie es in der Replik (Art. 88) heisst,

.vor dem Delirium und der Behandlung im «Sttigerhubeh

nach seiner Rückkehr von dort einen heiligen Respekt

hatte I) und (I deshalb ängstlich darauf Bedacht nahm,

einer Wiederholung des Deliriumanfalls vorzubeugen t.

Unter diesen gravierenden Umständen muss angenommen

werden, dass im vorliegenden Falle der Versicherte nicht

nur die gefahrerhöhende Tatsache an sich kannte, sondern

dass er sich auch übel' deren Charakter als wesentlicher

Risikoerhöhung und ihre Erheblichkeit für den Ent-

schluss des Versicherers, das Vertragsverhältnis fort-

zusetzen, aufzuheben oder abzuändern, Rechenschaft

gab. Da er es dennoch unterlassen hat, die ihm bekannt

g€wordene Gefahrerhöhu·ng ohne Verzug dem Versicherer

~chriftlich mitzuteilen, so ist dieser nach Art. 30 in Ver-

bindung mit Art. 28 VVG «für die Folgezeit an den

Vertrag nicht gebunden»; denn davon, dass (im Sinne

des Art. 32 Ziff. 1) die durch das Auftreten von delirium

tremens gekennzeichnete

Gefahrerhöhung

«auf den

Eintritt des befürchteten Ereignisses und auf den Um-

fang der dem Versicherer Obliegenden" Leistung keinen

Einfluss ausgeübt I) habe, kann nach df n bereits er-

wähnten, bt i den Akten liegenden ärztlichen und ver-

sicherungstechnischen Gutachten keine Rede sein.

Die Klage ist deshalb, soWeit sie nicht anerkannt

wurde, wegen Verletzung der Anzeigepflicht hinsichtlich

einer wesentlichen Gefahrerhöhung abzuweisen, ohne

dass es eines Eintretens auf verschiedene weitere Ein-

reden der Beklagten bedarf.

Demnach !hat das Bundesgericht

erkannt:

Die Berufung wird abgewiesen und das Urteil des

Appellationshofes des Kantons Bern vom 18. Aprill'9t 7

bestätigt.

\

Prozessrecht. ~"71.

VI. PROZESSRECHT

PROCEDURE

71. Arrit de 1a IIe section oivUe du 19 septembre 1917

dans Ia cause Sarb.at contre Commune de Fleurier.

541

En ta.nt qu'une restrietion a la propriete fonciere rentre dans

Ie ea.dre de eelles que ra.rt. 702 ces permet aux calltons ct

a.ux eommunes d'edicter, c'est-a-dire en taut qu'il s'agit

d'une restriction apportee • dans l'interCt public >, les contes-

taUons qui s'y rapportent re}(~vent du d r 0 it pub I i c ct lle

sont done pas susceptibles d'e!re soumises an TF par 1a voic

du f(~cours en rCforme.

A. -

Emile Barbezat a ouvert action dcvant les tribu-

naux civils a Ia Commune dc FIeurier en conc1uant a ce

qu'il soit prononce :

1. quc Ia Commune de Fleurier ne possede pas de

servitude sur l'immeuble du demandeur;

2. qu'en vertp de I'acte du 8 juiUet 1907 elle est tenue

d'enlever les c01isoles etles cäbles qu'el1e a fait poser

sur le dit immeuble;

3. que cet enJevement dena avoir lien dans le delai

d'un mois;

4. que, a ce defaut, Barbezat aura le droit d'y pro-

coocr aux frais de la Commune, celle-ci ayant a payer,

pour chaque jour de retard, une indemnite de;) fr.

Le demandeur fonde ces conclusions sur un acte du

8 juillet 1907 par lequel il a autorise a bien plaire la

Commune a placer sur SOll 'immeuble des consoles des-

tinees a supporter des fils ct cables eJectriques, Ia Com-

mUlle reconnaissant que Barbezat pourrait en tout

temps et sur simple" avis exiger l'enlevement de ces

installations.

