Volltext (verifizierbarer Originaltext)
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ObUgationenrecht. N° 96.
die übrigen Voraussetzungen des Art. 48 Ziff. 4 OG un-
zweifelhaft erfüllt sind, einzutreten.
2. -
Dagegen erscheint in der Sache selbst die Ein-
rede des Beklagten, dass ihm die Passivlegitimation ab-
gehe, als begründet. Es fehlt nämlich in der Tat an einem
Rechtssatz, aus dem sich die vom Kläger geltend ge-
machte unmittelbare Haftbarkeit des aargauischen Staates
ergäbe. Auf das eidgenössische Recht kann hiefür von
vornherein nicht abgestellt werden. Denn Art. 59 Abs. 1
ZGB behält für die Kantone als öffentlichrechtliche Kor-
porationen allgemein das kantonale Recht vor, so dass
insbesondere Art. 55 Abs. 2 ZGB, der die rechtliche Ver-
pflichtung der juristischen Personen als Körperschaften
des Privatrechts durch das Verhalten ihrer Organe sta-
tuiert, für sie nicht gilt -(vgl. über die entspFechende, bis
zum Inkrafttreten des ZGB massgebende Bestimmung
des Art. 76 aOR: AS 35 II N° 45 S. 366 f.). Nur soweit
der Staat als Inhaber eines gewerblichen Betriebes in
Betracht kommt, haftet er gemäss Art. 61 Abs. 2 OR
für die Tätigkeit seiner Beamten unmittelbar im Sinne
des Art. 55 Abs. 1 OR; doch liegt ein solcher Fall hier
nicht vor. Eine die fragliche Haftbarkeit begründende
Norm des kantonalen aargauischen Rechts aber hat der
Kläger, dem gemässArt.3 der Bundeszivilprozessordnung
vom 22. November 1850 die Pflicht hiezu obgelegen hätte,
nicht namhaft gemacht. Diese. Haftbarkeit ist keineswegs
selbstverständlich und in der aargauischen Rechtsordnung
offenbar auch nicht positiv vorgesehen. Denn wie der
Beklagte einwendet, stellt Art. 8 aarg. Sts V den durch
ein -
noch nicht erlassenes -
Gesetz näher zu umschrei-
benden Grundsatz der Verantwortlichkeit der Beamten
für ihre Verrichtungen nicht nur dem Staate und den
Gemeinden, sondern auch den Privaten gegenüber auf,
während Art. 19 Abs. 2 StsV bestimmt, dass ungesetzlich
oder unbegründet Verhafteten « dur c h den S t a a t »
eine angemessene Entschädigung und Genugtuung zu
leisten sei. Hieraus darf unbedenklich geschlossen werden,
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dass das aargauische Recht eine unmittelbare Haftung
des Staates für die amtliche Tatigkeit seiner Organe, ab-
gesehen von der zuletzt erwähnten ausdrücklichen Sonder-
vorschrift, die hier ausser Frage steht, nicht kennt, son-
dern im übrigen nur die unmittelbare Haftbarkeit der
Beamten selbst gewährt. Speziell für die Kanzlei des
Obergerichts, der nach Behauptung des Klägers der Ver-
lust . seiner Akten zur Last fällt, ist laut Vorschrift in
§ 43 des Gesetzes vom 22. Christmonat 1852 über die
Organisation des Obergerichts der Obergerichtsschreiber
in seiner Eigenschaft als Vorsteher der Kanzlei verant-
wortlich. An ihn hätte sich daher der Kläger zu wenden,
falls er seinen vermeintlichen Schadenersatzanspruch
trotz den Feststellungen der grossrätlichen Geschäfts-
prüfungskommission in ihrem oben erwähnten Bericht,
wonach die näheren Umstände des Verschwindens der
Akten nicht abgeklärt sind, insbesondere die Behörde,
bei der sie verschwunden sind, sich nicht hat ermitteln
lassen, und ferner namentlich dem Kläger daraus ein
Schaden offenbar nicht erwachsen ist, im bisherigen Sinne
weiter verfolgen wollte.
3. -
..... (Nachträgliche Bewilligung des Armenrechts.)
Demnach hat das Bundesgericht
erkannt:
Die Klage wird abgewiesen.
97. Arrit d.e la. Ire seetion civi1e eiu 25 novembre 1916
dans la cause Ducraux contre Boulenaz.
