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42_II_615

BGE 42 II 615

Bundesgericht (BGE) · 1916-01-01 · Deutsch CH
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ObUgationenrecht. N° 96.

die übrigen Voraussetzungen des Art. 48 Ziff. 4 OG un-

zweifelhaft erfüllt sind, einzutreten.

2. -

Dagegen erscheint in der Sache selbst die Ein-

rede des Beklagten, dass ihm die Passivlegitimation ab-

gehe, als begründet. Es fehlt nämlich in der Tat an einem

Rechtssatz, aus dem sich die vom Kläger geltend ge-

machte unmittelbare Haftbarkeit des aargauischen Staates

ergäbe. Auf das eidgenössische Recht kann hiefür von

vornherein nicht abgestellt werden. Denn Art. 59 Abs. 1

ZGB behält für die Kantone als öffentlichrechtliche Kor-

porationen allgemein das kantonale Recht vor, so dass

insbesondere Art. 55 Abs. 2 ZGB, der die rechtliche Ver-

pflichtung der juristischen Personen als Körperschaften

des Privatrechts durch das Verhalten ihrer Organe sta-

tuiert, für sie nicht gilt -(vgl. über die entspFechende, bis

zum Inkrafttreten des ZGB massgebende Bestimmung

des Art. 76 aOR: AS 35 II N° 45 S. 366 f.). Nur soweit

der Staat als Inhaber eines gewerblichen Betriebes in

Betracht kommt, haftet er gemäss Art. 61 Abs. 2 OR

für die Tätigkeit seiner Beamten unmittelbar im Sinne

des Art. 55 Abs. 1 OR; doch liegt ein solcher Fall hier

nicht vor. Eine die fragliche Haftbarkeit begründende

Norm des kantonalen aargauischen Rechts aber hat der

Kläger, dem gemässArt.3 der Bundeszivilprozessordnung

vom 22. November 1850 die Pflicht hiezu obgelegen hätte,

nicht namhaft gemacht. Diese. Haftbarkeit ist keineswegs

selbstverständlich und in der aargauischen Rechtsordnung

offenbar auch nicht positiv vorgesehen. Denn wie der

Beklagte einwendet, stellt Art. 8 aarg. Sts V den durch

ein -

noch nicht erlassenes -

Gesetz näher zu umschrei-

benden Grundsatz der Verantwortlichkeit der Beamten

für ihre Verrichtungen nicht nur dem Staate und den

Gemeinden, sondern auch den Privaten gegenüber auf,

während Art. 19 Abs. 2 StsV bestimmt, dass ungesetzlich

oder unbegründet Verhafteten « dur c h den S t a a t »

eine angemessene Entschädigung und Genugtuung zu

leisten sei. Hieraus darf unbedenklich geschlossen werden,

ObUgationenrecbt. N0 97.

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dass das aargauische Recht eine unmittelbare Haftung

des Staates für die amtliche Tatigkeit seiner Organe, ab-

gesehen von der zuletzt erwähnten ausdrücklichen Sonder-

vorschrift, die hier ausser Frage steht, nicht kennt, son-

dern im übrigen nur die unmittelbare Haftbarkeit der

Beamten selbst gewährt. Speziell für die Kanzlei des

Obergerichts, der nach Behauptung des Klägers der Ver-

lust . seiner Akten zur Last fällt, ist laut Vorschrift in

§ 43 des Gesetzes vom 22. Christmonat 1852 über die

Organisation des Obergerichts der Obergerichtsschreiber

in seiner Eigenschaft als Vorsteher der Kanzlei verant-

wortlich. An ihn hätte sich daher der Kläger zu wenden,

falls er seinen vermeintlichen Schadenersatzanspruch

trotz den Feststellungen der grossrätlichen Geschäfts-

prüfungskommission in ihrem oben erwähnten Bericht,

wonach die näheren Umstände des Verschwindens der

Akten nicht abgeklärt sind, insbesondere die Behörde,

bei der sie verschwunden sind, sich nicht hat ermitteln

lassen, und ferner namentlich dem Kläger daraus ein

Schaden offenbar nicht erwachsen ist, im bisherigen Sinne

weiter verfolgen wollte.

3. -

..... (Nachträgliche Bewilligung des Armenrechts.)

Demnach hat das Bundesgericht

erkannt:

Die Klage wird abgewiesen.