AS 43 11 -

1917

36

542

Prozessrecllt • .:.'\ U '/1.

B. -

La Commune a conClu a liberation. Elle reCOll-

nait qu'en vertu de l'acte du 8 juillet 1907 elle avait

I'obligatioll d'enlever les installations placees sur l'im-

meuble Barbezat, mais elle pretend avoir neallmoins

le droit de les conservcr cn vertu des art. 3 et 116 de la

loi neuchäteloise sur les constructions du 26 mars 1912

ct eu vertu du reglement communal du 23 mars 1915.

Ces dispositions out la tcneur suivante :

Loi de 1912 art. 3: « Les charges qui grevent un

fonds ou une construction a teneur des dispositions de

la presente loi on des reglements qui en decoulent, ou a

leneur d'uu engagement souscrit -par un proprietaire

eu faveur du domaine public de rEtat ou d'une Com-

mune sont considcrees comme restridious de droit

public sur les immeubles greYt~s. »

Art. llß: «(Ces rti.gle-ments peuveut enfill

(;.Arrogcr aux Commulles le droit d'apposcr sur

des cOllstructiollS privees des plaques illdicatrices de

noms de rues, de llUn1t~rotatioll, de lüveau i d'hydrallt

ct autres indicatiolls cOllceruan,t les services publics,

ainsi que des conduites d'eau et de gaz, des appareils

d'eclairage public, des supports _de fils eleetriques, des

horloges electriques, etc., sans que les proprietaires

puissent faire opposition ou rt't1amer une indemnite l).

Reglement (,~II1mullal :

« Confonnemellt a l'art. 116 lcttre c dc 1a loi sur Ia

police des eonstructions du 26 mars 1912, la Commune

de. Fleurier a le droit de laisser subsister ct d'apposer

sur des COllstructions privees des plaques indicatrices

de lloms de rues, de llumerotation, de niycau d'hydrant

et autres indications cOllcerllallt les serYices pub lies,

ainsi quc des conduites d'eau et de gaz, des appareils

cl' eclairage pubIic~ des supports de.: fils eleetriques, des

horloges eleetriques, ete., et de faire: passer des fils eIec-

triques au-dessus des terrains et des immeubles appar-

1'1'0, Q~sr{'chL :-.:r" 71_.

513

tellant ades particuliers,

~'UlS quc les

proprit~tairl:'s

puissent faire opposition Oll reclamer une indemnite, »

C.

-~- Par jugement du 3 avril 1917 le Tribunal cau-

tonal a dedare sans objet les deux premieres conclu-

sions de Ia demande et s'est dit compt'>tent pour statuer

!.ur les autres.

Ce jugement est motive eomme !mit :

Les deux premieres conclusions sont sans objet, ear

la Cornmune de Fleurier n'a ja mais prHendu que l'ade

du 8 juillel 1907 lui donnat le droit de maintenir Jus

consoles et les cables contre la yolonte du proprietail'i';

eHe affirrnc simplement que ce droit lui appartienl

aujourd'hui en vertu d'aetes legislatifs posterieurs a la

eonvention, La seule que!'>tion est de savoir si ("csi a

tod Oll

~\ raison qu'on a appliqui: qui\' s sa nature

reIeve du Üroit puhIi(' el :mssi hien Ia loi ('untonak

(art. 3) designe ('omme eO!lstiluanL des

(, J't's{rictiollS

de droit puhlje» les charges qu'elk illStitue Oll C{u'elle

pcrmet aux Communes (l'instituer. Sans doute, ces

restrictions afIceümt ]a propriete privce cl, de ce faH,

(lIes touchent a U11 objet qui, CH principe, ('sl soumis

a l'application du droH ejviL Mais celui-ci, oulre qu'il

reserve d'une fa~oll generale (art. ß ecs) les compe-

I.ences des eantons eu matiere dt~ drolt public, reserve

cn particuJier (art. 702 CeS) le droH de Ia Confederatioll.

des cantons cl des commUlles d'apporter dans 1'interet

pl.1blic a la propriete fondere d'autres restrietions que

celles qu'il edicte lui-meme. POUl' autant que ces res-

trirtiollS dc' droit public rest eut dans Je cadre ainsi fixe,

AS "3 11 -

191i

36"

Prozessreeht. N° 71.