En l'absence de faute· personnelle, l'entrepreneur general ne
repond pas des accidents sürvenant aux ouvriers de son
sous-traitant.
Le 13 juin~1914 Ducraux etait au service de A. Premat
auquel l'entrepreneur Boulenaz. charge de Ia reparation
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Obligationenrecht. N° 97.
des faC;ades de la maison Klausfelder a Vevey. avait confie
l'execution d'une partie de l'ouvrage, notamment la taille·
• de la pierre. Le pontonnage avait ete pose par les soins de
Premat avec du materiel fourni par Boulenaz, lequellui
avait egalement pr~te deux manreuvres qui, avec UD
ouvrier de Premat. avaient execute l'ouvrage. Le ponton-
nage etait supporte par des poutres posees sur le toit plat
du bätiment et maintenues par une charge de sac:s de
sable formant contre-poids. Une des poutres ayant de-
place une partie des sacs et ayant glisse, le pont volant a
cede et Ducraux qui se trouvait dessus a He precipite
sur le sol. Les blessures qu'il s'est faites ont entraine
une incapacite de travail passagere et une infirmite per-
manente dont les consequences dommageahles ont ete
evaluees par la Cour civile-a 1345 fr. 85.
Ducraux a ouvert action a Premat et a Boulenaz en
concluant a leur condamnation solidaire a 2000 fr. de
dommages-inter~ts. Il fonde son action contre Boulenaz
sur les art. 41 et 55 CO.
Par jugement du 5 septembre 1916, la Cour civile a
admis les conclusions de Ducraux contre Premat jusqu'a
concurrence de 1345 fr. 85. Par contre elle a deboute
Ducraux de sa demande contre Boulenaz.
Ducraux a recouru en reforme contre la partie du juge-
ment concernant Boulenaz. Il conclut a ce que celui-ci
soit condamne a lui payer ul!e indemlüte de 2000 fr.,
solidairement avec Premat jusqu'a concurrence de la
condamnation prononcee contre ce dernier (1345 fr. 85).
Statuant sur ces faits et considerant
en droit:
L'action intentee contre Boulenaz est fondee sur le
droit commun, soit, en l'ahsence de tous rapports con-
tractuels entre le defendeur et la victime de l'accident.
sur les art. 41 et 55 CO. Or a run comme a l'autre de ces
points de vue, la demallde döit elre ecartee.
Tout d'abord, aucune faute personnelle ne peut etre
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relevee a la charge de Boulenaz. Ce n'est pas lui, mais bien
son sous-traitant Premat qui a fait construire et qui a
utilise le pont volant; si donc le systeme adopte pour
cette construction, l'execution ou l'entretien de l'ouvrage
ont ete defectueux, la responsabilite en incombe a Premat
et non a l'entrepreneur general, qui s'est borne a mettre a
la disposition du sous-tIaitant le materiel et le personnel
necessaires, sans collaborer autrement a retablissement et
a l'exploitation de l'installation. On ne peut pas non plus
lui reprocher d'avoir manque a son obligation de surveil-
lance, car ayant remis l'execution du travail a un homme
du metier, il n'etait naturellement pas tenu d'en contröler
tous les details.
Quant a l'art. 55 CO, il est inapplicable en l'espece : il
suppose en effet entre 1'« employeur » et le « commis »,
• employe » ou « ouvrier » qui a cause le dommage des
relations de subordination qui n'existent nullement entre
l'entrepreneur general et le maitre d'etat independant
auquel une partie du travail est confiee. Boulenaz ne re-
pond donc pas, en vertu de cette disposition, de la faute
qu'a pu commettre son sous-traitant. Et enfin il ne repond
pas non plus de la faute prHendue commise par le malt0n
charge d'assujettir le pont sur le toit, car, s'il est vrai que
c'Hait l'un de ses ouvriers, d'autre part il est constant
qu'il l'avait mis a la disposition de Premat et que c'est
ce dernier qui, eu ce qui concerne le travail en question,
utilisait ses services et assumait par cOllsequent soit l'obli-
gation de le surveiller, soit, d'apres l'art. 55, la responsa-
bilite du dommage qu'il pouvait causer.
Par ces motifs,
le Tribunal fecteral
prononce:
Le recours est ecarte et le jugement cantollal est con-
firme.