97. Arrit d.e la. Ire seetion civi1e eiu 25 novembre 1916

dans la cause Ducraux contre Boulenaz.

En l'absence de faute· personnelle, l'entrepreneur general ne

repond pas des accidents sürvenant aux ouvriers de son

sous-traitant.

Le 13 juin~1914 Ducraux etait au service de A. Premat

auquel l'entrepreneur Boulenaz. charge de Ia reparation

6:6

Obligationenrecht. N° 97.

des faC;ades de la maison Klausfelder a Vevey. avait confie

l'execution d'une partie de l'ouvrage, notamment la taille·

• de la pierre. Le pontonnage avait ete pose par les soins de

Premat avec du materiel fourni par Boulenaz, lequellui

avait egalement pr~te deux manreuvres qui, avec UD

ouvrier de Premat. avaient execute l'ouvrage. Le ponton-

nage etait supporte par des poutres posees sur le toit plat

du bätiment et maintenues par une charge de sac:s de

sable formant contre-poids. Une des poutres ayant de-

place une partie des sacs et ayant glisse, le pont volant a

cede et Ducraux qui se trouvait dessus a He precipite

sur le sol. Les blessures qu'il s'est faites ont entraine

une incapacite de travail passagere et une infirmite per-

manente dont les consequences dommageahles ont ete

evaluees par la Cour civile-a 1345 fr. 85.

Ducraux a ouvert action a Premat et a Boulenaz en

concluant a leur condamnation solidaire a 2000 fr. de

dommages-inter~ts. Il fonde son action contre Boulenaz

sur les art. 41 et 55 CO.

Par jugement du 5 septembre 1916, la Cour civile a

admis les conclusions de Ducraux contre Premat jusqu'a

concurrence de 1345 fr. 85. Par contre elle a deboute

Ducraux de sa demande contre Boulenaz.

Ducraux a recouru en reforme contre la partie du juge-

ment concernant Boulenaz. Il conclut a ce que celui-ci

soit condamne a lui payer ul!e indemlüte de 2000 fr.,

solidairement avec Premat jusqu'a concurrence de la

condamnation prononcee contre ce dernier (1345 fr. 85).

Statuant sur ces faits et considerant

en droit:

L'action intentee contre Boulenaz est fondee sur le

droit commun, soit, en l'ahsence de tous rapports con-

tractuels entre le defendeur et la victime de l'accident.

sur les art. 41 et 55 CO. Or a run comme a l'autre de ces

points de vue, la demallde döit elre ecartee.

Tout d'abord, aucune faute personnelle ne peut etre

Obllgationenrecht. N° 97.

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relevee a la charge de Boulenaz. Ce n'est pas lui, mais bien

son sous-traitant Premat qui a fait construire et qui a

utilise le pont volant; si donc le systeme adopte pour

cette construction, l'execution ou l'entretien de l'ouvrage

ont ete defectueux, la responsabilite en incombe a Premat

et non a l'entrepreneur general, qui s'est borne a mettre a

la disposition du sous-tIaitant le materiel et le personnel

necessaires, sans collaborer autrement a retablissement et

a l'exploitation de l'installation. On ne peut pas non plus

lui reprocher d'avoir manque a son obligation de surveil-

lance, car ayant remis l'execution du travail a un homme

du metier, il n'etait naturellement pas tenu d'en contröler

tous les details.

Quant a l'art. 55 CO, il est inapplicable en l'espece : il

suppose en effet entre 1'« employeur » et le « commis »,

• employe » ou « ouvrier » qui a cause le dommage des

relations de subordination qui n'existent nullement entre

l'entrepreneur general et le maitre d'etat independant

auquel une partie du travail est confiee. Boulenaz ne re-

pond donc pas, en vertu de cette disposition, de la faute

qu'a pu commettre son sous-traitant. Et enfin il ne repond

pas non plus de la faute prHendue commise par le malt0n

charge d'assujettir le pont sur le toit, car, s'il est vrai que

c'Hait l'un de ses ouvriers, d'autre part il est constant

qu'il l'avait mis a la disposition de Premat et que c'est

ce dernier qui, eu ce qui concerne le travail en question,

utilisait ses services et assumait par cOllsequent soit l'obli-

gation de le surveiller, soit, d'apres l'art. 55, la responsa-

bilite du dommage qu'il pouvait causer.

Par ces motifs,

le Tribunal fecteral

prononce:

Le recours est ecarte et le jugement cantollal est con-

firme.