5t5

elles echappent naturellement a Ia connaissance du juge

civil, puisque celui-ci ne peut se saisir d'une matiere a

Iaquelle le Code lui-meme declare que son champ d'ap-

plication ne s'etend pas. Le juge civil doit se borner a

rechercher si Ia norme posee par ]a legislation de droit

public dem eure dans les limites tracees par le Code,

c'est-a-dire lO'il s 'agit bien d'une restrictiou apportee

« dans l'interet pub1ic ». eeUe recherche ne doit d'ail-

leurs pas Ie conduire a seruter Ia valeur, l'efficacite dc

la mesure edictee,a decider si in concreto elle est eOIL-

forme au bien general; pour qu'il doive admettr(que

l'empietement qu'eHe implique sm le domaine du droH

prive est au benefice de Ia reserve instituee eu faveur

du droit public, il lui suffira de constater que le but eil

vue duquel elle a He ordonnee est un but d 'interel

generalet, dans la regle, ce sentlecas du moment OU c'est

au profit d'une institution pubJique que Ia 'restrictloH

de'-la"propriete }. riVeL a He edictee. En d'auti'es termes.

• •

le juge civil doit presumer que les lI10yens mis a Ia di!i-

position des institutions publiques }Jour aceomplir leur

mission sel'vent « l'interet pub1ic), au sen~ de rart. 702

\~t que par cOllsequent Je droit })rive doit laisseI' IHm'

eours a Jeu!' application (voir au sujet de ('ette delimi-

tation de competences, GMÜH, Xote IV ct EGGEH, ~oh

2 sur art. 6, \VIELAND, ~ote 4 et LEEi\<1ANN, Note II 2

sur art. 702; cf. au~si rarret du 14 mars 1917, Schindler

('. Zurich, dans Iequel, par le senl motif qll'il s'agissait

d'nn etablissement public, le caractere de droH. publi<,

de l'empiHement sut' In proprieie privee n Cle admis

par Ie Tribunal federa), sans que ceIui-ci rechel'chät si

l'interet general justifiait eu fait ('et empietement).

En l'espece, il est v1'ai, e'est en faveur du service

electrique de Ia Commune' de Fleurier qu'une restric-

Hon a He apportee a Ia propriHe du demandeur et Ja

questioll de savoir si les services industriels conunUllaux

sont des institutions de droit pub1ic est forL contro-

versee. Cependant i1 est conforme soit a la tendatwe

546

Prozessrer.ht. N° 71.

gentwaJe de la doctrine (voir FLEINER: Institutionen

des deutschen Verwaltungsrechtes, 3me edition, § 18,

PlI. particulier p. 300 a 305), soit a la jUl'isprudence 11:,

plus recente du Tribunal federal (voir 41 1, p, 249 et

suiv. et 42 I, p. 184) d'admettre que, du muins dans Ja

lres grande majorite des eas, de tels etablissements ne

t'unstitucllt

pa~ des exploitatiuns indust.rielles ordi-

naires SOUJ1Jises au droit dvil, mais ({ue ce sont des

brauches de l'admillistration puhlique poursuivant UB

hut. d'utilite generale et que, a ce Litrt', elles sout suu-

mises au droit public. Si le demundeul' tmtendail dt-uier

(T caractere au servit'e elettrique de la Commune d,-'

J<leurier, il lui auruH appaJ'~enu de plOUVel' ou tOl~t au

lIloins d'allegurl' qu 'Oll se t.rouve cu presem'(' du eas

tout a fait. exceptiouuel Oll la Connmme t~xploite Ull

l:'htblissement industriel- dans 1Il1 hut purellwnt ]ucratif

salls avoir eIl Ylll', prineipalemenl ni ml~me aceessoire-

menL !'intertil dc In eollertivite. 01' il n'H pas llH~ll1l'

l{~llt(, ('ette demonstration. 011 esl dOll(, i'o nd t'. it admettn'

{{lW ("psi ~~n raH'lIr (rUne ill.slilll Lioll ]lubliqut'

~,t pHI'

('Ollsequcnt

« dans [,illten;!. puhlil'), <{ll(' la n'sl riclioli

donl il s'ugil a elt'· apportet· ~\ la propriHe du demandeur

d'oll i1 suit, ~dnsi qU'oll ra dit d-d{'s~ms, (ftlt' les COll-

kstations relatiycs ü

eelt(~ servjtudt, dt' droii publk

t'chappent a la eompeteHt~e dü juge dvil. Cdui-ci ne

:-:aurait evidemmenL reelwl'eher ni si dIe l'sL conformt'

an droit. publie cHllioIlal (et" que eOllLeste Je reeouraul

eIl pretendallt que k

H~gJemellt ('oJllllltwal va au dela

de ce qui est auloris(' par Ja l(li ('änlollule Sill' Ia polic(~

des cOllstructiollS), lli si elle esl eompatibJe avet le droH

pnhJie federal (Jojs fedt'raJes sm l'expropriation el sur

les instaHutiom; ("leetriqut's it faible

(~t. iI 1'01'1. eourallt),

ni si eHe impliquc la Yiolalion de dl'oils t'oH~titutionnels

(lu urmalldeur, ni en1i1l si eHe sc heurl t', Ü une {'ollventioll

fle dl'oil privl~ --

ce qui pamlt traillems exdu. vu l'art.

fiXO, al. 3 ces. SUI' tous ces points

qui ~olll le~ seuls

sm lesqucls port('

k~)'(wonrs

h~ 'fribullHl reden'\l,

Prozessrecht.,,,< 0 72.

547

comme instance de droit civil, doit se declarer incom-

petent. Au plus pourrait-on se demander si, eIl ce qui

eoncerne la demande d'indemnite --

sur laquelle le

juge de droit publie ue peut statuer -,la rause devrail

etre suspendue jusqu'a Ia solution de Ia cOl1testatioll

de droit publie relative a la validite de la servitude.

Mais le recourant lui-meme n'attache a eeUe conclusioH

([ue Ia valeur d'un cOl'ollaire de la dem~mde prillcipak

d il n'y a done pas lieu de la reserve!' pom l'examiner

separement.

Par ees Illot.ifs,

le Tribunal federa'

prononce:

fl n'ust pas enlt'l'en Hlnliere SUI' lc recours en reff1!'lUf'.

72. Urteil des 1I. Zivilabteilung vom 3. Oktober 1917

i. S. Benggli, Kläger, gegen Blooh, Beklagter.

.-\rt. riß Aus. 2 OG; krin Hauplurt{'iL wenn Hur übt'!'

eine prozessuale Frage dl'~ Vollstl'cckungsrechts entschieden,

der matrl'iellrrchtliche Bestand des gdtcnd gemachten "\n-

spruchs dagegen nicht herührt worden ist.

A. -- Laut Vertrag vom 2. Februar 1915 trat .loser

Bloch dem Emanuel Fisch, Ho}zhiindler in Zürich.

zwei Sehuldbriefe, der eine \'011 12,'11:-) Fr. 9;) Cts. vom

18. Oktober 1912, der andere '\011 10,:300 Fr. vom 23.

;\J'ovember 1914, ah, welehc auf dem dem Emanuel

Fisch gehörenden, noeh uuvollendeteu I-laus NI'. 335

an der Hohlstrasse in Zürieh lasteten. Als Gegemvert

für den Sdmldbrief VOll 12,413 Fr. 95 Cts. hatte Fisch

an .Josef Bloch oder dessen HeehtsnaeMolger Holz zu

liefern. Für den Fall, dass es dem Fisch nicht möglich

sein sollte, dem Bloch für den Gesamtbetrag dieses

Schuldbriefes Holz zu bes('hatTen, vcrpflichtde sich der